Affaire des enfants d’anciens internationaux algériens nés handicapés : des médecins russes pointés du doigt

5 décembre 2011

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L’ancien international algérien Mohamed Kaci Said

Dans son édition d’aujourd’hui le quotidien El Watan revient sur l’affaire des anciens internationaux de football algériens, parents d’enfants nés handicapés. En toile de fond, une possible administration de médicaments ou de produits dopants à ces anciens joueurs par des médecins biologistes, notamment russes.

Chaque semaine apporte son lot de nouvelles révélations sur ce dossier. Depuis que l’affaire a éclaté et que les médias d’ici et d’ailleurs en parlent, la liste des familles de sportifs qui sont touchées par ce phénomène s’allonge, au point où des médias étrangers de tous les continents s’intéressent à cette question. Jeudi, une équipe de France 2 a réalisé une interview avec Mohamed Chaïb et Mohamed Kaci Saïd pour un reportage diffusé hier lors de l’émission Stade 2. El Paîs, journal espagnol, a sollicité d’anciens footballeurs, parents d’enfants nés handicapés, pour une série d’articles. La chaîne Al Arabia a pris la suite de la chaîne française et s’est entretenue avec les deux anciens internationaux.

Dans le même temps, les autorités algériennes adoptent un silence radio qui «renforce la conviction des anciens sportifs qu’ils ont été victimes de quelque chose qui ne dit pas son nom pour l’instant», notent des observateurs.
La sortie médiatique du médecin russe Sacha Tabartchouk Alexander, qui a réfuté avoir administré des médicaments ou produits dopants aux joueurs, a fait sortir de ses gonds Mohamed Kaci Saïd, qui affirme : «Sacha a dit qu’il nous donnait des ampoules de vitamines françaises LVTO, achetées par la fédération, selon lui. J’ai pris soin de consulter la nomenclature des médicaments français de l’époque, et je n’ai trouvé nulle trace de ce médicament. Cela veut dire quoi ?», s’interroge l’ancien milieu de terrain des Verts durant la Coupe du monde 1986 au Mexique. Une source proche de la génération 1980 indique : «Sacha n’était pas le seul médecin russe qui exerçait auprès de l’équipe nationale. Il y avait un autre et dont personne ne parle. Il s’agit d’un autre Russe répondant au nom de Toudaïev. Plus tard, nous avons appris que c’étaient des biologistes. C’est tout dire.»

Un autre acteur important à cette époque n’a pas encore été cité dans cette affaire, il s’agit de l’ancien directeur du Centre national de la médecine du sport (CNMS), Larbi Mekhalfa, qui peut contribuer à l’éclatement de la vérité de par les fonctions qu’il occupait à l’époque.
Nos tentatives de prendre langue avec lui par le biais de notre journaliste du bureau de Constantine, M. Boumelih, se sont avérées vaines.
Le professeur Larbi Mekhalfa se refuse à toute déclaration concernant la supposée affaire de dopage dont ont été victimes d’anciens joueurs de l’équipe nationale. Sollicité en tant qu’ex-premier responsable du CNMS, qui avait la responsabilité de l’ensemble du volet médical des sélections nationales, Larbi Mekhalfa a multiplié les prétextes pour éluder la question.
Preuve en est que nous avons à maintes reprises tenté de l’approcher pour une réaction sur ce sujet à la clinique où il officie, il n’a même pas daigné nous recevoir se contentant de nous faire savoir par le biais d’un de ses proches collaborateurs qu’il est, tantôt, «alité», tantôt «occupé».

C’est en effet la seule réponse sibylline qu’il nous a fait parvenir par le truchement d’une de ses préposées : «Il vous dit Monsieur ‘‘manich gaâd’’ (je suis occupé)».
En dépit donc du fait que nous avons décliné l’objet de notre rencontre et pris soin de lui transmettre nos coordonnées pour un éventuel rendez-vous, M. Mekhalfa continue à nous bouder après trois tentatives successives.

El Watan

Ismail Alaoui : « Le PJD semble avoir un double langage »

3 décembre 2011

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Dans l’édition d’hier, vendredi 2 décembre, du quotidien marocain arabophone Akhbar Elyaoum, a été publié un entretien réalisé avec Ismail Alaoui, ex-secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et actuel président de son Conseil de la présidence.
Dans cet entretien, il est une idée force qui a été martelée par l’interviewé, je cite Ismail Alaoui :  » Il serait démagogique de dire que le PPS ne doit pas s’allier avec le PJD ». Le même Ismail Alaoui disait en avril 2006 lors de la tenue du 7ème Congrès du PPS ceci : «Le PJD semble avoir un double langage. Un langage qui, au niveau des déclarations, paraît sage, responsable et de partage d’idéaux de la démocratie, alors que, sur le terrain et dans les faits, la situation est effrayante. Par conséquent, et comme nous l’avons toujours dit, il n’est pas question de travailler avec une organisation qui ne dit pas exactement ce qu’elle est réellement, ni ce qu’elle pense» (1) . Ma question : que s’est-il passé entre 2006 et 2011 ? Le PJD a-t-il mis suffisamment d’eau dans son v…pardon dans son thé pour que le breuvage soit aujourd’hui d’un goût acceptable par le PPS ? Est-ce de l’opportunisme ? Du réalisme politique ? Un peu des deux ? Ou est-ce du n’importe quoi ?

(1) : http://www.leconomiste.com/article/ismail-alaoui-le-pjd-un-double-langage

Décès du grand militant juif marocain Simon Levy

2 décembre 2011

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Feu Simon Levy

Décès ce matin de Simon Levy, secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, dans un hôpital à Rabat à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie.
Linguiste et fin connaisseur de la langue arabe, Simon Levy était un militant communiste et antisioniste de la première heure. Ayant également milité pour l’indépendance nationale du Maroc, Simon Levy a commencé son parcours de militant communiste en 1954, d’abord dans le cadre de l’action estudiantine, puis au sein des instances dirigeantes du Parti du progrès et du socialisme (PPS) (anciennement parti communiste) et comme syndicaliste à la tête de l’Union marocaine du travail (UMT). Il a été plusieurs fois incarcéré et horriblement torturé sous le règne de Hassan II. Il sera privé d’emploi durant plusieurs années.

Farouchement attaché à son identité marocaine, Simon Levy, un natif de la ville de Fès en 1934, dirige depuis 1998 le musée du judaïsme marocain de Casablanca, un musée privé d’histoire et d’ethnographie.

Le défunt a adhéré à l’Union nationale des étudiants du Maroc en qualité de membre du bureau en 1955. Il a été l’un des dirigeants de la Fédération nationale de l’Enseignement de 1958 à 1970.

Elu conseiller municipal de la ville de Casablanca de 1976 à 1983, il s’occupera du secteur social et culturel qui créa bibliothèques de quartier, centres de formation professionnelle, etc. Simon Lévy fut rédacteur en chef des hebdomadaires «La Nation» puis «Al Jamahir» (1958 -1959), et participa, longtemps, à la rédaction du quotidien «Al Bayane».

Licencié ès lettres d’espagnol et de portugais (1956) il obtiendra aussi un DES (1958) sur «la Guerre du Rif, sous le règne d’Alfonso XIII», et un Doctorat d’Etat (1990) pour une thèse sur : «Parlers arabes des juifs du Maroc : particularités et emprunts. Histoire, sociolinguistique et géographie dialectale», Simon Lévy est aussi auteur de plusieurs travaux portant sur l’histoire du judaïsme marocain.

Il sera inhumé dimanche prochain à 15 h au cimetière juif à Casablanca sis au quartier Ben Msik.

Du sable marocain pour le tramway d’Alger

2 décembre 2011

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Le tramway d’Alger mis en service en mai 2011

Pour éviter le patinage des roues des rames des tramways lorsque celles-ci roulent à petite vitesse (moins de 4km/h) Alstom les a doté d’un système de freinage utilisant du sable. Ainsi, dans certains cas, du sable est envoyé sur la voie au moyen de sablières pour permettre au tramway de freiner en toute sécurité. C’est le cas notamment du tramway d’Alger, mis récemment en service, dont les sablières des rames sont remplies, chaque matin, de sable. Ce sable, tout à fait ordinaire, a pour seule particularité celle d’avoir été préalablement traité de manière à ce qu’il puisse répondre à la granulométrie exigée par le constructeur pour un bon fonctionnement du système de freinage, a déclaré un ingénieur d’Alstom, sous le sceau de l’anonymat, à un quotidien algérien. Et de préciser que « c’est l’un des secrets les mieux gardés de l’entreprise. Car ce sable est importé à coups de milliards d’Espagne».
Selon le même quotidien, un des cadres du ministère de l’Energie et des Mines algérien, aurait crié au scandale dès lors que cette information a fusé: «Si l’information s’avère vraie, il serait ridicule d’importer du sable d’Espagne, le tiers de la surface de l’Algérie est sablonneux. S’il y a un traitement spécifique à opérer sur le sable pour répondre aux spécificités et à la granulométrie exigée par cette entreprise, je pense qu’en Algérie, nous avons et la compétence et la matière pour en fabriquer localement.»
Alstom aurait exigé, dans les dispositions du cahier des charges signé avec les autorités algériennes, l’importation de ce sable de chez son partenaire espagnol. Lequel partenaire espagnol l’importerait à son tour du Sahara marocain.
Ironie de l’histoire, l’entreprise qui vend du sable en provenance du Sahara marocain aux espagnols appartient à la famille des Ould Rachid…Comme quoi !

Casablanca : ouverture de l’un des 5 plus grands Mall au monde

1 décembre 2011

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Ouverture aujourd’hui, jeudi, à Casablanca du Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique (hors Afrique du sud), et l’un des 5 plus grands Mall au monde.

S’étalant sur vingt hectares (200000 m²) le Morocco Mall dont les promoteurs sont les groupes Askal (Salwa Akhennouch) et Nesk investment a nécessité un investissement de 255 millions de dollars U.S.

Selon les promoteurs du Mall celui-ci accueillera 15 millions de visiteurs par an et générera un chiffre d’affaires de l’ordre de 5 milliards de dirhams.
Un panel de plus de 200 commerces et de marques ainsi qu’un hypermarché d’une superficie d’un hectare seront référencés dans ce gigantesque Mall.

De grandes enseignes internationales et une riche offre en loisirs
De grandes enseignes internationales ont répondu à l’appel des promoteurs et s y sont installées. Parmi elles, toutes les marques du Groupe Aksal ainsi que celles du leader du marché Nesk Investment sont notamment présentes : Massimo Dutti, Zara, Mango, Promod, Okaïdi, La Vie en rose, Aldo, La Senza, Stradivarius Sinéquanone et bien d’autres encore.
À cela se rajoutent une offre en loisirs et une restauration diversifiée : SPA, patinoire, 3 ème plus grande fontaine dansante, Adventureland, Bar à Jus de Fruits, Food Court avec 45 restaurants ainsi que des activités proposées pour la première fois au Maroc: le Dolphin Show6, le Cinéma IMAX7 en 3D ainsi que Morocco Souk, qui réinterprète les souks traditionnels de Fès et de Marrakech.
Morocco Mall a été conçu par Davide Padoa, qui est l’architecte en chef et le président-directeur général de Design International, une firme architecturale spécialisé dans la conception de designs pour des magasins et centres internationaux.

Aicha Kadhafi appelle le peuple libyen à la rébellion

30 novembre 2011

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S ‘exprimant à l’occasion du quarantième jour du décès de son père, Aicha Kadhafi, la fille de l’ex-guide libyen Muammar Kadhafi,a appelé, dans un message audio diffusé hier, mardi, par la chaine de télévision syrienne Al Rai TV, la population libyenne à venger la mort de son père, qu’elle qualifie de « martyr ». « Il n’est pas parti et existe toujours », a‑t‑elle ajouté.
Aicha Kadhafi, qui vit en exil en Algérie avec sa mère et deux de ses frères, Mohamed et Hannibal, a ainsi souhaité que les Libyens se rebellent, contre le nouveau gouvernement « qui a été installé sur un plan de l’OTAN ». « N’oubliez pas le commandement de votre père, qui a dit que vous devez continuer la résistance même si vous n’entendez plus sa voix », a‑t‑elle encore déclaré.

Maroc : un scrutin et la vérité des chiffres

26 novembre 2011

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Il est une règle aussi vieille que les statistiques et qui veut que l’on peut faire dire aux chiffres pratiquement tout ce que l’on veut leur faire dire. Aussi, c’est à cet « exercice » et aux acrobaties d’interprétation que s’adonnent, depuis la proclamation des premiers résultats du scrutin législatif du 25 novembre, nombre de nos dirigeants politiques. Lecture dans les chiffres de ce scrutin

Presque tous les politiques pavoisent en clamant que le taux de participation a « grimpé » à hauteur de 45 pc…et presque tous disent aussi que le Maroc a enfin rompu avec cet inquiétant taux de 37 pc enregistré en 2007.
Quand j’entends cela je ne peux m’empêcher de penser que cette « élite » qui « gère » les « officines politiques » nationales n’a, dans sa grande majorité, toujours pas compris que sa scabreuse gestion doublé de son opportunisme, désormais érigé en quasi-règle de conduite, ont mené à une situation de déphasage totale avec la société laquelle a fait que les citoyens, dans leur très grande majorité, ne lui accordent plus aucun crédit.

Un scrutin et des chiffres
Revenons au scrutin d’hier et voyons de plus près les chiffres dont il a accouché : sur les 13,6 millions de Marocaines et de Marocains ( 54,90% d’hommes et 45,10% de femmes) inscrits sur les listes électorales 45 pc ont voté, nous dit le ministère de l’Intérieur. Un chiffre très probablement conforme à la réalité. Aussi combien même nous ne savons pas à l’heure qu’il est à combien s’élève le nombre de voix qui ne seront pas validées, nous pensons qu’il ne sera de pratiquement aucune incidence sur les constats qui découleront des questions/réponses qui suivront.

39 pc des Marocains en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales
- A combien s’élève le nombre des Marocains ayant l’âge de voter ? Officiellement il est estimé à un peu plus de 22 millions. Cela nous amène à un premier constat : un peu moins de 9 millions de Marocains en âge de voter, soit environ 39 pc, ne sont pas inscrits sur les listes électorales malgré les incessants appels les poussant à le faire. Qui sont-ils et pourquoi s’obstinent-ils à ne pas vouloir le faire ? Ne peuvent apporter de réponses fiables à ces deux questions que des spécialistes en sociologie électorale. Or aucune étude/enquête académique sérieuse n’a, à ce jour, été faite autour de cette problématique. Force est de constater aussi qu’on est bien loin de toutes les intentions criées et affichées au lendemain du scrutin-catastrophe de septembre 2007 appelant à la nécessité d’une compréhension du phénomène de l’abstention. Là aussi, curieusement, rien de sérieux n’a été fait pour comprendre le pourquoi de cette désertion des citoyens. Faut-il alors penser que cette abstention massive arrange les « affaires » des partis politiques transformés depuis un moment en « officines électoralistes » ? Je franchirai allègrement le pas pour dire OUI !!!

Seulement 5,2 sur 22 millions se sont exprimé sur le gouvernement qui gérera les affaires du pays.
Revenons à nos chiffres et à ce sentiment de satisfaction qui semble embrumer la vue et l’esprit de nos politiques : Si 39 pc de Marocains en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales et si seulement 45 pc de ceux qui le sont ont participé au scrutin d’hier, de quelle légitimité pourrait alors se targuer le gouvernement qui sera formé ? 55 pc sur les 13,6 millions nous donne 7,8 millions. En leur additionnant les 9 millions de non inscrits nous aboutirons au chiffre de 16,8 millions. En conclusion : sur les 22 millions de Marocains en âge de voter seulement 5,2 millions (22 -- 16,8 soit 23 pc ) se sont exprimé sur le gouvernement qui gérera les affaires du pays.

L’abstention comme en 2007 ?

Autre question importante : le taux de participation a t-il réellement progressé, comme le clament ces mêmes politiques, par rapport à 2007 ? Dans l’absolu nous dirons oui, néanmoins nous relativisons pour dire qu’il a progressé de très peu…et certainement pas de 8 points comme peuvent le laisser penser les chiffres (45-37). Pourquoi : tout simplement parce que depuis 2007 il y a eu deux révisions exceptionnelles des listes électorales. la première lancée le 5 janvier 2005 (100.000 nouveaux inscrits) et la seconde qui à enregistré 1.214.003 nouvelles inscriptions et transferts au titre de l’ opération de renouvellement des listes électorales générales, effectuée entre le 28 septembre et le 5 novembre 2011
En faisant le calcul on constatera que le scrutin législatif de 2011 a dégagé somme toute une situation d’abstention presque identique à celle de 2007…

Air-Algérie : des stewards passeurs de cocaïne

17 novembre 2011

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Arrêté à son retour de Bamako en possession de cocaïne, un steward d’Air Algérie passe aux aveux. L’enquête préliminaire établi l’existence d’un important réseau de trafic de cocaïne, néanmoins les noms de fils de personnalités algériennes cités lors de cette enquête aurait été dissimulés…

Le 12 octobre dernier des éléments du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) interpellent à l’aéroport Houari Boumedienne un des stewards du vol retour Bamako-Alger d’Air Algérie. 200 grammes de cocaïne sont alors découverts dissimulée dans les sous-vêtements du steward qui, sur le champ, est placé en détention préventive.
Il est désormais établi que l’enquête sur cette affaire de trafic de drogue a démarré début octobre dernier, à l’ambassade d’Algérie à Bamako, où des informations sur l’acheminement de cocaïne vers l’Algérie, avec la complicité de certains membres d’équipage d’Air Algérie, auraient circulé. Des renseignements recueillis auprès du personnel de l’hôtel où loge habituellement l’équipage d’Air Algérie confirment les rumeurs. Le vol Alger-Bamako est alors mis sous surveillance pendant quelques jours avant l’interpellation du steward.
L’enquête préliminaire aboutit à de nombreuses autres arrestations, notamment dans les rangs du personnel navigant d’Air Algérie. Le 16 octobre, huit stewards, un commerçant et trois policiers (dont deux officiers), sont déférées devant la justice pour «trafic international de drogue, commercialisation et consommation de drogue». Après quoi, le juge instruisant l’affaire ordonne la mise sous mandat de dépôt de neuf personnes, dont huit stewards, et un chanteur très connu sur à Alger, qu’aurait cité le principal mis en cause, ainsi que la mise sous contrôle judiciaire de trois autres accusés.
Aussi certains mis en cause ont-ils dénoncé le fait que des noms de fils de personnalités, cités lors de l’enquête préliminaire, aient été dissimulés…Selon certains avocats et familles des mis en cause, des pressions s’exercent sur quelques-uns des prévenus pour qu’ils «reviennent» sur leurs déclarations «en contrepartie d’une éventuelle mise en liberté».
Les premiers éléments de l’instruction ont fait état d’un présumé réseau de trafic de cocaïne qui importait initialement de la drogue à partir d’Espagne avec la complicité de quelques membres du personnel navigant. Cependant, il y a quelques mois, les approvisionnements à partir du marché espagnol ont été délaissés au profit de fournisseurs établis dans la capitale malienne où semble t-il la cocaïne serait de meilleure qualité et à moindre prix.

Syrie : des chancelleries saccagées par les sbires du régime

14 novembre 2011

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Le régime syrien, aux abois, a déversé hier sa colère contre les chancelleries étrangères et lancé un appel à un sommet «urgent»

Comme il fallait s’y attendre, la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie de ses travaux a été saluée comme il se doit par l’opposition pour qui elle constitue «un pas vers la démocratie». Les partisans du président Al Assad ont en revanche poussé leur délire jusqu’à s’en prendre aux sièges des chancelleries arabes et occidentales à Damas. Fous furieux, des milliers de manifestants favorables au régime n’ont pas hésité à amener une série d’attaques contre plusieurs ambassades, dont celles de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, à Damas, ainsi que des missions diplomatiques françaises à Lattaquié (nord-ouest) et  Alep (nord). Des attaques, qui ont soulevé la colère et les protestations de ces quatre pays, qui ont tôt fait de réagir.

Ainsi, la Turquie a décidé d’évacuer les familles de ses diplomates et ses personnels non essentiels et a convoqué le chargé d’affaires de Damas. Mieux encore, Ankara a appelé hier la communauté internationale à parler d’une «même voix» contre le régime syrien. L’Arabie Saoudite a, elle aussi, dénoncé la «mise à sac» de son ambassade à Damas et déploré la passivité des services de sécurité syriens. La France a, elle aussi, convoqué l’ambassadrice du régime syrien au Quai d’Orsay pour protester contre l’attaque de sa mission à Lattaquié. Parallèlement à ces «descentes punitives» qu’il a sans doute ordonnées et supervisées, le régime d’Al Assad a lancé hier un appel à la tenue d’un sommet arabe «urgent pour remédier à la crise».

Quatre personnes tuées
Dans un communiqué officiel, Damas invite les pays arabes à envoyer des ministres pour «s’enquérir de la situation sur le terrain» et superviser «l’application du plan» de sortie de crise proposé par la Ligue arabe. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé, en début de soirée, qu’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se tiendra le 16 novembre à Rabat. «Nous avons décidé d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe le 16 novembre à Rabat, sur la Syrie, en marge du Forum Turquie-pays arabes», qui se tient également dans la capitale marocaine, a précisé ce ministère. Ce nouveau plan de sauvetage du régime syrien intervient quelques heures après la déclaration du secrétaire général de la Ligue, Nabil Al Arabi, en visite à Tripoli, que son organisation étudiait désormais «la mise en place d’un mécanisme pour protéger les civils en Syrie».

Il n’avait pas tout à fait tort puisque les bras armés de Bachar Al Assad n’ont pas chômé hier, car au moins quatre civils ont été tués, dont trois à Homs (centre), haut lieu de la contestation, et un autre dans la région d’Idleb (nord ouest), selon l’OSDH.
De l’autre côté, le Conseil national syrien (CNS) s’est dit «prêt à négocier la transition de la Syrie dans le cadre de la Ligue arabe, d’une manière à ce que Bachar Al Assad remette le pouvoir à un gouvernement démocratique représentatif du peuple syrien, qui ne comprendra aucun élément du régime dont les mains sont tachées de sang». Mais il n’est pas sûr que le tyran de Damas accepte de laisser son fauteuil bien qu’il soit  désormais sur des charbons ardents.

La décision de la Ligue arabe de le sanctionner ne lui donne pourtant plus de choix. Ce sommet extraordinaire de Rabat s’annonce crucial pour le régime. Le ministre algérien des Affaires étrangères a insisté hier avec son homologue égyptien, en visite en Algérie, sur la «nécessaire activation sur le terrain de l’initiative arabe pour le règlement de la crise syrienne afin d’éviter définitivement toute intervention étrangère en Syrie». En un mot, les Arabes sont mis en demeure pour ne pas rééditer le scénario libyen en Syrie. Un dilemme cornélien face à un chef d’Etat sanguinaire qui ne recule devant rien d’un côté et une menace sérieuse d’un débarquement atlantiste.
  

Hassan Moali/ El Watan  

 

Le début de la fin pour le sanguinaire Al Assad.

13 novembre 2011

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En entérinant l’exclusion de ses rangs de la Syrie, la Ligue arabe consacre indéniablement un changement dans les mœurs de cette organisation considérée jusque là comme une « institution de la compromission » avec tous les potentats que compte le monde arabe.
En effet, et combien même cela a été fait à contre cœur par certains d’entre eux, la majorité des Etats arabes, 18 sur 22, a voté pour cette exclusion. N’ont voté contre que la Syrie bien évidemment, le Yémen du sanguinaire Ali Abdallah Saleh compère de Bachar dans la confrérie des dictateurs et le Liban dont on connaît la complexité des rapports avec la Syrie limitrophe. L’Irak, lui, s’est abstenu, certainement à cause de sa relative fragilité et de la longue frontière qu’il partage avec la Syrie et d’où pourraient lui venir des soucis dont il ferait aujourd’hui largement l’économie.
Aussi, c’est à la Tunisie à l’Egypte et à la Libye, dont les voix viennent d’être libérées, que l’on doit incontestablement cette première dans les annales de la Ligue arabe; une première que traduit le retrait du parapluie arabe de sur la folie meurtrière du sanguinaire Al Assad.
La Ligue arabe a aussi appelé au retrait des ambassadeurs arabes à Damas, avec la précision toutefois que la décision finale «relèverait de la souveraineté de chaque Etat membre». La Ligue prône également des «sanctions politiques et économiques» contre le pouvoir syrien s’il continue à ignorer le plan de règlement arabe.

2007 Daba? Oui, c’est Daba qu’il faut agir !

26 mai 2007

corruption.jpgMoraliser la vie politique. C’est là à mon sens l’un des grands chantiers auxquels doivent s’atteler les marocains s’ils veulent réellement aller de l’avant dans la construction démocratique.

En effet on ne peut concevoir un état démocratique fort sans institutions législatives crédibles. Et la crédibilité de nos institutions législatives passe d’abord par une légitimité sans faille des élus qui seront amenés à y siéger.

A trois mois du prochain scrutin législatif, que d’aucun s’accorde à qualifier comme étant celui de tous les espoirs, il est malheureusement certaines pratiques auxquelles s’adonnent certains candidats indélicats, pour ne pas dire véreux, qui nous font craindre un remake de ce qui s’est passé le 8 septembre lors du renouvellement du tiers sortant de la chambre des conseillers.

Distribution d’argent sale, utilisation de moyens publics…tout y passe.

La panoplie d’arguments, de stratagèmes et d’outils de persuasion peut aller du simple billet de 50, 100 ou 200 dhs que l’on offre avec une bien inhabituelle générosité aux citoyens les plus démunis jusqu’aux méchouis dégoulinants de mauvaise fois que l’on sert ici et là aux rabatteurs de voix.

Surfer sur la détresse et la précarité économique d’une frange importante de l’électorat est condamnable et abjecte mais plus condamnable encore est l’attitude des partis politiques qui accréditent des candidats de cet acabit.

Ce scrutin que nous disions être celui de tous les espoirs peut se transformer en celui de tous les cauchemars si un bémol et un holà fermes ne sont pas signifiés et à temps à tous ces fossoyeurs de la démocratie pour qui l’intérêt personnel passe indéniablement avant celui du Maroc de la démocratie et de la modernité auquel aspirent trente millions de marocains.

Et si on calmait les ardeurs malsaines de ces candidats dès maintenant ! Ce serait là peut être un gage supplémentaire de transparence qui inciterait à aller voter…..

2007 Daba* ? Oui, c’est Daba qu’il faut agir !

* Daba : maintenant en marocain


De l’éthique en général et du journalisme en particulier

30 mai 2007

almassae.gif titre, sur huit colonnes, à la une de sa livraison du mercredi 30 mai

 » Le père du Ministre de la justice bénéficie d’examens gratuits à l’hôpital Avicenne « 

Le quotidien arabophone Al Massae* nous apprend que Mr Feddoul Bouzoubâa père du Ministre de la justice aurait subi, en novembre 2006, des examens médicaux -- une échographie rénale et vésicoprostatique -- dont le cout s’élèverait à 1650 dhs. Les dits soins, et je cite Al Massae, auraient été dispensés à titre gracieux au père du Ministre…millionnaire précise le même journal.

Pour étayer son propos, Al Massae joint à son article la copie d’une fiche de liaison interne à l’hôpital. Sur ce document, signé de la main du Professeur Yasser Sefiani, figurent l’ensemble des éléments attestant du bien fondé des assertions d’Al Massae : gratuité des examens et identité du patient mais y figure aussi une information qui relève du secret médical et qui en aucun cas n’aurait du paraitre sur le journal

En effet en consultant le document nous apprenons, et avec nous certainement une centaine de milliers de marocains, si ce n’est plus, que Mr Feddoul Bouzoubâa père du Ministre de la justice souffrirait, et c’est écrit noir sur blanc, d’un néo gastrique ? ( le point d’interrogation de réserve qui suit néo gastrique est d’usage habituel dans la pratique médicale )

En jargon courant, néo gastrique signifie cancer gastrique. On est donc et grâce à Al Massae plus que moins informé sur la nature du mal dont souffrirait le père du Ministre.

Ma question : peut-on au nom de la liberté d’écrire et du droit d’informer faire montre de si peu de respect pour l’intimité de quelqu’un, de surcroit malade, dont on veut à l’évidence atteindre le fils par ricochet ? Assurément non ! Et quand bien même on aurait des choses à reprocher à quelqu’un, ou avoir carrément envie de le descendre, il est des lignes rouges, celles là éthiques, qu’on ne doit, et pour quelque raison qui puisse être, transgresser.

Al Massae aura ainsi réussi la peu glorieuse prouesse de livrer en pâture, à un lectorat avide de voyeurisme en tout genre, un homme très probablement souffrant et au crépuscule de sa vie. Son seul tort : avoir enfanté un Ministre.

Cela dit, sur le reste nous sommes presque d’accord avec Rachid Nini* : un père de Ministre doit effectivement régler sa facture d’hôpital…sauf bien entendu si son médecin traitant décide, et c’est une pratique courante sous toutes les latitudes, de faire usage du pouvoir discrétionnaire qui est le sien et de l’en dispenser. Oui, c’est aussi simple que ça !

Et là non plus nous ne comprenons pas pourquoi Al Massae s’obstine à vouloir aller chercher des poux sur la tête d’un chauve…

* Al Massae : quotidien marocain arabophone tirant à 80.000 exemplaires / jour environ

* Rachid Nini : Directeur du quotidien Al Massae

 

Ceci n’est pas une photo. Epoustouflant !

31 mai 2007

imanmaleki.jpg Je viens de découvrir le peintre iranien Iman maleki. Ses oeuvres sont d’un réalisme époustouflant. Jugez en !

Son site : www.imanmaleki.com

Khouribga : Elections biaisées et intimidations, comme au bon vieux temps

9 septembre 2007

photocorruption.jpg corruptionelections.jpg En me présentant comme candidat aux législatives du 7 septembre je pensais naîvement pouvoir d’abord réaliser un rêve vieux de trente ans : vivre les moments forts d’une consultation populaire libre et transparente, puis pouvoir ensuite contribuer, à la mesure des moyens dont peut disposer un député, à l’édification du Maroc de la prospérité, de la modernité et de la démocratie.

Ce sont là les rêves et les ambitions, somme toute légitimes je dirais, de tout citoyen militant, patriote, intègre, démocrate, socialiste, moderniste et normalement constitué.

On verra comment ces rêves ont été transformés en cauchemars par ceux là même qui sont sensés gérer l’administration provinciale selon les nouveaux standards de transparence et de démocratie.

Le Maroc de la réconciliation, de la liberté d’expression et des grands chantiers des droits de l’homme, le Maroc de la construction démocratique, celui des grands chantiers autoroutiers, des grands chantiers portuaires, et de l’éradication de l’habitat insalubre, le Maroc de la réduction des disparités sociales et de la promotion de la femme comme composante essentielle et incontournable du développement humain….ce Maroc là, oui j’y crois et fort. Et c’est cette foi inébranlable en ce Maroc possible qui, justement, a induit toute ma fougue participative.

Une élection législative se prépare longtemps à l’avance ça je le savais comme je savais aussi que je me présentais dans l’une des circonscriptions les plus difficiles du pays : elle est presque aussi grande que le Liban, et représente un patchwork tribal des plus nuancés.

A cela il faudrait ajouter les difficultés liées à l’enclavement de la région, à la désastreuse gestion communale dont pâtit toute la circonscription depuis des lustres, à l’énorme déficit en matière d’infrastructures de base, à l’analphabétisme, à l’absence de culture politique, au chômage qui touche pratiquement 4 jeunes sur 5, à l’inexistence d’espace de divertissement et de culture, à la sécheresse qui a marqué cette année cette région plus que les autres ….un enfer électoral en somme.

A elles toutes réunies ces considérations n’étaient pas suffisantes pour me convaincre de la difficulté ou de l’impossibilité de l’entreprise.

Tout a été donc prévu et toutes les dispositions ont été prises pour que je mène ma campagne électorale dans les meilleures conditions possibles.

Au préalable il fallait d’abord inciter les citoyens à aller voter le 7 septembre en leur expliquant qu’il y a eu rupture avec les pratiques du passé. Par le biais d’un discours argumenté, simple et dit dans un langage maison je suis arrivé avec plus ou moins bien de réussite à convaincre un large pan de l’électorat de la nécessité d’aller voter pour renouveler les élites à même d’accompagner le pays dans sa transition démocratique et dans son essor de développement. Ce ne fut pas facile à faire dans cette région ou les citoyens trompés, un peu plus qu’ailleurs, pendant quatre décennies, ne croyaient plus en rien. Les partis ils s’en foutent depuis un bout de temps déjà et les mettent tous à la même enseigne. C’est dire tout le jeu de massacre qui a été opéré en profondeur pour creuser un fossé quasi infranchissable entre citoyens et partis.

Néanmoins tout au long de cette période de pré campagne électoral ma satisfaction était grande. J’irais jusqu’à dire que tout allait au-delà de mes espérances.

Mais c’était compter sans la fourberie et l’indélicatesse de quelques agents d’autorité rodés à bonne école aux techniques de manipulation des élections et de leurs acolytes plus mafieux que candidats.

Couacs et grains de sable :

  • Un Ministre, député sortant et candidat à une nouvelle députation dans la deuxième circonscription de la province, parade pendant plusieurs semaines, en toute illégalité et qui plus est accompagné du gouverneur, sur toute l’étendue de la province. Si ce n’est pas une campagne avant l’heure, dites moi alors ce que c’est ? La caution d’un gouverneur ne passe pas inaperçue pardi ! Je sais que c’est pour avoir dénoncé publiquement et à la face du Ministre en question ces irrégularités qu’on me fait payer aujourd’hui un prix cher pour mon  » arrogance citoyenne  »
  • Le deuxième vice président du conseil municipal de Khouribga, candidat également à la députation, se voit déléguer tous les pouvoirs par son président et en use jusqu’à la moelle pour influencer les électeurs. L’ensemble des ressources humaines et matérielles du conseil sont utilisées en toute impunité, au vu et au su des autorités provinciales, dans une pré campagne que les citoyens n’oublieront pas de sitôt. Il serait peut être utile aussi de se poser des questions sur la provenance de la richesse du deuxième vice président de cette commune. Une question que ne se posent pas les citoyens Khouribgis. Ils savent ! Utile aussi de savoir la nature des rapports qui lient ce sieur au secrétaire général de la province et qui certainement vont au-delà du simple partage de tagines quotidiens que s’offrent les deux dans le bureau du second nommé.
  • Le refus d’intervention ou l’intervention délibérément tardive des autorités pour constater les infractions commises avant et pendant la campagne électorale par les candidats véreux mais aux largesses avérées.
  • L’achat massif de cartes d’électeurs en plein jour, au vu et au su de tout le monde là encore, sans que les autorités concernées ne bougent le petit doigt. On parle de plus de quatre mille cartes d’électeurs achetées. L’objectif visé était de réduire le taux de participation dans les zones d’influence d’autres candidats.
  • Les intimidations d’électeurs et autres stratagèmes utilisées en dehors et dans les bureaux de vote pour influencer la volonté des citoyens.

A cette liste non exhaustive des scandaleuses irrégularités qui ont entaché le scrutin législatif du 7 septembre 2007 j’ajouterais les intimidations dont j’ai fait l’objet pour m’empêcher de tenir une conférence de presse le samedi 08 septembre 2007. Ces intimidations qui avaient toutes les allures de celles qui avaient cours à une époque que nous pensions révolue ont pris diverses formes : téléphone sur écoute, domicile surveillé par des sbires d’une stupidité effarante, filature par des voitures banalisées, fourgonnette de police devant le siège local du parti, intimidation des journalistes et correspondants qui avaient été contactés pour assister à la dite conférence de presse….

Selon des informations que j’ai pu recueillir auprès de sources proches des autorités locales il semblerait que ces dernières voulaient à tout prix éviter que des informations concernant cette manipulation électorale n’arrivent en haut lieu. Et comme une visite de Sa Majesté Le Roi à Khouribga est prévue pour ce dimanche 09 septembre, je comprends alors que ces fossoyeurs aient la trouille.

Mais ce n’est que partie remise, parce que cette conférence de presse aura bien lieu dus-je pour cela aller la tenir au pôle nord.

Les marocains doivent impérativement savoir qu’il est un lobby de nostalgiques de l’ère Basri qui s’emploie à vouloir semer le doute dans leur esprit, un lobby d’empêcheurs de la construction démocratique qui par leur comportement avant et pendant la campagne électorale ont grandement contribué à l’abstentionnisme qui a marqué les élections du 07 septembre 2007.

Je ne peux m’empêcher de penser que ce sont ces procédés qui font le lit de l’extrémisme sous toutes ses formes.

Argent sale, manipulations et obscurantisme auront été les grands vainqueurs de ce scrutin législatif dans ma circonscription.

Les 1,5 million de voix manquantes…

20 septembre 2007

camouflages.jpg Revenir sur les législatives du 07 septembre pour les aborder avec quelque recul et de manière dépassionnée me semble nécessaire.

Le premier constat qui me vient à l’esprit est que nous avons tous, d’une manière ou d’autre, échoué à cet examen là. Bien évidemment il se trouvera toujours des observateurs, des intervenants et autres analystes qui trouveront que ces législatives ont été un model dans le genre.

Personnellement je nuancerais largement le propos en disant qu’autant au niveau central le souci de transparence et de régularité était de mise et de rigueur autant on aura assisté à la périphérie, principalement dans les provinces de ce Maroc profond qui compte apparemment pour si peu, à des tripatouillages d’une autre époque. Des tripatouillages qui sont venus nous rappeler qu’il est des réflexes qui ont la peau dure mais qu’il est aussi et surtout des agents d’autorité à qui on a laissé une marge de manœuvre telle qu’elle leur a permis de procéder à ces tripatouillages. Les considérations qui ont sous tendu le fléchissement en faveur de tel élu au détriment des autres ont obéi la plupart du temps à une logique malheureusement mercantiliste. Parfois aussi à une logique très subjective qui laisse supposer qu’un député intelligent, intègre et formé à bonne école politique est nécessairement un fouteur de me…en puissance doublé d’un faiseur d’ombre. Nous devons de toute évidence avoir le courage de dire tout ça, même si cela écorne quelque peu l’image d’un corps que nous estimons largement sain. Et le dire n’implique pas automatiquement une remise en question ou en cause des acquis réalisés au titre de la transition démocratique. Bien au contraire en le faisant ces acquis n’en sortiront que plus renforcés. Ce son de cloche ne sonne peut être pas juste aux oreilles de tout le monde, néanmoins je pense qu’il a le mérite de sonner vrai. On ne peut donc en faire l’économie !

Nous avons tous échoué parce que personne n’a vu venir ce taux de participation ridiculement bas. Les plus pessimistes d’entre les analystes le situaient entre 45 et 48%.N’oublions pas non plus que sur les 37% des voix exprimées la moitié des bulletins ont été invalidés.

Le constat est donc on ne peut plus alarmant et mérite plus qu’une simple attention parce qu’on ne peut concevoir de construction démocratique à laquelle ferait défaut une composante essentielle et déterminante : les citoyens

Pourquoi n’a-t-on pas vu venir ce score ? Pourquoi le PJD a reculé dans l’absolu ? Et ou sont passé au moins 1,5 millions de voix qui en toute logique devaient s’exprimer mais qu’ils ne l’ont pas fait ? Je pense que ce sont là des questions qui sont redevables de réponses rapides mais justes aussi.

Les prévisions de l’association 2007 Daba tout comme celles de l’IRI -- international republican institute -- ont connu la fortune et le destin que l’on sait : un cinglant démenti populaire. Là aussi une question nous interpelle : peut on se tromper aussi lourdement sur une question aussi importante ? En toute logique non ! Et pourtant….

Essayons de comprendre alors un peu mieux les attentes de nos citoyens et réfléchissons surtout à ces 1,5 millions de voix manquantes.

Suivez mon regard et regardez au delà de l’épouvantail, des vessies et des lanternes….

J’y reviendrais !

Des fonctionnaires parmi les harraga

29 septembre 2007

bouteflika.jpg Dans sa livraison du 29 septembre 2007 le quotidien algérien Al Watan a publié le papier ci-après, signé Nabila Amir. Ce papier interpelle l’ensemble des maghrébins que nous sommes, et plus que par le passé…du moins j’ose l’espérer !

