Notre presse écrite : quel avenir ?

            

La presse écrite de notre pays, on en parle le plus souvent, pour en relater les carences, parfois les avancées et assez souvent pour dire tout le mal, ou tout le bien, que l’on pense de telle ou telle autre publication.

Le lectorat, lui, on en parle beaucoup moins ! A peine si l’on note, ici où là, assez rarement d’ailleurs, quelques petites réflexions sur le très faible pourcentage de marocains qui lisent nos journaux.

Cela dit il faut admettre qu’on ne s’est pas donné la peine, non plus, de se pencher sur les attentes de ce lectorat. On s’adonne tout au mieux à quelques extrapolations qui, comme on peut le deviner, souffrent largement d’un manque de cette rigueur scientifique qui fait toute la différence entre le crédible de ce qui ne saurait l’être.

Pour ce qui est de l’avenir de cette presse écrite, là non plus, on n’est pas mieux lotis ! Il n’est pas à ma connaissance de grand intérêt qui ait été consacré chez nous à ce sujet. Qui est responsable de ce désolant désintérêt pour cette question ? Certainement et avant tout le monde : les professionnels du secteur, mais aussi et dans une mesure relativement similaire les pouvoirs publics, les intellectuels, les annonceurs…

Les seules études, et autres pistes de réflexion, en rapport avec l’avenir de la presse écrite,  nous viennent malheureusement toujours d’ailleurs. Très souvent de pays avec lesquels nous ne partageons que très peu de similitudes. C’est dire que même si ces études ont l’avantage d’exister, elles ne pourraient être prises en compte dans leur globalité pour nous apporter les réponses idoines aux questions spécifiques que pose l’avenir de notre presse écrite.

Et entre autres défis auxquels est amenée à faire face notre presse écrite : la concurrence de l’Internet.

J’en parle aujourd’hui dans cette chronique parce que le sujet est important, mais en me referant, malheureusement encore une fois, à une étude faite par un institut de sondage américain : Zogby International. De cette étude ressortent quelques importants constats, que j’ai estimé important que vous sachiez.

Cette étude, réalisée auprès d’éditeurs de presse, indique que les journaux qui souhaitent concurrencer Internet devraient devenir gratuits et mettre à l’avenir davantage l’accent sur le commentaire et sur les opinions.

Elle indique par ailleurs que les rédacteurs en chef de journaux restent optimistes sur l’avenir de leurs titres mais qu’ils sont également persuadés qu’il leur faudra s’adapter à l’ère numérique.

Près de 86% des personnes interrogées pensent que les salles de rédaction doivent intégrer davantage les services numériques et deux sur trois estiment que, d’ici 10 ans, le mode courant de consommation de l’information passera par les médias électroniques, par le biais du net ou des téléphones mobiles.

« L’évolution du quatrième pouvoir n’est plus que question de « si », de « quand » ou de « comment ». Les rédacteurs en chef connaissent la solution: innover, intégrer. Ou périr », estime Zogby International.

Selon 704 responsables interrogés, la plus grande menace qui pèse sur le secteur est la baisse du nombre de jeunes lecteurs, alors que dans le même temps, la course à la rapidité n’incite que 45% d’entre eux à estimer que la qualité du journalisme va s’améliorer dans les dix ans à venir.

Au contraire, plus d’un quart d’entre eux pensent que la situation va se détériorer.

De l’avenir de notre presse écrite, nos éditeurs, ils en pensent quoi ? Vivement qu’ils nous le disent !


 

     

 

 

 

12 Réponses à “Notre presse écrite : quel avenir ?”

  1. Aïsha Qandisha dit :

    La presse est à notre image à tous, variée et multiple : superficielle ou racoleuse, élitiste ou de caniveau, sérieuse ou vulgaire prostituée devant les dieux sponsors…

  2. saintsulpice dit :

    Voici, ce qui est rare, un blog bien écrit au contenu solide et intéressant. Bonne continuation.

    Le Vicomte de Saint-Sulpice

  3. Aïsha Qandisha dit :

    WAw, un vicomte, ça existe encore? Moi qui n’osait pas signer l’archi-duchesse Aïsha Qandisha!!!

  4. hmida dit :

    @ aicha qandisha

    Le vicomte est quelqu’un qui compte dans le monde du blog …Il a deux mois d’exitence et déjà il trouve l’espace de notre ami Jamal « bien écrit au contenu solide et intéressant » ..Jamal peut dormir sur ses deux oreilles : le vicomte l’a béni, MAIS JE CROIS QU IL N AVAIT PAS BESOIN DE CELA, notre Jamal à nous…

  5. hmida dit :

    POUR JAMAL :

    J’espère que ton silence « bloguique » n’est que passager…Rassure-nous!

  6. jamal dit :

    Bonsoir Cher Hmida
    Merci d’avoir eu la délicatesse de penser à ça. Oui, mon silence n’était que passager. Le temps de souffler et de prendre de nouvelles marques. Je reprends du service dès demain.
    Bien à toi

  7. zineb dit :

    terrific blog,good luck,c’est hyper interessant!!! juste une kestion:si on veut ecrire sur le web quelque chose en relation avec la presse ,est ce qu’on est obligé de créeer son propre site web ou a le droit de poster sur des blogs??? répondez-moi le + urgent possible!!

  8. Yassine dit :

    Salam
    Pour ne pas généraliser, je dirai que notre presse manque de déontologie. Pourtant, je reste optimiste parce que parfois j’ai torp.
    Joli blog

  9. Lt Alf dit :

    Article très interressant. Dommage que ce ne soit pas ce genre d’article qui paraisse dans la presse…
    Continuez ainsi !

  10. Lt Alf dit :

    Je suis français de nationalité et je vois que les étrangers,même francophones,réfléchissentplus en profondeur que les petits français eux même…

  11. Mais cela vient du fait que la plupart des gens ne réfléchissent pas tout court!

  12. Susan dit :

    Je suis arrivé par hasard sur votre site. Très bon site que vous avez la.
    Amicalement

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