Pas fréquentable pour un sou !
Posté par jamal le 24 mars 2008
C’est le contraire qui aurait étonné !
Rien de surprenant en fait dans la réaction algérienne, si ce n’est peut être le fait que ça soit le ministre d’état, ministre de l’intérieur et des collectivités locales algérien, Noureddine Yazid Zerhouni, qui ait réagi officiellement et en premier au communiqué du ministères des affaires étrangères marocain appelant à la réouverture des frontières terrestres et à la normalisation des relations maroco-algériennes.
Mais là aussi, rien qui ne sorte de l’ordinaire pour qui connaît le partage des rôles au sein du pouvoir algérien dans la gestion de l’affaire du Sahara : Noureddine Yazid Zerhouni en a toujours été depuis 1975 le gestionnaire par excellence.
En réponse à une question relative à la demande des autorités marocaines de rouvrir les frontières terrestres entre les deux pays le ministre algérien a indiqué que “Le problème de la circulation des biens et des personnes aux frontières ne peut être dissocié d'une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb”
“Il ne s'agit pas de construire un Maghreb où les uns gagnent et les autres perdent. Le Maghreb ne se limite pas seulement au Maroc et à l'Algérie. Il faut que tous les peuples qui se trouvent dans cet ensemble trouvent leur place”,
C’est là l’essentiel de ce qui me semble important à retenir de la réaction du ministre algérien, comme rapportée par l’agence officielle Algérie Presse Service - APS.
Tout est dit, et ça a l’avantage d’être clair !
Pour Yazid Zerhouni la réouverture des frontières terrestres et la normalisation des relations bilatérales passent inéluctablement par la case Sahara. Pour résumer son propos, il faudrait comprendre que “le peuple sahraoui” et sa ” république” doivent être intégrés dans toute démarche de normalisation et de construction maghrébine. L’habituelle litanie, quoi ! Le contraire aurait étonné, comme je le précisais au début de cette chronique.
La presse algérienne, elle, elle a fait mieux ! Comme à leur habitude, les organes contrôlés en sous main par les sécuritaires, et ils sont nombreux, ont anticipé sur les réactions des officiels pour dire “tout le bien” qu’ils pensaient de la réouverture des frontières et de la normalisation des relations entre les deux pays. Pour dire aussi l’anti marocanisme primaire dont ils ne se départent pour ainsi dire jamais.
Là aussi rien qui ne sorte du credo habituel !
Pour dire vrai le communiqué du ministère des affaires étrangères a surpris plus d’un. Moi en premier.
En effet rien n’augurait d’une telle initiative. Les derniers mois ont été marqués, comme chacun le sait, par une successions d’événements qui poussaient plus dans le sens d’une escalade que vers une accalmie dans les relations algéro-marocaines : les incursions répétées du Polisario à Tiraryti, les menaces répétées d’une reprise des armes, les manœuvres algériennes lors du dernier sommet de l’organisation de la conférence islamique tendant à ouvrir une brèche dans le but d’y faire admettre la “rasd”, un quatrième round des négociations de Manhasset qui se termine en queue de poisson…Pour ne citer que les plus saillants d’entre ces événements.
Alors pourquoi ce communiqué maintenant ?
Il est certes admis que, dans ses grandes lignes, le communiqué du ministère des affaires étrangères marocain s’inscrit dans la continuité et dans la constance qui ont toujours caractérisé la démarche marocaine dans sa politique d’apaisement et de main tendu adoptée à l’égard du voisin algérien. Néanmoins il étonne de par le choix du moment.
Faut-il comprendre que c’est là une réponse aux propos tenus la semaine dernière par le président Bouteflika qui lors d’un entretien accordé à l’agence Reuters a déclaré que la réouverture la frontière algéro-marocaine est liée aux conditions qui ont présidé à sa fermeture, et ce, tout en soulignant qu’elle interviendra lorsque seront levés tous les obstacles qui l’empêchent actuellement. Le président Bouteflika a estimé en outre que cela reste «envisageable». Et d’ajouter que «c’est notre souhait, fondé du reste sur des considérations culturelles, sociales et économiques d’autant plus sensibles que les peuples algérien et marocain sont unis par les liens de fraternité qui remontent loin dans leur histoire».
Des propos qui tranchent évidement et grandement avec ceux de son ministre de l’intérieur et qui viennent pour nous rappeler qu’incohérence, fourberie et double langage ont été des constantes dans la politique de voisinage adoptée par Alger, depuis toujours, à l’égard du Maroc.
Alors pourquoi ce communiqué ?
Peut être pour dire une dernière fois, à la communauté internationale, toute la mauvaise foi d’un voisin pas fréquentable pour un sou !







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24 mars 2008 à 22:58
Citation:
>>
Ca c’est votre interprétation à vous bien partiale et bien chauviniste aussi.Vous laissez l’essentiel et vous passez au superflu en surfant sur les adjectifs qualificatifs comme par innocence.
Des mois et des mois durant et le Royaume marocain fait du harçélement médiatique de l’Algérie son cheval de bataille.Mieux encore,tous les Organes d’information écrite et Télévisuelle n’on cesser de taquiner l’opinion du peuple marocain et celles des pays étrangers,juste pour intoxiquer avec de fausses informations pour tout ce qui se rapporte à la décolonisation du Sahara Occidentale…..
Les Marocains insultent l’Algérie et lui demandent en même temps d’ouvrir ses frontières,juste après avec terminé,avec échec,un round avec le Polisario au USA.
Vous voulez rire ou quoi ?….A moins que vous prenez les gens pour des demeurés.
Le Maroc est un otage des juifs sionistes et son histoire tumultueuse est là pour nous le rappeler au moins depuis Moulay Ismail
Votre billet brille par son odeur de marocanité