N’est-il pas temps d’admettre qu’un Maghreb Uni Démocratique pourrait être l’alternative incontournable à cet eldorado européen si attractif mais si aléatoire d’accès et d’avenir aussi ? N’est-il pas temps d’arrêter cette hémorragie humaine, ce suicide collectif et cette inflation de désertion ?…Pourquoi seulement 35% des algériens et 37% des marocains électeurs ont été voter lors des dernières législatives respectives ? Pourquoi algériens et marocains dépenseront 20 Milliards de § U.S en achats d’armement sur les cinq années à venir et dix fois moins pour la construction d’écoles et d’hôpitaux ? ….

Pourquoi pour aller de Oujda à Maghnia ( 40 km ) ou inversement, il faut prendre un avion ?….incroyable et pourtant vrai, mais pathétique aussi !

 

Des fonctionnaires parmi les harraga

Frantz Fanon, psychiatre antillais, militant de l’indépendance algérienne au sein du FLN, avait publié durant les années 1960 un livre intitulé Les Damnés de la terre.

Le titre de ce livre de référence a été emprunté et revu par Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, qui qualifie aujourd’hui, en 2007, de damnés de la mer les candidats à l’émigration clandestine, appelés communément les harraga. A l’ouverture de la rencontre-débat, autour des jeunes expulsés d’Europe et des harraga, organisée ce jeudi par le département de M. Ould Abbès, une minute de silence a été observée en hommage aux personnes décédées en mer en tentant via une barque de fortune d’atteindre leur destination de rêve, d’aller vers un monde meilleur. Plus de 2340 immigrants clandestins algériens ont été secourus en pleine mer ou interceptés sur les côtes au cours de ces trois dernières années. Près d’une vingtaine de harraga trouvent la mort chaque année au large des côtes algériennes avant d’arriver à leur destination en Europe. 761 ressortissants ont été rapatriés de l’Espagne durant uniquement le premier semestre 2007. D’aucuns estiment que ces chiffres sont effrayants, d’où la nécessité d’enclencher une réflexion et de mettre en place une stratégie de prise en charge de cette population fragile, et ce, afin de faire face à ce fléau. Ce phénomène de harraga est nouveau et étrange, selon le représentant du gouvernement. Il a pris des proportions alarmantes depuis l’an 2000. La rencontre de jeudi, première du genre et à laquelle ont assisté des représentants de ministères et de la société civile ainsi que des diplomates de 13 pays africains et européens, a permis de lever le voile sur une situation dramatique et une réalité amère. L’émigration clandestine ne touche pas uniquement le jeune chômeur en quête d’un emploi dans son pays de rêve, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des commerçants, des femmes, des handicapés, des enfants âgés d’à peine 12 ans. En somme, la catégorie concernée par le phénomène de harraga est la couche moyenne. La mal vie, la pauvreté, le sentiment d’exclusion, le manque de perspectives d’amélioration des conditions de vie, le bien-être, la découverte d’autres horizons sont autant de facteurs déclenchants qui poussent ces Algériens à affronter la mer, à prendre des risques démesurés pour rejoindre l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la France ou alors la Suisse. Auparavant, la France était la destination la plus prisée par les harraga, aujourd’hui la donne a changé de même que le lieu d’embarquement. 65% des personnes qui tentent de prendre le large de manière clandestine sont originaires de l’Ouest, 34% du Centre, 1,5% de l’Est et 1% du Sud. Le slogan tant adoré et scandé par les harraga est : « Vaut mieux être dévoré par les poissons que par les vers de terre ». De par le passé, l’Algérie était un pays de passage, aujourd’hui il est devenu un pays fournisseur d’émigrants clandestins. La gendarmerie et les forces navales ont renforcé dans un premier temps la sécurité sur la côte ouest, notamment Oran, Tlemcen, Mostaganem, et par la suite sur la côte est, à savoir Annaba. La sûreté nationale a tiré la sonnette d’alarme au début des années 2000. Un représentant de la DGSN a qualifié de clément le dispositif législatif se rapportant à la lutte contre l’émigration clandestine, l’intervenant a évoqué son insuffisance et sa faiblesse d’où l’impératif de son durcissement. En présentant l’état des lieux, les représentants du ministère de la Solidarité ont donné le nombre d’expulsés (des personnes ayant purgé une peine de prison) et des reconduits (des personnes interpellées lors d’un contrôle de police). Ces trois dernières années, il y a eu 5408 expulsés et 10921 reconduits. Selon M. Ould Abbès, 4000 à 5000 immigrés illégaux tentent de rejoindre les pays de l’Union européenne et 2,5 millions résident de manière illégale en Europe. Dans son intervention, l’officier des forces navales algériennes a révélé que plus de 2340 harraga ont été interceptés en pleine mer ou sur les côtes algériennes durant la période 2005 à 2007. L’intervenant a souligné que 1302 de ces candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés au large et sauvés d’une mort certaine, tandis que les autres ont été appréhendés sur les côtes (plages ou ports) au moment où ils s’apprêtaient à embarquer. Depuis le début de l’année 2007 et jusqu’à septembre en cours, 918 harraga ont été sauvés, alors que 1382 ont été interceptés par les forces navales en 2006 contre 336 en 2005. L’intervenant explique dans ce contexte que l’émigration clandestine s’opérait avant septembre 2005 à partir de Beni Saf dans la wilaya de Aïn Témouchent et s’est étendue par la suite le long de la côte ouest du pays jusqu’à Mostaganem. L’officier des forces navales admet que malgré la vigilance de leur institution, le nombre de harraga interceptés en pleine mer a augmenté entre 2005 et 2006, ajoutant néanmoins que « grâce à la coopération des forces navales avec la Gendarmerie nationale et la direction de la Sûreté nationale, le nombre des harraga interceptés en mer a baissé en 2007. En revanche, la côte est du pays a, par la suite, connu le même phénomène avec comme destination l’Italie, Annaba est devenu le lieu de rendez-vous : preuve en 2007 quelque 442 harraga ont été interceptés en mer au cours d’opérations de recherche et de sauvetage ». Pour faire face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, le conférencier soutient que les forces navales assurent une surveillance permanente des côtes et une surveillance renforcée notamment sur les ports isolés. Evoquant l’aspect juridique, il estime que l’embarquement de manière clandestine sur des navires marchands à destination de l’étranger est un délit, mais aucun texte de loi ne punit le fait de prendre une embarcation de fortune, comme c’est le cas pour la plupart des harraga.Par ailleurs, Saïd Musette, chercheur au CREAD, a soutenu que les salariés sont les premiers qui sont tentés de quitter le pays, suivis des étudiants, puis des chômeurs… Le continent africain est particulièrement affecté. « L’émigration clandestine est liée à la proximité géographique. Le phénomène dépasse le Maghreb, et l’Algérie plaide pour un traitement global et non bilatéral, donc il faut initier un débat au sens large », a souligné M. Musette, qui estime que le phénomène de harraga a toujours existé, les clandestins se rendaient à leur destination prisée via le Maroc et la Tunisie. Toutefois, lorsque ces deux pays voisins ont renforcé le contrôle au niveau de leurs frontières, les harraga algériens se sont rabattus sur les côtesalgériennes.

Nabila Amir

Miller manipule l’opinion publique sur France 2

13 décembre 2007

miller.jpg Le psychanalyste, disait jacques Lacan, ne doit jamais hésiter à délirer »

En bon lacanien Gérard Miller, le psy de la bande à Ruquier, lui fait très fort et très souvent dans le genre. ça on le sait !

Mais ce que l’on sait moins, c’est que Miller fait très fort aussi dans la manipulation de l’inconscient.

Jusque là rien de bien particulier, diriez vous. Un chroniqueur à tout à fait et parfaitement le droit de délirer et de manipuler qui bon lui semble, si la chaîne de télévision qui l’emploie lui donne toute la latitude pour le faire.

Non ! Dans le cas qui nous intéresse, en l’occurrence celui de Gérard Miller, les choses ne sont pas marquées de la simplicité qu’on pourrait leur prêter. C’est un brin plus compliqué, et c’est suffisamment grave pour qu’on s y attarde un peu.

Du haut de sa chronique quotidienne qu’il anime pour accompagner Laurent Ruquier dans son émission « On n’a pas tout dit » Millier a fait étalage ce lundi soir, sur une chaîne de télévision publique française, France 2 pour ne pas la nommer, de toute l’étendue de son talent de manipulateur.

Jugez en : « 83% des marocains approuvent le port du voile » Le constat n’est pas de lui on s’en doute. C’est là un chiffre innocemment puisé, comme il tente de nous le faire croire, dans l’une des publications qu’il lui arrive de croiser dans sa quête de chiffres insolites pour les besoins de sa chronique.

Ces chiffres sont habituellement commentés par le psy-chroniqueur. Ce qu’il ne fera pas dans le cas de ces « 83% des marocains qui approuvent le port du voile » et c’est là justement ou s’arrête l’apparente innocence d’une chronique et ou débute le cynisme inavoué d’une manipulation.

Ce « 83% des marocains approuvent le port du voile » est tiré d’un condensé de chiffres publiés, dans le cadre d’un document, par l’hebdomadaire marocain Tel Quel. Ces chiffres, richement commentés précise l’hebdomadaire, résultent du décryptage par trois chercheurs marocains des liens, au demeurant très complexes, qui lient les marocains à l’islam. Ce travail de recherche, pointu on s’en doute, est l’œuvre de Mohamed Tozy, Mohamed Ayadi et Hassan Rachik.

Miller lui se contentera d’annoncer le 83% sans apporter le moindre commentaire. Une attitude pour le moins qu’on puisse dire bizarre et qui ne cadre aucunement avec l’esprit de la chronique. Les chiffres qui meublent en partie la chronique de Miller sont systématiquement commentés voire décryptés par ce dernier. Beaucoup penseront, d’ailleurs à tort, que s’il ne l’a pas fait c’est tout simplement pour éviter un thème délicat. Et c’est ce à quoi voulait justement arriver Miller. De la manip de haut niveau….nous le lui concédons.

Il a sciemment apposé un no comment à ce chiffre pour lui faire dire justement ce que ce chiffre ne dit pas. Il ne dit pas par exemple que sur les 83% de marocains qui approuvent le port du voile 64,9% le font pour des raisons religieuses et 17,2% pour des raisons non religieuses ( pudeur, respect…). Il ne dit pas non plus que 75% des répondants trouvent qu’une femme peut être considérée comme musulmane sans porter de voile et que seulement 9,9% pensent le contraire.

Promouvoir l’islamaphobie comme le fait vicieusement Miller, et qui plus est sur une chaîne de télévision publique et dans un pays qui compte une forte communauté musulmane voilà qui assurément balisera le chemin des extrémismes sous toutes leur formes.

Et ce n’est certainement pas de cette manière qu’on poussera les gens vers plus de tolérance

Treize millions de moukhtafouns *

13 décembre 2007

         homemokhimg1.jpghomemokhimg2.jpg

Etonné je le suis. Inquiet aussi, je dois l’avouer. Comment ne pas l’être dirais je, face à cette résignation qui semble s’installer et marquer le pas sur le sursaut national que devait, en toute logique, induire le raz de marée abstentionniste du 7 septembre 2007.

Que de silence !

On ne fait même pas semblant…et dire que nos politiques, pour ne parler que d’eux, nous ont habitué à mieux que cette fatuité ambiante.

Dans le rang conservateur, l’heure est à la gestion comptable des dépenses et à celle arithmétique des sièges obtenus… Il n’y a pas le feu, tout baigne.

Les partis de la mouvance démocratique, à une ou deux exceptions près et encore, eux semblent plus empêtrés dans la gestion des remous internes induits par l’onde de choc de ce raz de marée, que dans la recherche de réponses aux causes qui ont en été à l’origine.

Là non plus on ne fait pas dans le plus difficile…c’est à qui sauvera ses meubles.

Nos deux chaînes de télévision publiques, elles, plus nulles que jamais, affichent superbement une affligeante absence d’intérêt face à cette défection en masse des électeurs.

Promouvoir les détergents, les trouvailles culinaires de dame Choumicha, les bienfaits d’une eau qui n’a de minéral que le nom et les séances de questions orales d’une chambre de députés vide aux quatre cinquièmes. Voilà à peu près ce que font en gros nos télés. Et encore heureux qu’elles nous passent les infos de la journées et pas celles de la semaine d’avant.

Tiens, « 13 millions de moukhtafouns* » ça à de la gueule comme titre ! Ça devrait les inspirer non ?!

La société civile, elle, est dans l’expectative. Peut être aussi dans l’attente…d’un remake de 2007 daba pour 2009. N. Ayouche, il en pense quoi ? Non, je rigole ! عمر داود ما يعاود

J’ai toutes les raisons de penser, et avec moi certainement beaucoup de mes compatriotes, que c’est en additionnant et en multipliant rencontres, débats, colloques, émissions de télévision, campagne de sensibilisation…que nous donnerons aux citoyens au moins les raisons de croire « qu’ils ont été compris »

Ne pas le faire, c’est compromettre leur adhésion aux futurs rendez vous électoraux.

Et ce n’est assurément pas pour jouer à l’oiseau de mauvais augure que j’affiche une telle appréhension…

 

* portés disparus ( émission de télé marocaine )

Le camping show des pieds nickelés polisariens

15 décembre 2007

camps23.jpg Les pieds nickelés polisariens font leur cirque à Tifariti.

Oui, c’est dans cette localité située en territoire marocain, dans le no man’s land à la lisière de la frontière maroco-algérienne, que les cons grossistes de la propagande algérienne tiendront le 12ème conclave de leur chimère.

Difficile de faire mieux pour qui veut faire dans la provocation…mais encore faut-il pouvoir assumer, parce que tout le monde commence à en avoir marre et par-dessus la tête de cette bande de guignols qui jouent les Zouaves depuis plus de trente ans à nos frontières.

Ce camping show qu’organise la horde polisarienne intervient quelques jours avant la tenue du 3ème round des négociations prévues à Manhasset entre le Maroc et les séparatistes sponsorisés par les galonnés d’Alger.

Annoncé à grandes fanfares par les forts en gueule de la propagande polisarienne, ce conclave disent-ils, se penchera prioritairement sur la perspective d’une reprise des actions militaires par le Polisario. C ‘est à croire qu’ils aiment se faire peur les zozos !

Difficile là aussi de faire mieux pour qui veut torpiller ces négociations.

Et en fait de négociations, il est peut être utile de rappeler que ne sont négociables que les termes du projet d’autonomie soumis par le Maroc et rien d’autre.

Et ce n’est pas pour faire dans la rime que nous tranchons : c’est à prendre ou à laisser et Alger le sait !

Ceci dit, si la minorité de polisariens d’origine algérienne aurait besoin dans le futur de quelques arpents de sables à Tifariti pour y organiser de temps à autre un camping, cela pourrait être négociable. Pourquoi pas ? On ira même jusqu’à fournir le thé et le sucre.

Le Maroc état pacifique et responsable, astreint à des exigences de développement et soucieux de relever les défis inhérents aux impératifs de la mondialisation, ne peut indéfiniment traîner le boulet d’hostilité permanente, injustifiée et bien ingrate qui lui colle aux pieds une Algérie prisonnière de considérations géostratégiques d’une autre époque.

L’Algérie à l’obligation morale et historique de reconnaître que le Maroc a toujours eu bon dos et à toujours pleinement rempli ses obligations de solidarité et de soutien envers le peuple algérien en lutte pour le recouvrement de son indépendance.

La guerre des sables qui semble t-il serait pour beaucoup, entre autre, dans l’attitude belliciste de l’Algérie on peut en reparler…même si nous aurions préféré ne pas remuer le couteau dans des plaies…vieilles de près d’un demi siècle.

Au-delà de la responsabilité des uns et des autres dans ce malheureux conflit, nos voisins algériens savent mieux que quiconque que cette escarmouche qui opposa les deux pays frères, voisins et compagnons d’armes, fut une conséquence directe du conflit de légitimité qui opposa les politiques du GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) aux militaires de l’armée des frontières algérienne.

Nous ne reviendrons pas sur le non respect par les militaires de l’armée des frontières des engagements pris par le GPRA concernant le problème de la délimitation des frontières entre les deux pays. Mais nous reviendrons volontiers sur une vérité qu’aucune gomme ne pourra effacer : quand bien même cette escarmouche tourna en sa faveur, le Maroc n’en a pas profité pour autant pour imposer à l’Algérie un tracé des frontières conforme à la réalité de l’histoire. Il a privilégié l’option de la fraternité, de la concorde et de l’union maghrébine scellée lors de la rencontre historique de Tanger de 1958.

Pourquoi aller chercher à Manhasset et si loin, une solution que tout le monde sait faisable à Zouj Bghal ?

C’est à 600 km d’Alger et à autant de Rabat….

Moukawalati : échec annoncé pour une brillante idée ?

16 décembre 2007

Le Maroc regorges de jeunes talents, par endroits de génies.

C’est aussi un pays qui trouve souvent et plus vite que les autres les réponses à apporter aux épineuses questions que pose une jeunesse plus désespérée que jamais et dont le quotidien est partagé entre la recherche de petits boulots et un hypothétique départ sur des embarcations de fortune vers un ailleurs qui, de jour en jour, s’avère moins accessible et moins accueillant.

Mais entre apporter des réponses et les mettre en pratique, il y a évidemment cet immense espace qu’occupent ceux d’entre les intervenants qui ne cessent de transformer nos espoirs en déconfitures, qui n’arrêtent pas de nous décevoir et qui nous promettent, dès leurs échecs confirmés, de revoir leurs copies.

Ils feignent ne pas comprendre que ce ne sont pas leurs copies qui sont en cause, mais eux-mêmes…

Moukawalati, cette remarquable initiative dont on commence à annoncer, ici et là et à demi-mot, l’échec patent est l’une , entre autres, des réponses intéressantes qui ont été imaginées et qui pouvaient consacrer l’auto emploi comme alternative à la problématique des jeunes diplômés en situation de chômage.

Bien que remarquable, ce projet a particulièrement souffert dans sa phase de conception d’une mauvaise évaluation de la nature des profils de l’existant (la population ciblée).

Nos instituts et autres centres de qualification professionnelle continuent à assurer des formations qui non seulement sont en totale inadéquation avec le marché du travail, mais qui plus est n’offrent aucune perspective d’auto emploi.

Nos universités font pratiquement la même chose…sauf que c’est plus long à faire.

Les centaines de secrétaires de direction, de techniciens en gestion d’entreprise ou en informatique de gestion qui viennent chaque année grossir les rangs des jeunes diplômés au chômage, n’ont pas l’ombre d’une chance de pouvoir accéder au marché, bien restreint, du travail dans des villes comme Beni Mellal, Khouribga, Khenifra ou Errachidia. Leur formation ne leur offre pas d’atouts non plus pour postuler à l’auto emploi par le biais d’un programme comme Moukawalati.

Ce dernier a pâti aussi, dans sa phase de lancement, d’une approche promotionnelle incroyablement inadaptée. La population ciblée, faute de moyens, ne lit pas les journaux utilisés comme supports, entre autres, pour la promotion du produit Moukawalati ; elle ne regarde pas non plus ou très rarement nos deux chaînes de télévision publique – autre support utilisé – et n’a surtout pas les moyens pour appeler le numéro de téléphone dit économique qui systématiquement, faisait aboutir à un centre d’appel ou les téléopératrices étaient plus courtoises qu’au fait de l’initiative Moukawalati. Au mieux, et après une communication qui vous aura coûté pas loin de cent dirhams, un superviseur vous annonce qu’il transmettra votre requête, votre banale question en fait, à la primature.

Nos jeunes veulent surtout s’en sortir ! La courtoisie ils y penseront plus tard…

En attendant, il faut peut être repenser et vite Moukawalati pour nous épargner l’échec qui guette une si brillante idée…

La repenser doit nécessairement passer par une clarification de qui fait quoi dans le cadre de l’OFPPT et de l’ANAPEC…

Armements :Fièvre acheteuse au Maghreb !

17 décembre 2007

armes.jpg Le commerce des armes se porte bien !

Normal diriez vous ! L’embellie que connaît l’économie mondiale depuis quelques années profite aussi et en toute logique à l’industrie de l’armement.

Rien n’est moins faux ! Ce sont les guerres et les tensions régionales qui boostent l’industrie de la mort indépendamment de l’état de santé de l’économie mondiale.

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques étalées sur plusieurs années qui le confirment.

Les pays arabes arrivent très souvent malheureusement en tête dans le peu glorieux palmarès des meilleurs clients de l’industrie militaire mondiale. Ce sont eux qui font l’essentiel de l’épaisseur des carnets de bons de commandes des fabricants d’armes.

Jusqu’à un passé récent, c’était essentiellement les pays arabes, du golf et du moyen orient, qui étaient atteints par cette boulimie d’achats d’armes plus sophistiquées les unes que les autres.

Les considérations géostratégiques propres à cette région du monde, ou les équilibres sont relativement fragiles, peuvent en partie expliquer cette tendance. Mais elles ne peuvent malheureusement expliquer le choix de la quincaillerie inadaptée qui leur est fourguée et toujours payée rubis sur l’ongle.

Des centaines de milliards d’US dollars ont été dépensés pour l’achat d’amoncellements de joujous devenus obsolètes, et qui rouillent dans des cimetières de carcasses sous la brûlante canicule des contrées désertiques du golf.

Et dire qu’une partie tout au moins de cette somme astronomique aurait pu être engagée dans la recherche et dans la pose des jalons d’une industrie de l’armement pour les pays du golf.

Un bien malheureux constat !

Au Maghreb, c’est sous l’impulsion d’une Algérie qui croule sous le poids des milliards de dollars US qu’elle engrange, bon an mal an de sa manne pétrolière, que cette fièvre acheteuse vient atteindre les pays de cette région, jusque là relativement peu dépensiers en achats d’armements. Seule la parenthèse Libyenne faussait ce tableau presque idyllique d’un Maghreb peu militarisé…

Notre voisin de l’est compte dépenser, sur sept ans, le chiffre faramineux de quinze milliards de dollars US, en achats d’armements. Russes pour l’essentiel.

La panoplie d’engins et d’aéronefs militaires qu’il est entrain d’acquérir est pour le moins surprenante, autant en nombre qu’en technologie : des Mig-29 SMT, des Su 24 et Su-30MK, , des groupes de missiles antiaériens S-300 PMU de dernière génération, des sous marins, des chars T90…

Il en fera quoi ? Et c’est pour faire face à quelle menace ? Aucune idée, Dieu seul le sait !

Nos voisins disent vouloir moderniser leur armée nationale populaire.

A ce prix là, c’est nous semble t-il beaucoup pour un pays dont 75% des moins de trente ans sont au chômage. Quinze milliards de dollars, c’est de quoi faire arrimer tout un continent : l’Afrique, à un autre : l’Europe…

Le Maroc, lui, dépense plus raisonnablement et beaucoup moins en achats d’armements et c’est tant mieux ! Certes nos moyens ne nous permettent pas mieux, diront d’aucuns. Nous rétorquerons alors, que même si nos moyens le permettaient, nous aurions, de toutes les façons, privilégié les équilibres économiques et sociaux aux équilibres de la terreur.

Cela dit, nous persistons à penser que l’investissement dans la normalisation définitive des rapports entre Rabat et Alger et dans la mise en chantier de la construction maghrébine, reste et de loin, le meilleur rempart contre les véritables menaces que sont le terrorisme et le sous développement…

Cours de géo-métrie expliquée

18 décembre 2007

Il est conventionnellement admis sous toutes les latitudes que le mois de septembre de chaque année annonce diverses rentrées : une rentrée politique, une rentrée scolaire et universitaire, une rentrée littéraire….

Cette année, comme nous avons pu le constater, notre rentrée politique a été exceptionnellement riche en événements : une classe politique mise à mal, pour ne pas dire groggy, par un électorat dont l’humeur n’était pas à voter et la constitution d’un gouvernement politiquement presque incolore.

Nous avons fait, comme d’habitude, diraient d’aucun, le pont sur la rentrée littéraire.

Circulez il n y a rien à voir sur ce registre !

Non ! Une consolation tout de même pour ceux qui attendait Godot : l’arrivée de Touria Jebrane qui nous a-t-on dit planchera sur notre culture. A la bonne heure !

Une rentrée scolaire et universitaire marquée, encore une fois, par cette lassitude qui en dit long sur l’état d’un secteur, plus redevable d’un hammam que d’un simple toilettage.

Une originalité toute fois. Et celle là, elle est loin d’être marquée du sceau de la morosité ambiante. C’est du pur baldi. Nous avons désormais notre rentrée des « affaires ».

Une véritable déferlante « d’affaires », plus pourries les unes que les autres, défraie la chronique automnale et alimente régulièrement en jus, les caciques du « tout va mal » et autres ninistes aux aguets.

L’heure est en effet à qui, d’entre nos élus, dépoulpera et raclera le plus nos fonds marins et communaux.

Elle est aussi à celui qui dessablera le plus largement nos cotes et ensablera le plus profondément nos rêves.

Un réseau structuré en véritable toile d’araignée, a été jusqu’à détourner les dons royaux octroyés à des handicapés, à des veuves en détresse ou tout simplement à des nécessiteux. Ce réseau opère depuis des lustres, ça tout le monde le sait. La nouveauté vient du fait de l’amplitude de ses méfaits qu’expliquent les déplacements fréquents du souverain à travers le Royaume. Rien ne leur échappe pas même les gestes de mansuétude…

Autre « affaire » : Un capo du trafique de drogue : El Ouazzani, alias El néné, pour ne pas le nommer, prend un maximum de distance par rapport à un point géométrique donné : la prison de Kénitra et prend dans la foulée la tangente. Un véritable cours de « géo-métrie » en somme !

Il n a pas eu à faire dans le compliqué encore moins dans le spectaculaire : ni hélico, ni tunnel donc. Il a tout simplement été prié de passer par la grande porte.

Mystère, mystère….

Mais en fait de mystère il n’y en a pas ! Tout est parfaitement clair et tout peut s’expliquer, dans un cas comme dans l’autre, par l’insatiable avidité de certains responsables qui tapis dans l’obscurité d’un réseau enchevêtrés de relations tirent les ficelles de cette mise à sac et mise à mal de notre pays.

Le phénomène à pris une ampleur telle, que beaucoup de nos compatriotes commencent presque à se faire à l’idée que c’est là une fatalité marocaine.

Non, ça ne saurait le devenir !

La Maroc ne craquera pas face à ce banditisme d’un autre age et face à ces mafieux d’une autre époque.

Il n’est pas dit non plus, qu’on aura un voleur d’espoir à chaque coin de rue…

Privatiser l’enseignement : une idée à creuser ?

24 décembre 2007

Les faits sont là !….et sont plus têtus que jamais.

Notre enseignement va mal !

Dire aussi qu’il est à l’agonie relève plus de l’euphémisme que de l’exagération.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, il n’est pas encore apparu d’alternative concrète qui rendrait à notre école publique son aura de jadis. Oui, notre école publique a eu dans un passé pas très lointain son âge d’or.

On en est là, parce que nous n’avons pas pu et su concilier entre la contrainte que nous impose l’arrivée chaque année de trois cent cinquante milles nouveaux élèves à scolariser, et l’impératif de qualité qu’exige un système éducatif efficient.

Le secteur de l’éducation et de l’enseignement est fondamentalement non générateur de richesse sur le cours et le moyen terme. Et quand bien même la part du budget qui lui est allouée est en deçà de ce qu’elle devrait être, eu égard aux énormes contraintes générés par l’accumulation des déficits dans beaucoup de secteurs, l’enseignement reste un véritable gouffre financier. Il n’est nul besoin de préciser que c’est le secteur budgétivore par excellence.

Que faire alors face à un enseignement qui, d’un coté coûte cher en moyens à l’état, et de l’autre ne produit globalement que de la médiocrité ? Un véritable casse tête, comme dirait l’autre…

N’ayons pas peur des évidences, et disons que nous courrons vers un véritable désastre, si aucune décision courageuse n’est prise à la place des colmatages de brèches et autres palliatifs de circonstance habituels.

Notre enseignement est redevable d’un sérieux électrochoc. D’une décision politique téméraire, à prendre, il va sans dire, dans un cadre consensuel le plus large possible.

Les parents d’élèves, y compris ceux qui sont enseignants, s’arrangent comme ils peuvent pour palier au déficit qualitatif de notre enseignement. Le recours aux heures supplémentaires est une règle quasi générale.

L’autre alternative qui s’offre à ceux d’entre eux qui peuvent le faire, reste le recours aux établissements d’enseignement privés.

Partant de ce constat, pourquoi alors ne pas imaginer une formule de privatisation encadrée ou de partenariat état- privé pour notre enseignement ?

Dites de cette manière, l’idée soulèvera probablement un véritable tollé, on s’en doute un peu.

A ce tollé s’associeront ceux d’entre les parents d’élèves qui payent pour que leurs enfants soient scolarisés dans des établissements privés. C’est comme ça, on y peut rien !…même sous d’autres cieux.

Nous comprenons parfaitement que nos compatriotes tiennent à l’école publique. Dieu sait que nous y tenons aussi.

Mais a-t-on le droit de sacrifier les générations à venir et d’hypothéquer le développement de notre pays, qui de toute évidence ne pourra se faire sans nous tous, sur l’autel de certaines de nos revendications ?…aussi légitimes qu’elle puissent être.

Pour être utile, ce débat doit être dépassionné, doit prendre en considération que la globalisation, qui touchera également ce secteur, est à nos portes et ne doit surtout pas souffrir de contingences politiciennes.

Privatiser l’enseignement n’implique pas nécessairement un désengagement total de l’état.

La privatisation de ce secteur, plus sensible que tous les autres, doit impérativement être encadré par l’état, seul garant du devenir de ses ressources humaines. Nous n’insisterons jamais assez sur cette question….

L’école ne saurait être une entreprise comme les autres, ni l’éducation considérée comme une marchandise ! Elle ne doit pas de ce fait répondre aux mêmes contraintes de rentabilité.

Elle doit avant tout et surtout répondre à des exigences de performance et de qualité.

Voilà tout est dit ! Le débat reste ouvert…

 

 

                                

Des points d’interrogation et un destin qui hésite

24 décembre 2007

En cette fin d’année 2007, j’ai beau avoir retourné, et dans tous les sens, les événements politiques majeurs qui ont jalonné l’année qui s’achève, ils ne m’ont guère révélé de lignes de forces qui pourraient donner une nette configuration à l’année que nous accueillerons dans quelques jours.

C’est dire dans quel brouillard nous allons avancer, pour au moins un bon trimestre…

L’avenir immédiat ne se présente, à qui tente de le cerner, que sous la forme d’une succession de points d’interrogations. 

On dirait que le destin hésite !

Et entre autres points d’interrogation, il est ce groupe de l’authenticité et de la modernité qui n’annonce ni couleur, ni intentions et qui depuis un bout de temps ne communique plus.

C’est dire combien là aussi nous manquons de visibilité ! Il y a de toute évidence de quoi perdre et ses repères et son latin..

Le nouveau gouvernement, lui, n’affichera, probablement, pour ses cent premiers jours qu’un bilan, fait pour l’essentiel de déclarations d’intentions et d’un « Boulfaf day »* que nos compatriotes auront tout de même fêté sous des averses qui annoncent que l’année agricole à venir sera probablement bonne.

Tant mieux ! Ça fera oublier pour certains la traite du Sardi, et à d’autres celle du Fartass qui cette année s’est drôlement laissé pousser les cheveux.

Donc, peu de visibilité à l’horizon et pratiquement pas de faits saillants à se mettre sous la plume ! Si ce n’est cette petite brouille maroco-sénégalaise qui, comme un cheveu dans la soupe, est venue écorner légèrement l’harmonie et la sérénité qui ont toujours caractérisé les relations entre nos deux pays.

Nous avons pu mesurer là encore, toute la frilosité de notre diplomatie qui aura privilégié malencontreusement une réaction épidermique à une alternative de concertation qui plus est avec un partenaire qui, depuis le président poète : feu Léopold Sédar Senghor, n’a jamais failli à ses obligations d’état ami et de pays frère. Ne l’oublions pas !

Ce qui me laisse penser que, parfois, nous faisons malheureusement du n’importe quoi !

Les déclarations inamicales, peu amènes et à relents électoralistes, tenues par un membre du bureau politique du Parti Socialiste sénégalais – opposition –, lors du récent camping show polisarien, exigeaient à mon sens un traitement autre que celui du rappel de notre ambassadeur à dakar.

Cette réaction disproportionnée peut laisser supposer qu’il y ait des dessous, dans les relations maroco-sénégalaises, que l’on tait d’un coté comme de l’autre. Cela est peu, voire pas probable du tout !

Cet intermède brumeux, et que nous souhaitons très bref, dans les relations entre les deux pays, est venu nous rappeler aussi l’énorme déficit qu’accusent les partis nationaux de la mouvance socialiste sur le plan des relations qu’ils sont sensé avoir, en toute logique,  avec les formations politiques africaines de même sensibilité.

Ce n’est certainement pas une simple question de moyens…

Le précédent sud africain, comme tant d’autres d’ailleurs, devait pourtant inspirer nos hommes politique.

Tiens ! Et c’est dans le même ordre d’idées : Zuma vient d’être élu, il y a quelques jours, à la tête de l’ANC. Ce qui le met incontestablement en pool position pour briguer prochainement la présidence en Afrique du Sud.

Nos socialistes ont-ils pensé lui adresser un télégramme de félicitations ? Ou, et pourquoi pas, ont-ils pensé à aller carrément les lui transmettre de vive voie ?

J’en doute fort !

Mme Yasmina Baddou plaide la cause des malades

25 décembre 2007

mdicaments.jpg Mme Yasmina Baddou, notre Ministre de la santé est juriste de formation.

Vous devez certainement vous doutez que nous n’évoquons pas la qualité de juriste de madame la Ministre, pour faire prévaloir une quelconque inadéquation entre son profil et le département ministériel dont elle à la charge.

Non, tel ne saurait être l’objet de notre propos !

A ce niveau de responsabilité, il est d’autres compétences qui rentrent en ligne de compte et qui relèguent la technicité au second rang.

Aie ! Ça risque de faire vaciller la tour d’ivoire des tenants du technocratisme.

Mme Baddou aura, dans les jours qui viendront, si ce n’est déjà en cours, la lourde tache de plaider la cause des milliers de malades qui ne cessent d’être épuisés, autant par le mal souvent chronique dont ils souffrent, que par le coût souvent prohibitif des médicaments qui leur sont nécessaires.

Il n’est pas rare, et ce n’est pas toujours gai de le rappeler, de voir des malades qui, à défaut de pouvoir payer leurs médicaments, se laissent parfois aller à la résignation puis à la mort…

Le constat est terrible, choquant, cruel…il est tout ce que l’on veut. Mais il n’est certainement pas excessif !

C’est une réalité qu’aucune pudeur de salons ou de convenance ne saurait masquer.

L’occulter, faire comme si de rien n’était, ou laisser tout simplement croire que c’est là le lot commun de bon nombre de pays comparables au notre, relèverait, et au premier chef, du délit de non assistance à personnes en danger.

Mme la Ministre aura donc à plaider cette cause, avec le sérieux et la hargne qu’on lui connaît, mais aussi, et nous l’espérons, avec la rigueur dont est redevable le traitement de cette situation indigne du Maroc auquel nous aspirons.

Sa plaidoirie, elle la fera face aux industriels qui opèrent dans le secteur pharmaceutique.

C’est dire combien sa tache sera ardue !

Ce qui rentrera en ligne de compte, et ça le commun des mortels le sait, ce seront de gros intérêts.

Notre industrie pharmaceutique est performante et nous souhaitons la voir garder, voire améliorer, son actuel niveau de performance.

Qu’elle puisse assurer notre « indépendance pharmaceutique » à hauteur de 70% n’est pas rien plus. Et on l’en félicite.

La performance de cette industrie fait de notre pays, un pays phare en Afrique. Elle y exporte, comme sur d’autres continents aussi, une partie de sa production, mais elle y installe aussi, pour des considérations stratégiques, des unités de production pharmaceutique. C’est dire aussi combien cette industrie est dynamique Là aussi nous disons bravo !

Il est cependant une tache qui noirci ce tableau : le prix du médicament au Maroc est excessivement élevé.

Le mode de calcul de ce que l’on appelle P.P.M dans le jargon pharmaceutique, comprendre le prix public, souffre d’une assez large in équité. Le calcul de ce prix qui est du ressort du ministère de la santé publique fait la part belle à l’industrie pharmaceutique, sans réelle prise en compte de la dimension socio économique.

Il souffre parfois aussi de la non répercussion des réductions des droits douaniers dés lors qu’elles ont eu lieu. Et là ça ressemble un peu à de l’arnaque.

Il est en fait inadmissible qu’un malade continue à payer au même prix, un produit dont le P.P.M a été calculé sur la base de droits douaniers à 30%, alors qu’entre temps ces droits douaniers ont été abaissés à 2 ou 3%.

Si ce n’est pas de l’arnaque, alors dites moi ce que c’est ?

Il n’est pas dans notre intention de pointer du doigt, encore moins de mettre à mal, une industrie pharmaceutique dont nous sommes fiers. Loin de nous cette idée !

L’objet de notre propos, et c’est là le rôle d’une presse responsable, c’est de braquer les lumières sur les incohérences et autres anachronismes qui toucheraient un secteur donné.

Et comme dans le cas d’espèce, il s’agit de la santé de millions de nos compatriotes, ce droit de regard n’est que plus justifié encore.

Mme Baddou aura de toute évidence à se battre sur un terrain assez difficile et face à un lobby – c’est sans connotation péjorative aucune – des plus puissants.

Ce lobby ne lui fera pas de cadeaux, on s’en doute un peu ! Il lui appartient de ne pas lui en faire non plus !

Il serait souhaitable que mme la Ministre puisse inscrire aussi dans son agenda des priorités, la nécessaire mise en place d’une politique nationale du médicament à même de favoriser la production et la commercialisation des produits de santé génériques.

Nous savons que les termes de l’accord de libre échange, conclu (et ratifié aussi) entre notre pays et les USA, ne sont pas pour favoriser une démarche qui irait dans le sens d’une promotion des produits génériques, néanmoins nous osons espérer voir mme Baddou arracher des concessions là ou il semblerait difficile d’en arracher.

Enfin, nous souhaiterions voir les industriels pharmaceutiques faciliter la tache à mme la Ministre pour aboutir à un consensus à visage humain et dont la finalité serait de rendre les médicaments accessibles aux populations pauvres.

C’est là le meilleur des vœux que nous puissions souhaiter à nos malades en cette fin d’année.

 

Université de Settat : un étrange mic mac !

26 décembre 2007

Dur, dur de pouvoir assurer une chronique quotidienne !

J’en mesure de plus en plus, et au fil des jours, toute la difficulté…

Le métier de journaliste, ce que je ne suis pas, est terriblement stressant, difficile à faire, et donne à la longue un assez sérieux coup de vieux à vos neurones.

Je comprends mieux maintenant, les problèmes que vivent au quotidien ces sculpteurs de l’information qui vous est livrée chaque matin, ou chaque fin de semaine.

J’imagine mieux aussi l’angoisse du journaliste qui doit livrer son papier avant l’heure fatidique du bouclage ; celle aussi du responsable de la rédaction qui doit veiller au petit grain et à la minute près pour que l’édition à paraître soit du mieux possible à faire.

C’est un dur métier !

D’aucuns diraient que c’est un métier plaisant, que l’on fait par choix. Certains vous diront qu’ils le font par amour. D’autres le font sans réel plaisir…simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé autre chose à faire.

A chaque médaille il est bien sur un revers…et ce revers, j’y pense souvent.

Je pense souvent à cet ami journaliste qui un jour m’avait dit : qu’il s’ennuyait et qu’il n’en pouvait plus. Son red-chef, comme il se dit dans le métier, lui avait expressément intimé l’ordre de faire dans le fait divers, dans l’information de proximité, dans le gris et dans le sensationnel.

C’est la tendance, c’est dans l’air du temps qu’il faut faire ! Lui disait-il.

Il faut s’y plier pour faire du tirrrrage !

Ah ! Le tirage ! J’avais compris que les trois r en sus c’était pour donner de la consistance à un mot qui en fait résumait toute une phrase : On est là pour faire de la tune !

Et pour faire de la tune, il faut aller, comme le lui a expliqué son red-chef, dans les salles d’audiences de tribunaux, dans les commissariats, dans les hôpitaux…aux cérémonies de circoncisions collectives et de mariages suspects.

Il faut aller là ou il y a matières à livrer en pâture, à la curiosité et au voyeurisme populaires : les intimités, les déchirements familiaux, les crimes passionnels, les infanticides, les parricides, les tribulations d’un caïd, d’un khalifat ou d’un baron de drogue en cavale…

C’est ça l’information !….Et ça peut être parfois aussi, les règlements de comptes par plumes interposées.

Ce sont désormais les règles du métier…ou du jeu. C’est comme on veut !

C’est à prendre ou à laisser ! Enchaîna le red-chef sur un ton martial.

Abasourdi par cet arrêt sentencieux, mon ami prit résolument la décision d’aller tenter ses chances…dans l’élevage de poules.

Un métier ou il réussit depuis !

Il avait prit le temps de rédiger un dernier papier. Un papier qu’il ne remit pas à son red-chef.

Après l’avoir lu, je me suis fais un devoir d’en joindre la substance à l’une de mes chroniques.

Celle de ce jour en fait !

Il y aurait semble t-il de drôles de pratiques, dont le théâtre serait la faculté de droit relevant de l’université Hassan 1er de Settat.

Plusieurs sources, toutes dignes de foi et concordantes, ont fait état de l’existence de cas d’étudiants admis au Master de droit sans être passé par le préalable des épreuves d’écrit et d’oral donnant accès à ce Master. D’autres étudiants eux auraient été très largement notés à cette même fin.

Le pourquoi de cette complaisance : les étudiants ayant bénéficié de ces largesses auraient pris l’engagement d’adhérer à un parti politique au sein duquel un professeur de droit public compterait faire carrière.

Le professeur en question, dit en substance le papier, serait appuyé dans sa condamnable démarche par un vice doyen, ayant la charge des relations extérieurs à l’université Hassan 1er de Settat.

Cet étrange mic mac se passerait selon toute vraisemblance à l’insu du Président de cette université dont tout le monde s’accorde à louer et les mérites et l’abnégation.

Sur cette affaire mon ami n’en a pas dit plus…et c’est dommage ! Mais il n’est nul besoin de préciser que c’est largement suffisant pour être assez grave.

Tiens ! Il se pourrait que j’aille dès demain vérifier d’un peu plus près cette information.

L’information de proximité, je commence à aimer aussi !

 

Un Conseil de Sécurité Maghrébin, tout au moins !

27 décembre 2007

Le Maghreb des peuples, celui des états ou de l’intégration économique peuvent attendre.

Pas celui de la sécurité !…l’horreur est à nos portes !

Ce sera à qui le tour ? Personne ne pourra le prédire. Pas même les terroristes qui, aux aguets et à l’affût, attendent de voir qui baissera la garde pour frapper.

L’assassinat ce lundi de quatre touristes en Mauritanie par, selon toute vraisemblance, des éléments salafistes opérant sous la bannière de la Branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique ( BAQMI) semble annoncer un nouveau mode opératoire et l’extension des actions terroristes à des airs géographiques jusque là épargnées.

Le Maghreb risque de s’embraser et d’être mis à sang ! L’expression n’est pas exagérée…elle est lucide.

Après avoir été fortement ébranlé, réduit en nombres et partiellement débusqué des maquis de l’algérois, de la petite et de la grande Kabylie l’ex GSPC semble avoir décidé de changer de stratégie et de terrains d’opérations. Sans quoi, il n’aurait de toute évidence pas mué en BAQMI !

Le nouveau mode opératoire : attentats aux explosifs avec des effectifs très réduits mais à large impact médiatique, laisse supposer que les terroristes peuvent frapper n’importe ou au Maghreb. L’opération menée en Mauritanie le confirme. Son faible coût en vies humaines est largement compensé par son impact médiatique.

Le constat est certes macabre mais néanmoins réel !

Les bases de repli et de cantonnement : les escarpements rocailleux de l’immense sud algérien, du nord du Mali et du nord du Tchad offrent aux terroristes du BAQMI une assez large liberté de mouvement. Cette région est quasi incontrôlable par les seuls états qui en ont la souveraineté. L’histoire de ces quarante dernières années l’a plusieurs fois confirmé.

Les moyens logistiques : armes en tous genres et en tous calibres, explosifs, véhicules tout terrain et carburant sont largement disponibles dans cette région de non droit ou foisonnent les trafics en tous genres.

Les deux terribles et lâches attentats aux explosifs dont Alger a été le théâtre le 11 décembre dernier et qui ont coûté la vie à une soixantaine de victimes ont replongé notre voisin de l’est dans le consternation et de nouveau dans cette spirale de violence qui ne cesse d’endeuiller le peuple algérien depuis plus d’une décennie.

L’option de « sécurité préventive » qu’a adopté le Maroc s’est avérée jusque là relativement payante. Mais il ne faut pas se leurrer ! Elle ne peut mettre notre pays définitivement à l’abri de la menace terroriste tant que vadrouilleront à nos frontières ces hordes d’assassins sans foi ni loi.

Le problème du terrorisme au Maghreb se pose désormais en d’autres termes.

Il est clair, nous semble t-il, qu’il n’est pas un seul pays au Maghreb qui pourra à lui seul venir à bout, et à terme, du terrorisme.

C’est la sécurité de 80 millions de maghrébins, pris en otage par l’interminable contentieux algéro-marocain, qui est désormais mise en jeu.

Il appartient aux décideurs des cinq pays maghrébins d’en prendre impérativement conscience et d’adopter les mesures urgentes que dicte la nouvelle donne. À commencer par la mise en place, tout au moins, d’un Conseil de Sécurité Maghrébin.

Les frontières peuvent être maintenues fermées, si telle est l’absurde et persistante volonté de ceux qui croient en leur illusoire étanchéité. Les échanges commerciaux inter maghrébins peuvent également attendre…la saint glin glin, ou que les poules aient des dents…

Mais, en un mot comme en mille, ce qui ne peut attendre, et ce dont on ne peut faire l’économie, c’est le Maghreb de la sécurité.

Dites moi que je me trompe !

Développement humain : pourquoi sommes nous 126ème ?

28 décembre 2007

Certains organes de presse ont fait état d’une vive colère qu’aurait manifesté S.M Le Roi dès après l’annonce du classement du Maroc au 126ème rang dans le rapport annuel du PNUD

Quand bien même cette information ne peut être vérifiée, elle reste hautement plausible.

Ce 126ème rang n’honore pas le Maroc, encore moins son Roi !

Il donne à penser que nous avançons à reculons et ne traduit en rien les efforts déployés par Le Souverain pour la lutte contre les disparités sociales, la pauvreté et l’exclusion.

Des sommes énormes ont été engagées à cette fin dans le cadre de l’initiative nationale pour le développement humain….les résultats eux n’ont pas suivi et n’ont pas été à la hauteur des résultats escomptés.

C’est plus que frustrant ! C’est amer et difficile à admettre !

Pourquoi en sommes nous là ?

Tenter de répondre à cette question nous amènera nécessairement à évoquer les grains de sable, en fait de véritables gros cailloux, qui à notre sens ont entravé la bonne marche de cette remarquable initiative qu’est l’INDH.

Conçue dès son lancement, en mai 2005, pour être le principal levier du développement humain dans notre pays, l’initiative suscita un remarquable engouement. C’était là aussi l’amorce d’une nouvelle façon de faire en matière de gestion participative : la société civile accédait de ce fait au rang de partenaire à part entière dans la gestion de la problématique du développement humain.

La mission de piloter cette initiative au niveau central a été confiée à des compétences avérées.

En théorie, toutes les conditions étaient donc réunies pour faire de cette initiative un model du genre. Une approche marocaine, pour le traitement de la problématique du développement humain, était née !

Rappelons qu’elle fut louée sur le plan international et que plusieurs pays s’en inspirèrent.

C’est dire tous les espoirs que suscitait cette démarche à la fois originale et audacieuse.

Mais encore une fois, c’était compter sans cette culture du profit, de la rapine et du clientélisme qui malheureusement gangrène certaines de nos administrations et certains de nos conseils élus.

L’importance des fonds alloués à cette initiative a fait lécher bien des babines.

Toujours les mêmes, oserais-je dire !

Des associations et des compétences ont été écartées au profit d’autres au titre du clientélisme et surtout parce que ces dernières manifestaient plus d’aptitudes à composer : comprendre à fermer les yeux, voire à se compromettre dans des détournements.

Des projets de piscines, pour ne citer que certains exemples, ont été avalisés, parfois pour des montants excédant le demi milliard de centimes, dans des villages ou les déficits en matière « d’infrastructures de survie » sont scandaleux.

Des murs de clôture pour un terrain de football facturés à 600.000 dhs, dans un patelin où l’unique dispensaire manque cruellement de tout, et ressemble plus à un dépotoir qu’à une structure de soin.

Les mêmes entrepreneurs qui évidemment raflent tous les marchés. Comprenez qui graissent mieux les rouages d’une mécanique qui transforme tous nos rêves en cauchemars.

Ça va de la construction à la menuiserie en passant par la plomberie, la peinture, le mobilier et la fourniture de bureau…

C’est dire le peu de chance qu’ont les jeunes lauréats de nos centres de qualification professionnelle, pour se frayer un bout de chemin dans cette jungle d’entrepreneurs « rafle-tout », appuyés par qui vous devinez …

La programmation de projets absurdes, n’étant d’aucun rapport parfois avec la philosophie de l’initiative et allant dans le seul sens de bas calculs politiciens est relativement courante.

Le concept INDH que l’on fait galvauder selon les humeurs du moment ou selon le bon plaisir de quelqu’un. Que l’on mêle aussi et souvent à toutes les sauces : fantasia et INDH, Al 3aita et l’INDH…enfin on aura tout vu !

Tout y passe pourvu que ça rapporte !

Ce sont là quelques uns des maux dont a souffert cette remarquable initiative. Et qui expliquent peut être aussi ce 126ème rang qui nous fait si mal

Quel pitoyable gâchis, encore une fois !

* Pour ceux qui souhaiteraient consulter le « Rapport mondial sur le  développement humain 2007/2008″ voir la catégorie  » Rapports annuels » du blog

Rail : le Maroc à deux vitesses

3 janvier 2008

A l’ONCF, notre office du rail, l’heure semble être à la mise à niveau des infrastructures. Tant mieux ! Il était temps de donner des allures de jeunesse à cet office qui commençait à se faire un peu vieillot.

Faut même applaudir ! Même si nos trains n’arrivent, ni ne partent, toujours pas à l’heure !

Vivement donc cette mise à niveau de nos gares et de nos voies….pour la ponctualité et le service, on verra plus tard !

L’ONCF modernise ses gares nous dit-on, du moins quelques unes d’entre elles, acquiert du nouveau matériel et semble résolu à rentrer de plein pied dans la modernité.

Beaucoup de nos gares ressemblent plus en effet à des relais pour diligences de l’ouest américain du début du 19ème siècle, qu’à des gares du début du 3ème millénaire.

La ressemblance est parfois saisissante. Tout y est ! Les structures sont déglingués, sales et poussiéreuses. Le personnel est peu affable, quand il est là…

Vivement aussi les futurs TGV qui, bientôt, relieront Tanger à Casablanca en à peu près 2 heures, et, un peu plus tard, Tanger à Agadir en moins de cinq heures.

Et pourquoi ne pas aller plus loin dans notre optimisme et imaginer que, dans pas très longtemps, et alors que nous serons encore de ce monde, un TGV maghrébin, Nord-Sud, reliera Tanger à Nouakchott en moins de 10 heures et qu’un autre, Est-ouest, reliera Tripoli à Casablanca en un temps similaire ?

On peut toujours rêver ! 

En attendant, j’ai fais le week-end dernier la cauchemardesque expérience de prendre le train reliant Khouribga à Casablanca. Et là je ne vous dis pas combien j’ai été désagréablement surpris en constatant que, son saut dans la modernité, l’ONCF est entrain de le faire surtout dans le sens vertical. Juste sur la façade atlantique et accessoirement sur la ligne Casablanca-Fez.

Le Maroc profond…transversal, dirais-je, lui attendra des jours meilleurs.

Comme les attendront aussi les passagers de certaines lignes, la ligne Khouribga – Casablanca entre autres, qui entassés comme du bétail, dans des trains d’un autre âge, mettent parfois plusieurs heures pour arriver à destination.

Nous étions ce week-end, hors compartiments, plus d’une cinquantaine à étouffer, dans chacun des wagons, et à « admirer » toutes ces gares qui, elles, ne profiteront sûrement pas de l’élan rénovateur et de l’actuelle fièvre moderniste de l’ONCF.

Certaines d’entre elles sont une véritable insulte au Maroc moderne. 

Est-il légal, ou tout simplement humain, de faire entasser sur un train deux ou trois fois plus de passagers qu’il ne peut en contenir ?

Est-il concevable qu’il n y’ait en 2008 que deux navettes quotidiennes pour passagers sur le ligne Casablanca – Khouribga -- Oued Zem ?

Que l’ONCF ne nous dise surtout pas que cette ligne n’est pas rentable ! Des dizaines de trains l’empruntent chaque jours pour évacuer les phosphates vers Casablanca et El Jorf Lasfar….et certainement pas à titre gracieux !

Est-il enfin admissible que puisse encore persister l’idée d’un Maroc qui évolue et qui se développe à deux vitesses.

Sur les rails oui !

 

UNESCO :Rameutons vite, nos compétences !

4 janvier 2008

Le Maroc voit grand et il a raison !

D’entre les pays africains et arabes, il a été souvent celui qui a pris les initiatives les plus audacieuses.

Plusieurs fois, il s’est porté candidat à l’organisation d’une coupe du monde de football.

L’issue réservée à ces candidatures n’a pas été heureuse. Elle a eu à chaque fois, l’effet d’une douche froide sur la trentaine de millions de Marocains que nous sommes.

Normal, dirais-je, nous aimons ce pays !

Tanger n’abritera pas non plus l’Expo 2012.

Là aussi, nous avons été très malheureux en essuyant un autre échec.

Est-ce une fatalité pour le Maroc que d’être cet éternel recalé ? J’ose croire que non !

Notre dossier pour l’organisation de la coupe du monde de 2010 était, de l’avis de tous les observateurs, bien ficelé et présentait toutes les garanties de solvabilité nécessaires. Nous avions également le bénéfice de l’antériorité, en étant le premier pays africain à avoir postulé à l’organisation d’une coupe du monde.

Pourtant, l’Afrique du Sud nous coiffera au poteau !

Certains avaient laissé entendre que des votants n’auraient pas joué le jeu de la transparence. En langage moins diplomatique : ils auraient été soudoyés.

Pour d’autres ce serait le charisme de Nelson Mandela qui aurait fait la différence.

Enfin ce seront, selon une autre thèses, des multinationales qui auraient fait penché la balance en faveur de la république arc en ciel.

Dans le cas de la candidature de Tanger pour l’organisation de l’Expo 2012, il semblerait que les mêmes considérations, Mandela en moins, auraient plus ou moins joué en faveur de la ville sud coréenne de Yeosu.

Nous pensons que non ! Les coréens ont fait prévaloir l’idée de promouvoir un patrimoine qui concerne l’humanité toute entière – environnement -- et pour appuyer leur démarche, ils ont organisé deux symposiums internationaux sur les océans et le réchauffement climatique.

Rares auront été peut être ceux qui auraient remarqué que l’émission Thalassa de France3 à fait escale, et à largement promotionné en filigrane la ville d’Yeosu, 2 ou 3 semaines avant le vote du BIF.

Ne pensez surtout pas, que c’est là un simple fruit du hasard. C’est comme ça que ça se joue !

Au-delà de toutes les raisons étalées, par les uns et les autres, pour expliquer les ratées de nos candidatures, il est à mon avis des raisons, moins alambiquées et plus terre à terre, qui pourraient expliquer ces échecs.

L’une, entre autres parmi ces raisons, est la non implication de notre diaspora – chercheurs, cadres opérants dans les multinationales, dans les organisations internationales ou dans les secteurs privés et publics – dans la promotion de ces candidatures.

Il s’entend que cette implication devrait intervenir en amont et pas exclusivement en aval.

Rameuter toutes ces compétences à la dernière minute n’est à mon sens d’aucun intérêt.

Nos candidatures ont souffert également de notre diplomatie officielle qui n’intègre pas dans sa démarche globale, et de tous les instants, une approche marketing pour mieux vendre le produit « Maroc ».

Mme Aziza Bennani sera candidate pour briguer le poste de directeur général de l’UNESCO.

Là nous n’aurons ni maquettes, ni montage financier, à faire prévaloir. Pour seul dossier, nous aurons à promotionner le seul mais très riche C.V de cette grande dame.

Nous aurons à placer une femme marocaine à la tête d’une prestigieuse organisation dépendant de l’ONU.

C’est dire aussi que les enjeux seront différents. Ils seront néanmoins tout aussi importants !

Cependant il y a cet assourdissant silence qui se fait pesant, qui nous dérange et qui crève la raison !

Beaucoup pensent, et à tort, que nous avons tout le temps devant nous pour promouvoir sa candidature.

D’autres, voudront en faire l’affaire d’un cercle fermé de décideurs.

Circulez, diront-ils, comme souvent, il n y a rien à voir !

A ceux là, comme aux autres, nous dirons : arrêtez de nous décevoir !

Mme Aziza Bennani sera la candidate de toute une nation. Celle de trente millions de Marocains, qui tous nourrissent l’espoir, et rêvent, de voir une des leurs, une compatriote, être la première femme dans l’histoire à présider aux destinées du temple universel de l’éducation et de la culture.

Ce n’est pas peu !

Alors rameutons vite, nos compétences ! Toutes nos compétences !

Al-Qaida fait annuler le Rallye Dakar

4 janvier 2008

rallydakar.jpg Le 30e Rallye Dakar, qui devait partir samedi de Lisbonne, a été annulé pour des raisons de sécurité, a annoncé vendredi sur Europe-1 Daniel Bilalian, directeur de la rédaction des sports de France-Télévisions, diffuseur officiel de l’événement.

Huit étapes du rallye étaient prévues en Mauritanie, un pays où la France a « fortement » déconseillé à ses ressortissants de se rendre après la mort de quatre touristes français, abattus près d’Aleg (255km au sud-est de Nouakchott) par des islamistes dAl-Qaida le 24 décembre.

« C’est un coup dur parce que c’est une épreuve que nous diffusons chaque année et sur laquelle nous misons chaque année beaucoup, qui est une belle compétition », a commenté le patron des sports de la télévision publique, confirmant une information révélée par Europe-1.

Selon Daniel Bilalian, il s’agit d’une décision « réfléchie » de la part d’Amaury Sport Organisation (ASO). « Il y a les risques encourus, les avertissements qui ont été donnés (…) S’il arrivait la moindre chose, le moindre incident en Mauritanie, sans parler d’acccidents ou d’attaques, c’est toute la crédibilité d’ASO qui serait remise en cause et, ça, ASO ne pouvait pas se le permettre ».

« Je suis vraiment désolé pour eux, et pour nous, et pour les téléspectateurs », a-t-il ajouté.

« Que voulez-vous qu’on fasse ? A partir du moment où il y a une recommandation du gouvernement, il n’y a pas d’autre solution », a commenté sur France-3 Jean-Louis Schlesser, double vainqueur de l’épreuve qui devait prendre le départ avec le dossard 309.

« Je crois que cest une triste nouvelle pour beaucoup de monde », a réagi l’ancien directeur de Citroën Sport Guy Fréquelin, interrogé sur RTL. « Jusquà maintenant, le Dakar avait quand même été une caravane importante et qui était quand même protégée donc ça veut dire quil y a quand même des risques énormes. »

Depuis le départ du premier Paris-Dakar en décembre 1978, jamais la course n’avait été annulée. Le rallye 2008 devait arriver à Dakar le 20 janvier.

ASO, qui ne confirmait pas l’information dans l’immédiat, a prévu à la mi-journée une conférence de presse « exceptionnelle » à Lisbonne, selon le service de presse du rallye. AP

Foug Figuig !

6 janvier 2008

Foug, Figuig ! C’est ce que risque de vous répondre quelqu’un à qui vous demandez comment il va ?

L’expression, assez largement utilisée, est amusante, assez branché, comme dirait l’autre, et veut dire en gros : tout va pour le mieux !

Je ne sais pas à qui l’on doit la paternité de l’expression, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est drôlement anachronique et un tantinet farfelue. J’irais jusqu’à dire qu’elle souffre de cette incohérence qui peut marquer certaines de nos expressions, sans les empêcher pour autant d’intégrer, et pour toujours, notre parlé de tous les jours.

Vous comprendrez un peu plus loin pourquoi !

Figuig, pour ceux qui ne connaissent pas, est une petite oasis, située au Sud Est du Maroc oriental. À quelques dizaines de mètres à peine d’un poste frontalier algéro-marocain, cadenassé depuis longtemps. Beaucoup de jeunes Figuiguis ne se rappellent même plus quand c’était ouvert !

C’est le pays du philosophe Mohamed Abed Al Jabri, du martyr Ahmed El Figuigui, de bon nombre de minotiers, de nombreux cadres de haut niveau et d’une diaspora éparpillée un peu partout à travers le monde. Mais il n’est pas à ma connaissance de Figuiguis qui soient impliqués là ou se prennent les décisions. Pourquoi ? Je n’en sais rien !

C’est aussi la région où l’on doit compter certainement le plus grand nombre de chômeurs au mètre carré et le moins de mètres cubes d’eau par personne !

Ils ne sont que quinze milles habitants à y vivre encore, et peu de gens y vont. Parce que de là, la route ne va nulle part ! C’est là ou tout s’arrête ! Même le temps, on dirait ! Les quelques rares et téméraires touristes qui se donnent la peine d’arriver jusque là, sont vite désenchantés par l’absence de tout.

Faute d’eau et d’entretien, la palmeraie s’essouffle et se dessèche.

Les Ksour, au nombre de sept, livrés à la seule merci du temps, s’effritent et tombent en ruine.

Je ne comprend d’ailleurs pas pourquoi nos ministres, anciens comme nouveaux, de la culture et du tourisme n’y vont jamais ! Ceux ayant eu la charge de l’environnement non plus !

C’est le désert qui y vient le plus souvent, pour happer chaque année des pans entiers d’une verdure qui se fait de plus en plus rare. Il s y installe, le redoutable désert !

Ceinturée par un environnement rocailleux, sablonneux et hostile, Figuig ne cesse de résister et de traverser le temps depuis la préhistoire, comme en témoignent les nombreuses gravures rupestres du Néolithique.

Il n’est pas dit qu’elle pourra encore le faire pendant longtemps !

Patriotes jusqu’au bout des ongles et solidaires jusque dans leurs tripes, les Figuiguis de la diaspora tentent, tant bien que mal et depuis des années, de faire rempart contre l’acharnement d’un environnement peu clément et contre celui de l’oubli.

Seuls, il n y arriveront jamais !

Figuig c’est plus de mille ans d’histoire ! Mais c’est aussi, sur les remparts de ses Ksour que sont venus se briser, les folles chimères du colonialisme et les absurdes tentations de ses survivances !

Figuig se meurt ! Elle mérite qu’on lui accorde plus d’intérêt. Elle mérite aussi d’être mieux intégrée dans les schémas de développement de la région de l’oriental.

Il est peut être quelques survivances du passé, adaptées par certains à l’air du temps, selon leur seul bon vouloir, et par d’autres, de manière douteuse, au goût du jour, qui tentent malheureusement de faire perdurer l’exclusion dont n’a cessé de pâtir cette région.

Pourquoi ?…

Il ne saurait y avoir de raison logique, valable ou intelligente qui pourrait consacrer cet état de fait !

Comme il ne saurait y avoir de raison, pour laisser cette contrée à la seule merci de l’érosion du temps et de la mémoire ni à celle de l’oubli !

C’est triste !

C’est dire aussi combien l’expression « Foug Figuig » est erronée !

Je vous le disais !

 

Mon barbu de voisin !

7 janvier 2008

La barbe relativement drue, les yeux circonscrits dans deux orbites caverneuses, mon voisin  est toujours dehors dès l’aube naissante. Vu de loin, il ressemble à beaucoup de marocains de son âge : la cinquantaine largement entamée.

Il ressemble, dirais-je aussi, et toujours vu de loin, à un bon père de famille. Sauf que lui, et chaque matin, avant d’aller trimer, il fait un boucan terrible en faisant chauffer pendant une bonne demi-heure son pick-up diesel.

Signe particulier : le véhicule ne démarre généralement qu’au bout du dixième essai crissant d’un moteur qui visiblement manque terriblement de souffle.

Le quartier ne retrouve souvent sa sérénité que vers le coup de 6h30. Enfants et adultes peuvent enfin soupirer et retrouver pour certains leur fin de rêves.

Jusque là, rien qui ne sorte du calvaire quotidien que vivent beaucoup de nos concitoyens diriez-vous !

Effectivement ! Mais vu d’un peu plus près, mon voisin n’est pas que source de nuisances matinales sonores.

Le reste de la journée, il est source de nuisances en tout genre et pour tout le monde !

A commencer par sa propension à faire dans l’éducation théologique dès qu’il vous croise.

Une science dont il m’a été donné de vérifier qu’il ignore bien évidemment tout !

Ses maigres, pour ne pas dire chétives, connaissances théologiques il en a glané une partie, auprès d’un fqih qu’il aurait croisé, quarante années auparavant, dans une Zaouïa perdue quelque part dans les confins de la Chaouia, et l’autre en fréquentant une mosquée du voisinage, ou officie un excité qui ne fait pas que prêcher la parole de Dieu.

J’ai omis de vous dire que mon barbu de voisin est l’incarnation du parfait analphabète : il ne sait ni lire ni écrire. Il aurait, en tout et pour tout, fréquenté une école coranique pendant quelques semaines, avant d’en être évacué pour « crétinisme avancé ».

Les séquelles de ce crétinisme sont toujours et hautement visibles !

Cette information est rapportée par l’aîné de ses fils, qui, visiblement, en à marre d’être moralement persécuté. À la fois par les pétarades matinales du Pick-up de son papa, mais aussi et surtout par l’interminable chapelet d’interdits et autres sermons que lui débite son docte de père, à longueur de journée, et qu’il sait pour la plupart faux et fruits de l’ijtihad de l’Imam du coin.

Le fils a eu la chance de faire deux années d’université. Et la chance aussi de ne pas hériter du crétinisme de son père… 

J’ai eu à entendre quelques unes de ces insanités ! Je n’en reviens toujours pas !

Comme je n’en reviens toujours pas d’avoir entendu, mon docte de voisin, me sommer, un soir du mois de ramadan dernier, de faire ma prière tous les matins à l’aube – Al Fajr –  et à la mosquée. Sans quoi, ajouta t-il, je serais au mieux un mécréant et au pire un Kafir.

Encore heureux qu’il ne m’ait pas prédestiné à un bûcher immédiat ! Il l’avait peut être pensé ! Qui sait ?

Bien entendu je me devais, sans courtoisie aucune il va sans dire, le renvoyer sèchement auprès de son illuminé d’Imam pour lui dire ce que je pensais réellement de ses trouvailles théologiques !

Depuis, comme on peut le deviner, nos rapports sont devenus des plus exécrables. Il n’est pas de jour qui passe, sans qu’il ne me toise d’un regard qui en dit long et beaucoup sur ses sentiments à mon égard….Il lui arrive aussi, et assez souvent, de grommeler, à voix étouffée, un baragouinage qui semble vouloir exprimer autre chose que la bonne parole… 

Je comprends mieux maintenant l’angoisse de tous ces jeunes gens, garçons comme filles, qui au quotidien vivent ce genre de persécutions morales et qui sont soumis à des injonctions qui défient tout entendement et qui sont aux antipodes du bon sens et de la parole Divine.

Je comprend aussi qu’il est un sérieux problème qui guète notre société : celui de ce genre de prêche plus agressif et inquisitoire que fondé sur la seule parole qui vaille d’être prêchée. Celle de Dieu !

La dernière fois que j’ai eu à parler à mon docte de voisin, c’était pour lui demander s’il était Khouanji ?

Il m’avait répondu : « Khouanji ou biiikhir ! »

Edifiant !!!     و الله يهدي ما خلق      

Ça cafouille beaucoup du coté d’Alger !

8 janvier 2008

C’est au quartier du Golf – Al Mouradia – désormais bunkerisé, que crèche l’essentiel du gotha politico militaire algérien.

C’est là aussi ou se concocte, depuis longtemps, la stratégie d’endiguement du Maroc et, depuis quelques mois, celle de sape du processus de négociations qui se déroulent à Manhasset.

C’est dire aussi que c’est là que se trouve le nœud gordien de l’affaire dite du Sahara et nulle part ailleurs.

Alger vient encore une fois d’en donner la preuve !

L’agence de presse algérienne –APS-, relayée par son pendant polisarien : Sahara presse service –SPS-, a accouché d’un communiqué faisant état de la découverte d’un charnier sur un site de construction à Smara.

Ce charnier est donc subitement découvert. Qui plus est, par des ouvriers Marocains et à Smara. Et cela se passe quand ? Tenez vous bien, juste au moment de l’entame du troisième round des négociations entre le Maroc et Polisario…Tiens donc !

Là, ça délire grave !….Ne manquent que des vautours pour que ça fasse vrai !

Les renseignements algériens de la DRS nous ont habitué à beaucoup mieux que ce genre de forfanteries. C’est quoi ce cafouillage et cette soudaine baisse de niveau ?

Panique ou désarroi ? C’est kif-kif, dirons nous ! Mais c’est aussi et surtout très maladroitement tiré par les cheveux.

Les galonnés d’Alger mettent la pression, en étant assis sur un pactole de 120 milliards de dollars, pour faire avorter les négociations de Manhasset. Qu’à cela ne tienne ! Mais encore faut-il qu’ils cafouillent un peu moins, et pas dans tous les sens.

Il est un enchaînement de faits qui laisse augurer de la volonté d’Alger de torpiller, encore une fois, l’ensemble de l’actuel processus de négociations de Manhasset. En fait on ne sort pas de l’ordinaire ! C’est quasiment la même rengaine et la règle depuis pratiquement le début de ce conflit, il y a plus de trente ans.

L’organisation du 12ème congrès du Polisario à Tifarity, en territoire marocain, et la menace d’une reprise des armes par ce dernier en étaient les prémices annonciatrices. Avec la macabre envolée de son agence de propagande : APS, portant sur cet énigmatique charnier, il n’est assurément plus aucun doute sur les intentions avorteuses d’Alger.

Ceci dit, on ne se fait de toutes les façons, et depuis longtemps déjà, aucun doute sur les velléités de nuisance de notre voisin de l’Est, dès lors qu’une solution à ce problème commence à pointer du bout du nez. Cela s’est souvent vérifié !

Encore plus maintenant qu’avant, dirions nous ! Parce que l’affaire dite du Sahara, et la tension permanente, entre le Maroc et l’Algérie, qui en découle, reste pour les gouvernants d’Alger un remarquable exutoire et le dérivatif par excellence vers lequel est canalisée une opinion publique algérienne qui ne comprend toujours pas le pourquoi de la déliquescence de son économie au moment même ou la rente pétrolière assure à l’Algérie des rentrées en devises faramineuses. Une opinion publique qui ne comprend pas non plus, pourquoi le quotidien de la majorité des algériens est de plus en plus difficile. Encore moins « pourquoi affame t-on un peuple aussi riche » ? Ce sont là du moins les question que se posent beaucoup d’algériens, entre eux, et sur de nombreux sites sur la toile.

Titiller la fibre nationaliste en laissant planer l’absurde risque d’une menace extérieure ne fait plus recette. L’unique menace dont il est nécessaire, et dont il conviendrait peut être, de protéger le peuple algérien, est la menace terroriste. Celle là bien réelle, présente presque au quotidien, et ne frappe, faut-il le rappeler, que ceux qui n’ont ni la chance ni les moyens d’être bunkarisés.

C’est pour face à cette menace, et pour améliorer le quotidien de son peuple, que l’Algérie doit consacrer les énormes moyens dont elle dispose, mais dont elle consacre, aussi et malheureusement, une partie importante pour son hystérique propagande et pour ses desseins hégémoniques.

Et si charniers il y a, c’est au sud d’Alger et au sud de Tindouf qu’il faut aller en chercher !

Des reformes en général, et de la corruption en particulier !

9 janvier 2008

Le débat sur la nécessité d’une réforme de la caisse de compensation occupe de nouveau les devants de la scène du débat politique. Les avis sont certes partagés sur les moyens techniques à mettre en œuvre pour y parvenir, mais il est un unanimisme qui se dégage quant à l’urgence de cette reforme. Une urgence qu’impose la flambée vertigineuse que connaissent et le cours du baril de pétrole qui caracole à 100 dollars U.S et celui des produits de base, soutenus par la dite caisse, qui eux aussi ne cessent d’augmenter de manière affolante.

De ce fait, il est hautement probable que les 20 milliards de dirhams alloués à cette compensation, au titre de la loi de finance de 2008, s’avéreront insuffisants. Que faire alors ?

Le Ministre en charge de ce dossier, en l’occurrence Mr Nizar Baraka, lui suggère un ciblage de la population en droit de bénéficier d’une aide directe, qu’il évalue oscillant entre 300 et 500 dhs, par ménage et par mois. Et à ce titre il préconise la distribution de cartes monétiques aux ayant droit, à même de leur permettre le retrait de la dite aide.

L’idée est audacieuse, il n y a pas l’ombre d’un doute là-dessus ! Elle a l’avantage de rompre avec cette atmosphère d’absence d’idées, mais elle souffre malheureusement de l’impossibilité de sa mise en application. D’abord parce que l’établissement d’une carte de la pauvreté, à même de dégager la population qui serait en droit de bénéficier d’une aide, butterait, sans équivoque aucune, sur l’absence de transparence et sur la corruption qui entacheraient inévitablement l’établissement de la dite carte.

Intermédiares, Chioukhs, Mokkadmines….s’en mêleraient à coup sur ! Bonjour alors les dégâts !

C’est dire combien la corruption qui gangrène notre pays peut rendre impossible la mise en application des idées les plus géniales ! L’actualité récente aura prouvé aussi combien son niveau d’effronterie peut être élevé : le détournement des dons Royaux.

Il est aussi cet aspect technique ayant trait à la distribution de cartes monétiques pour le retrait de l’aide. Là franchement, et Monsieur Le Ministre nous en excusera, l’approche ne cadre nullement avec la réalité de notre pays, encore moins avec celle de notre peuple.

En effet comment peut-on imaginer qu’un citoyen, habitant dans un trou perdu, au fin fond de l’Atlas ou du coté de Tendrara, puisse aller retirer les 500 dhs qui lui sont alloués, du guichet de banque le plus proche, qui lui, se trouverait à au moins 50 ou 100 bornes ?

Cela nous parait difficile ! À moins que le citoyen en question ne décide en dernier recours d’aller se payer une ballade qui lui coûtera les 500 dhs de l’aide. Là aussi, bonjour les dégâts !

L’objet de mon propos en fait, c’est de remettre sur la table le problème de la corruption et de la dilapidation de biens publics. Deux tares qui handicapent lourdement notre politique de développement.

On a beau disserter sur la pertinence ou non de certains de nos choix en matière de développement, sur l’efficacité ou non de certaines de nos réformes, tous secteurs confondus, mais il est à mon avis tout aussi important sinon plus urgent à faire : se pencher sérieusement sur cette plaie béante et profonde qui nous empêche de marcher droit et d’évoluer vite: la corruption.

Je ne remuerais pas le couteau dans la plaie en revenant sur le classement, peu honorable il va sans dire, que nous occupons au titre de la corruption. J’insisterais plus sur la nécessité, tout au moins, de faire respecter par l’état les termes de la convention internationale, signée par ce dernier, visant à combattre tous les aspects de la corruption et le détournement de fonds publics.

Améliorer notre classement en matière de développement humain passe nécessairement et aussi par une lutte de tous les instants et à tous les niveaux contre la corruption.

Une partie non négligeable des efforts fournis, en matière de lutte contre la précarité et l’exclusion, autant par le Souverain que la par le gouvernement, se trouve être réduite à néant par la corruption.

C’est certainement cette partie qui fait toute la différence en terme de classement !

C’est dire aussi combien elle est énorme ! 

Une voiture neuve à 1700 euros !

10 janvier 2008

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La Tata Nano la voiture la moins chère au monde.

Ce produit du constructeur automobile indien Tata Motors sera vendu à 1700 euros. Même sans climatisation, sans vitres électriques et avec une motorisation d’à peine 624 cm3 -- la cylindrée d’une moto -- la Nano risque de mettre à mal beaucoup de constructeurs sur les marchés des pays en développement. En Inde, ce pays qui ne cesse d’étonner, elle est certainement promise à un bel avenir. Serait ce la fin du deux roues ?

Expulsion de marocains d’Algérie : le mea culpa d’un journaliste algérien

12 janvier 2008

logo3.gif C’est un Algérien d’origine marocaine. Il habite Béni Mellal, de l’autre côté du mur. Il est resté très attaché à sa ville natale, Tlemcen. Chaque semaine, il appelle pour demander des nouvelles du WAT… En lisant mon billet sur la fraternité maghrébine, il a pleuré…
Il a réveillé en moi l’un des plus mauvais souvenirs de ma carrière de reporter. Cela se passait en 1975. J’étais en mission du côté de Tlemcen pour la Révolution agraire et personne ne m’avait demandé de m’intéresser aux familles d’origine marocaine que le gouvernement algérien chassait de chez eux !
Pourtant, l’excès de zèle me poussera à commettre un article ignoble où j’écrivais que ces familles étaient traitées avec dignité et transportées dans des cars… climatisés ! Aujourd’hui, je regrette amèrement d’avoir écrit cela et je demande l’indulgence à Ryad Azeroual de Béni Mellal et à tous les autres. Cet article me poursuivra jusqu’à la fin de mes jours.
Pardon, frères !

farahmaamar@yahoo.fr
«Les rivières ne se précipitent pas plus vite dans la mer que les hommes dans l’erreur.»
Voltaire

Opportunisme et opacité : les ingrédients du statu quo

13 janvier 2008

Ils seraient semble t-il plus d’une centaine de parlementaires à vouloir rallier le groupe « authenticité et modernité ».

Je conviens que cette information est difficilement quantifiable. Néanmoins elle est plus vraie que fausse !

Et quand bien même ils ne seraient pas autant à vouloir le faire, il n’en demeure pas moins qu’il est moult indices qui laissent penser que les candidats au ralliement sont suffisamment nombreux pour faire du groupe « authenticité et modernité » le premier groupe en nombre au sein de l’institution législative.

D’aucuns diraient que c’est d’une véritable ruée qu’il s’agit !

Je vous laisse bien évidemment le soin de deviner le pourquoi de cet engouement plus certain que prévisible !

Il se murmure également, ici et là, l’idée de la constitution prochaine d’un nouveau parti politique par Mr Fouad Ali El Himma, ou à défaut, comme le laissent entendre d’autres sources, d’une « OPA » sur un parti politique existant.

Dans tous les cas de figure il est certain que le paysage politique sera drôlement chamboulé.

Ce qui n’est certainement pas pour donner plus de visibilité à un champ politique autant miné par une excessive balkanisation que par une profonde crise que traverse les formations politiques dans leur ensemble.

Le ralliement d’autant de parlementaires au groupe « authenticité et modernité », et certainement plus tard au parti qui en découlerait, relève au premier degré de l’opportunisme. Qui s’en étonnerait ? N’est ce pas là le groupe de l’ami de Sa Majesté Le Roi ?

Le raccourci est certes simpliste mais il n’empêche que c’est essentiellement cette logique qui sous tend les motivations des adeptes du ralliement.

C’est là aussi une conséquence, directe et malheureuse des élections du 07 septembre dernier, qui a permis l’émergence d’une nouvelle « élite » politique au sein de l’institution législative. Une « élite » qui s’est armée, comme tout un chacun le sait, des seuls arguments sonnants et trébuchants pour convaincre un électorat plus réduit que jamais.

Un électorat qui a signifié et de manière claire son ras le bol à une classe politique en total déphasage par rapport aux réalités d’un Maroc en mutation.

Une bonne partie de cette « élite » campe désormais, depuis un certain temps déjà dirais-je, dans l’anti-chambre du groupe de Mr Ali El Himma dans l’espoir de voir ce dernier avaliser son ralliement.

D’aucuns se posent dès maintenant la question sur le devenir des clivages et autres alliances au sein de l’institution parlementaire après le remodelage qui est entrain de s’opérer. De quelles marges de manœuvres disposera l’actuel gouvernement dès lors qu’il y aura une nouvelle donne ?

Ce sont là autant de questions auxquelles il serait difficile d’apporter des réponses dans l’immédiat, tant sont encore opaques les intentions du groupe « authenticité et modernité ».

Cette opacité n’est pas pour rendre crédible aux yeux du citoyen l’action politique encore moins pour donner de la visibilité à un champ politique plus brouillé que jamais.

La classe politique est dans son ensemble dans l’expectative. La politique est comme on dirait au point mort et les séances des questions orales au parlement en sont la traduction la plus significative.

Nous avons pu remarquer aussi que depuis que Fouad Ali El Himma est moins assidu aux séances parlementaires, très nombreux sont les députés qui n’y assistent pas non plus.

C’est dire combien l’opportunisme a pris racine dans nos mœurs politiques !

La trahison maghrébine de Bouteflika

14 janvier 2008

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Dans un nouveau cycle de crise énergétique, l’Algérie a confirmé son engagement majoritaire dans la réalisation de deux gazoducs destinés à approvisionner l’Europe: MEDGAZ via l’Espagne et GALSI via l’Italie.

Ces deux méga-projets ont trois points communs :

  • Sonatrach investira la plus grosse part (36 %) dans chaque gazoduc;

  • Les volumes de gaz livrés seront de 8 à 9 milliards de m3/an et par gazoduc ;

  • Les deux tracés traversent la Méditerranée en évitant les territoires marocain et tunisien.

L’anesthésie générale imposée par le pouvoir algérien à la presse, aux élites et à l’opposition politique empêche toute critique locale sur ces projets. Ils relèvent pourtant de graves dérives stratégiques et historiques.

Pourquoi pousse-t-on Sonatrach à investir la plus grosse part dans ces gazoducs et à s’engager dans les marchés européens du gaz ? N’a-t-elle pas mieux à faire sur ses débouchés naturels maghrébin et africain. Quels sont les intérêts de l’Algérie dans cette course effrénée de dilapidation de ses ressources gazières au détriment de son potentiel industriel et des générations futures ? Pourquoi se précipiter à réaliser ces gazoducs, avant de définir un nouveau prix du gaz, enfermé dans un dogme d’indexation sur le prix du pétrole, selon des formules alambiquées imposées depuis plus de 40 ans ?

Cependant, la plus grave dérive est ce « détournement » des tracés naturels des gazoducs que l’Algérie « révolutionnaire » faisait passer auparavant par ses voisins maghrébins. Ce fut le cas avec le TSGP, qui passe par la Tunisie et le fameux GEM (Gazoduc Maghreb Europe) qui passe par le Maroc. Le lancement triomphal à l’époque de ces deux gazoducs étaient censés inaugurer une prometteuse politique d’intégration maghrébine inscrite dans la durée. Or cette « nouvelle route du gaz » par la mer est en soi une triple punition pour l’Union du Maghreb arabe.

 

  • Ces nouveaux gazoducs, qui rallongent le parcours marin plus coûteux, privent les voisins maghrébins de la disponibilité d’une nouvelle ressource gazière de proximité pour leur développement économique, comme si le principe de « sécurité énergétique stratégique » destiné aux Européens ne s’appliquait pas aux Maghrebins.
  • En évitant les territoires marocains et tunisiens, on les prive de « royalties » payées par le consommateur européen, donc d’un revenu légitime sur les ressources du Sahara.
  • Le passage des gazoducs par le Maroc et la Tunisie auraient imposé un « troisième » compteur des débits de gaz réellement livrés, donc une relative garantie de transparence du commerce gazier.

En faisant du pétrole une arme stratégique, l’Algérie avait propulsé son développement économique et industriel. L’arme du gaz devrait aussi aider à propulser l’intégration maghrébine. Les nouveaux investissements gaziers ne doivent pas être engagés selon les seuls besoins européens, mais aussi selon les besoins maghrébins.

Un historien-géographe avait décrit l’Algérie comme « un pays ayant un gros ventre et une petite tête ». Le gros ventre est l’immense poche saharienne qui s’étend dans le continent africain. La petite tête est la bande côtière (1 200 km de long sur 100 km de large), qui donne sur la Méditerranée. A la manière d’une panse bien pleine, le Sahara regorge de réserves d’hydrocarbures, minerais, nappes phréatiques, ressources touristiques et de richesses insoupçonnées. La pointe du bas-ventre descend vers l’Afrique, mais ses richesses restent inaccessibles aux populations du Sahel. A seulement 30 km d’In Guezzam, le poste frontalier nigérien d’Assamaka n’a pas d’électricité. La route transsaharienne, engagée dans la décennie 70, a été délaissée. Rien ne sort par le Maroc et la Mauritanie à l’Ouest pour déboucher sur l’Atlantique. Et rien ne sort par la Tunisie et la Libye à l’Est. Le gros ventre saharien est congestionné et n’aide en rien au développement des pays voisins. Le seul débouché commercial après 45 ans d’indépendance et d’efforts de développement reste encore la Méditerranée où les ports commerciaux, datant de l’époque coloniale, sont saturés sans connaître de vrais programmes d’investissement à l’intérieur et autour des enceintes portuaires.

Le chef de l’Etat Bouteflika, né à Oujda au Maroc, fait partie de l’armée des frontières qui a pris le pouvoir en 1962 après avoir été créée, formée, soutenue et protégée chez les frères marocains et tunisiens engagés avec les Algériens comme un seul peuple dans la guerre de libération.

Aujourd’hui, il trahit l’idéal maghrébin en évitant le passage des deux gazoducs par la Tunisie et le Maroc, et en perpétuant… une tradition coloniale de spoliation des richesses.

Mokhtar YAHYAOUI dans Maghreb

Cette corruption qui tue…des enfants !

14 janvier 2008

C’est plus que dramatique : c’est horrible !….Désormais, la corruption tue et qui plus est des enfants !

Il fallait s’y attendre ! Ça s’est produit ce vendredi 11 janvier, mais ça pouvait tout aussi bien se produire bien avant sinon beaucoup plus tard.

Ceux qui pensent que c’est le Mektoub, et qu’on n’y pouvait rien, se fourrent drôlement le doigt dans l’œil !

Le Mektoub a toujours eu bon dos certes, mais soyons lucide et cessons pour une fois de lui imputer toutes les bêtises et toutes les inconsciences de l’homme.

Un enfant de 11 ans a perdu la vie ! Son frêle corps a ployé sous la charge combien lourde de l’irresponsabilité des uns et de l’avidité des autres.

Il est mort aussi parce que des auxiliaires zélés de l’administration, il y’en a tellement, ont cru bon de démolir une habitation anarchique, sans s’entourer des règles élémentaires de prudence qu’exige pareille procédure.

Pourquoi l’ont ils fait un jour férié ? Mystère, mystère !

Comprenait ils au moins la charge symbolique du 11 janvier ? J’en doute fort !….Ils doivent s’en fouttre un peu aussi….

Ironie du sort, il se dit dans notre jargon populaire : « que la maison est la tombe de la vie »

Au risque de faire dans le macabre, je dirais : « que jamais adage ne s’est aussi bien vérifié ».

Ce malheureux incident que d’aucuns n’hésitent à qualifier de meurtre est venu, comme un fin couperet, déchirer le voile épais d’hypocrisie qui occulte une réalité que nous vivons au quotidien : le niveau alarmant de la corruption ambiante et insidieuse qui gangrène notre société.

Les images et les déclarations des parents de la victime, retransmises par la chaîne de Ain Sebaa, étaient choquantes…mais troublantes de vérité aussi !

De la seule vérité qui vaille d’être retenue : l’état de déliquescence avancée de notre administration et de nos conseils élus.

Nous avons tous entendu les propos du père et de la mère de la victime qui, invariablement et de manière répétitive, attestaient avoir soudoyé des agents de l’administration (seulement ?) pour pouvoir construire leur habitation de manière illégale et anarchique.

Nous avons tous pu nous faire également une idée, plus ou moins exacte, de la taille de la construction démolie. Les piliers étaient de tailles respectables et suffisamment armés en fer rond pour nous amener à penser que la construction de cette maison s’est certainement étalée sur plusieurs mois, et qu’elle ne s’est certainement pas faite de nuit.

Partant de ces deux constats, je pose, naïvement dirais je mais objectivement aussi, la question qui à mon sens mérite d’être posée : comment un citoyen peut construire dans un douar, de manière illégale et pendant des mois, toute une maison sans que cela n’attire l’attention du caïd, du khalifat, du cheikh, du président de la commune, des conseillers, des services techniques communaux ayant la charge de l’urbanisme… ?

Désolé mais cela me semble impossible !….A moins que tout ce beau monde ne soit, d’une manière ou d’une autre, impliqué dans cette transgression et qu’il n’ait intentionnellement laisser faire.

Ce qui, à première vue, semble être le cas.

Aux dernières nouvelles, une enquête aurait été diligentée et quelques agents subalternes : un cheikh et des agents de forces auxiliaires, auraient été mis en garde à vue.

Une bien maigre pêche pour un drame aussi terrible ! Il y a mort d’homme bon sang !

Nous osons souhaiter que cette enquête aille jusqu’à son terme. Et que tous les responsables, sans exclusive aucune, dont l’implication serait avérée dans ce drame soient poursuivis.

Viser le bas de l’échelle et ne poursuivre que le menu fretin, comme on a pris l’habitude de le faire, consacrerait l’impunité dont ne cessent de se prévaloir ceux qui ont fait de notre administration et de nos conseils élus les horribles nids de crabes qu’ils sont devenus ! Du moins pour certains !


Air Tijania !

15 janvier 2008

Dans certains milieux à Alger on n’est pas loin d’accuser le président Bouteflika de trop aimer le Maroc.

L’assertion est-elle absurde ?

Pour être né à Oujda d’autres et pas des moindres vont jusqu’à l’accuser d’un « délit de naissance ». Et à ce titre, pour ne se limiter qu’à cet exemple, le cas du journaliste et écrivain Mohamed Benchikou est édifiant. Dans son brûlot : « Bouteflika : une imposture algérienne » ce brillant journaliste et ex rédacteur en chef du Matin revient un certain nombre de fois sur ce « délit de naissance ». Souvent en filigrane certes, mais il y revient quand même suffisamment de fois, parfois de manière vicieuse, pour que ça soit innocent.

Cette forme d’anti – marocanisme primaire est pour le moins qu’on puisse dire bizarre…

Le président Bouteflika aime t-il le Maroc ? Difficile de trancher !

Les marocains n’oublieront pas de sitôt l’image d’un président Bouteflika atterré et terriblement affecté lors des funérailles de feu S.M Le Roi Hassan II.

Il leur sera difficile d’oublier aussi quelques une de ses déclarations inamicales à l’égard du Maroc. Particulièrement celles portant sur l’affaire de notre intégrité territoriale.      

Cette ambivalence dans ses attitudes n’est pour nous aider à comprendre la nature réelle des sentiments qu’éprouve le président algérien à l’égard du pays ou il est né.

Il est une évidence et des signes qui ne trompent pas sur son souhait de voir l’Algérie ressembler voire faire mieux que le Maroc sur certains registres.

Louable et saine attitude, diraient d’aucuns ! Certes, mais encore faut-il que ce mimétisme reste de bon aloi.             

Le président algérien a décidé qu’Alger, comme Casablanca, aura bientôt sa grande mosquée.  Elle coûtera la bagatelle de 3 milliards de dollars US et aura le plus haut minaret du monde (300 mètres), soit 100 mètres de plus que celui de la mosquée Hassan II. Elle pourra accueillir 120.000 fidèles et sera le 3e plus vaste lieu de culte musulman après les mosquées de la Mecque et de Médine. Sept ans de travaux seront nécessaires pour l’édification de cet imposant  monument. On aura compris que cette mosquée qui empiètera sur les eaux méditerranéennes sera plus grande que celle de Casablanca. Qu’a cela ne tienne ! Nous irons  jusqu’à applaudir cette saine « rivalité » sur le registre de la spiritualité, dès lors qu’elle se limite aux édifices religieux et qu’elle ne vise pas à travestir l’histoire et à tenter de faire de la ville de Ain El Madi en Algérie le berceau de la Tarîqa Tidjania en lieu et place de la ville de Fez ou repose le saint Sidi Ahmed et-tidjani : fondateur de la Tarîqa.

Cet amalgame est pour nous rappeler un autre : celui de l’organisation par Alger fin mars 2007 de la conférence dite de la fondation mondiale El Qods un organisme indépendant, dont le conseil de gouverneurs est présidé par Youssef Al-Qaradaoui. Vous aurez tout compris ! Et vous aurez vite fait d’établir le rapprochement avec le comité Al Qods que préside S.M Mohamed VI.

Vouloir dynamiser cette fondation qui de toute évidence fait double emploi avec le comité Al Qods, mais sans en atteindre ni l’aura ni la stature et sans en avoir les prérogatives, ne vise rien d’autre qu’à vouloir rivaliser avec le Maroc sur le terrain de l’autorité morale et politique. Une autorité dont a toujours joui le Maroc au sein des états arabes et musulmans, particulièrement quand il s’agit de la question palestinienne en général et celle d’Al Qods en particulier.

Pour ainsi dire nous ne comprenons toujours pas le pourquoi, ni les motivations, qui sous tendent cet anti marocanisme primaire et manifeste. Nous ne comprenons pas non plus le pourquoi de cette hargne qui fait que l’essentiel de la politique extérieur algérienne se fait dans la perspective de rivaliser avec le Maroc…pour lui nuire.

La compagnie Royale Air Maroc vient de lancer conjointement avec le comité régional du tourisme de Fez un produit baptisé « Ziyara Tijania ». Il est à craindre que pour faire mieux Air Algérie ne change carrément de sigle et opte pour « Air Tijania » !

Je vous disais que Bouteflika nous aimait beaucoup !

Quand les gérontocrates font de la résistance

17 janvier 2008

L’ancien député U.C Abdelaziz Al Massioui, nous rappelons qu’il a été député 18 ans durant, est résolument engagé dans la constitution d’un nouveau parti politique.

Son parti il le veut, et il l’aura comme il le laisse entendre.

Du moins c’est se qui ressort des nombreuses déclarations qu’il a faites à bon nombre de nos confrères.

Mr Al Massioui a porté son dévolu sur les retraités et c’est donc un parti de retraités qu’il souhaiterait créer.

Le ministère de l’intérieur, lui, ne voit pas la chose de cet œil là. Ni ne l’entend de cette oreille. Il aurait signifié un refus net à sa requête, arguant du fait que les dispositions de la loi sur les partis ne le permettent pas. Ce qui est exacte.

Au-delà de l’aspect légal de la chose, il est un certain nombre de question qui me taraudent l’esprit.

D’abord pourquoi un parti de retraités ? Quel en serait le programme ?

Ensuite, et si l’on admet bien entendu que le renouvellement des élites au sein d’un parti est un impératif incontournable, serait-il possible d’imaginer un nanogénaire ou un octogénaire passer le relais à un septuagénaire ?

Ne sont-ce pas là les pratiques, entre autres, qui ont fait qu’on aboutisse à l’actuelle crise du politique dans notre pays ? Et aux remous (salutaires ?) aussi que vivent beaucoup de partis depuis le tsunami du 7 septembre dernier.

C’est dire que Mr Al Massioui n’en a tiré aucun enseignement…

C’est dire aussi qu’un homme politique au crépuscule de sa carrière peut parfois difficilement admettre qu’il y a une fin à tout. Malheureusement sous nos cieux ils sont légion à ne pas s’en convaincre!

Après le refus que lui a signifié le ministère de l’intérieur Mr Al Massioui a déclaré qu’il contournerait cette mesure en changeant tout simplement d’appellation pour son parti. Il aurait, selon ses dires, décidé d’appeler sa future « officine politique » : « le parti des retraités et des jeunes ». Là on nage en plein délire !

Tout est dit ! Mais tout est clair aussi…

Ce que veut en fait, et en clair, l‘ex député U.C, c’est avoir son parti. Point barre !

Le programme, le positionnement, si positionnement immuable il y aura, il y réfléchira plus tard.

Avouez que tout ça ne prête pas à l’optimisme….on est comme qui dirait en pleine politique fiction !

Certes Mr Al Massioui à, comme tout citoyen et au nom de la démocratie, le droit de créer son propre parti. Mais dans le cas d’espèce, il déborde largement sur la limite qui sépare le raisonnable de ce qui ne l’est pas. Ce sont là aussi et malheureusement les aléas d’une mauvaise perception de la démocratie.

Et au risque de me faire tirer à boulets rouges par les gérontocrates, qui sévissent encore et en nombre au sein de nos formations politiques, je me demande s’il ne serait pas utile d’amender l’actuelle loi sur les partis en y introduisant une disposition restrictive, qui interdirait toute responsabilité au sein des instances dirigeantes des partis aux personnes dont l’âge aurait dépassé les 75 ans.

Cette disposition qui de prime abord à toutes les allures d’une transgression aux pratiques démocratiques, comme largement entendues, compensera justement les aléas dont je parlais un peu plus haut.

Il est admis sous toutes les latitudes, dans tous les langages et c’est attesté par toutes les sciences qu’au-delà d’un certain âge il est beaucoup de facultés qui nous faussent compagnie.

Pour dire les choses de manière simple : pourquoi cet acharnement et cette volonté à ramer à contre courant de l’évolution naturelle des choses et de l’homme ?

Il est à considérer aussi que le paysage politique marocain peut largement faire l’économie d’une fantaisie dans le genre de celle de Mr Al Massioui.

Il serait donc salutaire qu’il sursoit à cette idée.

Et c’est à ce prix là qu’il attestera du patriotisme dont il se revendique depuis toujours !

Une association de retraités ? Ce serait mieux, non !

Pour que cesse le commerce du vent !

18 janvier 2008

fkih.jpg « Dis moi de quoi tu souffres, je te dirais quel charlatan te grugera »

Beaucoup de nos concitoyens se sont passé la consigne courant de cette semaine.

Et pour cause ! « Doctissimo » est là !

Oui ! C’est l’absurde magie du non empirique et de l’irrationnel qui envahi l’espace. Tout l’espace !

L’imploration de nos saints et les recettes de nos Fkihs ne semblent plus avoir la côte et ne sont plus, comme qui dirait, à la mode.

L’heure est à la déferlante pseudo guérisseuse d’un prétendu docte doublement estampillé : « Kharij » et « Khalij »

Notre gourou national, El Mekki des Skhirates pour ne pas le nommer, est entrain de se faire damer le pion par plus charlatan que lui.

Par un charlatan qui a compris, la mondialisation aidant, que pour mieux tromper il faut donner de la gueule et de l’allure à la tromperie. Il faut y mettre les moyens nécessaires aussi.

Des moyens qui font dans l’air du temps, qui font in, mais qui font mouche surtout. Internet, chaîne de télévision et techniques de communication, rien n’a été laissé au hasard et il n’est pas de place à l’improvisation. Le charlatanisme est en marche. Il se professionnalise !

Les carottes semblent donc cuites pour notre Mekki. Tant pis pour lui et tant mieux pour nous. Ça ne fera qu’une chimère en moins en attendant la suivante.

Ceci dit il peut toujours se rabattre sur ses vieux amours : les carcasses de voitures.

Cette fois ci le gourou fétiche et la coqueluche du moment nous vient de « Barra ». Il nous vient d’ailleurs et de loin.

Il se la ramène du pays de la reine de Saba et de celui du Qat. C’est dire combien il peut être stupéfiant !

C’est dire aussi tout l’entrain et l’engouement que peut susciter un tel personnage auprès de personnes crédules, mais surtout affaiblies et usées par différentes maladies qui les rongent.

Et en fait de personnage, le sieur Mohamed El Hachemi, c’est son nom, en est vraiment un. Il affiche une carte de visite des plus impressionnantes.

Jugez-en !

Il aurait une baraka et ce qu’il faut comme « science herbeuse » pour guérir le Sida, le diabète, toutes les formes de handicaps et de cancers, l’épilepsie et j’en passe.

Vous comprenez alors pourquoi ils étaient plusieurs centaines de consultants à l’attendre à Agadir ou il était sensé animer une conférence portant sur la médecine parallèle.

La dite conférence portait sur du vent en fait !

Tout comme le même vent que tentent de fourguer d’autres charlatans qui à longueur d’année proposent, par voie d’annonces, insérées sur beaucoup de nos journaux, une panoplie de produits « miracles » mais surtout bidons qui prétendent-ils auraient le pouvoir de guérir des maladies face auxquelles la médecine conventionnelle est encore impuissante.

Rien que ça ! Et dire que des milliards sont investis dans la recherche médicale, qui 7 fois sur 10 n’aboutit à rien. On aura tout vu ! L’imbécillité semble même vouloir transcender toute notre raison…

La conférence en question c’est du pipo et c’est la poudre aux yeux qui masque le véritable mobile du déplacement du gourou yéménite. Ce dernier n’aurait en fait débarqué chez nous que pour régler un problème en rapport avec le gel du compte bancaire par où transite les millions de Dhs grugés à des concitoyens crédules et obnubilés par les pseudo miracles qu’auraient accompli ce saladin des temps modernes.

Ceci m’amène à l’essentiel : il est temps et il y a urgence pour que les pouvoirs publics regardent d’un peu plus près ce qui se trame derrière toutes ces publicités mensongères vantant en toute illégalité les mérites de produits en rapport avec la santé humaine. Comme il y a urgence aussi à mettre un bémol aux activités aussi trompeuses que douteuses de tous ces charlatans, enturbannés ou non, qui font de la crédulité des gens un fond de commerce ô combien lucratif.

Sans quoi nous risquons de voir notre pays transformé en Royaume de la crédulité.

Ce que notre pays ne saurait devenir, que je sache !

El bulldozer daba !

20 janvier 2008

Dans ma chronique du 13 janvier – opportunisme et opacité : les ingrédients du statu quo -  je disais que l’opacité qui entourait les intentions du groupe parlementaire « authenticité et modernité » donc celles de son chef de file, Fouad Ali El Himma, n’était pas pour améliorer la visibilité dans un  champ politique national autant miné par son excessive balkanisation que par la profonde crise que traversent l’ensemble des formations politiques du pays.

Depuis jeudi le brouillard se fait beaucoup moins épais. Ouf, dirais je ! Quelle délivrance ! 

Les débuts de clarification et de levée de mystère sont désormais là !

Intentions et contours se dessinent aussi. Ils commencent à prendre les  formes d’un parti qui certainement naîtra dans pas très longtemps.

Ce que confirme d’ailleurs un quotidien proche de Mr El Himma qui prête à ce dernier l’intention résolue de créer un parti  politique. Le même quotidien ne manque pas non plus de souligner, en parlant de Fouad Ali El Himma, que  « Sa situation antérieure était, en fait, peu lisible et participait de la confusion générale actuelle».

Il ajoute enfin que « ce n’était ni politiquement sain, ni démocratiquement orthodoxe » Voilà qui me laisse penser que nous étions plusieurs à partager les mêmes inquiétudes.

Il s’appellera comment le nouveau né ? On n’en sait rien encore, mais je ne suis pas loin de penser qu’il y aura du « mouvement » et des « démocrates » là dedans. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Un de mes amis, lui, suggère une appellation plus subtile et plus amusante : « El bulldozer daba »                 

La gestation, elle, s’est faite dans les délais, dirais je. Ça n’a pas mis plus de temps que pour un bébé : neuf mois…Mais « c’est comme un bébé fait dans le dos » ajoutent certains.               

Fouad Ali El Himma, ami du Roi, ex  ministre délégué à l’intérieur et chef de file du groupe « authenticité et modernité » a placé la barre très haut en affichant l’ambition de fédérer autour de lui tout ce que peut compter le pays comme démocrates. C’est dire qu’il compte ratisser large. Même très large, si l’on se fie à une source qui semble être au fait des contacts passés,  en cours et à venir. 

Le communiqué -- plate forme publié ce jeudi, et signé par les premiers partants dans l’épopée El Himma, semble de prime abord quelque peu évasif, néanmoins il est clair quant à la finalité de l’entreprise qu’il laisse largement entrevoir.

Il s’est voulu rassurant aussi et semblait ne pas vouloir trop bousculer la clase politique.

C’est raté !

Et je me doutais un peu des réactions qu’allait susciter la sortie de l’équipe El Himma dans les rangs des partis. Ils y voient, du moins pour ceux qui ont déjà eu à se prononcer sur la question, une velléité de faire main basse sur l’action politique et de s’ériger en alternative crédible, exclusive et incontournable face à la dépolitisation des citoyens et à l’occupation rampante du champ politique par les forces rétrogrades obscurantistes.

Cette ambition est d’ailleurs clairement affichée ! La plate forme souligne en substance que le projet se propose de « combler le déficit de mobilisation des élites nationales dans l’encadrement des citoyens et dans la participation de ceux-ci à la construction de leur avenir »

Les signataires de la plate forme, eux, semblent ne pas voir les choses sous cet angle là. Ils s’en défendent même et semblent mettre de l’eau dans leur thé en précisant que « l’initiative est nationale, ouverte à tous les démocrates indépendamment de leur appartenance partisane ».

En guise de réplique, certains ont été jusqu’à dire et à répéter que « l’enfer était pavé de bonnes intentions ».               

Les jours à venir augurent d’un bras de fer, qui certainement pendra des allures plus franches. Des antécédents dans l’histoire pas très lointaine de notre pays font craindre un remake d’expériences partisanes hasardeuses et malheureuses. Cette légitime appréhension est assez largement partagée.

Moi je dirais tout simplement que j’ai peur ! J’ai peur pour la transition démocratique, peur aussi de voir gommée, par inadvertance ou intentionnellement, une bonne partie de nos acquis. Des acquis qui je rappelle ont été construits patiemment et par petits bouts. Souvent dans la douleur, mais toujours dans la perspective et avec la conviction que les lendemains seront à chaque fois meilleurs.  

C’est cette peur là qui me laisse penser que Mr El Himma à peut être tort dans son approche.

L’avenir tranchera !       

La transition télévisuelle : c’est pour quand ?

22 janvier 2008

Ils seraient combien les marocains qui regardent régulièrement, hors émissions sportives, l’une ou l’autre sinon nos deux chaînes de télévision publique ? Et quand il leur arrive de le faire , que regardent-ils comme émissions?

Il n’est pas à ma connaissance de réponses statistiques sérieuses à apporter à ces questions. Tout simplement parce que personne ne s’est donné la peine d’en faire !

Je me suis amusé, pendant assez longtemps, à poser ces deux questions à un large panel de mes compatriotes, de catégories socio professionnelles différentes, de niveaux d’instruction différents et de différents âges.

Je ne détaillerais pas évidemment tous les éléments auxquels a abouti cette enquête maison. Là n’est pas l’objet de ma chronique. Et je n’ai évidemment pas la prétention de vouloir donner un quelconque crédit académique à un travail qui ne l’est pas. C’est un boulot de pressionnels et c’est ce que je ne suis pas bien entendu.

Ceci dit, ma petite investigation, faite auprès de 500 personnes environ, a fait ressortir un élément essentiel : globalement les marocains ne consomment pas les produits télévisuels du pays. Je me doutais d’ailleurs, et depuis assez longtemps, qu’ils ne devaient pas être bezef nos compatriotes à regarder nos chaînes publiques.

Pour les plus jeunes d’entre eux, et quand ils peuvent avoir accès aux chaînes satellitaires, soit la grande majorité aujourd’hui, ils sont plutôt accrochés par les produits du moyen orient, du golf et accessoirement par des chaînes satellitaires européennes. Le produit marocain il en consomme très rarement en dehors du samedi soir.

Pour la tranche d’âge qui va de 30 à 55 ans il y a une petite, mais relativement légère, variation de tendance. Et là ce sont les chaînes françaises qui accrochent un maximum de spectateurs qui ont une bonne ou moyenne maîtrise de la langue française.

Dire pourquoi ils ne sont que très peu à consommer la production télévisuelle nationale relèverait de l’euphémisme.

Notre télévision produit de la médiocrité et ne répond en rien aux attentes de nos concitoyens. Il n y a aucune honte à le dire ! Il serait même salutaire de savoir dire parfois les choses comme elles sont. Sans langue de bois aucune!

Notre télévision à l’âge de notre développement, elle a aussi l’âge de notre démocratie. Néanmoins le parallèle s’arrête là ! Nous vivons, et n’en déplaise aux nihilistes de tous horizons, une transition économique, sociale et politique, mais nos boites à images, elles,et bizarrement ne sont pas au rendez vous de nos transitions.

Je dirais même qu’elles sont quelque part handicapantes et n’accompagnent pas, ce qu’elles devraient faire en fait, les mutations que connaît notre pays.

Est-il concevable que le paysage politique puisse vivre autant de remous, depuis le fameux 07 septembre de l’an 07 du nouveau millénaire, sans que nos chaînes publiques ne s’y intéressent de manière efficiente et conséquente ?

Ne pas accompagner de tels événements et aussi longtemps que nécessaire est de l’hérésie. Ça n’a pas d’autre nom !

Est-il concevable qu’aucun plateau de télévision, digne de ce nom, il faut le préciser, n’ait pu être réuni pour expliquer aux marocains ce qu’est le projet d’autonomie qu’a soumis notre pays à l’O.N.U ? Et dans un langage qui fait plus dans la simplicité que dans la sophistication.

Un langage que comprendrait le Fellah de Had Kourt et que comprendrait aussi le berger de Tinghir.

Peut-on admettre, en 2008, qu’il n y ait pas de ministres qui viendraient à la télévision pour être questionnés sur des sujets d’actualité et pour lever un certain nombre d’incompréhensions parfois dues justement à leur quasi et légendaire mutisme ?

La liste de mes questions, celle de mes compatriotes aussi, est assez longue.

On y passera certainement la journée ! Mais je pense avoir laissé comprendre que le problème n’est pas un problème de moyens encore moins de compétences humaines.

Le problème de notre T.V relève d’un manque de volonté politique, mais aussi d’une frilosité de nos hommes politiques toujours enfermés, et certainement sans raison, dans les carcans d’un passé que nous savons révolu à jamais.

Tout pousse à croire qu’ils ne s’en rendent même pas compte !

Merci El Gara !

22 janvier 2008

alloudi.jpg Non je ne suis pas que râleur ! Du moins j’apporte la précision pour ceux qui auraient tendance à le croire !

Il m’arrive, et même plus souvent qu’on ne pourrait le penser, d’être aux anges et même d’applaudir assez fort quand il y a lieu de le faire.

Et je pense qu’aujourd’hui il y a matière à être content. A laisser éclater sa joie et à dire que nous sommes capable d’être très bons dans beaucoup de choses. Onze garçons -- lions l’on prouvé hier à Accra.

Ils ont rugi pendant quatre vingt dix minutes sous une chaleur de plomb et sous une humidité qui essoufflerait plus d’un et très vite.

Nos lions ont frappé très fort ! Ils ont asséné des coups de patte terribles, qui ont fait mal, et qui cinq fois ont fait mouche. Excusez du peu !

Nous étions, quelques milliers de kilomètres plus au nord, plusieurs millions de marocains à être en admiration devant leur récital balle au pied, et à vibrer à l’unisson à chaque lacération de filets.

Merci les garçons pour ces mémorables moments de bonheur ! Merci de nous avoir remis sur les nuages !

Ceux, parmi les empêcheurs de festoyer en rond, qui pensent que l’équipe adverse, en l’occurrence la Namibie, était trop faible. Ben, ceux là, ils ont tout intérêt à aller se rabattre sur autre chose et oublier le football. Les Namibiens n’étaient peut être pas des foudres de guerre certes, mais nos lions, eux, ont été très forts. Et de la manière dont ils ont joué ce lundi, ils auraient pu vaincre, ou tout au moins faire jeu égal, avec les meilleures formations africaines du moment. Et ce n’est pas peu ! Nous revenons de loin !

Quelles leçons seraient donc à tirer de cette magnifique prouesse ? Une prouesse qui marquera certainement les esprits pendant assez longtemps, chez nous, comme un peu partout en Afrique…mais ailleurs aussi ?

Il est à mon sens un enseignement qui mérite qu’on s y arrête un peu : la cas Alloudi.

Voilà un garçon, grand comme trois pommes, un pur produit du terroir, qui n’est pas passé par une école de football et qui crève l’écran…et surtout les filets. Et ce garçon nous vient d’où ?

Il nous vient d’un bourg perdu quelque par entre Berrechid et Benslimane et que beaucoup de nos ministres et autres secrétaires d’état seraient peut être incapables de situer sur une carte. Il nous vient d’El Gara….Ça ne vous dit rien ?…On s’en doutait un peu !

Oui, ce Mâalam nous vient de ce Maroc profond, de ce Maroc si généreux, mais que beaucoup de nos salonnards ne connaissent même pas. Ils n’ont pas le temps d’y aller, pas même le temps de s’y intéresser. La dernière fois qu’un ministre y a mis les pieds, c’était quand ? Il y a sûrement très longtemps…trop longtemps !

Ils y feraient quoi nos ministres ?….Même la route qui y mène est dans un piteux état. Elle est si étroite et si crevassée que pour s’y aventurer il faut être drôlement téméraire.

Téméraire le jeune Alloudi, lui, l’a été, et jusqu’au bout.

C’est cette route là qu’il a du emprunter, des centaines de fois, pour aller quémander, voire supplier pour qu’on lui donne une chance. La chance de pouvoir jouer dans un vrai terrain de football pas dans un terrain ou il est plus facile de se bousiller les chevilles que de marquer des buts.

Et c’est en martyrisant chevilles et genoux que notre jeune virtuose à appris à jouer au football. Il y excellera après comme nous avons pu le remarquer.

Heureusement que dame chance lui a sourit plus vite que les hommes. Sans quoi il serait encore à moisir et son talent à mourir dans ce trou perdu des Mdakras.

Ils seraient combien tous les Alloudi que l’on ignore ?

Ils seraient combien tous les jeunes talents qui se trouveraient quelque part dans toutes ces El Gara que compte le pays ?…Ces El Gara qui malheureusement ne leur offrent aucune chance pour éclore.

L’histoire a prouvé que le sport peut être un excellent moyen de promotion sociale.

Alloudi, lui, vient de nous prouver qu’une star peut naître à El Gara !

Merci El Gara ! Merci Alloudi !

A défaut de pétrole….on pourrait peut être faire dans la prospection sportive…

C’est moins volatil et plus sur comme valeur !

Et le Maroc en regorge !!!

Trêve de tchatche !

23 janvier 2008

Qui pourrait nous éclairer et nous expliquer, en langage clair et non alambiqué, ce que veut dire exactement « l’attachement fondamental de l’Algérie à la consolidation économique de l’UMA » ?

Et ce que veut dire aussi «la zone de libre-échange euro-méditerranéenne et l’objectif d’une prospérité partagée ne pourront se concrétiser que si l’on donne le plein sens à la libre circulation des personnes ».

Ce sont là des propos tenus par Abdelkader Messahel, le ministre délégué algérien aux affaires maghrébines et africaines, lors de la 6ème réunion des ministres des affaires étrangères 5+5.

Mieux encore, et pour ce faire convainquant, Mr Messahel tente de bassiner son auditoire en évoquant les « larges chantiers » qui s’ouvrent, comme les projets structurants – de l’intégration maghrébine -- en cours de réalisation avec l’autoroute Est – Ouest et la ligne de chemin de fer Est – Ouest.

Personnellement, et quand bien même je fournirais des efforts titanesques, j’aurais toujours de la migraine en essayant de me retrouver dans ce genre de propos. Je serais peut être plus à l’aise en les inscrivant dans un contexte à venir…d’ici quelques décennies. Le hic c’est qu’il est certain que d’ici là bon nombre d’entre nous ne seront plus de ce monde.

Il serait néanmoins intéressant de s’arrêter un moment sur cette réunion. D’abord sur certains détails qui peuvent paraître anodins….juste d’ordre protocolaire, mais qui en réalité sont lourds de par la signification qu’ils impliquent. Ensuite, sur tout ce que n’a pas dit Mr Messahel lors de ce dialogue des 10. Qui, sommes toutes et bien qu’important, n’est qu’informel.

Retenons pour commencer que c’est le ministre délégué aux affaires maghrébines et africaines qui représente l’Algérie à cette 6ème réunion, et non son ministre des affaires étrangères. C’est lourd de sens ! D’autant plus que l’agenda de Mr Medelci permettait largement son déplacement à Rabat.

Il est clair aussi que ce niveau de représentation sous tendait un message autant adressé à Rabat qu’à Paris et Madrid et en rapport bien évidemment avec les dernières évolutions qu’a connu l’affaire dite du Sahara. Une évolution qui, rappelons le, va dans le sens d’un soutien assez franc au projet d’autonomie soumis par notre pays.

Monsieur Messahel claironne que l’Algérie est fondamentalement attachée à la consolidation économique de l’UMA. Nous on veut bien ! Mais encore faut-il que les maghrébins puissent palper concrètement cet attachement. Jusque là on a surtout vu l’Algérie s’inquiéter de l’approvisionnement de l’Europe en gaz. On a vu aussi comment les territoires marocain et tunisien ont été sciemment contournés pour la réalisation des projets MEDGAZ – gazoduc vers l’Espagne – et GALSI – gazoduc vers l’Italie – privant ainsi les deux pays maghrébins de royalties conséquentes. Pour ces deux gazoducs l’Algérie et en dépit de tout bon sens a privilégié l’option la plus onéreuse – tracé marin -- et celle qui s’écarte de plus de ses débouchés naturels – Maghreb -. N’aurait-il pas fallu inscrire ces projets dans une démarche d’intégration maghrébine inscrite dans la durée ? N’était ce pas là une volonté de « punir » les deux voisins maghrébins ?

Sinon pour « les grands et larges chantiers » structurants, là aussi nous aurions aimé voir l’Algérie faire appel à l’expertise des entreprise marocaines et tunisiennes.

Nous ne comprenons pas très bien, non plus, Mr Messahel quand il dit, à juste titre d’ailleurs vouloir voir les pays de la rive nord méditerranéenne « donner un plein sens à la libre circulation des personnes ». Et de la libre circulation des personnes au Maghreb, on en fait quoi ?

Mr Messahel n’a en fait pas dit l’essentiel ! Il n’a pas dit que la construction maghrébine n’est pas inscrite dans l’agenda des priorités algériennes.

L’incohérence dans les propos, dans les actes aussi, en est la traduction criarde !

Et comme je suis viscéralement maghrébin j’ai presque envie de dire : Trêve de tchatche !

T.V, emploi et comment cirer les pompes de son ministre !

24 janvier 2008

Jamaâ Goulahcen est plutôt bon comme journaliste. Il lui est arrivé de réussir d’assez belles choses. Cependant et à défaut d’avoir les coudées franches, il en a raté d’autres aussi !

C’est là le lot de tous les journalistes qui exercent dans un environnement médiatique qui n’offre que peu de marge à l’imagination, à la créativité et à la liberté de ton.

Notre télévision publique, et je le disais il n y a pas longtemps, souffre encore de contingences qui n’ont plus de raison d’être. Elle souffre également de réflexes d’autocensure que plus rien ne motive, si ce n’est « l’Ijtihad » et le zèle, pour le dire dans deux langues, de ceux qui se trompent encore d’époque.

C’est peut être là une des raisons, entre autres, qui ont fait que beaucoup de nos journalistes, tous brillants, soient partis exercer leurs talents ailleurs.

J’irais jusqu’à me demander s’il n’est pas dangereux de laisser notre télévision publique pâtir de cette situation. Le monde dans toute ses diversités ethnoculturelles et politiques nous regarde et nous jauge assez souvent à l’aune des seules images que nous lui transmettons.

Et il est malheureux de constater que notre télévision publique ne traduit pas exactement, elle en est même loin, la réalité du Maroc d’aujourd’hui.

Elle ne traduit pas l’image de ce Maroc en mouvement, de ce Maroc qui fait des efforts, qui hésite parfois, mais qui marche ! Pas celle non plus de ces marocains qui ont du génie et du talent et qui croient fort en la démocratie comme valeur refuge. Encore moins celle de ce Maroc pluriel qui refuse l’embrigadement sous l’étendard de la pensée unique ou retrograde.

Notre télévision publique nous déçoit ! Et si j y reviens ce n’est certainement pas pour le plaisir de me répéter.

L’émission phare « Moubacharaten Maâkoum », diffusée ce mercredi, et qui plus était consacrée à la problématique de l’emploi, est la traduction parfaite du pathétique état d’esprit dans lequel est engluée notre télévision publique. Les traits saillants en auront été : cette sempiternelle langue de bois qui démotiverait les plus optimistes d’entre nos concitoyens ; une émission à laquelle n’était invité ni journalistes ni représentants de l’opposition ; et plus grave encore : l’un des invités de l’émission, Azzeddine Akesbi, fut présenté comme enseignant chercheur, ce qu’il est certes, mais il n’est pas que ça ! On a sciemment occulté d’évoquer sa qualité de secrétaire général de Transparency Maroc.

C’est dire combien l’émission était biaisée dès avant son début.

On n’évoquant pas Transparency Maroc je ne vois pas à qui ont voulu plaire ceux qui certainement auraient apporté les retouches nécessaires et finales au scénario de l’émission !

Il est que je sache unanimement et communément admis que la corruption est un fléau national qui grève notre taux de croissance d’au moins un point et demi, pour ne pas dire de deux points. En parler ne relève plus du tabou non plus depuis un sacré bout de temps déjà !

Que faut-il de plus pour se convaincre que les temps ont changé ?

S.M Le Roi en a même fait l’une des ossatures de son discours du 20 août 2007 : « Ensemble, nous devons nous engager dans une lutte sans relâche contre la corruption et la prévarication, l’abus de pouvoir et de biens sociaux, les féodalités rentières, les rapines et la pratique de partage des butins » C’est clair, limpide et sans équivoque !

Alors, c’est quoi ce zèle de piètre niveau ? Et si ça n’en est pas, qu’on nous dise alors ce que c’est !

C’est d’autant plus ridicule et irrationnel qu’il n’est pratiquement plus de marocain, pour peu qu’il sache lire, même de manière rudimentaire, qui n’établisse pas de rapport entre A. Akesbi, Transparency et corruption.

Le débat, comme ont pu le remarquer ceux qui ont eu le courage de ne pas zapper l’émission et d’en suivre les péripéties jusqu’au bout, avait surtout les allures d’un monologue que se sont partagé, presque exclusivement, et alternativement, un ministre de l’emploi qui n’a pas encore eu le temps, il faut le dire, de maîtriser tous ses dossiers pour convaincre, et un directeur général de l’ANAPEC qui, lui, a plus fait dans la diversion que dans l’argumentation. Il nous a aussi montré et de manière magistrale « comment cirer les pompes de son ministre »

Encore une de ratée !



Silence, on affame…et on tue !

25 janvier 2008

Pour dire vrai je ne sais même plus combien il doit rester de palestiniens…Difficile de suivre les statistiques…ça va si vite !

J’irais jusqu’à dire, non sans une pointe de gêne, qu’à l’allure avec laquelle ce peuple est exterminé il serait peut être temps de l’assimiler à une espèce en voie de disparition.

Et qu’il est à craindre qu’il y aura, peut être dans pas très longtemps, plus de crocodiles du Nil, de Chimpanzés bonobo et de crapauds rouges de Madagascar que de palestiniens. Je rappelle que les trois espèces animales sont protégées mais pas les palestiniens.

Les palestiniens on en liquide tous les jours, des tas, des deux sexes et de tous les âges ! Difficile donc de parler de liquidations ciblées…comme souvent Israël a pris l’habitude de dire pour maquiller les génocides en frappes militairement correctes.

Tsahal frappe toujours dans le tas !…Pas très glorieux !

Et quand ça ne frappe pas dans le tas, ça affame tout un peuple !….Pas glorieux non plus !

Les arabes eux assistent au macabre spectacle sans broncher…et sans émettre le moindre son. Pas même un petit chouia de semblant de zeste de protestation. Pathétique !

Le pourraient-ils ? En toute objectivité, non ! Mais c’est là une autre histoire…un autre conte de Sherazade…

A peine si les plus téméraires d’entre eux arriveront, en mettant bien sur la manière qu’il faut, à réagir timidement et du bout des lèvres pour dénoncer cet énième épisode du génocide du peuple palestinien.

Les rapports de forces ne le permettent pas ! Ils ne permettent plus rien en fait ! A moins d’être suicidaire…ce qui n’est certainement pas un signe d’intelligence.

Le plus intrigant dans l’histoire, c’est que cette subite frénésie tueuse israélienne, la énième du genre aussi, survient presque immédiatement après les visites des présidents américains et français dans la région.

C’est dire qu’on ne ne s’offusque même plus du risque de suspicion de concomitance. Comme pour dire qu’une tuerie ça n’attend pas !

C’est dire aussi qu’on peut s’autoriser les raccourcis et les déductions les plus troublantes. Pourquoi pas ! Tout s’y prête !

Bush n’avait presque pas encore atterri à Washington, ni mis de l’ordre dans son épais bon de commandes glanées au golf, que massacres et blocus pointent du bout du nez. Très troublant en effet !

Difficile de ne pas établir non plus une relation de cause à effet dès lors qu’on connaît le copinage et le coquinage qui sous tendent les relations qu’entretiennent néo cons américains et faucons israéliens.

L’actuelle administration américaine est certainement en droit -- qui l’en empêcherait ? -- d’imprégner à ses relations avec Israël le niveau de complicité, de fidélité et d’excellence qui lui convient et qui sied à ses intérêts. Mais est-elle pour autant en droit de mettre en difficulté et de tromper systématiquement ses alliés arabes ? Est elle en droit de persister, dans son aveuglement, à vouloir humilier le milliard et demi de musulmans que nous sommes ?

Nous savons, et depuis toujours, que les américains n’ont que des intérêts et jamais d’amis !

Et en parlant d’intérêts, je ne sais pas s’il est dans l’intérêt des américains de fermer les yeux, encore une fois, et d’encourager, sous cape, l’actuelle mise au pas et mise à mort du peuple palestinien.

En un mot comme en mille, Bush doit fournir l’effort de comprendre que c’est là le meilleur moyen pour donner du tonus et revigorer ce terrorisme qu’il prétend vouloir combattre !

C’est à croire qu’il n’a malheureusement tiré que peu, voire aucun, enseignement des causes réelles qui l’induisent.

L’humiliation en est la principale, elle en est la sève !

Les américains doivent savoir aussi que ce n’est ni la ghettoïsation de la Palestine, ni la bunkérisation d’Israël et des ambassades américaines qui viendraient à bout du terrorisme.

J’ose espérer, mais sans grande illusion, que la guerre quasi planétaire qu’ils disent mener contre le terrorisme ne cache pas d’autres desseins.

Les faits, eux, restent têtus et attestent du contraire !

En attendant : silence, on affame…et on tue !


Pour une amitié qui a du sens !

27 janvier 2008

Qui sera le futur président des Etats-Unis ? Sera-t-il noir, sera-t-il une femme ou sera t-il encore une fois mâle et blanc ?

Trop tôt pour le dire ! Les choses sérieuses pour la course à l’investiture dans les rangs républicain et démocrate ne font que commencer. Rien n’augure donc des deux partants pour le sprint final. Cependant il est presque certain que ce seront John McCain ou Mitt Rommey pour le camp républicain et Hillary Clinton ou Barak Hussein Obama pour celui des démocrates.

Un président démocrate ou républicain, ça changera quoi pour nous ? Rien de bien important ! L’histoire est pleine d’enseignements pour qui en doute encore.

Comme je le disais dans une précédente chronique : les américains n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Des intérêts qui passent toujours avant toute autre considération.

C’est comme ça ! C’est regrettable aussi de constater que les relations des américains avec leurs alliés, hormis Israël, soient empreintes du seul réalisme que dictent des considérations égoïstes.

Nous l’avons vérifié pour l’affaire de notre Sahara ou leur soutien n’a été que très mitigé, pour ne pas dire insignifiant, depuis le début de ce conflit artificiel. Certes, depuis peu ils soutiennent de manière un peu plus franche le projet d’autonomie soumis par le Maroc à l’ONU, mais sans s’engager pour autant et fermement dans la facilitation d’un dialogue algéro-marocain qu’ils savent pourtant incontournable pour le règlement définitif de ce problème et de la tension qui prévaut dans la sous région. Nous savons qu’ils peuvent le faire ! Mais nous savons aussi qu’ils ne le font pas.

Nous avons pu le vérifier aussi pour l’ALE -- accord de libre échange. Cet accord qui, rappelons le, de par certains de ses aspects, n’est pas avantageux pour le Maroc. Entre autres de par les dispositions portant sur le volet agricole et sur les produits médicamenteux génériques.

Nous savons que dans sa globalité, cet accord ne représente et ne représentera, au titre des échanges commerciaux des Etats-Unis avec tous leurs partenaires, qu’une très petite goutte d’eau dans l’immense océan de leur économie. C’est dire qu’ils pouvaient lâcher du leste. Ils ne l’ont pourtant pas fait !

Que le futur président des E.U soit donc noir, femme ou mâle blanc mat, il est dit que ça ne changera pas grand-chose pour nous. Nous aurions pourtant souhaité voir, après les bouleversements majeurs survenus durant cette décennie, que les américains regardent le monde différemment. Qu’ils montrent moins d’arrogance à l’égard des autres cultures. Et qu’ils développent un peu mieux leur sens de la justice et du partage.

Nous aimerions les voir aussi mettre un bémol à leur politique de la canonnière quand celle-ci n’a d’autres objectifs que celui d’élargir leurs sphère d’influence économique et stratégique. On a vu ou en est leur « expédition démocratisante » en Iraq…

Leurs alliés, souvent mis en difficulté et dans des situations peu enviables, ne peuvent pas toujours et indéfiniment les suivre dans leur logique qui parfois, pour ne pas dire souvent, fait plus dans l’irraisonnable que dans le bien fondé.

Le Maroc, un allié et ami traditionnel des Etats-Unis, est en droit, et au titre de ces considérations, d’exiger des américains un traitement juste et équitable de la question palestinienne. Il est en droit d’exiger aussi qu’il y ait une prise en compte des intérêts d’une Afrique qui se meurt chaque jour un peu plus à cause des conflits d’ordre ethnique, des maladies qui déciment les africains, ou à cause de la difficile construction de la démocratie dans ce continent laissé pour compte.

C’est à ce prix là que nous aurons le sentiment que cette amitié à du sens !

Et c’est à ce prix là que le futur président des Etats-Unis nous confortera dans l’idée que l’Amérique aspire au changement !

Arrêtons de rêvasser à gauche !

28 janvier 2008

C’est Einstein qui disait, et je le cite de mémoire : « il n’y a qu’un esprit fou qui croit pouvoir arriver à un résultat différent, tout en utilisant encore et toujours les mêmes méthodes… »

Ce sont là les propos d’un génie de son époque. Mais vous conviendrez avec moi qu’il n’est nul besoin d’en être un, pour accoucher d’une telle évidence.

C’est ce que dirait tout bonnement quelqu’un qui a peu de génie et beaucoup de bon sens….

Et avoir du bon sens, c’est : savoir éviter de pédaler dans la semoule trop longtemps….savoir tourner le dos à l’entêtement quand plusieurs fois on est rentré droit dans un mur.

Cinq mois après le fameux 07 septembre 2007 et les chauds débats qu’il avait induits au sein des partis de la mouvance de gauche, il apparaît de nouveau comme une résurgence de cet air routinier qui prévalait par le passé. C’est presque à un quasi retour à la simple évacuation des affaires courantes que l’on assiste. Et ce ne sont certainement pas les quelques très timides velléités visant à donner un semblant de jeunesse à des pratiques usées par la vérité du temps, et balayées par celle de leur non pertinence, qui marqueront le changement qu’impose la situation de chienlit politique que traverse cette même gauche. .

Ce ne sont pas non plus les quelques rencontres de concertation verticales et de conciliabules de circonstance, quand bien même louables et intéressantes, pour certaines d’entre elles, qui sortiront la gauche de son profond coma. Le plat du politicogramme ne trompe pas !

La politique ne se fait plus à coup de slogans ou de discours saisonniers plus creux que porteurs. Elle ne peut se faire désormais qu’à coup d’efficacité quotidienne et durable. Ce que l’on a compris dans les rangs des néo conservateurs depuis assez longtemps déjà….Et dans celui des néo démocrates depuis moins longtemps.

Il n’est d’autre alternative pour la gauche marocaine que de se mettre au diapason de la pratique politique comme elle est actuellement perçue et pratiquée un peu partout dans les pays démocratiques ou en voie de l’être…

Les temps changent ! Les attentes et la culture avec…

Les caciques de l’immobilisme et du centralisme dans les rangs de cette gauche lui font courir le risque de mourir. Comme meurent parfois les plus beaux d’entre les rêves.

Arrêtons alors de rêvasser !

Arrêtons aussi de croire en cette légitimité historique dont même l’histoire ne veut plus. La seule légitimité dont on doit se revendiquer aujourd’hui et qui vaille la peine d’être citée c’est celle des cumuls de l’efficacité sur le terrain. Peut on brandir, sans passer pour être ridicule, cette légitimité historique face à un peuple né, pour l’essentiel et dans sa grande majorité, dès avant, pendant, sinon après la marche verte ?

Persister à le faire, reviendrait à croire que notre peuple à quelque penchant pour l’archéologie des dogmes. Un hobby qu’il n’a certainement pas (plus ?) ! C’est dire que la gauche court le risque d’être en rupture, et de ne plus être en phase, avec ce peuple qui il n’y a pas encore très longtemps l’encensait.

La gauche a besoin de reconquérir les cœurs et de reconquérir les espaces où se fait la politique. Pour ce faire elle est dans l’obligation de s’aérer, de se décloisonner et de s’unir autour d’un projet de société commun, attractif, réaliste et volontariste.

Elle doit aussi défendre et jusqu’au bout l’idéal de modernité et de tolérance qui doit prévaloir au sein de notre société. C’est dire qu’elle doit s’opposer avec toute la fermeté requise, et avec une présence soutenue sur le terrain, aux chants de sirènes de l’obscurantisme, de la pensée unique et de l’extrémisme rampant qui insidieusement est entrain de rogner tous les espaces laissés vacants par ceux qui hauts perchés dans leur tours d’ivoire n’ont pas compris que la politique a toujours eu une sainte horreur du vide.

Penser dès maintenant à préparer les prochaines échéances électorales est certainement important. Penser à comment y aller et dans quelles conditions l’est encore plus !

La gauche n’a plus droit à l’erreur ! Pas même à la plus petite !

C’est dire combien le passage par la case union est impératif.

Intérêts, petits calculs et inconsistance !

29 janvier 2008

Il est beaucoup de citoyens qui croulent, et de nombreux ménages qui éclatent, sous le poids du cumul des crédits à la consommation. Ah ! Toutes ces successions de « 548 Dhs par mois, seulement ! »….

D’autres, plus nombreux encore, plient sous la charge de plus en plus pesante de la hausse des prix.

Enfin il y a ceux qui subitement se retrouvent ensevelis sous une dalle en béton. Une dalle qui sans crier garde est venue mettre un terme à tous leurs espoirs, et soi dit à passant à leur vie.

Leur seul tort,  ces derniers, c’est d’avoir voulu, malgré eux,  soutenir les excès de charges des autres….A la seule labeur de leur front.

 Mais c’était compter sans l’excessive surcharge d’avidité et de cupidité de promoteurs toujours en quête d’un plus bas coût de revient au mètre carré construit.

C’était compter aussi, sans l’énorme surcharge de fourberie qui anime tous ces corrompus, veillant au grain, pour que rien de fâcheux ne viennent perturber leur mise en coupe réglée des citoyens et des caisses de ce pays.

Il y a lieu, heureusement d’ailleurs, de faire le distinguo entre l’ivraie et le bon grain. Tous nos promoteurs immobiliers ne sont pas véreux. Et toutes nos dalles ne s’écroulent pas non plus.

Mais quand il y a autant d’ivraie, il y a péril en la demeure !…Et le toit s’écroule.

Le drame de Kenitra, et son effarent lot de victimes, pose le problème de la corruption en des termes nouveaux : siphonner de l’argent est une chose ! Siphonner des vies humaines en est une autre ! Là, la limite entre corruption et assassinat en règle n’est plus visible…

Je n’ai pas réagi sur le coup, face à ce drame, en focalisant sur la détresse et le malheur des familles des victimes. Ou en criant haro sur promoteur, maîtres d’ouvrages et autres techniciens et administratifs responsables, à un titre ou à un autre, de l’ouvrage qui s’est écroulé.

J’ai préféré laisser voir comment se fera le traitement de ce dossier. Et comment il évoluera.

Et c’est à l’aune de cette évolution qu’il conviendra alors, de mesurer objectivement du niveau de volonté qu’ont les pouvoirs publics pour mettre un terme à la gabegie ambiante, au laisser-aller et à la culture du « touches pas à mes intérêts » qui prévalent dans le secteur de la promotion immobilière et de la construction.

Deux semaines après cette catastrophe, j’ai néanmoins l’impression qu’il y’a comme un semblant de désir de laisser passer l’orage, de laisser refroidir les émotions et de donner du temps aux esprits pour se calmer, dans la perspective d’évacuer cette affaire. Comme on en a évacué d’autres, par le passé.

J’ose souhaiter, bien évidemment, que ce ne soit là, que le fruit de ma seule imagination !…

L’affaire est entre les mains de la justice. Laquelle statuera sur la base d’éléments d’appréciations contenus dans les rapports qui lui ont été soumis. Mais a-t-on fourni à la justice les bons éléments, et tous les éléments qui lui permettront de se prononcer, et de situer les responsabilités sur toutes les défaillances et sur toutes les zones d’ombre en rapport avec cette affaire ?

On n’en sait rien encore ! L’avenir nous le dira….

Dix huit morts ! Ce nombre n’a pas été jugé, à ce que l’on voit, suffisamment important par les élus de la nation, pour justifier de la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire. C’est à admettre que ça ne rentre pas encore dans le moule de notre culture et de nos pratiques parlementaires.

Dans les pays ou l’on fait suffisamment cas de la vie des citoyens, on aurait, pour beaucoup moins que ça, remué ciel et terre pour que toute la lumière et toute la vérité soient étalées au grand jour.

C’est là une énième occasion à saisir pour se demander, encore une fois, à quoi peut bien servir une institution parlementaire que ses occupants désertent tout le temps.

Ils n’ont pas été plus du tiers, et encore je suis large, à avoir assisté au vote portant sur la loi de finance pour l’exercice 2008. C’est tout dire !

De là à voir nos députés s’enquérir du décès tragique de 18 pauvres malheureux manœuvres, il y a bien sur tout un monde !

Un monde fait d’intérêts, de petits calculs politiciens et de beaucoup d’inconsistance…

L’argent coule à flot et le foot à pic !

30 janvier 2008

Me voila servi moi qui râlait, pas plus tard qu’hier, en disant que notre institution législative souffrait de manquements et de carences.

Vlan ! Les élus de la nation viennent de me clouer le caquet de manière magistrale.

Et à l’unisson s’il vous plait ! Personne n’a manqué à l’appel. C’est à un unanimisme des grands jours que l’on assiste.

Et que réclament nos élus ? Rien de moins que la constitution d’une commission d’enquête parlementaire ! C’est à la Une de toute la presse nationale et sur pas moins de 8 colonnes.

Là, nos élus font fort ! Et même très fort…Il faut applaudir….il n y a rien à dire.

Je dois avouer m’être trompé sur la question. Nos députés viennent d’apporter un cinglant et rapide démenti à mon assertion d’hier.

Ils réclament des têtes. Et n’exigent pas moins que la constitution d’une commission d’enquête parlementaire….C’est pour délimiter, disent-ils, les degrés de responsabilités de ceux qui seraient derrière la débâcle de notre onze national à Accra. Là, je vous avoue que ça a un peu abaissé le niveau de mon enthousiasme ! Il est de toute évidence inversement proportionnel au leur

Tout compte fait je ne ferais pas de mea culpa. Je reste cantonné dans mes positions.

Je suis presque déçu de voir autant d’engouement pour mettre toute la lumière sur la débâcle de notre équipe nationale. Non que je n’y porte aucun intérêt. Bien au contraire : j’en ai été traumatisé, au même titre que trente millions de mes compatriotes. Mais ce que je ne comprends pas c’est : le peu d’intérêt qu’accordent nos élus à des questions éminemment plus importantes qu’une équipe de football qui ne tourne pas rond. Des questions qui, soi dit en passant, exigent pour beaucoup d’entre elles plus qu’une simple enquête parlementaire.

C’est là ou le bat blesse ! Et c’est là, ou mon enthousiasme de ce matin s’est transformé en queue de poisson.

Le sport est certes important. On ne le dira jamais assez. Un Aouita, une Nawal El Moutawakkil ou un El Guerrouj, pour ne citer que ceux là, valent à eux seuls un bon paquet d’ambassadeurs. Les immenses retombées de leurs succès sur notre pays sont indéniables. Personne ne dira le contraire ! Pas même un petit chouia !

Cela dit, il n’est pas à ma connaissance de pays, hors entités du quart ou du tiers monde, ou les parlementaires focalisent autant et n’enquêtent, quasi exclusivement, que sur les affaires en rapport avec les déconfitures de leur équipe nationale de football.

Serait-ce là, la seule latitude et la seule marge de manœuvre qu’on leur aurait laissé ? Si oui, ce dont je doute fort, qui tracerait ces lignes rouges imaginaires ? Et quand bien même des lignes rouges auraient été tracées, elles n’auraient certainement pas quadrillé toute l’action de l’hémicycle.

Qui aurait pu par exemple empêcher qu’une enquête parlementaire puisse se pencher sur le scandale du pillage de nos ressources halieutiques ? Personne à ma connaissance. À moins que les lobbys qui en sont derrière, n’aient quelques ramifications sous la coupole. Ce serait là une autre histoire !

Une histoire qui reposerait, encore une fois, l’énorme problème de la mise à sac de ce pays par les puissants lobbys qui s’embourgeoisent de rapines et de pillages.

L’équivalent de deux fois le montant alloué à la caisse de compensation, soit environ 40 milliards de dirhams, serait transféré frauduleusement à l’étranger par ces lobbys. L’information a été relayée par pratiquement l’ensemble des organes de presse nationaux. C’est dire que c’est un secret de polichinelle. Ça n’a pas soulevé, pour autant, de tollé particulier. En tout cas beaucoup moins que ça ne l’a été pour notre malheureuse épopée ghanéenne.

Elle est toute de même, et c’est le moins qu’on puisse dire, inconséquente cette attitude de la part de nos élus. Celle de notre gouvernement l’est encore plus sur cette question. Et c’est d’autant plus étonnant que lui est justement mis en sérieuse difficulté par le poids de cette caisse de compensation.

Quand on ne colmate pas les brèches et qu’on laisse couler de partout on risque la noyade !

Moralité : l’argent coule à flots et transvase. Notre football lui coule à pic !

J’aime bien !

30 janvier 2008

A défaut d’être inspiré, je me rabat ce soir sur ce brassage musical. C’est assez éloquent  et j’aime bien !

 

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Partis politiques : financements occultes ?

31 janvier 2008

Pour réussir en politique, comme en toute chose en général, un parti doit disposer de moyens. De moyens en ressources humaines, il va sans dire, mais de moyens financiers aussi.

Ces moyens sont en général d’un rapport assez étroit avec le niveau d’ambition des partis,  mais ne le sont pas nécessairement avec celui de la crédibilité et de la pertinence du référentiel idéologique.

Ceci est d’autant plus vrai dans les pays ou les indicateurs socio – économiques et culturels tirent plus vers l’orange que vers le (la) pistache. Ça l’est aussi quand les disparités sociales sont trop importantes et les gardes fous culturels relativement fragiles….   

Le Maroc ne déroge pas à cette règle. Nous l’avons souvent vérifié par le passé et plus encore et de manière plus éclatante lors des dernières législatives. L’argent à fait des ravages !…Souvent la différence aussi ! On s’en souviendra encore longtemps…

Je ne reviens évidemment pas sur cette question d’argent sale. Tout a été dit à ce sujet ! On n’en a même dit plus qu’il n’en faut !

C’est surtout d’argent occulte et de moyens de financement suspects dont il serait peut être temps de parler aussi.

Ne dit-on pas que l’heure est à la transparence ? Alors autant vider tous les sacs !  

Tous les partis de l’échiquier politique national n’ont pas les mêmes moyens financiers, ni n’ont recours aux mêmes procédés pour en avoir.

En règle générale, et vues de loin, les dispositions de la loi sont respectées par toutes les formations politiques. Qu’en est il vu de près ?

Les choses ne sont, en fait, pas aussi claires qu’elles ne paraissent. Il est certaines pratiques qui flirtent dangereusement avec l’illicite en étant mises sous un faux emballage de légalité.

Là, je pense aux coopératives et aux individus agissants, pour le compte de formations politiques, dans la spéculation foncière et immobilière. Je pense aussi à toutes ces associations qui, sous le label de l’action caritative et éducative, dispensent un enseignement privé payant en engrangeant, au passage, de substantiels revenus reversés à ces mêmes formations politiques.

Il va sans dire que dans ce dernier cas les structures d’accueil ou est dispensé l’enseignement souffre d’un statut des plus flous. L’administration n’en fait souvent pas cas….Elle ne s’en soucie pas outre mesure non plus. Et c’est cette banalisation qui dérange ! Au plus haut point, j’ajouterais !

Il est enfin d’autres sources de revenus non moins importantes, provenant du commerce informel ou saisonnier, qui atterrissent dans les caisses de formations politiques. Vous aurez compris que ces dernières en auraient, au préalable, assuré l’investissement initial. Là aussi il est difficile de démêler l’écheveau…On n’a pas pu le faire efficacement contre les réseaux mafieux. C’est dire qu’il sera tout aussi difficile, mais néanmoins pas impossible, d y arriver dans le cas d’espèce.

Ce serait commettre une grosse bourde que de ne pas apprécier à sa juste dimension l’importance en chiffre et l’étendue tentaculaire de ces sources de revenus. Et ce serait en commettre une autre, et plus grosse encore, que d’en minimiser l’impact sur une société en majorité dépolitisée et engluée dans des contingences liées à un quotidien de plus en plus difficile à gérer.

Enfin j’arrive au processus de transition démocratique qui lui en pâtira lourdement et se trouvera de ce fait pollué par l’intrusion de pratiques non saines.

Les pouvoirs publics sont en droit et dans l’obligation d’exiger des partis politiques une totale transparence dans la gestion des fonds alloués au titre de leurs dépenses courantes. Ils sont en droit également et ont le devoir de vieller au respect du plafond alloué à chaque candidat au titre des campagnes électorales. Ce sont là quelques uns, entre autres, des éléments qui contribueront à la moralisation de la vie politique.

Ceci dit il est du devoir des pouvoirs publics d’être plus regardant aussi sur les origines et la provenance des fonds dont disposent certaines formations politiques et leurs pendants associatifs ou autres.

Le phénomène a prit de l’ampleur….Des allures invasives aussi ! C’est dire que le risque de le voir métastaser est grand. Mais c’est dire aussi qu’il est redevable d’une thérapie rapide, volontaire, suffisamment large et profonde.

Sécuriser la construction démocratique est à ce prix là !…Sans débordements il va sans dire !


 

       

                      

                  

 

 

Un destin africain pour Le Maroc

1 février 2008

Le Maroc avait claqué la porte de l’OUA en 1984 en disant Non au hold-up juridique qui avait permis à la république des songes du Polisario d’y siéger. Depuis, l’organisation panafricaine a continué à naviguer à vue, comme elle l’a pratiquement fait depuis sa création en 1963. Je rappelle, non sans raison d’ailleurs, que dès avant sa création l’OUA buttait déjà sur un problème de taille : celui de la délimitation des frontières des jeunes états indépendants.

Une problème qui opposa les tenants du respect des frontières héritées du colonialisme et les adeptes du recours à la légalité historique. Dès lors naîtront respectivement le groupe de Monrovia et celui de Casablanca. La suite on l’a connaît : l’Afrique connaîtra de terribles guerres qui feront des millions de morts. Des guerres qui pratiquement toutes ont eu pour cause un problème de frontières. L’Afrique était mal partie ! Et depuis elle n’est arrivée nulle part…. 

Entre temps l’OUA a changé de nom. Depuis 2002, c’est l’Union Africaine qui s’est substitué au machin moribond. L’inefficacité, elle, est restée la même.

La cause ayant motivé son départ étant toujours là, le Maroc, lui, n’a évidemment pas intégré la nouvelle structure. Il n’a même pas livré une bataille qui aurait pu, peut être, lui permettre de réintégrer l’organisation panafricaine. J’éclairerais un peu plus loin de quoi tient cette bataille non livrée.

Il est unanimement admis et depuis toujours, en Afrique comme ailleurs, que l’absence du Maroc de l’organisation panafricaine est un non sens à la fois géographique mais stratégique aussi. Pour schématiser assez grossièrement, je dirais : que cela reviendrait à imaginer une union européenne sans la France. C’est là, de toute évidence, une grossière aberration et un énorme paradoxe. Mais, paradoxes et aberrations, l’Afrique, elle, a toujours fait avec. Sans quoi dirais-je, elle ne vivrait pas aujourd’hui la situation chaotique qui est la sienne.

Tout compte fait, le Maroc, lui, n’a peut être pas perdu grande chose en tournant le dos à ces temples de l’inefficacité qu’était l’OUA et qu’est devenu maintenant l’UA. Néanmoins il a eu à régler une note assez lourde sur le plan diplomatique. Et je crains qu’il n’en sera de même à l’avenir.

L’Afrique du Sud dont les intentions inamicales à l’égard du Maroc ne font plus aucun doute,  est venue compliquer un peu plus cette situation. J’irais jusqu’à dire que l’absence du Maroc de l’UA arrange grandement ses ambitions africaines actuelles et internationales à venir. Entre autre, son ambition d’intégrer le club très fermé des membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU. Je me demande d’ailleurs si son alignement sur les thèses d’Alger au sujet de nos provinces sahariennes n’obéit pas avant tout à la logique de ses ambitions.

Diviser marocains et algériens pour mieux régner ! Ce que n’ont pas compris, ou n’ont pas voulu comprendre, les algériens embrumés par les survivances de la   politique des axes, et anesthésiés par les émanations de leur rejeton polisarien.  

Le pays de Tabo Mbeki ne ressemble plus en rien à celui de Nelson Mandela. Il en est même très loin ! Les idéaux et autres valeurs de solidarité africaine, c’est pour les naïfs qui y croient encore. Désormais la politique africaine de l’Afrique du Sud relève de l’implacable logique qui régit les rapports entre états forts et pays faibles.  Elle lorgne sur le contient noir avec les yeux du réalisme économique et stratégique….Tout le reste n’est que littérature !

C’est pour les mêmes raisons que le Maroc, une puissance africaine il faut le dire, à le devoir de marquer plus de présence sur le continent noir et de s’y aménager des zones d’influence économique et politiques aussi larges que possible. La politique de la chaise vide a montré ses limites, mais aussi l’étendu des dégâts qu’elle peut occasionner. Pour ce, le scénario idéal serait que le Maroc puisse retrouver son siège au sein de l’organisation continentale avec le préalable de pouvoir en exclure la république polisarienne. Cela n’est guère possible !…Et ne le sera pas quand bien même si l’appendice algérien venait à perdre la reconnaissance de tous les états africains. La difficulté est d’ordre juridique : la charte de l’OUA ne prévoyait pas l’éventualité de l’exclusion d’un état membre. Celle de l’UA non plus ! Et c’est là ou j’en arrive à cette bataille non livrée. Pour pallier à ce vide juridique le Maroc aurait du, lors de la constitution de l’UA, livrer bataille et mobiliser les pays africains amis pour introduire dans la  nouvelle charte de l’union, le ou les amendements nécessaires pour pallier à ce déficit juridique. S’ouvrant ainsi les perspectives d’un retour au sein de l’organisation continental et l’exclusion par la même ou tout au moins le gel du vibrion polisarien.                      

Cela ne s’est pas fait et c’est regrettable ! Nous reste maintenant à contourner habilement les arguties juridiques pour intégrer le maximum d’organisations continentales et y jouer le rôle qui nous sied.   .

Comme cela a été fait pour l’organisation des « Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique » dont Rabat abritera le siège.

Un destin africain pour le Maroc ! Tel serait à mon sens l’autre important enjeux !

Les aura t-on les F16, ou pas ?

2 février 2008

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Alors, ces F16* voleront-ils aux couleurs marocaines ou pas ? En principe tout le laisse supposer ! Puisque courant de cette semaine, on a été jusqu’à annoncer la date de leur livraison : courant 2011. Mieux encore certains organes de presse nationaux ont même annoncé que des pilotes de nos Forces Royales Air seraient sur le départ vers les Etats-Unis pour y apprendre le maniement de ces joujoux.

Cependant il est d’autres sources – voir ci-après -- qui elles font état d’une difficulté qu’aurait Lockheed Martin – le constructeur -- pour trouver un pool bancaire qui financerait l’acquisition des 24 F16. Elles vont jusqu’à évoquer un possible retour vers l’option Rafale

Comme nos médias officiels eux ne pipent mot sur ce genre de questions, nous resterons, encore une fois, dans le brouillard…. Dommage !

 

La crise financière rend très difficile la mise en place d’un prêt à Rabat pour l’achat des 24 avions de combat américains. A Paris, on observe la situation avec intérêt

Le Rafale va-t-il revenir dans la course au Maroc ? Après l’échec retentissant à l’été dernier de l’avion de combat de Dassault, et de la France, face au F-16 américain, la question peut paraître surprenante. Prématurée sans doute, mais pas si saugrenue. Crise financière oblige, Lockheed Martin a en effet le plus grand mal aujourd’hui à trouver un pool bancaire pour financer à un coût acceptable la vente de son avion de combat, selon nos informations qui confirment celles de la lettre spécialisée « TTU ».

La France ayant perdu le contrat imperdable, les Etats-Unis ont notifié au Congrès en décembre un accord dit « Foreign military sale » (ou « FMS ») portant sur la vente de 24 F-16 neufs au Maroc, mais sans apporter leur garantie financière. Armement, logistique et formation incluse, l’addition atteint un maximum de 2,4 milliards de dollars (soit 1,6 milliard d’euros au cours actuel). D’où la nécessité pour Lockheed Martin de trouver des banques acceptant de prêter l’argent à Rabat. « Mettre en place un pool bancaire pour cette somme n’était déjà pas possible en juillet dernier. Depuis, avec la crise des subprime, c’est encore plus difficile », confirme un très bon connaisseur du dossier.

A contrario, la France avait assortie, mais trop tard, une garantie de la Coface à sa proposition commerciale : 18 Rafale pour 2,1 milliards d’euros. Du coup, certains imaginent que Dassault puisse reprendre pied si Lockheed Martin n’arrive définitivement pas à faire financer ses F-16. On n’en est pas encore là. Nicolas Sarkozy n’ayant pas réussi à infléchir le choix des Marocains lors de sa visite en octobre, on imagine mal que Rabat revienne sur sa décision aussi rapidement. In fine, le Maroc pourrait décider de ne plus acheter d’avions. A Paris, on observe la situation avec intérêt.
Alain Ruello / Les Echos

* Pour en savoir plus sur le F16 : http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Dynamics_F-16_Falcon

http://www.f-16.net/

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Comment se gratter le dos selon Ibn Machin !

3 février 2008

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Comment rendre stupide tout un peuple ?

Pour tout vous dire, la question n’est pas de moi !

C’est le célèbre écrivain et chroniqueur Fouad El Aroui qui en avait fait, il quelques années de cela, le substrat de l’une de ses meilleurs chroniques. Il m’a été donné de la lire et c’était un plaisir…

Et si aujourd’hui je m’en inspire, dites vous bien que c’est pour la bonne cause.

Le niveau de stupidité d’un peuple serait-il en corrélation avec la qualité de son enseignement ? Là par contre, il n y a pas de doute sur l’estampillage : je m’interroge !

Cela fait trois années qu’il y a eu rétablissement de la philo dans l’enseignement. Cette mesure était venue pour corriger, en partie, la stupide réforme initiée à la fin des années 70 par l’ancien ministre de l’enseignement. Azzeddine El Iraqi pour ne pas le nommer.

Je ne m’étalerais pas sur le pourquoi de cette reforme. Pas même sur son coût ! Je dirais simplement que toute une génération a été sacrifiée sur l’autel de la stupidité.

Nous en payerons les conséquences pendant encore longtemps. Et plus longtemps encore si notre enseignement reste en l’état !

L’expérience menée tambour battant par le Dr El Iraqi a aboutit à la reconversion de nos prof de philo en marchands de pistaches et a permis à nos élèves d’apprendre « comment se gratter le dos selon Ibn Machin ».

A l’université, là ou les générations précédentes commentaient Descartes, Freud ou Lévi-Strauss, on disserte maintenant sur la longueur des jupes et sur l’art de se laver les pieds.

Inutile de préciser que ceux qui ont eu la charge de mener à terme cette expérience d’abrutissement collectif, s’arrangeaient toujours pour faire admettre leur rejetons dans les écoles et les universités les plus huppées de France, de Grande Bretagne ou outre Atlantique.

C’est dire que leur réforme : ils n’y croyaient pas !

C’était juste pour rendre stupide tout un peuple.

Pour rattraper cette monumentale bourde, nous nous employons depuis un bout de temps à faire le chemin inverse. Réformer la réforme, en somme ! Avec évidemment les résultats que l’on sait…

Mr Meziane Bellefkih, le conseiller du Roi, qui a en pris les rennes, a attesté de toute la difficulté qu’il y’a pour y arriver. Il a presque jeté l’éponge….C’est pour ne pas dire qu’il l’a fait en fait. Et ce n’est certainement pas par manque de volonté, encore moins par manque de compétence.

C’est dire aussi que ce n’est peut être pas demain la veille que l’on renouera avec un enseignement de qualité. Avec un enseignement qui sera en adéquation avec nos besoins en compétences autant en technocrates qu’en hommes politiques ouverts sur la modernité.

Oui nous aurons besoin d’hommes politiques ouverts sur la modernité et formés à bonne école pour accompagner notre démocratie en construction et nos grands chantiers de développement humain.

Sans eux nous sèmerons du vent…et récolterons inévitablement des tempêtes.

Commencer par se concentrer sur l’essentiel au niveau de l’école fondamentale : apprendre simplement aux enfants à bien écrire et à bien lire. Ça parait maigre ! Eh bien non ! Ça se faisait comme ça, « et pourtant elle tournait ! »

C’est là aussi, l’esprit de la reforme que veut initier Xavier Darcos le ministre français de l’éducation nationale pour l’école fondamentale française. Une reforme qui a le mérite de faire dans le simple. Elle a le mérite aussi d’éviter les déperditions.

Ça n’est d’aucun rapport avec une quelconque aliénation. Cela s’appelle du bon sens ! Les hurlements de loups on fera avec…

D’autres loups ont hurlé il y’a trente ans…Ils ont fait de notre école publique, l’usine à cancres que l’on sait !

Réduire aussi la fracture numérique en nivelant par le bas : un P.C pour chaque enfant à l’école. Voilà ce qui me semble être nécessaire à faire pour que la génération à venir ne soit pas crétinisée…

Encore faut-il ne pas croiser le chemin d’un autre ministre adepte de la même recette : « comment rendre stupide tout un peuple »

En attendant Sarko !

4 février 2008

Ce mois est non seulement court, mais il est aussi d’une platitude affligeante.

Il est comme qui dirait creux….

Donc pas d’évènement majeur à croquer chez nous. Rien que du banal ! Pas de quoi fouetter un clavier.

Ailleurs, le choc des 5 milliards de la société générale, c’est déjà de l’histoire ancienne. On ne s’attarde pas sur pareille broutille. L’information n’a pas le temps de circuler qu’elle est déjà vieille…

Je ne vais pas parler du nouvel épisode de la guerre civile au Tchad. Ça ne serait pas une information. L’information serait qu’il y ait enfin la paix dans ce pays.

Depuis son indépendance en 1960 le pays du Tibesti n’a en fait jamais connu de longue période de paix. Les Tchadiens aiment se faire la guerre. Il suffit juste de les pousser un peu !…Les armer aussi !

Le pétrole aidant…ça va drôlement chauffer !

Je vois d’ici l’ex GSPC, actuel AQMI, se frotter les mains. C’est au nord de ce pays que ses hordes vont se cantonner, pourront tranquillement vadrouiller aussi, avant de mener leurs rezzous dans la région.

Pour les en débusquer, ça ne va pas être une partie de plaisir…Croyez-moi !

Je ne vais pas parler non plus du mariage de Sarko et de Carla. C’est une affaire franco – italienne. De quoi je me mêle ?

Français et Italiens sont unis depuis longtemps. Où est l’information ?

Tiens, je vais parler de l’autre union. De celle qui ne s’est pas faite, mais dont nous fêterons, malgré tout, le nième anniversaire.

Nième, c’est pour vous dire que je ne me rappelle, même plus, lequel c’est. Les unions malheureuses on s’en rappelle pas beaucoup !

Et si je m’en rappelle un peu, c’est simplement parce qu’on ne fête rien en février, comme je vous le disais. Peut être aussi pour habiller en mots tout mon dépit. Le votre aussi certainement !

En ayant rien à se mettre sous le cœur, les maghrébins se rabattent généralement sur ce qu’ils peuvent avoir sous la main. Fêter par exemple un bébé mort-né.

Vous verrez que dans pas longtemps, vers le 17 courant, il y aura foison de papiers, foultitude d’épanchements, et multitude de gesticulations, qui, toutes, rappelleront à nos bons vieux souvenirs ce Maghreb Uni qui, depuis l’établissement de son acte de naissance, ne cesse de mourir.

L’UMA est un bébé mort-né de grandeur géographique. Métaphysique aussi ! Et ce n’est certainement pas en le pouponnant une fois par an qu’on y insufflera la vie.

On fera encore une fois comme si…mais on ne fera pas le Maghreb. Pas même un petit bout de Maghreb.

Né dans la douleur et aux forceps, il était dit que le bébé maghrébin ne survivrait ni aux convulsions des indépendances, ni aux spasmes des humeurs…

Des bébés mort-nés, on en a vu dans le coin ! On n’a d’ailleurs pas cessé d’en voir depuis un demi-siècle. Tous ont eu le destin que nous savons…

Et dire que même à cinq…on n’a pas été foutus d’en faire un qui soit viable !….

De toutes les manières, ils ne doivent plus être très nombreux ceux qui y croient encore !

L’idéal maghrébin s’est émoussé au fil du temps. Il se fait un peu trop vieillot pour pouvoir rallumer la flamme d’antan….Cette bonne vieille mécanique qui dans le temps faisait rêver. Mais qui, aujourd’hui, fait pitié..

Nous sommes certainement quelques uns, à bien vouloir y croire encore un moment…Un court moment. Peut être le temps que Sarko nous fasse son union méditerranéenne dans le dos…

Viril le mec ?! Réaliste, surtout !!!

Des chiffres…et des constats !

5 février 2008

Je ne suis pas loin de croire que tout le monde nous en veut finalement !

Après ce 126ème rang que le PNUD nous a collé sur le dos, et qui depuis nous colle à la peau, voilà que Banque Mondiale et Unicef s’y mettent à leur tour pour nous reléguer à des positions pas très confortables. C’est quoi cette poisse ?

A quelques jours d’intervalle, deux rapports de ces deux institutions sont venus nous réveiller brutalement pour nous rappeler toute l’étendue du déficit que nous accusons en matière de santé et d’éducation.

La corrélation entre ce 126ème rang en matière de développement humain et les déficits sus cités, entre autres, nous semblent dès lors évidente.

Devant de tels constats on est gênés. On éprouve presque de la honte ! Là, c’est mon coté « Maroc dans les tripes » qui ressurgit…

5 enfants sur 100 meurent dans notre pays avant l’âge de 5 ans. S’il en meure autant, c’est à cause de la malnutrition, d’infections respiratoires aigues et de diarrhées. La vaccination n y est pour rien ou presque. A ce niveau les résultats sont relativement bons : 94% des enfants sont vaccinés en milieu urbain pour 84% en milieu rural.

Ce 5% de décès ne nous situe pas dans une bonne moyenne. Le chiffre est alarmant !

1500 femmes perdent la vie aussi chaque année lors de l’accouchement. Là, le constat est terrible !

C’est faute d’accès aux soins nécessaires que meurent autant de mamans en couches.

Et s’il en meure autant de femmes en couches et autant d’enfants avant l’âge de 5 ans c’est aussi parce que les disparités en matière d’accès aux soins sont énormes : un peu moins de 5000 habitants par établissement hospitalier dans certaines régions et pas loin de 40000 dans d’autres. Une santé à deux vitesses qui ne fait pas la part belle aux régions enclavées et qui tourne honteusement le dos au Maroc profond…

Ces chiffres attestent de l’existence d’un véritable problème d’accès aux soins dans notre pays. Un problème aggravé, il va sans dire, par le déficit en ressources humaines. De nombreuses structures sanitaires sont fermées faute de personnel médical. Ils peuvent toujours gueuler les infirmiers qu’on n’arrive pas à caser….

Ces chiffres attestent aussi de l’état de santé de notre politique sanitaire qui, elle, est redevable d’une thérapie d’urgence et d’une prise en charge plus sérieuse. Elle est redevable aussi d’une gestion plus rationnelle des dépenses.

De l’état de santé de notre système éducatif, j’en ai suffisamment et assez longuement parlé.

Néanmoins, il serait peut être utile de savoir ce que le rapport de la Banque Mondiale en dit globalement. Il révèle, entre autres, que le Maroc est classé parmi les plus mauvais élèves de la zone MENA. Selon un « indice composite d’accès, d’équité, d’efficacité et de qualité de l’éducation », sur 14 pays classés, le Maroc arrive 11ème. A peu de chose près, il fait aussi mal que l’Iraq (un pays en guerre), le Yémen ou la république de Djibouti. Tout est dit !

En sciences comme en lecture, les élèves de primaire marocains terminent en queue de classement.

« Les dépenses pour un élève marocain sont de 525 dollars par an, contre 700 en Algérie et plus de 1300 pour un élève tunisien » a martelé Mr M. Meziane Belfkih après parution du dit rapport. C’est dire que les moyens alloués à l’éducation nationale restent encore faibles, quand bien même l’état consacrera au secteur 2,7 milliards d’euros en 2008, soit 26% de la totalité du budget.

Enfin, il y a lieu de déplorer également le nombre ahurissant d’élèves qui sont perdus en cours de parcours entre le primaire et la faculté : nous en perdons un tiers à chaque cycle. Sur 100 élèves au primaire, seuls 13 obtiennent leur baccalauréat, dont 10 après avoir redoublé au moins une fois…

Il est clair que tous ces chiffres ne prêtent pas à la joie ! Mais il est clair aussi que la tendance peut être renversée. Elle pourrait l’être, à la condition d’arrêter l’hémorragie à ce niveau, et de compenser graduellement….mais suffisamment vite nos déficits.

Les rapports de l’Unicef et de la Banque Mondiale -éducation pour la région MENA -- peuvent être consultés à la catégorie : Rapports annuels

Guantanamo : l’Unicef exige le respect du droit international sur les mineurs

5 février 2008

Communiqué du 04/02/2008

A Guantanamo, Omar Khadr passe devant une commission militaire à propos de crimes qu’il est supposé avoir commis lorsqu’il était âgé de 15 ans.

Le 4 février 2008, une commission militaire à Guantanamo doit revoir le cas d’Omar Khadr et décider si l’accusation pour crimes de guerre dont il fait l’objet doit être maintenue. Omar Khadr a été arrêté en Afghanistan en 2002 pour des crimes qu’il est supposé avoir commis lorsqu’il était âgé de 15 ans.

L’Unicef estime que les enfants présumés auteurs de crimes en tant qu’enfants soldats doivent être considérés prioritairement comme victimes des adultes qui ont enfreint le droit international en les recrutant et en les mettant en avant. Ces enfants doivent se voir confier une assistance pour leur réinsertion sociale.

Lorsqu’elles sont en contact avec un système judiciaire, les personnes ayant moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés doivent être traitées en accord avec les standards du droit international des mineurs, qui leur permettent de bénéficier d’une protection spéciale.

L’Unicef est une organisation qui travaille activement à la prévention du recrutement des enfants soldats, à leur réinsertion et à la promotion de procédures adaptées. A ce titre, l’Unicef est préoccupé à l’idée qu’un tel procès, en particulier devant une commission militaire dépourvue des standards internationaux requis, ne crée un dangereux précédent, contraire à la protection des centaines de milliers d’enfants qui se trouvent impliqués malgré eux dans des conflits à travers le monde.

 

Indifférence, crimes et cupidité !

6 février 2008

Une jeune femme se fait lézarder à coups de couteau en plein boulevard à Marrakech et pas un mec ne bronche. Pas même un petit chouia de témérité…ou un petit semblant de solidarité. Rien ! La jeune femme pouvait attendre…Elle a attendu, elle a crié, elle a supplié, mais elle n’a rien vu venir.

Et des mecs….enfin appelons les comme ça, il y en avait dans le coin ! Il y‘en avait toute une flopé. Des chauves et des gominés. Mais tous, n’avaient que deux envies : assister au spectacle et se mêler de leurs oignons. A une autre époque, et dans pareille situation, hommes et femmes, n’auraient eu qu’une seule envie pas deux : faire regretter aux agresseurs d’être nés. Leur administrer la raclée de leur vie !!

Elles sont de plus en plus nombreuses les femmes, les hommes aussi, qui se font agresser chaque jour que le bon Dieu fait, parfois en plein jour et devant une nuée de passants, sans que personne ne leur porte secours. C’est quoi cette passivité et cet horrible chacun-pour-soi qui pervertissent nos moeurs ?

Jamais les marocains n’ont atteint ce niveau asphyxiant d’individualisme. Jamais ils n’ont été pires que maintenant sur le registre de la solidarité. C’est quoi cette ruée de toutes nos valeurs vers ailleurs ?

C’est quoi cette criminalité qui, au quotidien, zigouille, balafre ou mutile, femmes et hommes, et qui commence à prendre sérieusement le dessus sur notre pacifisme légendaire ?

De la rage, mais des questions aussi. Des questions auxquelles il est malheureusement peu probable que nous puissions apporter de rapides réponses.

Le crime est en nos murs…l’indifférence aussi. Et c’est au sabre et au coutelas qu’on se défoule maintenant…. Ça me rappelle, un drapeau, le Rwanda et le Kenya.

Ça me rappelle aussi l’image horrible de tous ces enfants, de toutes ces femmes et de tous ces vieillards égorgés en Algérie. Ça me rappelle le sang de l’homme. Son sang qui monte…..Son instinct de tueur (?)

Ça me rappelle le prophète Ibrahim…que j’imagine entrain de pleurer en voyant l’homme enfreindre la volonté de Dieu. En voyant l’homme substituer l’horreur à la magnanimité du Signeur…

Que font les hommes ? Ils s’amusent à abréger des vies ! A taillader des visages ! À orienter des destins…vers l’inconnu….

Un journaliste, Rachid Nini, a goutté un peu à ce jeu de massacre. Là non plus, personne n’a bronché. Pas l’once d’une vaillance ! Les esprits étaient ailleurs…la bravoure aussi !…Pathétique !

Demain, ce sera à qui le tour ? À vous, à moi….ce sera assurément le tour à quelqu’un. Qui sait ? Ce sera peut être un voisin, un parent, ou tout simplement un passant qui descendrait d’un taxi ou d’un train….Peut être une femme qui aurait oublié d’acheter son pain de chez le boulanger du coin.

C’est devenu d’une telle banalité et d’une telle fréquence, que les journaux n’ont plus que le tri à faire pour en noircir d’entières pages de faits divers. Le crime paie, comme dirait l’autre…

Badre, un jeune et grand garçon de 22 ans qui n’a pas encore eu le temps d’être tout à fait homme, a perdu la vie parce qu’il s’est trouvé, au grès du seul hasard, sur le chemin d’un autre jeune homme à la lame facile. L’assassin roulait en Mercedes série S, immatriculée dans une ville qui croule sous ses immondices. Allumé au pinard, et certainement excité à autre chose, il est descendu de sa « Hdida », comme ils disent, pour descendre le jeune Badre. Sans préavis aucun !….Là aussi personne n’a bougé. Ils étaient au moins une bonne vingtaine de grands gaillards à prendre tout leur temps pour regarder l’assassin menacer, puis assener à la victime le coup fatal.

Depuis, il est d’autres personnes qui bougent, qui se tortillent même, mais ceux là c’est pour « arranger » le crime. Oui, ce genre de choses, semble t’il, ça peut s’arranger aussi !

C’est entrain de s’arranger !!! Disons le tout net ! Et c’est dans le sens d’une petite peine dit-on….

Badre aura été ainsi, la victime de l’indifférence des hommes et de la sauvagerie d’un assassin. Sera-t-il également la victime de la cupidité des « arrangeurs de crimes » ? Je crains que oui !

Ça en fait trop, pour un garçon de 22 ans…

Marrakech, autrement !

7 février 2008

A moins d’un évènement majeur qui viendrait chambouler, entre temps, toutes les tendances planétaires ; ce à quoi je ne veux même pas penser ; touchons le bois ! Il est très probable que nous accueillerons notre dix millionième touriste en 2010. Du moins, tout le laisse penser !

Notre tourisme se porte bien, il faut le dire ! Tous les indicateurs du secteur sont au vert. Infrastructures, ressources humaines, qualité de service….tout suit assez convenablement le rythme. Tout est, à quelques très petits détails près, conforme aux prévisions. Ça baigne ! Que veut le peuple ?

Oust, les rabat-joie !…

Diouri a fait du bon boulot. Il a défini le cap, mis en route de gros chantiers, nous a permis des rentrées substantielles et a assuré la création de beaucoup d’emplois. C’est un ministre qui a largement mérité son salaire.

D’autres ministres ont aussi mérité le leur….C’est pour ne pas faire de jaloux. Mais pas tous ! Vous devinez certainement à qui je pense…

Saidia se prépare à se faire belle et à porter dans pas longtemps les habits d’une star balnéaire. Beaucoup de ceux qui comptent dans le monde du show-biz international vont y prendre pieds. Ils y investissent dans l’immobilier et le font sans compter. A ce niveau d’aisance on ne pinaille pas sur des broutilles. On n’est pas à quelques centaines de milliers d’euros près. Ça voltige assez haut…

Et si le mur algéro-marocain venait, par on ne sait quel miracle, à s’effondrer, là, Saidia est amenée très probablement à exploser – c’est sans jeu de mots aucun – C’est juste une métaphore ! C’est juste pour dire qu’ils seront au moins deux millions d’Algériens à venir passer leur vacances chez nous. C’est chez eux aussi ! Et qu’ils seront des dizaines de milliers les Algériens de l’Ouest qui viendront passer leur week-end à Saidia. Parfois juste une journée puis rentrer le soir. C’est à quelques encablures ! Y’a juste un mur qu’ils attendent de voir démoli, ou s’écrouler, peut être, par la seule usure du temps.

Remettons les pieds sur terre ! Le mur à encore l’air de tenir. Pour encore quelque temps…Le temps que l’intelligence l’emporte sur la bêtise….Je craint que ça ne soit long à se faire. Ils attendront…Nous attendrons aussi

Nous ferons avec les blonds, en attendant nos frères les bronzés…Le soleil nivellera tout ça !

La destination Marrakech, elle, connaît un succès fou. Un succès certes, mais qui inquiète un peu. Bientôt elle risque de devenir une destination inaccessible pour la majorité des nationaux. Et quand je dis bientôt, en fait on en est déjà là pour l’immobilier.

Là n’est pas le véritable mal. C’est tout le reste qui inquiète.

C’est la rançon du succès, diraient d’aucuns. Soit, mais Marrakech n’est pas Deauville. Elle n’est ni Las Vegas, ni Rome non plus. Pas même Paris ou Bali….Marrakech est unique….

Elle ne saurait ressembler à tout ça….Rien qu’à ça ! Elle n’a même pas à s’en approcher….Elle en perdrait son âme…

Marrakech est un mythe, c’est une magie. C’est le temps qui s’arrête…comme nulle part ailleurs.

C’est la ville ou l’ocre est née. L’ocre dans tous ses tons, et de tous les temps. C’est la ville des avalanches de bons mots, des rires, des rythmes et des senteurs…C’est la ville ou les cobras se suspendent aux sons d’une flûte qu’ils n’entendent pourtant pas.

On n’invente pas Marrakech ! On l’admire ! Point barre !

Marrakech, il s’y passe aussi des choses, pas très belles à raconter. Ni belles à entendre…

Je n’en dirais rien ! Là, n’est pas l’objet de ma chronique. Mais c’est tout comme si j’avais tout dit…

Je m’inquiète pour autre chose. J’ai peur que nous perdions, sa magie, ses rythmes, ou les parfums de ses senteurs. J’ai peur que ne se perdent aussi toutes ses belles couleurs, dans le bleu des Sheraton, le jaune des Mac Do et le rose bonbon des néons de notre temps.

J’ai peur que ces cochers ne se mettent à galoper au rythme de ce temps. J’ai peur qu’il n y ‘ait plus d’eau dans ses gourdes à clochettes.

J’ai peur que ses nuits ne s’éclipsent trop vite, et qu’elles ne sombrent dans les promesses. Les promesses de jadis, les promesses passe-partout….et qui ne mènent nulle part.

Agadir ? C’est une autre histoire…On en reparlera

Un sommet pas très net !

8 février 2008

Il y aurait peut être du nouveau sur le registre de la coordination sécuritaire au Maghreb.

Rien n’est encore acquis, mais j’ose croire que le réalisme va finir par l’emporter sur les petits calculs, et la sagesse sur l’entêtement.      

Dans une chronique que j’avais écrite au lendemain de l’assassinat des quatre touristes français à Aleg en Mauritanie, soit quelques jours après les attentats terroristes du 11 décembre qui avaient pris pour cible la représentation du PNUD et le siège du Conseil constitutionnel à Alger, j’avais préconisé qu’à défaut de pouvoir impulser, dans l’immédiat, une dynamique d’intégration économique maghrébine, il était urgent de poser, tout au moins, les jalons d’un Conseil de Sécurité Maghrébin.

C’est le moins que peuvent, et doivent faire, les dirigeants maghrébins pour assurer la sécurité de leurs citoyens. Une sécurité qui ne saurait pâtir des effets des éternels et fatigants différents qui opposent Alger et Rabat, depuis que le Maghreb est indépendant. Oui, fatigants, ridicules et lamentables ! Il n’est pas d’autres mots pour qualifier les interminables scènes de ménage du couple algéro-marocain.

Passons ! Ressasser cela est plus fatigants encore.

Selon une information, attribuée à des sources diplomatiques algériennes,  le quotidien émirati Al Khalij rapporte qu’en marge du 10ème sommet de l’Union Africaine tenu à Addis-Abeba, le président algérien Abdelaziz Bouteflika aurait rencontré son homologue mauritanien Sidi Mohamed Ould Echikh Abdallah. Lors de cette rencontre les présidents algérien et mauritanien auraient convenu de la nécessité de la tenue d’un sommet maghrébin à même de dégager une stratégie de lutte commune contre le terrorisme.

C’est au président Bouteflika qu’attribuent ces mêmes sources, la paternité de cette proposition. 

A la bonheur ! Non, nous ne rêvons pas ! Le terrorisme c’est du sérieux. Il était dit qu’on finirait par admettre que ça se combat à plusieurs.

Les gogos de la branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique auront dans pas longtemps à se faire des inquiétudes.

Les sources diplomatiques algériennes auraient même laissé entendre que ledit sommet pourrait se tenir avant le mois de mai prochain. Ce n’est que du bonheur tout ça !

Des émissaires, algérien et mauritaniens, seront dépêchés dans les jours qui viendront à Rabat, Tunis, Tripoli…et le Caire pour, disent les mêmes sources, promouvoir la proposition du président Bouteflika.

Lue en diagonale, la proposition du président algérien va dans le sens de nos souhaits. Elle épouse, presque, parfaitement ce que ne cesse de suggérer le Maroc depuis très longtemps : lutter contre le terrorisme au Maghreb ensemble. À cinq !

En m’attardant un peu plus sur les termes et les détails de cette proposition, comme rapportée par le quotidien émirati, je n’ai pu que constater, à ma grande surprise, qu’elle contenait des incohérences qui lui donnaient une portée très particulière et qui en dévoyaient jusqu’à la finalité.

Nous voilà ramenés très vite à notre triste réalité…

Je ne prendrais certainement pas de gants pour dire, tout haut, tout le « bien » que je pense de cette proposition.

Elle vient, et j’ai le regret de le constater, confirmer, encore une fois, ce machiavélisme dont Alger ne veut absolument pas se départir, et dont elle use jusqu’à la lie, dès lors qu’il s’agit de traiter d’affaires maghrébines.

Le président Bouteflika vise en fait à atteindre deux objectifs à travers son initiative,.

D’abord, et les sources diplomatiques algériennes le disent clairement, contre carrer le projet d’implantation d’une base de commandement américain en Afrique : Africom. Une base que la presse algérienne ne cesse de nous prêter l’intention de vouloir accueillir.

Alger prétend qu’elle s’oppose par principe à l’implantation d’une base américaine sur le sol africain. Ceux qui suivent d’assez près ce dossier, savent pertinemment que là n’est pas la véritable raison….Elle en cache d’autres, qui elles ne sont pas frappées du même sceau d’onnocence…   

Ensuite, et ça, ce n’est pas dit clairement, c’est dit en filigrane et en langage codé, impliquer l’Egypte dans la future stratégie de lutte contre les terroristes de l’ex GSPC pour ne pas donner de contour net aux états constituant le Maghreb. Cherchez, la république des songes… Encore une fois, elle n’est pas très loin…

L’Egypte est menacée par le terrorisme, au même titre que les états maghrébins. Elle a eu son lot d’attentats et ses lots de victimes. Tout comme la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Indonésie…Elle doit s’en prémunir et elle le fait dans le cadre de concertations internationales et dans le cadre de concertations entre états arabes. Et elle s’en sort relativement bien !

Si l’ex GSPC a mué en AQMI et a affiché de ses velléités d’étendre l’espace et le territoire de ses opérations à toute l’air maghrébine, et à l’air maghrébine uniquement, je ne vois pourquoi  Alger irait, pour s’en prémunir, chercher des solutions au Caire ou à Charm El Cheikh. . Pourquoi pas à Pretoria ou au Népal tant qu’on y est…

L’espace géographique et le cadre politique de toute concertation et coordination pour une lutte efficace contre les terroristes de l’AQMI sont objectivement et clairement délimités.

Vouloir les étendre, à dessein, à des espaces et à des sphères plus larges reviendrait à condamner cette lutte à l’échec. 

Pourquoi alors ce sommet ?

C’est peut être pour nous dire qu’Alger accorde plus d’intérêts à ses lubies géostratégiques qu’à la sécurité de ses citoyens.

On le sait depuis un bout de temps déjà !

Et d’un sommet avec de tels desseins, non merci, on n’en veut pas !

     

   

               

     

 

 

Arrêtez de nous tromper ! Emboîtez le pas à Henri Michel !

8 février 2008

La Fédération Royale Marocaine de Football a congédié Henri Michel, le coach de l’équipe nationale.

Après la brève et peu flatteuse prestation de notre onze national à Accra et le tollé général qu’elle a soulevé dans tout le pays, il fallait bien évidemment faire sauter un fusible.

La fédération n’a pas été chercher très loin, et la solution et le fusible. Elle a fait, comme à son habitude, dans le plus simple et a offert la tête du coach.

Congédier Henri Michel peut effectivement faire baisser, pour un moment, la tension née du pitoyable parcours de nos lions au royaume des Ashantis. Elle n’occultera pas pour autant la véritable dimension du désastre dans lequel est empêtré le football national. Maigre consolation !

Auditionné par la commission des affaires sociales et du sport M’hamed Aouzal vice- président de la FRMF et président du GNF a tenté encore une fois de faire jouer les sempiternels faux fuyants et de noyer le poisson. Comme d’habitude…encore une fois.

Henri Michel n’est responsable de cette débâcle qu’à hauteur de ses mauvais choix tactiques pour cette phase finale de la CAN..

La FRMF, elle, est responsable de sa pitoyable gestion du football national depuis des lustres.

Vouloir faire accréditer la thèse selon laquelle avec un autre coach on aurait pu faire mieux revient à se foutre de notre gueule.

Et, en un mot comme en mille, se foutre de notre gueule, on en a marre Mr Aouzal !

C’est tous les membres de l’actuelle fédération qui doivent emboîter le pas à Henri Michel.

Arrêtez de massacrer notre football ! Arrêtez de nous tromper avec vos éternels replâtrages ! Du balai…

Blogs : attention danger !

9 février 2008

Un internaute a inséré ce matin un commentaire sur mon blog. Et en fait de commentaire, ça n’en n’est pas un! Puisque l’auteur n’en apporte pas. Il ne fait que me demander d’insérer l’URL de son blog sur le mien.

Jusque là, me suis-je dit, rien qui ne sorte de l’ordinaire. La chose est relativement courante. Mais…et là fut grande ma surprise, le blog en question est assez particulier. Il donne à réfléchir aussi…

Je vous laisse le soin de le découvrir via le lien suivant : http://elgara.maktoobblog.com

Et entre autres merveilles qu’il y a sur ce blog : cet appel

 

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Et cet autre, lancé aux moudjahiddines du net les appelant au djihad électronique


اعلان الجهاد الالكتروني

دعوة الى كل مجاهدي الانترنيت الى دك هذا الموقع

بارككم الله

Je passe bien entendu sur le reste.

Il est toutefois quelques questions qui méritent d’être posées

1/ Que signifie cet « Appel au djihad électronique » ?

2/ Que signifie cet appel pour « un Maroc sans langue française » ?

3/ A t-on le droit, au nom de la liberté d’expression, de lancer ce genre d’appels ?

4/ Ne serait-il pas utile d’apprendre aux moins avertis ce qu’ils peuvent, et ce qu’ils ne peuvent pas, publier sur leur blog ?

5/ N’est-il pas temps de débattre de ce sujet autant de fois qu’il est nécessaire sur nos chaines de T.V ?

L’auteur de ce blog a certainement le droit de prôner les valeurs qui rentrent dans le moule de son mode de pensée. A t-il pour autant le droit d’user d’une terminologie -- djihad, moudjahiddines -- qui prête à équivoque, et que des internautes non avertis pourraient comprendre à mauvais escient ?….

Loin de moi, bien entendu, toute idée d’une quelconque restriction au droit des internautes de s’exprimer librement. J’appellerais plutôt pour le renforcement de ce droit.

 

Vérifiez ou vous êtes né !

11 février 2008

Khzazna, ça se trouve où ?

Je serais incapable de vous le dire !

L’hebdomadaire Jeune Afrique, lui, nous apprend que le Khzazna en question est un bourg situé quelque part à l’est de Rabat. A 80km, précise le chroniqueur qui en parle dans son Post-Scriptum.

Pas besoin de chercher sur une carte ! Il ne figure sur aucune ! Du moins pas dans celles que nous avons habituellement sous la main.

Rassurez vous, il n’est dans ce trou perdu ni d’ancien bagne, ni d’ancien centre de détention. On remballe donc ses bougies ! Rien à allumer dans ce coin là ! Ceux qui veulent quand même en griller une, peuvent toujours le faire au Mausolée de Bouabid Echarqi.

Brune ou blonde ? C’est de bougie que je parle !….

Vous aurez deviné que seul un journaliste Marocain pouvait mettre sur les feux de la rampe un bourg si insignifiant, où il n’y aurait que vaches, moutons, pouls et lapins.

Ils sont deux journalistes, pour le moins, à officier dans la publication de Béchir Benyahmed.

Hamid Berrada, l’homme à la barbe en collier, que les Marocains de moins de trente ans, connaissent surtout comme animateur de l’émission mensuelle «Mais Encore ?». Une émission diffusée par 2M et qui, soi dit en passant, est un monumental raté dans le genre Ceux qui sont un peu plus âgés, eux, quand il leur arrive de s’en souvenir, c’est plus pour évoquer sa qualité d’ancien exilé sous l’ancien règne, que celle du bon journaliste qu’il est.

Fouad Laroui, lui, à un profil tout autre et un parcours non moins atypique. Brillant ingénieur, il a bossé un moment pour l’office chérifien des phosphates, après quoi, dépité, il part s’installer en France ou il publie un roman tragi-comique – Les dents du topographe -- sur les rouages de l’administration, et sur le sentiment d’appartenir à un pays qui lui était devenu étranger. Depuis, il a porté plusieurs casquettes : Ecrivain, journaliste et enseignant chercheur.

Et c’est à ce dernier que nous devons la palpitante chronique ou est évoqué ce fameux Khzazna, dont il ignorait l’existence. Du moins, jusqu’au jour ou, dit-il, il avait reçu une lettre.

Cette lettre, Laroui, l’exhibera à chaque fois qu’on lui dira que « les Maghrébins ne savant pas planifier à long terme et que seul le moment présent les intéresse » Une réputation qui dit-il est injuste.

Cette lettre lui aurait été adressée par un jeune marocain qui se souvenait –vaguement- être né à Rabat. Erreur ! En allant se faire faire sa carte d’identité nationale, le jeune homme découvre, une fois qu’elle lui est remise, non sans étonnement, qu’il serait né à Khzazna.

Voulant en savoir d’avantage sur son lieu exact de naissance et sur ce bourg, le jeune homme questionna sa mère. Elle lui répondit qu’il était bien né, comme tout le monde, à la maternité de Rabat ; mais que son grand-père maternel avait supplié ses parents d’inscrire « Khzazna » sur le livret de famille.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le grand-père en question avait l’habitude, à l’époque, de se présenter aux élections communales dans la circonscription de Khzazna. Elections qu’il gagnait assez souvent, mais, précise le jeune homme dans sa lettre, avec une toute petite avance. « Je représentais donc pour lui non pas son petit-fils fraîchement débarqué sur terre, mais un électeur potentiel qui voterait pour lui à sa majorité, vingt et un ans plus tard »

Tout ça, et dire qu’on a le culot en Europe de prétendre que « les maghrébins ne savent pas planifier à long terme ! »

Du coup Laroui se balade avec la lettre du jeune homme dans sa poche, et martèle : « A chaque fois que quelqu’un me sort le cliché des Maghrébins qui vivent dans l’instant, je lui lis ce beau texte – la lettre – d’un citoyen involontaire de Khzazna »

Une belle leçon de patriotisme, que nous sort là Fouad Laroui !…J’en suis ému !

Et qui plus est racontée avec son habituel et incomparable style où le comique emboîte le pas au tragique avec beaucoup d’aisance.

Laroui fait fort dans le genre !

Il aurait juste oublié un petit détail mais de taille : il n’est nulle part fait mention du lieu de naissance sur nos cartes d’identité nationale….

Ceci dit, vérifiez ou vous êtes né ! Des fois que votre grand-père aurait des visées sur les prochaines communales….

Pour de nouvelles « règles du jeu » !

12 février 2008

Je ne saurais dire exactement pourquoi, mais je n’aime vraiment pas les dimanche. J’ai une sainte horreur de ce jour là ! Non parce que c’est un jour particulièrement barbant mais simplement parce que c’est le dimanche !

Et plus encore, quand, en plus du fait que ça soit un dimanche, je me tape plus de 100 bornes pour aller assister à une conférence dont l’un des thèmes centraux portait sur « les alternatives face à la dépolitisation des citoyens ». Un bien grand chantier !

Mais je ne vous dis pas à quel point c’est lassant, frustrant aussi, que d’entendre, six mois après le fameux 07 septembre, certains hommes politiques, « libéraux » comme de gauche, ressasser encore, et toujours, les mêmes rengaines et les mêmes litanies, théoriser sur des concepts qui n’ont plus cours nulle part, et s’épancher sur la grandeur d’un passé partisan dont presque personne ne se rappelle. Ou, n’a envie de se rappeler.

De dépolitisation, on n’en parlera point en fait. On en fera juste, et pour la nième fois, le constat. On est bien avancé !

Le vide, lui, se fait plus large ! Et le fossé plus creux !….Tout comme, d’ailleurs, beaucoup de discours….

La gauche patauge, piétine et s’embourbe dans ses divisions. C’est à peine si elle arrive à rester péniblement accrochée à une partie de son traditionnel électorat.

« La plèbe prend le large ! » aurait-on crié, il y a quelques siècles. C’est saisissant d’actualité !

Dans les rangs des « libéraux » ça panique moins. Ça ne panique, pour ainsi dire, jamais ! Ça suit le mouvement, ça swing au gré des airs, et ça vogue au gré des vents…ou des tornades. Ça s’amarre avec une insolente aisance à tous les quais. A ceux d’aujourd’hui…comme à ceux d’hier…

Faute de courage ou de lucidité politique, ou des deux à la fois, lors de cette conférence du dimanche, le dimanche est au propre comme au figuré, personne ne pipera mot sur la ou les alternatives qu’il conviendrait d’adopter pour faire face efficacement à la déferlante conservatrice qui partout est entrain de gagner du terrain. De gagner aussi une bataille que la gauche refuse de livrer, ou ne sait pas comment le faire. Une gauche qui étonnement semble prendre beaucoup de plaisir, et tout son temps, pour nous abreuver d’un litanique discours sur ses gloires passées et à venir.

Ça me rappelle Nasser…, un pan de notre histoire, mais aussi tous nos déboires. L’ à venir on y est déjà !….Et il n’a rien de radieux !

Certes, on peut comprendre que la gauche ne soit responsable de cette « dépolitisation citoyenne » qu’au prorata de l’étroite marge de manœuvre qui lui était laissée, sous l’ancien règne, en terme d’implication dans les choix politiques. On peut comprendre aussi, même si c’est sans beaucoup de conviction, qu’elle n’en soit responsable, sous le nouveau règne, qu’à hauteur de la marge que lui conférait sa participation aux gouvernements hybrides de l’alternance consensuelle.

Ce qui est par contre plus difficile à comprendre, c’est son actuelle incapacité à proposer des alternatives concrètes, et surtout rapides, pour sortir de l’actuelle impasse et pour faire face à cette dépolitisation. Une dépolitisation dont profitent grandement les conservateurs, pour ratisser large. D’autant plus que les contextes social et économique s’y prêtent aujourd’hui parfaitement.

Difficile aussi de comprendre que la gauche n’ait pu s’engager solidairement et résolument, jusqu’au jour d’aujourd’hui, sur la nécessaire redéfinition des « règles du jeu » à même de permettre la consolidations des acquis de la transition démocratique et leur mise à l’abri de toute velléité de retour à la situation antes.

Cette redéfinition « des règles du jeu » n’a rien d’une revendication de luxe. S’il n y avait d’impératifs qui la dictent, la gauche s’en serait largement passée. Elle est rendue nécessaire parce qu’une dépolitisation de cette ampleur est le signe avant coureur d’une rupture. Et les ruptures ne sont pas toutes salutaires….

Elle est devenue nécessaire aussi parce qu’un bon compromis est un compromis que l’on réactualise à l’aune des nouvelles situations et des nouvelles donnes

Prendre sa sardine en patience !

13 février 2008

sardine.gifAller faire ses courses dans une grande surface est souvent stressant. On a toujours envie d’en finir vite. Du moins, c’est mon cas ! Je ne trouve pas de plaisir particulier à attendre parfois une bonne demi-heure pour régler le contenu de mon caddy ou pour me faire servir un poisson que je mangerais en moins de temps.

Mais comme c’est devenu pratiquement incontournable, parce que ça a tout de même l’avantage de permettre de faire toutes ses courses d’une traite et au même endroit, je me suis résolu à y aller en milieu de semaine vers le coup de 14h. A cette heure-ci il y a en principe moins de monde, et votre poisson vous est servi plus vite.

J y suis donc allé un mardi. Pour y arriver assez vite, il fallait bien évidemment emprunter le chemin supposé être le plus court. : prendre l’autoroute, comme il se dit depuis qu’il y en a une qui borde Casablanca.

Chemin faisant, j’ai réalisé que finalement j’avais tort. J’aurais du traverser par le centre !

Ça m’aurait certainement pris moins de temps. Moins des six quarts d’heure que j’ai mis pour arriver enfin à acheter mon poisson et tout le reste….

Une fois mes courses faites, je devais bien évidemment faire le chemin inverse. Seulement il y avait un hic ! Comment faire arriver frais mes poissons dans mon frigo ? Glaces ou sac isotherme ? Va pour le sac isotherme. J’en achète un, y met un peu de glace et mes poissons, puis entame mon périple du retour….

Je n’ai pas mis longtemps pour me rendre compte que mon idée de traverser par le centre n’était finalement pas si brillante que ça. C’était kif, kif ! Plutôt pire, parce que, en plus, il y avait des chauffards et des feux rouges….Ces derniers n’ont d’ailleurs jamais aussi bien porté leur nom ! J’ai fini par comprendre pourquoi on ne les appelle jamais feux verts, ou feux oranges…

Lassé par les interminables et répétitifs coups de klaxon, je me suis laissé tenter par mon baladeur numérique. Autant écouter une symphonie et rêver de Vienne, que d’écouter cette cacophonie et maudire Casablanca…Et le poisson avec !

Un poisson, deux loups mouchetés, qui, tout de même, m’a coûté pas loin de 130dhs le kilo.

A cette allure, dans pas longtemps ce seront peut être les épiceries fines qui vont en vendre.

Et dire que nous avons quelques unes des cotes les plus poissonneuses au monde !

« Y’a qu’a se baisser pour en ramasser des tonnes ! » me disaient les gens à Dakhla quand j’y avait débarqué la première fois. Il y a des années….

Il se disait la même chose à Tan Tan, Agadir, Safi ou à Tanger !

Il se disait aussi que les Marocains ne mangeaient pas suffisamment de poissons, et qu’il fallait les pousser à en consommer. Parce que disait-on : c’est bourré de protéines et c’est à portée de bourse. Il y en avait tellement, que rares étaient les fois ou ça se négociait au kilo… Ça se faisait généralement au cageot. Parfois au tas !

Maintenant que nos concitoyens veulent bien en manger, c’est toujours bourré d’autant de protéines…mais ça n’est plus à portée de bourse. Ça en remplie surtout quelques unes !

Du poisson, il n y’en a plus autant qu’avant ! On ne laisse plus au temps, le temps de faire son boulot pour que le poisson grandisse…Il faut bien que nos amis Asiatiques en mangent !

Les Marocains, eux, n’ont qu’à faire comme ils faisaient avant : se remplir la panse de viande quand ils le peuvent, sinon se rabattre sur lentilles, pois chiches ou pois cassés…

Cette sentence n’est pas mienne ! C’est celle d’un législateur qui, à première vue, semble avoir juré, sur tous les saints d’ici et du Japon, qu’il mettrait tout en œuvre pour qu’il n’y ait plus aucun poisson qui devienne adolescent….C’est dire qu’un poisson adulte, on risque de ne plus en voir du tout !

Notre législateur s’est déjà fait choppé, il n y a pas très longtemps, pour le motif de s’en être pris à des T9 et à des T8. Vous comprendrez que ce n’est pas sur des chars Russes qu’il a jeté son dévolu. Juste sur de petits poulpes…

Je comprends mieux maintenant pourquoi notre poisson se fait rare…et mon loup moucheté cher.

Quand un législateur s’en mêle….faut craindre pour son poisson !

Et quand en plus, il y a grève dans le secteur, faut alors prendre sa sardine en patience !


L’Europe des navires-prisons

14 février 2008

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Des navires-prisons ? Oui, il en existe toujours !

C’est avec stupéfaction que j’ai appris qu’il y avait encore quelques uns parmi les hommes, qui ont gardé des réflexes de négriers….Des émules de Théodore Canot !

Des navires-prisons au large de l’une de ces républiques bananières ; là où on s’entête encore à vouloir arrêter le temps, à défier l’histoire et le cours naturel de l’évolution des nations et des hommes ? Rien de tout cela !

Ce n’est ni au large de Djibouti, ni dans le delta du Mékong !

C’est au cœur de l’Europe Unie qu’il y a un mouroir flottant ! Pas bien loin d’ailleurs, du lieu où est née la déclaration des droits de l’homme…ni loin non plus des enceintes de cours où est souvent rendue la justice au nom de cette même déclaration.

C’est au cœur de cette vieille Europe, cloisonnée sur son opulence et sur son égoïsme, qu’existent encore des lieux hideux de l’exclusion, appelés pudiquement centres de rétention.

Il en est même un, qui tangue tragiquement entre le carrément inacceptable et le totalement inhumain : le navire-prison de Rotterdam flotte honteusement sur les eaux d’un plat pays que plus personne n’aura peut être plus envie de chanter.

Dans la nuit du 2 au 3 février courant Karim, un jeune Algérien, est décédé sur le « Bibby Stockholm ». C’est comme ça que l’on a baptisé, pour je ne sais quelle tendre raison, ce navire-prison.

Des témoins ont raconté que Karim souffrait d’un malaise cardiaque et que malgré tous les appels de ses codétenus, les gardiens se sont juste limités à lui administrer du sirop contre la toux. Abandonné, Karim rendit l’âme deux heures après, sous les yeux de ses camarades. En dépit des nombreux appels pressants, les gardiens n’ouvrirent les portes pour retirer son corps inerte qu’après deux autres longues heures.

Le 27 octobre 2005, 11 locataires du centre de rétention de l’aéroport Schiphol d’Amsterdam crament dans un incendie, 15 autres ont été gravement blessés. Là non plus, les gardiens n’ont pas voulu ouvrir les grilles…

Le centre de départ, ou de rétention, de Ter Apel, tout au nord des Pays-Bas, proche de la frontière allemande, se trouve littéralement au bout du monde.

Cet ancien dépôt de l’OTAN affiche une gloire passée : des bâtiments écaillés et de mauvaises herbes partout. Le haut grillage, les gardiens et l’obligation de se présenter deux fois par jour, rappellent encore et avec force son passé militaire.

« Je sors en très mauvais état », »Les gens surgissent avec tous les stigmates de la misère morale » Ce sont là quelques unes des déclarations d’élus français à leur sortie du centre de rétention du Mesnil-Amelot. Un député du P.S a pour sa part souligné « les conditions matérielles médiocres, mais surtout l’extrême détresse morale et psychologique » des retenus. C’est là le vrai visage de cette Europe que ses gouvernants veulent transformer en véritable forteresse impénétrable aux jeunes de pays autrefois colonisés. Cette Europe qui, en revanche, pour les besoins de son économie, avait fait appel à cette force de travail à bon marché….et à ses « indigènes » qu’elle avait enrôlés pour venir à bout des forces nazies.

L’Europe est en droit, au nom de toutes les raisons qu’il lui plairait d’avoir, de s’empêtrer dans ses contradictions en ouvrant ses marchés aux capitaux et en fermant son espace aux hommes. Elle n’est cependant pas en droit de le faire en bafouant au passage droits et dignité. ..Et en prônant des valeurs qui depuis longtemps ont cessé d’être les siennes ?

Je peux parfaitement comprendre que l’Europe refuse de s’encombrer de toutes les misères et de tous les gueux qui viennent d’ailleurs. Cependant je comprend moins bien quand elle ne se gène pas pour siphonner les meilleurs d’entre nos cadres.

Encore moins, quand elle n’investie que dans les barbelés et les tourelles….

Vous n’y verrez que du feu !

18 février 2008

A l’allure avec laquelle on bétonne tous les espaces urbains, il n’y aura dans pas longtemps presque plus de vert dans nos cités. Toutes ne seront que grises….Grises de tristesse et grises de mine.

Je dois préciser que si j’en parle encore une fois aujourd’hui, et certainement plusieurs autres fois à l’avenir, ce n’est assurément pas pour le plaisir de faire dans les visions apocalyptiques.  C’est juste pour mettre en texte tapuscrit ce que tous les Marocains ne se lassent de dire depuis bien longtemps. Ce qu’ils ne cessent d’observer aussi chaque matin de leur balcon ou des multiples fentes de leur habitat précaire.

C’est juste pour dire que nos villes, les grandes comme les petites, sont désormais livrées en pâture à une mafia qui est passée maître ( maîtresse) dans l’art de transformer l’herbe en ciment puis en liquide. Une mafia qui réussit d’assez complexes tours de passe-passe. Qui réussit aussi une prouesse alchimique qui donnerait sérieusement à réfléchir aux tenants de la science moderne.

Transformer de l’herbe directement en liquide, ça n’est pas une prouesse. C’est à la portée du premier Néné venu. Un Remache, même en herbe, pourrait le faire sans grande difficulté.

La véritable prouesse, c’est de pouvoir le faire en passant par le ciment. Ça c’est du grand jeu ! Du grand art !

Ça demande beaucoup d’ingéniosité, énormément de filouterie et des tonnes d’acrobaties administratives. C’est dire, qu’il en faut des experts es magouilles pour bien doser tout ça, et pour bien faire tourner cette terrible machine capable de tout bétonner sur son passage.

C’est l’alchimie qui redevient science….et c’est l’hermétisme qui reprend splendidement des couleurs. Circulez il n’y a rien à voir ! Et quand bien même vous essayerez de comprendre vous ne verrez que du feu ! Nous on ne verra que du béton…gris !

Vous devez deviner que le petit peuple, lui, peut comprendre tout faux. Il peut comprendre que tout ça est lié au développement. On peut même aller jusqu’à l’aider, en le poussant dans cette piste de réflexion, lui faire croire que c’est là une fatalité, et que c’est le prix à payer pour accéder à la modernité. Une modernité qu’il  imaginait toute en couleurs, mais qui s’est avérée toute en gris. Rien qu’en gris…

Moi qui croyais naïvement, comme vous, qu’il ne pouvait exister de grise modernité, me voilà confondu dans mon absurde certitude par cette mafia bétonneuse…par ses relais aussi !

Et comme je vous disais que ça pouvait bétonner sans que personne n’y voie rien d’autre que du feu, eh bien, en voici un avant goût qui confortera mon dire.

L’histoire, en vérité un exercice de haute voltige mafieuse, se passe dans une ville moyenne du centre du pays. Un terrain de quelques hectares est concédé, presque offert, à un promoteur pour y ériger un projet à vocation sociale. Le promoteur est du genre à savoir ce qu’il fait : il en dégagera de substantiels bénéfices. A la bonne heure ! Un promoteur ça doit gagner des sous ! Personne n’est contre.

Les termes de l’accord passé entre collectivité locale, administration provinciale et promoteur du projet précise, noir sur blanc, qu’une partie assez importante du terrain concédé doit être aménagée en espace vert. Jusque là tout est clean ! Mais rassurez vous, ça ne tardera pas à ne plus l’être…

Le projet est érigé, il est immense…. et des Dirhams, il en a suffisamment dégagé. Mais des années plus tard, il n’est toujours pas d’espace vert qui ait vu le jour, ou qui ait été aménagé comme convenu. Les intervenants commencent alors à se regarder dans les yeux en se disant qu’on pourrait, éventuellement, les fermer un peu, et éviter au promoteur d’engager un peu plus de 10 millions de Dirhams dans l’aménagement de cet espace. A la condition, et vous l’aurez deviné avant moi, que le promoteur se montre compréhensif. En casquant par exemple la moitié, voire un bon tiers, de ce montant. Tope la ! L’accord est conclu en un rien de temps !

Oui…mais c’était compter sans une autre partie qui, elle, ne voit pas les choses de cet œil là.

L’espace vert elle y tient ! Elle en fait même une revendication….2009 c’est dans pas longtemps.

Que faire alors face à ces intrus de dernière minute ? Que faire face à ces empêcheurs de magouiller en rond et en rangs ?

La solution est toute trouvée : en lieu et place d’un espace vert, on leur proposera d’y ériger une mosquée. Reste juste à trouver des donateurs pour collecter les fonds nécessaires à son édification.

L’affaire est pliée ! Tout le monde y gagne : nos amis auront leur mosquée et plus de votants, les mafieux leur consistant dessous de table et le promoteur économisera de quoi bâtir un peu plus loin un autre projet…et peut être une autre mosquée.

Je vous disais qu’ils sont forts…et que vous n’y verrez que du feu !

Faut-il en rire ou s’en méfier ?

20 février 2008

C’est quoi le rapport entre cobras, Pierre Galand et Ksar El Kebir ?

Enoncé ainsi, dans cet ordre, ou même dans un autre, je n’en vois aucun !

C’est un internaute qui me demande d’en trouver un. Difficile dans ce cas là de ne pas penser qu’il veut absolument m’en coller une !

Des cobras ? Ça pourrait être des hélicoptères, des reptiles, ou peut être juste le titre d’un de ces navets que regardent les mômes, quand ils ont envie de se faire un peu peur.

Des hélicoptères de ce genre, je me souviens que le Maroc en avait acquis quelques uns, il y a des années de cela, pour équiper ses forces aériennes. A première vue, il n’y aurait pas l’ombre d’un rapport avec Galand ou avec la ville du nord.

Des serpents cobras : on en trouve chez nous des tas, pas très loin de Marrakech ! On en fait même danser quelques uns sur sa célèbre place. Et pendant que j’y pense, il y’a même une association, tiens ça pourrait être une piste, qui en a pris la défense. Elle ne serait, semble t-il, pas loin de qualifier Jamâa El Fna de Tazmamart des reptiles. Et nos charmeurs, eux, auraient  toutes les chances de connaître le même sort que Milosevic ou Taylor….la cause est entendue !

Pierre Galand, lui, je sais qu’il est sénateur. Je sais aussi qu’il est Belge. Ne cherchez pas la blague, il n y’en a pas ! Du moins pas encore…

Avec ou sans barbe, sa tête est toujours sympathique. Je le pense vraiment. ! Il a du charisme il n’y a rien à dire

Il n’est plus très jeune, certes, mais il n’est pas très vieux non plus ! A 68 ans on n’est pas vieux ! Sauf si on l’âge de ses idées, et que celles-ci auraient pris un sacré coup de rides…

Pierre Galand est à la base de nombreux mouvements de solidarité avec les peuples en développement et son engagement pour la cause palestinienne l’honore. Il a été, et est toujours,  pour ainsi dire de tous les combats.

Il appartient à cette élite européenne de gauche qui a toujours eu des rapports assez tendus et assez difficiles avec le Maroc officiel. Un Maroc qu’elle persiste à regarder sous le prisme déformant d’une certaine époque, d’une certaine idéologie aussi.

Cette élite, notre gauche n’a jamais su, et ne sait toujours pas, comment la conquérir…C’est là un autre débat que je me garderais de soulever par les temps qui courent. La gauche à d’autres soucis….

Pierre Galand a été interviewé, courant de la semaine dernière, par le quotidien algérien l’Expression, inutile de vous dire que ce quotidien est du genre à bien voir les frontières sud du Maroc s’arrêter à Beni Mellal. Lors de cet entretien, le sénateur Belge a déclaré, et c’est là où est la blague, que c’est en contre partie des contrats d’armement conclus avec le Maroc, que Français et Américains soutiennent les thèses de ce dernier sur l’affaire du Sahara.

Le sénateur Galand connu pour être intellectuellement intègre a malheureusement omis de dire que les contrats d’armements dont il est question ne représentent qu’une infime goutte d’eau dans la masse des exportations d’armes françaises et américaines. Il ne pipe pas mot non plus sur les achats d’armements, ceux là de loin plus consistants, effectués par l’Algérie auprès des Russes, des Français et probablement des Américains. C’est dire que l’argument est fallacieux. Mais c’est dire aussi que le sénateur Galand est l’une des rares personnalités à cautionner encore une supercherie et une imposture appelées Polisario et Rasd     

Ksar El Kebir : c’est cette ville du nord du pays qui, pendant l’été dernier, a été le théâtre d’un Show très particulier, mais surtout très ridicule. Et c’est de là, comme on pouvait s’y attendre, que le PJD a annoncé le lancement de sa « campagne nationale pour les valeurs et la morale ».

Comprendre aussi, et ça, ça n’a pas été dit, sa « campagne nationale pour les prochaines élections communales ». Oui, pourquoi pas ! Faut juste le dire ! Mais faut dire surtout les choses d’une seule voix….et clairement ! Pas de derrière un MUR !

Nous dire peut être qu’il n’est point de bonne morale qui ne se conclue par un bon vote ! Par exemple…

Tout compte fait, il y’a bien un rapport entre cobras, Galand et Ksar El Kebir. Dans les trois cas on ne dit pas tout…

Je ne sais pas s’il faut alors en rire, ou s’en méfier !

Va pour la prudence !

C’est pour quand la délivrance ?

20 février 2008

Ceux qui, confinés dans leurs certitudes citadines, pensent que l’horrible image d’une femme qui décède en donnant la vie n’est plus de notre temps, ou qu’elle relève, tout au moins, de l’exception se trompent.

Se trompent aussi ceux et celles qui pensent que toutes les vies sont mises à l’abri, de l’injustice et de l’inéquité, dans des cliniques chauffées en hiver et rafraîchies en été. Ces cliniques où il fait si bon de donner la vie…Ces cliniques et ces hôpitaux où il se donne beaucoup d’amour pour permettre la vie.

Non ! Il est encore, et plus qu’on ne le croit, des chaumières et des taudis où des femmes donnent souvent une vie au péril de la leur.    

Des femmes, il en meure encore beaucoup, beaucoup trop, en couches. Plus qu’il n’est tolérable d’admettre.

Elles sont 1500 les épouses, les sœurs ou les mères de quelqu’un à mourir, chaque année, dans notre pays en donnant la vie.

Terrible et injuste est cette « parfaite », cynique et macabre égalité : une vie pour une autre.

La mort d’une femme au cours de la grossesse ou de l’accouchement n’est pas seulement un problème sanitaire, c’est une injustice sociale. Et la maternité sans risque est un droit de la personne humaine. On ne se lassera jamais de le dire !

Tous les UNICEF réunis n’y pourront rien, s’il n’est pas une réelle volonté politique qui aille dans le sens de la préservation de la vie.

Dans notre système sanitaire il n’y a pas que du mauvais. Néanmoins il souffre de beaucoup trop d’anachronismes et de beaucoup trop d’insuffisances en matière d’équité et de juste répartition des moyens.

N’ayant pas peur des mots ! Les marocains ne sont pas égaux face à la maladie. Les femmes, elles, ne sont pas non plus égales face au bonheur, au malheur ( ?), de donner la vie. 

Je ne reviens pas sur le comment et le pourquoi de cette situation. Ce reviendrait à ressasser, encore une fois, comme le font un peu trop souvent les politiques, du déjà entendu.

Que faire ? Et comment le faire ?

Comment faire pour qu’une femme des Ait Hdiddou, ou de toute autre contrée reculée, puisse mener à terme sa grossesse et accoucher sans qu’elle ne vive l’angoisse et le risque de passer de vie à trépas pour seulement avoir voulu pérenniser le genre humain ?

Notre actuelle ministre de la santé est femme, elle est mère aussi. Je me doute un peu qu’elle doit prendre plus au sérieux ce pénible volet de la mortalité maternelle.

Je sais aussi qu’elle en parle beaucoup ces derniers temps. Du moins dans certains cercles…

Il serait peut être utile qu’elle en parle plus largement. Qu’elle sensibilise d’avantage la société civile…Qu’elle communique mieux et plus, sur ce registre particulièrement, pour nous dire qui fait quoi par rapport aux questions de santé primaire ou nous accusons du retard. Parfois beaucoup de retard…

Il appartient à madame la ministre de dire aux épouses et aux époux, aux mères et aux filles, inquiets et inquiètes, qu’il y a une stratégie pour l’amélioration de notre système de santé. Il serait encore mieux si elle le faisait en en dessinait aussi bien les contours que les grands traits.

Dans une échelle de priorités intelligente, il me semble que le problème de la mortalité maternelle doit venir en tête. On ne peut concevoir en effet de système de santé efficient qui ne mette à l’abri et ne garantisse tout au moins une survie après le don d’une vie.

Ce constat n’est même pas intelligent….il est terriblement élémentaire !

Le dernier rapport de l’UNICEF est peut être venu à point nommé pour nous interpeller tous. Pour nous dire qu’il est nécessaire de recadrer notre politique de santé en l’orientant vers l’essentiel : la santé de la femme et celle de l’enfant.

Pour nous dire aussi qu’une stratégie de santé se doit d’être réfléchie et concertée entre les politiques et les professionnels du secteur.

Que proposent les politiques et que proposent les professionnels ?

Il est peut être temps que les marocains sachent ce que suggèrent les uns et les autres….

Mères, épouses, sœurs et filles attendent ! 

On vous écoute !

La clémence de S.A.R Le Prince Moulay Rachid

20 février 2008

helpfouad3.jpg Fouad Mourtada ne sourit plus ! Sourira t-il plus tard ? Je n’en sais rien ! J’ose tout au moins espérer qu’il pourra le faire dans pas longtemps.

Pour avoir voulu s’amuser un peu sur le net, comme le font les jeunes de son âge, il s’est retrouvé incarcéré. Un large mouvement de solidarité avec le jeune Fouad Mourtad a été initié par les internautes aux quatre coins du monde. Des suites de cette malheureuse affaire, c’est l’image du Maroc qui s’en trouvera écornée…encore une fois !

Sa famille a publié sur le site de soutien à Fouad helpfouad.com. une lettre ouverte de demande de clémence adressée à SAR Le Prince Moulay Rachid

A l’attention de Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid

Votre Altesse,

Depuis le mardi 05 février au matin, Fouad Mourtada, un jeune ingénieur d’Etat en informatique est incarcéré pour avoir créé un profil sur le site social Facebook.com au nom de Votre Altesse.

Nous regrettons cet acte et vous présentons en son nom nos excuses les plus sincères pour le désagrément qu’un tel geste a pu causer.

Fouad Mourtada, à l’instar des milliers de créateurs de faux profils de personnalités connues ou de stars sur le site Facebook, n’a en aucune façon agit dans une volonté de nuisance à Votre Altesse, dont il a toujours manifesté le plus grand des respects. Il n’a pas non plus cherché à utiliser le nom de Votre Altesse à des fins malhonnêtes ; il n’a d’ailleurs envoyé aucun message à partir de ce profil à quiconque. Il s’agissait simplement pour lui d’un jeu virtuel, dont il n’a pas mesuré toute la gravité potentielle.

Nous implorons la clémence de Votre Altesse à son égard. A 26 ans, Fouad est un jeune homme très attaché à son pays, qui a beaucoup travaillé pour franchir avec brio toutes les étapes de sa scolarité et petit à petit faire partie des forces vives sur lesquelles notre pays peut compter pour son développement.

En priant Votre Altesse, d’agréer l’expression de notre attachement le plus sincère et de notre profond dévouement.

Signé : La Famille de Fouad Mourtada

AL 3AYTA 3LIK A LEKTAB !

21 février 2008

Les temps changent ! Les occupations, les passions et les hommes aussi…

Il est des questions qu’il vaut mieux éviter de poser à quelqu’un qui roule en A8, en Q7 – prononcez qwou seven – en X5 – là aussi, faut dire X five – en CLK 360, enfin des questions qu’il vaut mieux ne pas poser à la plupart de tous ceux qui roulent sur beaucoup d’argent.

A partir d’un certain niveau de prix et de vie, on n’a plus le temps, ni l’envie, de citer la marque de sa voiture. Ça fait petit et ça fait gueux ! Ça ne fait pas classe ! Comme diraient presque toutes les nanas…même la Mouskouri.

Il est même des types qui vous répondront : « je suis A8 » quand vous leur demanderez sur quoi ils roulent. Pas difficile de deviner alors qu’ils doivent rouler sur de l’or aussi. C’est ridicule, je sais ! C’est aussi ridicule que le ronflant et fumeux «  je suis Cohiba » qu’ils vous sortent, quand vous leur demandez ce qu’ils fument comme cigare. Un « A8 Cohiba » est donc quelqu’un qui roule sur beaucoup de sous et qui en grille un bon paquet aussi. Signes des temps…

Ceci dit, les A8 Cohiba, les Q7 Montecristo et autres X5 Davidoff ne sont pas tous cons…Il en est même qui sont fréquentables, voire de très bonne compagnie.  

Le dernier V8 havane que je fréquentais, avant qu’il ne dégringole à l’étage d’en dessous pour redevenir un simple 307 Mal barré – c’est pour ne pas faire de pub à qui vous savez – est un très sympathique monsieur, du genre à pouvoir s’adapter à toutes les situations. Même aux plus ennuyeuses et parfois aux pires d’entre elles….

Il est du genre à aller, par exemple, sur Son V8, visiter le salon du livre, ou prendre un bol de Harira chez le gargotier du coin. Du genre aussi à consommer goulûment «  les hirondelles de Kaboul », du Montesquieu – ce n’est pas un alcool – ou du Marc Lévy – ce n’est pas un fromage non plus –

A des questions du genre : Lisez vous tous les livres que vous achetez ? C’est quoi le titre du livre que vous êtes entrain de lire ? Avez-vous été à l’avant première du dernier film de Maânouni ?….Lui, et tout « V huitard » qu’il était, il répondra volontiers à vos questions !

Il vous dira qu’il lui arrive effectivement de ne pas lire tous les livres qu’il achète. Simplement parce qu’il n’aurait pas trouvé de plaisir à en lire certains. Il vous dira aussi qu’il est entrain de lire Qumran de Eliète Abécassis et qu’il n’a pas assisté à telle avant première parce qu’il n’aime pas trop ce que fait tel cinéaste…   

Des questions comme ça, faut évidemment éviter d’en poser à tous ceux qui, un havane au bec, circulent sur des caisses valant pas loin d’un million de dirhams pièce….à ceux qui ne prennent un taxi que le jour de l’Aid….et à ceux qui ont été dans une université de chez nous dans les quinze dernières années. Parce que dans un cas, comme dans les deux autres, vous avez toutes les chances d’entendre votre interlocuteur vous répondre, neuf fois sur dix, : « de quoi je me mêle ? »….Au mieux, il feindra ne pas vous avoir entendu. Aie !

Leur demander aussi s’il leur arrive de lire un journal de temps à autre, revient à prendre le même risque : se faire clouer le caquet par le même cinglant «  de quoi je me mêle ? » ou par cet autre : « notre presse c’est de la m… » Vous aurez compris que ce n’est pas agréable à entendre…et que les Pulitzer du bled n’apprécieront pas.

Tout compte fait, je suis à me demander si c’était vraiment utile de vous faire supporter toutes ces pesanteurs, tous ces V8 et vous enfumer avec tous ces havanes pour vous annoncer que les marocains ne lisent plus…ou presque plus.

C’était le sujet d’un débat diffusé hier soir, mercredi, à une heure de grande écoute, par notre deuxième boite à images. Généralement à cette heure-ci nos compatriotes sont enchaînés à d’autres chaînes. Ça explique peut être pourquoi on n’a pas l’air de trop se presser pour cette histoire d’audiométrie…

Pendant ce débat on a posé beaucoup de questions. Les réponses, elles, et comme vous vous en doutez, n’ont pas suivi. C’est dire que le débat reste ouvert….il l’est en fait depuis assez  longtemps ! Il est dit aussi qu’il le restera peut être pour encore un très long moment…     

A Madame Touria Qritif, Alias Jebrane, pour qui, soi dit en passant, j’ai beaucoup d’estime, on n’a vraiment pas fait de cadeau en lui confiant le portefeuille de la culture.

Comment pourrait-elle promouvoir la culture, dans sa dimension la plus large s’entend, dans un pays ou les citoyens ne lisent même pas ? Un véritable casse tête !

Je fais néanmoins confiance à sa témérité et son sens de l’engagement.

Elle finira certainement par nous étonner. Comment ? Je n’en sais encore rien !…

En nous balançant peut être et plein la tronche, un « AL 3AYTA 3LIK A LEKTAB ! »

Elle en est capable !…N’est pas Touria qui veut !

Vivre d’eau et de démocratie !

22 février 2008

Il est timide, encore un peu serré, mais il est là le sourire !

Depuis qu’il s’est remis à pleuvoir, nos éleveurs et agriculteurs sont moins grincheux et on est content pour eux…pour nous aussi pardi ! Tant mieux donc pour le peuple !

Cela dit, ce n’est pas suffisant pour pavoiser. Il faudra qu’il pleuve autant, sinon plus, vers la fin mars ou le début du mois d’avril pour s’assurer que l’année sera bonne.

De la flotte, il n y’en a jamais suffisamment…

J’ai lu quelque part qu’à l’horizon de 2025, donc dans pas très longtemps, l’eau se négociera au même titre, et dans les mêmes conditions, que pour tout autre denrée.

Oui, il y aura un commerce de l’eau ! Un commerce de l’eau courante, voire celui de l’eau d’irrigation ou de l’eau à usage industriel.

Je me souviens avoir lu cela dans une publication sérieuse. C’est dire qu’elle est crédible !

Encore une fois, comme on pouvait d’ailleurs s’y attendre, ce seront les pays du Nord qui détiendront l’essentiel des réserves d’une denrée dont l’importance ne cessera de croître : l’eau.

Je n’ai au fond jamais compris pourquoi ces pays sont situés en haut et nous en bas.

Pourquoi sont-ils situés là où il y a toujours eu de l’eau, de la verdure, et de l’abondance…

Et nous, là où il n’y a que très peu d’eau, peu d’herbe et qui plus est souvent sèche, et peu de richesse.

L’image est un tantinet réductrice, je le concède. Mais dans sa globalité elle n’est pas fausse non plus.

Le Nord est riche et le Sud est pauvre ! On pourra philosopher autant qu’on le voudra, ça n’y changera rien !

On aura beau s’entêter à vouloir expliquer qu’il est des raisons historiques qui ont fait que l’on aboutisse à cette situation, ça ne changera rien non plus !

Ni le couffin de la ménagère, ni nos barrages ne s’en trouveront plus remplis pour autant !

Le colonialisme n’explique pas tout ! Il n’explique en fait rien de l’essentiel ! Il n’explique pas pourquoi nous avons si peu d’eau….et si peu de beaucoup de choses.

Est-ce si important que d’avoir beaucoup d’eau ? Certainement ! Mais il n’est dit nulle part qu’en ayant beaucoup d’eau on devient nécessairement un pays riche.

Pour l’être, il suffit parfois de combiner peu d’eau avec beaucoup de démocratie…

Et comme je le disais auparavant, dans quelques années, on pourra faire son marché d’eau. Mais la démocratie, elle, ne s’achètera nulle part. C’est une richesse qui se crée !

Elle est comme le savoir technologique, elle se crée dans des laboratoires. Elle se cultive aussi…et sans eau. Mais le parallèle s’arrête là !

Un pays peut devenir riche, d’un point de vu comptable, des suites d’une heureuse découverte d’une ressource ou d’une autre. Les pays pétroliers en sont l’exemple le plus significatif et le plus courant.

Qui parmi ces derniers, hors pays du Nord, peut se targuer d’avoir toute sa population avec un sourire permanent aux lèvres ? Dans les faits, il y en a tout au plus, un ou deux, en comptant assez large…C’est dire que cette richesse n’est pas convertible en bonheur, qu’elle n’est pas pérenne non plus et qu’elle est volatile…comme tous les gaz et comme peuvent l’être aussi les fluctuations boursières.

Notre pays est depuis quelques jours dans une zone de turbulences. Il y a eu certes des bourrasques qui ont induit beaucoup d’eau et des sourires, mais il y’en a eu d’autres qui ont, pour le moins, induit de l’inquiétude….beaucoup d’inquiétude.

Des armes et des munitions en quantité importantes ont été découvertes, des responsables de formations politiques et des djihadistes seraient impliqués dans la préparation d’une série d’attentats terroristes visant des personnes et des biens…

Ça en fait, ça n’est pas qu’une simple bourrasque ! C’est d’un véritable coup de tonnerre qu’il s’agit !

Je ne rentrais pas dans les détails techniques liés à cette affaire. Il y a une presse spécialisée qui s’en occupe…Et ça n’est pas ma vocation, non plus, de jouer à l’expert en armement léger ou lourd.

Sur tout le reste, il y a une enquête qui se poursuit et qui certainement livrera tous les non dits en rapport avec cette affaire. 

Moi je me pose des questions plus terre à terre sans plus ! Des questions que se poserait légitimement tout démocrate. Entre autres, pourquoi on en est là ?

Ça n’est certainement d’aucun rapport avec l’eau, mais ça doit l’être avec la perception que l’on se fait, dans certains milieux, de la démocratie et de la liberté. 

Ni l’une, ni l’autre, ne sont à l’évidence au bout d’un fusil ! Elles ne sont pas qu’un luxe de l’esprit non plus…


 

  

    

                       

Qui écorne l’image du Maroc ?

24 février 2008

On s’attendait à un verdict raisonnable. Tout au plus quelques mois de sursis, assortis éventuellement d’une amende. Il n’en fut rien !

La justice a eu la main lourde….très lourde. Fouad Mourtada a écopé de 3 ans de prison et d’une amende de dix milles dirhams.

Le procureur, lui, avait réclamé « un châtiment exemplaire pour utilisation de données informatiques falsifiées et usurpation d’identité princière »

Et quand le président de la cour a questionné le prévenu sur les raisons qui l’avaient poussé à créer un profil, au nom du prince Moulay Rachid, sur le site social Facebook, le jeune ingénieur a répondu : «  je l’admire, je l’aime bien et je ne lui ai causé autant tort. C’était juste une plaisanterie. Je suis innocent ». Une plaisanterie à ce prix là, c’est chèrement payé ! Fouad l’aura appris à ses dépens…

Bien sur, reste toujours la possibilité de voir la cour d’appel revoir à la baisse ce verdict, mais au vu des charges retenues contre ce jeune ingénieur de 26 ans, il est peu probable, sauf élément ou fait nouveaux, que ce verdict change de beaucoup. A première vue, il n’y aura pour ainsi dire pas de miracle. Une grâce Royale à l’avenir ? Peut être ! Du moins nous le souhaitons vivement.

La justice a dit son mot. Etait-ce le bon ? Il ne m’appartient pas d’en débattre d’un point de vue technique, c’est aux juristes de le faire.   

Néanmoins j’aimerais revenir sur certains aspects de cette affaire. Entre autres sur l’absence d’une partie civile, sur le fait aussi qu’il n y ait pas de plaignant dans cette affaire, et sur l’éventuel préjudice causé à S.A.R le prince Moulay Rachid. Selon les éléments dont je dispose, il n y aurait à ce jour, ni plaignant, ni partie civile. Quant au préjudice causé au prince Moulay Rachid, il est visiblement clair que le jeune Fouad Mourtada à plus prêché par insouciance que par un quelconque désir de nuire ou de tirer profit de l’identité virtuelle qu’il a usurpé. N’est-il pas clair aussi que, de par sa formation d’ingénieur, il était à même de savoir qu’à tout moment on pouvait le localiser. C’est un jeu d’enfant pour qui veut le faire ! Il n’a pas cherché, non plus, à brouiller les pistes en allant usurper anonymement l’identité princière dans un cybercafé. C’est dire qu’il avait tout simplement envie de s’amuser. Qu’il admirait aussi le prince Moulay Rachid jusqu’au point peut être de vouloir lui ressembler.

Est-ce condamnable que de vouloir ressembler virtuellement à un prince que l’on admire ?

Il seraient combien les jeunes marocains qui admirent S.A.R le prince Moulay Rachid et qui aimeraient tellement lui ressembler ? Certainement, et au bas mot, quelques centaines de milliers. Et si d’aventure, ils succombaient tous à l’envie de mettre la photo d’un prince qu’ils admirent sur leur avatar – un personnage représentant un utilisateur sur le net -- les mettra t-on tous en prison pour usurpation d’identité ? J’ose croire que non !

Et quand bien même on peut disserter sur l’inélégance d’un tel acte, on ne met pas en prison un jeune homme qui, maladroitement peut être, mais surtout par admiration, a voulu s’identifier à un jeune prince.

Les rapports des Marocains à l’institution monarchique ont de tout temps été empreints d’un respect qui transcende toutes les contingences. Même les plus douloureuses d’entre elles.

Et s’il est besoin de le confirmer, je m’en tiendrais à la seule image de ces 3 millions de Marocains qui, terriblement affectés, ont accompagné le défunt souverain, Le Roi Hassan II, jusqu’à sa dernière demeure.

Avec cette malheureuse affaire, et après celle toute récente et tout aussi malheureuse du décès   en détention d’un vieillard de 95 ans, qui plus est n’était pas très sain d’esprit, nous voilà occupant les premières loges sur les scènes virtuelle et médiatiques. Vous devez deviner qu’il ne se dit pas que de belles choses sur notre pays. Il s’en dit même de moins en moins qui soient positives ! Et nous ne pouvons que le regretter…

Le Maroc est montré du doigt. Il rejoint le peloton des états qui comptent désormais leur détenu pour délit virtuel. On pouvait largement se passer de cette encombrante étiquette…

Serait-ce la fin de l’état de grâce ? Serait-ce la fin de tous les signaux forts d’ouverture qui, depuis l’avènement de S.M Le Roi Mohamed VI, ont généré un large et quasi planétaire mouvement de sympathie à l’endroit du Maroc et de son jeune monarque ?

Serait-ce la fin de l’exception marocaine en matière de droits de l’homme et de transition démocratique dans le monde arabe ?

Nous n’osons croire en tout cela !

Notre pays mérite mieux que cette image qu’on est entrain de lui coller, du fait des agissements de certains zélés.

Ce sont qui les véritables ennemies du pays et de l’institution monarchique ? Certainement pas ceux qui ont de l’admiration pour les deux !

 

 

 

 

Et si Ali Al Himma nous surprenait !

25 février 2008

Dans ma chronique de ce jour je reviens sur deux sujets : sur la question de la mortalité maternelle et sur « le mouvement pour tous les démocrates » de Fouad Ali Al Himma.

Faut pas chercher de rapport entre les deux. Il n’y en a pas ! Du moins pas dans l’immédiat Mais cela n’exclu nullement qu’il puisse y en avoir d’ici quelque temps…

Je reviens sur cette question de mortalité maternelle parce qu’il s’est tenu, vendredi dernier au soir, un intéressant forum qui justement était consacré à ce thème.

Inutile de vous dire que j’ai été agréablement surpris par le nombre de ceux qui y ont assisté

Ils étaient en effet un peu plus de 250, femmes et hommes, il y avait même une femme ministre, à assister à ce deuxième rendez-vous de la santé qu’organisait le parti du progrès et du socialisme. Etaient là des médecins, des pharmaciens et des infirmiers, des secteurs public et privé. Etaient là aussi des étudiants, des hommes politiques de diverses sensibilités, des journalistes et des acteurs de la société civile. C’est dire que tout le monde a envie d’en découdre avec ce taux effarent de mortalité maternelle. Je rappelle qu’il est au Maroc de 227 décès pour 100.000 naissances vivantes et qu’en Angleterre il n’est que de 5 décès pour le même nombre de naissances vivantes. Vous conviendrez que l’écart est immense

Pour faire dans les comparaisons utiles, je dirais que les Tunisiennes et les Jordaniennes qui décèdent des suites d’une grossesse ou d’un accouchement sont respectivement de100 et de 62 femmes pour 100.000 naissances vivantes. Là aussi, l’écart est trop important et surtout inadmissible…

Le Docteur Menzhi, le délégué régional de la santé pour la Wilaya du grand Casablanca, lui, a expliqué dans son allocution que dans les prévisions du ministère de la santé publique, il est question de ramener ce taux, en 2012, à 50 décès pour 100.000 naissances vivantes.

Je veux bien partager l’ambition et l’optimisme du Docteur Menzhi, mais je ne vois vraiment pas comment on pourrait réduire d’autant, de 227 à 50, et en si peu de temps, en quatre ans, ce taux de mortalité maternelle qui depuis 2004 n’a pas varié d’un iota.

Ceci dit, je pense que le ramener aux environs de 100 à 120 décès en 2012 serait déjà un véritable exploit. Et avec un taux pareil, on ne fera certainement pas la fine bouche.

Pour y parvenir, il n’y a évidemment pas de recette miracle ! Il faut mobiliser un maximum d’acteurs de la société civile, les moyens humains et matériels de la santé publique, demander aux administratifs d’aller plus souvent prendre de l’air loin des bureaux, et cibler les régions enclavées les plus touchées par cette hécatombe.

Pourquoi j’insiste particulièrement sur les acteurs de la société civile ? Simplement parce qu’ils sont à même d’apporter le plus qui manque en matière de sensibilisation, de vigilance et d’alerte dans les régions les moins accessibles.

J’en arrive enfin au « mouvement de tous les démocrates ». Les choses semblent apparemment se clarifier de ce coté là. Et aux dernières nouvelles, il s’agirait plutôt d’une structure associative et non d’un parti comme l’avaient laissé entendre certaines sources.

On parle également d’une série de rencontres prospectives, mais de concertations aussi, qui auraient eu lieu avec les dirigeants de partis politiques. D’autres seraient à venir….

A la bonne heure ! C’est là justement l’approche qu’il aurait peut être fallu privilégier dès le début de l’annonce de la création du mouvement. Elle aurait pu éviter le climat de suspicion né dès après l’annonce de sa création.

L’information serait, bien évidemment, à prendre avec des pincettes.

Néanmoins elle reste largement plausible. Elle me semble mieux cadrer avec les ambitions affichées, du moins en matière de développement régional, depuis l’annonce de la candidature de Ali Al Himma aux précédentes législatives.

Je dirais, et c’est là juste une réflexion, qu’il est indéniable que si pareille structure associative venait à prendre forme et à s’atteler, entre autres et prioritairement, à la problématique du développement humain, beaucoup de choses changeraient assez rapidement. Assez rapidement, mais aussi de manière plus efficace. Parce qu’au vu des pointures, appartenant au monde de l’économie et de la finance, et celles proches des cercles ou se prennent l’essentiel des décisions, qui ont déjà annoncé leur implication dans le mouvement, il est beaucoup de chance de voir se concrétiser de nouveaux projets dans le Maroc profond, mais aussi des projets qui jusque là ont souffert de contingences bureaucratiques et autres….

Tout compte fait, je commence à prendre un peu plus au sérieux l’optimisme affiché par le Docteur Menzhi. C’est à croire qu’il ait été mis dans quelques confidences !

J’ose aussi penser qu’il est assez probable que la chute drastique de ce taux de mortalité maternelle commence au pays des Rhamnas. Et un peu plus tard ailleurs….

Et dans la foulée pourquoi ne pas afficher l’ambition de gagner une vingtaine de place dans le classement du PNUD. Ce serait aussi dans nos cordes si…

Et si Ali Al Himma nous surprenait !

خليونا ساكتين

26 février 2008

 

غادي نحاول التجربة ديال الكتابة بالدارجة ،و علاش الا

خاص غير مانجيبهاش فراسي. الوقت صعابت….و ليت غير كانشوف الكلافيي كاتشدني التبوريشة

الله يحفظ و خلاص، و الله إنجينا وإنجيكم من شي فايس بوك…والا من شي فايس أمك.

يمشي يتصلط علينا شي باطل ونوليو فشي « حل ليا نعقد ليك » اللي ما عندنا ما انديرو بيه

المغرب كايعيش او كيمر بمرحلة تاريخية صعبة، مرحلة يمكن، من باب التشبيه، نقارنوها بالظروف اللي يمكن تعيشها أي أم حامل ملي كتكون عندها الولادة صعبة، و ككتون محتاجة لرعاية طبية الهدف منها هو إنقاد الأم و الجنين.

المولود بالنسبة لينا هو الدمقراطية و التنمية، و الأم طبعا هي الوطن. واش يمكن نسمحو في شي واحد منهم ؟ بكل تأكيد لا، ومليون مرة لا…

التدبير السياسي والإقتصادي والإجتماعي ديال هاد المرحلة صعيب.

الأحزاب ولاو بالعرام وتالفين، مبقى والو يولي كل درب بالحزب ديالو، و كل حمام بالحزب النسائي ديالو…واذا بقينا على هاد الحالة ماشي مستبعد يصبح عندنا مشكل فالرموز و يولي عندنا حزب بلأرج و حزب البقراج و حزب النعناع و حزب الملوخية…و حزب الطعريجة و حزب الكمانجة باش تكمل الفراجة. المشهد السياسي خاصو يكون واضح والأحزاب السياسية خاصها تولي كتعمل السياسة ماشي غير الإنتخابات,

المشكل الأخر هو ديال الناخبين اللي مبقاوش باغيين يصوتو، و حتى اللي كيبغي يصوت خصك تخلصوو تبوسلو راسو، واتجيبلو المكانة ديال الضوء، و تفتحلو على المصران الكبير…و شوف تشوف الى ما غلطش وصوت على رمز الدنجالة حيت مشهي الدنجال…هاد الشي كاين فهداك المغرب اللي على بالكوم. داك المغرب اللي ملي كتبغي تولد فيه المرأة بحال الى غاديا تلعب اللوطو، هي و زهرها، تقدر تولد و تعيش بحال هادوك 100.000 الي كايولدو عندنا وكايعيشو والا تموت بحال هادوك 227 الي كايموتو. كايموتو عندنا في المغرب 227 إمرأة لكل 100.000ولادة سليمة. هاذا معدل، فشي مناطق كيموتو اكثر من 300 لكل 100.000. رقم كيخلع….و مكيليقش بالمغرب.

الأسعار هاديك حريرة اخرى، ليصانص مابقالو والو يولي كيتباع بالكاس و السيارات ( ماكنتكلمش على السيارت ام روج و على السيارات اللى كيسواو الثمن ديال دار)غادي إوليو يخرجوهم الناس غير نهار العيد والا ملي يبغيو يديوهم إبيعوهم. الزيت ولا كيتستعمل بالقطارة ديال الدواء…و الدواء غادي إولي كيتباع بالديطاي : 3 و الا 4 ديال الحبات على مايدوزك الحال… و مريضنا ماعندو باس

التلاميد ولاو كيهزو محفضات كيوزنو 30 كيلو عامرين بالكلاخ، بالجهل، بالستيلوات، و بالسديات ديال نانصي عجرم و ديال الخاسر. يالله الأطباء ديال العضام هوما اللي استافدو من هاد الإصلاح ديال التعليم، التلاميد كلهم عواج ليهم الضهر و خوا لهم الراس. الأطر دياولنا غاديين اوليو كلهم مقوسين، و يصبح عندنا جيل مقوس من ضهرو ومقوص على الخدمة ولا على شي فيزا

هاذي صورة كاريكاتورية على المغرب و لكن ماشي بعيدة على الحقيقة. صحيح انه كاين شي مساءل وشي منجزات تحققات و لكن السرعة اللي ماشي بها هاد التحول تقيلة بزاف، الرشوة مزال منتشرة بواحد الشكل اللي كيخلع. اللي فشي بلاصة كينهب و اللي مسؤول على شي ميزانية كيبقى عليها حتى ينشفها.

المنتخبين جلهم فالبرلمان ناعسين و فالمجالس مغمسين، بعض الطرقات كتنجز غير فالوراق في المدن و كنلقاو شارع كينيا قدام شارع نيروبي و شارع الزايير قدام زنقة كينشاصة بحال الى ماعندا سميات، معندا رجال، معندا نساء نسميو بإسمهم الشوارع والزناقي دياولنا. ومركبات ثقافية حتى هي مكتحمل حتى إسم و معمر حط فيها شي مثقف رجلو

خليونا ساكتين

 

Allo ! Monsieur le Ministre ?

26 février 2008

Pourquoi quand un citoyen adresse un courrier à un ministre, le cabinet de ce dernier ne lui répond presque jamais ?

Je comprends qu’un ministre ne puisse pas répondre à tous les courriers qui lui parviennent.

Je comprends parfaitement qu’il ne réponde pas non plus à quelqu’un qui lui demanderait de l’aider à acheter le mouton de l’Aïd ou à un autre qui lui demanderait de payer à sa place ses arriérés de loyer.

Je comprends aussi quand un ministre ne réagit pas au courrier d’un fêlé qui lui demanderait un lot de terrain au Souissi ou une villa à Cabo Negro.

Ce n’est pas pour faire rire ! Oui, il arrive à nos ministres de recevoir du courrier ou leur sont demandé des choses pareilles.

Ils sont parfois sollicités pour des trucs amusants, voire carrément insolites ou débiles…

Comme ce jeune homme qui aurait écrit à un ministre, pour lui demander d’intercéder en sa faveur auprès d’une famille qui ne voulait pas de lui comme gendre. Je dois préciser que ni le jeune homme, ni la famille en question n’étaient des connaissances du ministre sollicité.

Va donc pour ces courriers auxquels un ministre n’est pas tenu de répondre !

Mais qu’en est-il de tous les autres courriers qui, eux, sont redevables d’une réponse, laquelle très souvent n’arrive jamais ?

Je me demande, à raison d’ailleurs, pourquoi certains de nos ministres insèrent sur le site de leur ministère une rubrique : « écrire au ministre » qui vous offre la possibilité d’adresser un email au ministre. Du moins à la personne qui est sensée recevoir le courrier du Boss.

Tentez l’expérience, en adressant un email à un ministre, vous verrez que neuf fois sur dix personne ne vous répondra.

Il s’entend, bien évidemment, que vous auriez écrit à monsieur le ministre pour soulever une question pertinente et qui relèverait de son département. Pas pour lui demander de chez qui il achète ses chemises, ou de vous offrir un séjour aux Maldives…

Il m’est arrivé, au moins cinq fois, il y a deux ans de cela, d’envoyer un email à un même ministre. A chaque fois c’était pour lui faire part de mon inquiétude de voir échouer l’initiative Moukawalati. J’argumentais, bien évidemment, mon appréhension et formulais quelques suggestions. Je n’omettrais pas de préciser que cela a été fait au nom d’une association de la société civile. 

Il va sans dire aussi que je n’avais nulle cause à défendre, si ce n’était celle de voir cette initiative réussir.

Vous devez deviner qu’il n y a jamais eu de suite de donnée à ces courriers électroniques. Pas même l’ombre d’un chouia de suite….

Et pourtant, sur le site de ce ministère, l’invite était claire : «  écrire à monsieur le ministre ». Elle y est d’ailleurs toujours ! Mais je ne sais pas si depuis, on répond  au courrier…

On aurait peut être du ajouter : «….mais il n’est pas sur qu’il vous réponde »

Formulée comme ça, on sait au moins à quoi s’en tenir. Ça vous évite, lors de vos réunions, la gène de dire « j’attends une réponse »…..qui ne vient jamais….

Ceci dit, il est quelques rares ministres, j’en ai fais l’expérience avec l’un d’entre eux, qui répondent à votre courrier électronique dans la journée, sinon au plus tard le lendemain.

Les autres, ou il ne vous répondent pas, ou il est impossible de leur adresser un courrier électronique parce que le site de leur ministère ne le permet pas.

Et dire que nous sommes en 2008 !

Et en parlant de site, il serait  peut être utile que certains ministères revoient les leur ou se donnent, tout au moins, la peine de les actualiser un peu plus souvent.

Il est des ministères, que je ne citerais pas, dont les sites sont non seulement une véritable insulte aux nouvelles technologies, à l’esthétique et à l’intelligence humaine, mais qui plus est ne sont pas pratiques du tout….Allez y chercher une information ! Vous verrez alors que c’est un véritable calvaire…

Notre ministère de l’intérieur, lui, n’a tout simplement pas de site. Pourquoi ? Je n’en sais rien ! Peut être pour des considérations qui doivent m’échapper.

J’ai vérifié que les ministères de l’intérieur d’Espagne, de France, d’Italie, d’Allemagne et de beaucoup d’états européens avaient le leur.

Ça viendra un jour !

 

Ça blague fort, chez les Belges !

27 février 2008

L’affaire Belliraj fait couler beaucoup d’encre. C’est tant mieux !….C’est toujours mieux que de faire couler beaucoup de sang.

Sur cette affaire le débat est, pour le moment, essentiellement focalisé, par plumes et par déclarations interposées, sur la légalité, ou non, de la mesure de dissolution prise, par le premier ministre Abbas Al Fassi, à l’encontre d’Al Badil Al Hadari.

Et comme on pouvait si attendre, c’est l’interprétation de l’article 57 de la loi sur les partis qui alimente l’essentiel de l’actuelle joute qui oppose, d’un coté, ceux qui estiment que le premier ministre a prêché par anticipation en prononçant cette dissolution, et, de l’autre, ceux qui estiment qu’il est suffisamment d’éléments de réunis pour autoriser ladite dissolution.

Dans ce débat, qui soi dit en passant est intéressant à plus d’un titre, chacun y va de sa « science juridique » pour convaincre du bien fondé de sa thèse.

Au-delà de la pertinence, ou non, des arguties étalées par les uns et les autres, j’estime personnellement que ce débat est de bon augure, et que ce sera, sans aucun doute, notre jeune démocratie en construction qui tirera pleinement profit de ces échauffourées de bon aloie.

Il appartiendra assurément à l’histoire, certainement dans pas très longtemps, de trancher et de départager les deux camps. Elle nous renseignera aussi sur les nombreuses zones d’ombre liées à cette bien étrange affaire ou se mêlent terrorisme, grand banditisme…et, peut être, velléité de prise du pouvoir par la violence. Si je dis « peut être » c’est pour marquer suffisamment de réserve par rapport à cette intention…

Néanmoins, l’histoire nous a montré qu’il est des coups d’état dont la préparation, avant passage à l’acte, avait nécessité quinze, voire vingt ans, parfois même plus. En disant cela je n’ai de clou à enfoncer nulle part, ni de raccourci à emprunter vers quelque conclusion que se soit….Il n’est que les faits et les preuves, et eux seuls, qui établissent toute la vérité et rien que la vérité. Tout le reste n’est qu’exercice de l’esprit….Un exercice ô combien, et souvent, faillible !

Dans cette affaire de terrorisme, et on s’en tiendra là pour le moment, il ne s’agit plus de bombinettes et de jeunes excités plus candidats au suicide qu’à l’action Kamikaze. C’est d’engins de guerre et d’experts, du moins pour certains d’entre eux, qui ont à leur actif « des faits d’armes » réussis en Europe, qu’il s’agit.

Abdelkader Belliraj, le chef présumé de ce réseau, serait impliqué dans une demi douzaine d’assassinats commis en Belgique. Il aurait eu également de solides accointances avec le gang qui avait réussi à s’emparer de près de 18 millions d’euros lors du braquage d’un fourgon de la Brink’s au Luxembourg…

Abdellatif Bekhti, un autre membre du réseau, lui a été arrêté en Belgique pour avoir trempé dans le braquage du fourgon de la Brink’s. Condamné à 20 années de réclusion et emprisonné, il a réussi à s’évader, d’une prison belge, quelques jours après sa condamnation.

Une évasion à la El Néné si j’ose dire ! Sauf que c’est en Belgique que ça se passe cette fois-ci…Pas à Kenitra…

C’est dire qu’il est beaucoup de ramifications à cette affaire au pays de Brel.

Et comme c’est pratiquement la règle pour toutes les affaires qui impliquent une dimension belge, celle-ci, de par un de ces volets, a accouché d’une blague.

En effet il est des organes de presse, et d’autres voix, en Belgique qui auraient laissé planer « quelques doutes » sur les thèses officielles marocaines en rapport avec cette affaire.

Dans son édition du 22 février le quotidien belge « La libre Belgique » se fend d’un papier signé par Roland Planchar* où il est dit ceci : « Il est par exemple troublant de constater que, en quelques semaines, sans demander ni donc obtenir le moindre renseignement à la police fédérale ou à la Sûreté de l’Etat, les services marocains sont parvenus à résoudre autant de mystères d’un coup. Là où les Belges ont abouti à d’autres conclusions ou n’ont pu résoudre l’énigme pendant tant d’années. Bizarre, pensent des observateurs proches du milieu d’enquête » Edifiant ! Et la blague ne s’arrête pas là ! Notre ami Planchar qui, visiblement, n’a ni accepté que nos services de sécurité s’en sortent, sans l’aide des Belges, ni bien planché son sujet nous sort ceci : « Et si un membre de la famille de Bekhti** a été en délicatesse avec la justice, pas de condamnation.» Ainsi la condamnation de Bekhti à 20 années de réclusion, et son évasion d’une prison belge, ne seraient que pure invention…

Ça blague fort chez nos amis Belges ! Chez nous ça réussi des coups…

 * Lien vers l’article paru sur  » Libre Belgique »          http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=403622

** Liens vers une série de papiers qui ont traité de l’affaire Bakhti en son temps             http://www.wikio.fr/news/Brink’s

Mon blog change de titre, et d’allure…

27 février 2008

Mon blog change de titre !

Je continuerais bien évidemment à bloguer sous ma véritable identité. C’est un choix que j’ai fais, et il en sera ainsi jusqu’au jour ou j’estimerais que je n’aurais plus à bloguer. Changer de titre à mon blog n’est donc d’aucun rapport avec mon identité…

De toutes les manières, il n y a pas que le titre que je changerais. Je compte donner à mon blog une autre allure. Cela se fera progressivement, mais j’annonce dès maintenant une rupture avec le concept « chroniqueur » que j’avais adopté jusqu’à aujourd’hui.

Un blog ça ne peut pas être que ça ! Faut se lâcher ! Faut donner libre cours à ses émotions…Partager ses rêves et ses doutes….

Il est certainement difficile de le faire quand on blogue sous sa véritable identité. Je tenterais néanmoins la gageur !

« Unblog » qui m’héberge n’offre malheureusement pas toutes les possibilités que j’aurais souhaité avoir pour donner à mon blog plus d’aération, et un meilleur design. Et comme mes connaissances en développement sont très limitées, je ne me risquerais certainement pas à tenter ce que je raterais sans l’ombre d’un doute : réaliser un site.

Je crécherais, peut être, mais plus tard, ailleurs….       

Abyssus abyssum invocat….

28 février 2008

C’est sur le pourtour de la Mare Nostrum, « notre mer » comme il plaisait aux Romains de l’appeler que sont nées les plus grandes des civilisations. C’est là aussi où périssent malheureusement chaque année des milliers d’hommes et de femmes. En méditerranée !

Ils sont 11200 corps, à avoir été happés, depuis 1988, par cette mer à l’apparence si calme mais si trompeuse aussi. Ils sont autant à y avoir péri que l’ensemble de ceux qui sont morts pendant la guerre du Kosovo. Une guerre pour laquelle, et je le rappelle, toute la communauté internationale, l’ONU en tête, s’était mobilisée. Quelle hypocrisie ! Et des hypocrisies dans le genre, il est dit qu’on ne cessera certainement pas d’en voir

Le centre de premier secours de l’île sicilienne de Lampedusa a vu affluer plus de mille candidats à l’immigration ces cinq derniers jours. Mais ils seraient combien à avoir fini leur voyage dans les fonds de la Méditerranée, devenue un cimetière marin des Harragas ? Nous ne le saurons jamais avec exactitude !

Roberto NIETO, un journaliste italien, a enquêté : les résultats de son enquête sont pour le moins qu’on puisse dire accablants : « Pour lutter contre l’immigration clandestine, l’Italie s’en remet le plus souvent à Frontex, une agence européenne de gardes des frontières. Frontex multiplie les pressions sur les gouvernements des pays d’Afrique du Nord pour qu’ils mettent en place des politiques répressives contre les migrants. Or, la plupart de ces pays ne respectent pas les droits humains, ce qui revient à dire que l’Europe encourage de facto les violations, du moment qu’elles ont lieu en dehors de ses frontières » Nous sommes désormais édifiés sur l’appréciation, à géométrie variable, des droits de l’homme par l’Europe…

NIETO nous révèle aussi que « le gouvernement italien de Sylvio Berlusconi aurait passé en 2003 un accord secret avec Mouammar Kadhafi dans le but de lutter contre l’immigration clandestine. Du matériel aurait ainsi été expédié en Libye, afin d’équiper des centres de détention. L’Observatoire sur les victimes des migrations a dénombré une vingtaine d’établissements du genre, répartis à travers tout le pays » C’était là, entre autres, et comme on peut le deviner, le prix à payer par anticipation par la Libye pour la levée des sanctions internationales qui la frappaient. Encore heureux qu’on lui aurait pas demandé de les brûler. « Les plus récents chiffres officiels mentionnent que 60 000 personnes pourraient actuellement y être détenues » ajoute le journaliste Italien.

Cette enquête, consultable à loisir sur le net, est d’autant plus accablante qu’elle traite d’un drame humain auquel tout le monde semble tourner le dos. L’Europe, à laquelle il ne nous viendrait certainement pas à l’idée de demander d’accueillir les flots de migrants clandestins qui frappent à ses portes, ne joue assurément pas le beau rôle en adoptant une approche exclusivement sécuritaire pour lutter contre ce phénomène. Comment peut-elle fermer les yeux sur ces dizaines de milliers de morts qui périssent noyés à quelques miles nautiques de sa forteresse ?

Comment peut-elle encourager et financer la mise en place de centres de détention où sont retenus, dans des conditions inhumaines, des milliers d’hommes et de femmes ? Pourquoi ne s’implique t-elle pas, et de manière conséquente, dans une approche de développement au Maghreb, en lieu et place de son implication exclusive dans une approche sécuritaire, de loin plus coûteuse…et assurément moins efficace ?

 

 

Balancer la patate chaude au Maroc, à la Tunisie ou à la Libye est de toute évidence un non sens et révèle d’un manque de lucidité. Les états du Maghreb ne peuvent indéfiniment assurer le rôle de pare-chocs ou de gendarmes pour une Europe si peu regardante sur la question des droits de l’homme dès lors qu’il ‘agit de sa seule sécurité et de son seul bien être. L’Europe a l’obligation morale de ne pas tourner le dos au cimetière marin des Harragas, que nulle approche sécuritaire ne masquera. Elle est en devoir d’investir massivement, conséquemment et vite dans des programmes de développement au Maghreb.                                                                                                                                                                                          Les déclarations d’intentions inscrites sur le long terme ont souvent échoué sur les rives de la Mare Nostrum….Abyssus abyssum invocat….

Nouvelle donne à Manhasset ?

29 février 2008

Ça tangue drôlement fort du coté de Tindouf…Beaucoup de certitudes sont mise à mal aussi.

Là bas, on a compris que désormais les choses iront vite et qu’elles iront plus vite encore dans les semaines et les mois à venir. On a compris aussi qu’elles n’iront pas dans le sens des vœux des caciques du séparatisme au sein du Polisario

Pas besoin d’être une sacrée lumière pour comprendre que sont entrain de se produire de sérieuses négociations, peut être directement, certainement par parties interposées, pour plier le plus rapidement possible le dossier du Sahara.

Il n’est pas d’informations qui en ont fait clairement état, néanmoins il est un certain nombre de signes qui ne trompent pas.

Pour avoir suivi de très près toutes les péripéties de cette affaire, dite du Sahara, depuis sa genèse je pense, et avec forte conviction, qu’on n’a jamais été aussi près d’une solution définitive à ce conflit. Pas même du temps de Chadli, ni de celui du défunt Boudiaf qui, lui, n’a, pour ainsi dire, pas eu le temps de s’asseoir, qu’on l’avait déjà allongé…

Il est bien entendu l’initiative marocaine qui, au travers du projet d’autonomie élargie, a fait sortir, dans un premier temps, le dossier de l’impasse dans laquelle il s’était englué pendant des années.

Il y a eu par la suite une succession d’évènements, régionaux et internationaux, qui ont impulsé à cette affaire une nouvelle dynamique. Laquelle dynamique a été induite par une plus grande et plus ferme implication des Français, des Américains et à un degré moindre, mais néanmoins compréhensible, des Espagnols dans cette affaire.

L’alternative de l’autonomie pour les provinces sahariennes, s’est donc imposée comme option pratiquement incontournable, mais surtout raisonnable, pour en finir avec un conflit qui, et à bien des égards, aura sérieusement retardé le développement de cette région du monde qu’est le Maghreb.

Il y a eu, comme on devait d’ailleurs s’y attendre, les réticences d’usage des Algériens et des Polisariens dans l’espoir de faire avorter l’initiative marocaine. Mais cela n’a pas résisté, cette fois-ci, face à la détermination d’une communauté internationale qui, même du bout des lèvres parfois, annonçait qu’elle n’en pouvait plus de voir traîner encore plus longtemps un aussi vieux et aussi insensé conflit. La messe était dite !

Le Polisario, tout en s’impliquant dans le processus de négociations de Manhasset, a continué à tambouriner bruyamment, mais sans grande conviction, sa cacophonie séparatiste. Il a même été jusqu’à brandir la menace d’une reprise des armes. Une menace qu’il savait mieux que quiconque impossible à tenir sans l’entremise d’Alger.

Quand je dis Alger ce n’est pas nécessairement au président Bouteflika ni à son gouvernement que je pense. En Algérie les sphères du véritable pouvoir sont extrêmement complexes à cerner. Et plus encore maintenant que par le passé….

La récente visite d’état effectuée, courant février, par le président algérien à Moscou a révélé un nombre importants de détails qui renseignent justement sur la complexité des rapports entre l’institution militaire et le pouvoir civil en Algérie.

Nicolas Beau, enquêteur au Canard enchaîné, a parlé récemment « d’une sourde guerre qui opposerait le président aux services du général Toufik, à propos d’un troisième mandat. À quelques heures de l’arrivée à Moscou du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ce lundi 18 février, l’annonce d’un accord a fuité dans la presse russe. Finalement, les Mig 29 devraient être remplacés par des Mig 35. Étonnant quand on sait que ces dernières semaines, la présidence algérienne se disait intéressée par la livraison de Rafales français… En réalité, à la manœuvre en coulisses, les militaires algériens ont fait comprendre à Bouteflika que les Russes avaient leurs faveurs »

Dans une déclaration à l’agence TASS, le président Bouflika, lui, a déclaré :

« La construction maghrébine constitue un autre axe d’importance pour nous. Nous sommes disposés à prendre avec nos frères et voisins toutes les actions nécessaires à sa revitalisation et pour dépasser les problèmes qui, comme celui du Sahara occidental, entravent le développement de notre coopération » Une phrase qui retentit toujours et fort dans les oreilles d’une armée qui en Algérie tient le pouvoir sans l’assumer vraiment…

Le prochain round des négociations de Manhasset a été reporté de quelques jours, pour des raisons certainement pas que techniques….

Belliraj : informateur des renseignements belges ?

1 mars 2008

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Plusieurs médias belges ont annoncé vendredi que Abdelakader Belliraj, le chef présumé du réseau terroriste démantelé par les services de sécurité marocains, aurait été pendant des années un informateur de la sûreté de l’état. Cette information a eu l’effet d’une véritable bombe au sein du microcosme politico – sécuritaire belge jusque là circonspect devant les révélations faites par Belliraj aux enquêteurs marocains

Le ministre de la Justice , Jo Vandeurzen a demandé au comité R, qui contrôle les services de renseignements, d’ouvrir une enquête afin d’établir si Belliraj a été oui ou non informateur de la sûreté. « La loi du 11 décembre 1998 sur la classification des informations ne me permet pas d’en dire plus sur le statut des intéressés. J’ai cependant immédiatement demandé au Comité R de lancer une enquête sur la manière dont les services de renseignements s’y sont pris pour collecter et traiter leurs informations dans ce dossier. Je veux à présent attendre le résultat de l’enquête », explique le ministre de la Justice dans un communiqué de presse.

Que penser de tout cela ? Certainement rien de bon ! Parce que même si les services de renseignements sont tenus à une certaine confidentialité pour être efficace, utiliser un terroriste comme informateur pousse indéniablement à se poser des questions.

Installé à Bruxelles dans les années 1980, Abdelkader Belliraj militait alors pour la cause palestinienne. Des sources fiables vont jusqu’à attester de son radicalisme militant et de ses accointances avec le chiisme politique.

En 1989, il avait été entendu par l’ex-gendarmerie belge dans le cadre de deux dossiers criminels jamais élucidés : les assassinats de la mosquée du Cinquantenaire et celui du Pr Wybran, à Bruxelles

Faut dire qu’on est bien loin de l’image du maçon paisible que brossaient de lui, il y a encore quelques jours, certains journaux belges.

Ces dossiers vont remonter à la surface, à la faveur du coup de filet opéré par les services de sécurité marocains, le 18 février dernier.

Sur Belliraj et cette affaire, on doit s’attendre, dans les jours qui viendront, à d’assez grosses surprises….peut être à de fracassantes révélations !  

Les Marocains d’ici, et de là bas…

2 mars 2008

La 2 M jeune Afrique ! Ça a de la gueule, non ?

On peut même aller jusqu’à s’autoriser un petit jeu de mots…pour dire les choses comme elles sont : La 2 aime jeune Afrique !…

Oui, pourquoi pas ! On n’aura rien inventé ! Ni éventé quelque secret que ce soit…

Tout le monde sait, depuis quelque temps déjà, qu’entre la chaîne de Ain Sebaâ et l’hebdomadaire parisien, ça file le grand amour…ça fait des bébés aussi !

Ils en sont déjà au deuxième. Eh oui, ça ne perd pas son temps…

Après le « Mais encore », ô combien prémonitoire, de Hamid Berrada. C’est au tour de Fouad Laroui de nous pondre une émission qui tout compte fait n’était pas qu’un fourre-tout.

Du Fourtou, on en a eu plein la vue ! Il m’est même arrivé de penser, en début de l’émission, qu’il n y aurait que du Fourtou. Erreur ! Fouad Laroui nous a ramené aussi dans ses bagages des « Marocains du monde »

En particulier deux d’entre eux, qu’il a été pêché, l’un sur les rives de la Seine et l’autre sur la berge nord du lac Léman. Deux belles prises en sommes !

D’abord Fahd El Mansour qui, lui, est un Marocain qui fabrique des écrins et des parures pour les plus grandes marques d’horlogerie et de joaillerie au monde. Des écrins et des parures, fabriqués à Casablanca, où l’on allonge des pièces valant parfois quelques centaines de milliers d’euros. Excusez du peu !

Ensuite Mohamed Metalsi, un originaire de Tanger qui dirige les programmes culturels de l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris.

L’un et l’autre, comme on a pu le constater lors de l’émission, brillent chacun dans son créneau. Des créneaux où il n’est ni facile, ni évident, d’occuper les devants de la scène…

Et des Marocains comme ça, il y en a toute une armée d’éparpillée un peu partout à travers le monde. Et s’ils ne donnent pas la pleine mesure de leur talents chez eux, c’est simplement parce qu’ils s’y sentent à l’étroit. Ils y étoufferaient pour les raisons que nous ne rabâcherons pas encore une fois. C’est Marocains ont donné, de toute évidence, un sens à la mondialisation bien avant tout le monde….

Plus que l’émission, ce sont surtout ces Marocains du monde qui m’ont épaté. Le concept de l’émission lui a déjà été consommé par l’excellent Kader Bouazzaoui, il y a des années de cela. Et on doit être certainement beaucoup de Marocains d’ici et du monde à regretter que Kader ne soit plus là !….Son émission non plus !

Et si je m’arrête quelques moments sur ces marocains du monde, c’est d’abord pour dire combien nous pouvons être fiers de cette diaspora qui compte, dans ses rangs, des profils très pointus dans des secteurs non moins pointus. C’est pour dire aussi que les Marocains d’ici peuvent aussi et certainement réussir de très belles choses à l’international.

Faut peut être juste y croire ! Mais faut surtout y aller…

Aller à la recherche de niches, où l’on pourrait se placer. Pas uniquement avec nos tomates, nos sardines ou nos aubergines…

Faut y aller avec de la valeur ajoutée et y croire…     

Quand je vois que le consortium européen EADS – Airbus – peut rafler, au nez et à la barbe du géant américain Boeing, un fabuleux contrat de 40 milliards de dollars US pour livrer au pentagone, des avions ravitailleurs, je me dis que beaucoup de choses sont possibles…

Je me dis que, même si nous ne produisons pas d’avions, nous devons très certainement rater beaucoup d’opportunités…

Nous devons en rater plein, parce que nous n’offrons pas suffisamment de mesures d’accompagnement aux entrepreneurs qui auraient des chances à l’international.

Nous en ratons aussi parce que nous manquons de relais économiques performants au niveau de nos ambassades.

La tendance est à l’incitation au retour au pays de ces Marocains du monde.

Dans l’immédiat il serait peut être plus sage de travailler dans l’autre sens. Voir dans quelle mesure on pourrait placer, là bas, du savoir faire marocain.

Plus sage, parce que c’est plus accessible ! Parce que c’est plus réaliste aussi que de nourrir l’illusion de voir nos Marocains du monde venir s’installer là où il n’est pas encore de cadre de vie et d’environnement qui prêtent à la promotion de leur talents…

Et face à cette évidence, tous les Mehdi Kotbi réunis n’y pourront malheureusement rien !

Censurer : conjugué au présent

2 mars 2008

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Ce dessin résume, assez bien, une situation pour le moins contraignante…..burlesque aussi. Une situation où le censeur n’est pas seulement celui à qui l’on pense généralement…Ils s’y mettent maintenant à plusieurs

L’autre banditisme…

3 mars 2008

Une autre session de bouclée, de bâclée aussi par nos conseils élus.

Les mêmes scènes, d’empoignades verbales, de pugilats, d‘insultes et de jets de verres, qui viennent rappeler à notre bon vieux souvenir le pitoyable état de notre démocratie participative.

Des comptes administratifs approuvés parfois dans des conditions scandaleuses,…souvent douteuses et des milliards qui, des caisses, vont, avec beaucoup d’aisance, dans des poches.

Des scandales fonciers et immobiliers à ne pas en finir…

Il n’est plus de marchés qui vaillent la peine d’être lancés. Il n’est plus que des marchés de dupes…

Président de conseil on l’est souvent très longtemps, ou à vie. Parfois même au-delà…la génétique ne fait pas que des miracles. Elle peut faire aussi des bébés – futur – présidents.

Le tout c’est de bien naître. De naître sous le bon toit. Sous une bonne étoile…

Un président de conseil ça a souvent de la gueule. Une forte gueule aussi…ça peut vous cracher des âneries de la taille d’un mammouth en guise d’arrêt.

Quand on vous dit qu’un président est en réunion, comprenez qu’il est entrain de réunir les ingrédients d’une entourloupette de mauvais goût. Et si l’on vous dit qu’il est absent comprenez alors qu’il est en apnée prospective.

Il sera encore là, bien évidemment, en 2009. Pour d’autres réunions…Pour d’autres sessions,  pour d’autres jets de verre et pour d’autres apnées. Peut être plus longues…

Ne me dites pas que c’est une fatalité !

Un état moderne ça doit, tout de même, arriver à mettre des garde-fous contre ces criquets humanoïdes et contre cette déferlante raseuse d’espoirs !

Et c’est quoi toutes ces commissions d’enquête qui n’aboutissent presque jamais à rien, là où l’arnaque pue, et où la magouille est visible à l’œil nu ?

Ne me dites pas que c’est juste pour faire semblant !

Ne me dites pas non plus que le 7 septembre ne fût qu’un mauvais rêve !

Ne me dites rien de tout cela !

Dites-moi plutôt qu’ils ont des bras très longs. Plus longs qu’on ne pouvait l’imaginer…

Dites-moi qu’ils ont fini par tout pourrir ! Par nous pourrir la vie et le bled…

C’est là l’autre face du banditisme et de la truanderie qu’on est sensé ne pas ignorer.

N’est-elle pas redevable de la même thérapie ? D’une thérapie de choc…et la plus large possible.

La démocratie participative ne rime assurément pas avec impunité. Encore moins avec laxisme.

A quoi bon être sur ses gardes et veiller au grain, quand on laisse un autre ennemi, celui là, tout comme l’autre d’ailleurs, insidieux  et à l’allure trompeuse ronger les fondements d’une démocratie naissante.

N’est-il pas de troublantes similitudes entre les deux ?….Et les mêmes effets

Je ne prendrais aucun risque à leur trouver non pas des similitudes mais une parfaite et totale  ressemblance. Ce sont les deux faces d’un même monstre…

L’un comme l’autre sont dangereux ! Et l’un comme l’autre menacent la stabilité du pays.

Les citoyens doivent être protégés des deux.

Il ne saurait y avoir de justes raisons pour laisser perdurer une situation aussi anachronique.

Un large assainissement de nos conseils élus s’impose. Et plutôt il se fera, plus vite les citoyens renoueront avec les saines pratiques citoyennes et s’engageront volontairement et massivement dans la chose politique.

Il n’est pas de démocratie qui se construit en eaux troubles ! Comme il n’est pas de confiance que l’on pourrait gagner sans de solides gages de rupture avec la gabegie ambiante et la culture de l’impunité.

Banditisme et truanderie ne viennent pas que de Bruxelles. Ils peuvent être fait maison !

         

         

                 

 

 

   

Najab, Astati et les autres….

4 mars 2008

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Le capitaine Ali Najab

Nous sommes en janvier 1980. Dakhla baigne dans sa quiétude habituelle.

Un jour comme les autres, diraient ceux qui vivent dans cette paisible ville où le thermomètre affiche entre 26 et 28 degré à longueur d’année.

Ejjeyed Ou Moussa, frère de Brahim Ou Moussa l’actuel ambassadeur du Royaume au Venezuela, m’avait invité à prendre les nièmes trois verres de thé de la journée. Du thé comme celui là, on ne s’en lasse pas d’en prendre…

Un peu plus tard, c’est au tour d’une même table que nous étions quelques officiers et moi à dîner ensemble. Au menu : Harira, puis une délicieuse courbine d’environ 15 kilos péchée vers la fin de l’après midi, pas loin du port.

Mohamed Astati était l’un de ces jeunes officiers. Il était lieutenant, était de compagnie très agréable, et avait les yeux verts. Je l’avais connu dès son arrivée à Dakhla, environ deux mois auparavant.

Ce soir là il n’arrêtait pas de pouffer de rire….A 25 ou 26 ans, on est heureux ! Même quand on est au front….

Alors que nous étions encore entrain de manger, quelqu’un est venu l’informer que son unité allait se déplacer vers le nord dès les aurores du lendemain.

On n’en saura rien de plus ! Du moins pas ce soir là…Mais lui, ne riait plus !

En nous quittant, minuit passée, il salua chacun d’entre nous, puis juste avant d’embarquer sur sa jeep il nous dit, ce que disent souvent les marocains dans pareille situation : « Si on est amené à nous plus nous revoir Moussamaha ». Pressentait-il quelque chose ? Je ne le saurais jamais !

Quelques jours plus tard, j’apprenais son décès. Lors d’un accrochage pas loin de Zag m’vait-on dit…

Inutile de vous dire que nous étions, ce jour là, plusieurs de ses amis à maudire cette fatalité qui fait que ça soient toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers…

Depuis je n’ai forcement plus eu de nouvelles de lui…Un mort ça ne donne plus de ses nouvelles !

Nous sommes en 2003 : un groupe de prisonniers marocains est relâché par le tandem Algéro-polisarien. La 2ème chaîne publique réalise un reportage sur le sujet. L’un d’entre ces ex prisonniers est interviewé à Oued Zem. Ses cheveux étaient blancs et ses yeux verts. C’était lui ! C’était le lieutenant Astati ! Je l’aurais reconnu entre mille…

Inutile de vous dire combien j’étais heureux de le savoir encore vivant. Un vrai miracle !

Dès le lendemain, j’ai réussi à avoir les éléments qui allaient me permettre de le revoir, 23 ans après avoir dîné avec lui la dernière fois…

23 ans d’horreurs et de souffrances qu’il tentera, quelques jours plus tard, de me raconter en quelques heures. Il n’ y arrivera pas ! Tellement les faits étaient denses et invraisemblables…

Nous nous sommes revus un peu plus tard. Etait avec nous, cette fois ci, le capitaine Ali Najab : un autre rescapé des geôles de Tindouf.

A eux deux, ils m’apprirent suffisamment sur les camps de la mort de Tindouf pour que je sache jusqu’à quel point ont pu souffrir certains de nos militaires pour que nos provinces sahariennes restent ce qu’elles n’ont cessé d’être à travers l’histoire : des territoires marocains !

Ils me firent part aussi de leur désappointement et de leur rage d’avoir vécu cet enfer pendant un quart de siècle. Leur rage aussi d’avoir perdu les plus belles années de leur vie pour être par la suite traités comme ils l’ont été : avec une incroyable indifférence !

L’un restera lieutenant et l’autre capitaine pour ce qui leur restera comme jours à vivre. C’est ce que prévoit le règlement dit-on.

L’un et l’autre n’ont certainement pas choisi de tomber entre les mains de l’ennemi. C’est là le lot de toutes les guerres ! Leurs camarades de promotion eux sont ou colonels ou colonels major. C’est dire que leurs enfants respectifs ne percevront après leur décès que la moitié de ce qui leur est alloué à l’heure qu’il est, au titre de leur réforme et de leur retraite. Encore une fois, comme stipulé par le règlement.

Ne serait-il pas plus juste et plus équitable que de revoir le cas de ces ex détenus qui grâce à eux, tout de même, et grâce, bien évidement, à ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur et ceux qui continuent de veiller à la sécurité de nos frontières que notre drapeau continue de flotter sur toute l’étendue de nos territoires sahariens.

Un règlement ça peut être modifié si Sa Majesté Le Roi, Chef Suprême des Forces Armées Royales, Le décide.

Que veut Alger ?

5 mars 2008

Que veut Alger ? En termes plus claires : que veulent les généraux de l’ANP ?

Je formule ma question ainsi parce qu’il n’est pas d’autre formulation pour dire les choses comme elles sont dans la réalité.

En Algérie, le dossier du Sahara, entre autres, est du seul ressort de l’institution militaire. Personne d’autre n’y touche !

C’est la grande muette, et elle seule, qui pilote cette hasardeuse aventure, depuis que Boumediene a eu l’idée Bismarckienne de tracer, au canon et au seul gré de son humeur, les limites territoriales, et d’influence, de sa chimérique Prusse Maghrebine.

Il n’est pas d’autre ton non plus qui sied pour dire que « le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui » brandi sans vergogne, à la face du monde, par Alger n’est au mieux que de la poudre de perlimpinpin. Une poudre qui, dans un premier temps, avait eu de l’effet… mais il était dit que cet effet ne durerait que le temps que durent toutes les tromperies.

Feu Mustapha El Ouali, lui, avait compris assez tôt ! On s’arrangera, dès lors, pour l’envoyer, avec quelques uns de ses hommes, titiller la mort et les faubourgs de Nouakchott.

La suite de l’histoire, on l’a connaît…Le cadavre d’El Ouali sera retrouvé calciné. Ses hommes, eux, ont été décimés.

Ceux parmi les fondateurs du Polisario qui se rendront compte, un peu plus tard, des véritables desseins des galonnés d’Alger s’en iront qui pour certains, s’installer hors de leur sphère géographique d’influence, qui pour d’autres, la majorité, regagner le Maroc.

La révolte qui eut lieu dans les camps en 1988 constituera l’un des tournants les plus importants dans l’évolution du dossier saharien : un début de fissures et de craquèlement dans le mur des fausses certitudes algériennes

La sécurité militaire algérienne, elle, s’emploiera à maintenir en selle à la tête de son rejeton bicéphale – Polisario et RASD – le plus fidèle d’entre les polisariens : Abdelaziz.

Elle y arrive, mais non sans peine !

L’intermède Chadli et le sommet constitutif de l’UMA n’apporteront finalement rien qui vaille d’être retenu. La signature d’un président algérien apposée au bas d’un traité n’engage que lui…Et lui seul !

Sur le terrain diplomatique les résolutions s’enchaînent les unes après les autres. Puis vint Baker avec ses deux plans et surprise ! : Alger lance un ballon sonde : elle veut une partie du Sahara marocain. C’est Bouteflika qui tente la percée pour le compte des galonnés

Fallait le dire plutôt ! Et arrêter de crever les tympans de la communauté internationale avec cette histoire de droit à l’autodétermination.

Décontenancée par la vive réaction marocaine et la stupéfaction des capitales qui comptent, Alger hésite, puis recule, mais tout le monde a entendu…y compris les sahraouis.

Alors que fait-on ?

On revient à la case départ, semble vouloir dire Alger. Elle y reviendra ! Mais cette fois ci pratiquement seule. On écoute beaucoup moins attentivement ses thèses. Certaines capitales vont jusqu’à lui faire comprendre en aparté qu’elles ne peuvent supporter indéfiniment l’instabilité qui prévaut dans cette région du fait de son entêtement sur la question du Sahara.

Alger recule encore une fois, fais légèrement le dos rond…puis repart de plus belle !

Le double langage est de nouveau de mise. Les négociations on y va ! Mais c’est par Polisario interposé qu’on le fera.

Le Polisario, lui, confiné dans son rôle de toujours : celui d’épouvantail, ne maîtrise plus rien. La contestation grandit, des dissensions voient le jour et les camps se vident.

Alger fait aboyer sporadiquement sa chose enragée et tente de lui faire sortir les crocs d’antan, qu’il n’a plus depuis longtemps.

Le quatrième round de Manhasset c’est dans quelques jours. On va y aller pour y faire quoi ?

De prime abord, rien ! Néanmoins, on va y aller quand même ! On a pris l’habitude de « suivre le menteur jusqu’au seuil de sa maison » comme il se dit partout au Maghreb.

En attendant il serait peut être utile, pour tout le monde, que les généraux d’Alger disent clairement et une fois pour toute ce qu’ils veulent.

Un couloir sur l’atlantique ? Ça peut se discuter, dans le cadre d’une exploitation commune des mines de Gara Jbilet comme stipulé par le traité d’Ifrane.

Amputer le Maroc de son Sahara, ou d’une partie, aussi petite soit elle, de ce dernier, et le couper de ses racines africaines ? Ça par contre, ça n’est pas discutable aujourd’hui. Et ça le sera encore moins demain.

La fraternité, le bon voisinage et la concorde ? Nous sommes preneur depuis tout le temps !

La menace par hordes interposées, nous sommes preneurs aussi s’il le faut vraiment !

La Fitna d’un facho populiste

6 mars 2008

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Oui ça chlingue fort !…Et hymne à l’intolérance

Geert Wilders, un député néerlandais et chef du parti de la liberté, extrême droite, est entrain de foutre une sacrée tension au sein dans la fragile cohésion intercommunautaire aux Pays Bas. Une tension qui, si elle n’est pas jugulée à temps, débordera, sans aucun doute, pour aller éclabousser d’autres régions du monde.

Je crains également que nous ne soyons là qu’au tout début d’une affaire qui risque de compliquer d’avantage les rapports déjà tendus entre communautés chrétienne et musulmane

A l’origine de cette tension le film « Fitna ». Un film très critique à l’égard du Coran.

Le controversé député d’extrême droite tient dans son film des propos très virulents à l’égard de l’islam. Il qualifie le Coran de livre « affreux et fasciste » et pousse le ridicule jusqu’à le comparer à « Mein Kampf » d’Adolpf Hitler.

Geert Wilders qui n’est pas à son premier coup d’éclat est sous protection policière depuis 2004. Il a été menacé de mort à plusieurs reprises.

Entre autre « idée de génie » Wilders, qui n’est pas à une imbécillité près, a proposé au gouvernement néerlandais d’interdire le Coran, car, estime t-il, il s’agit d’un livre qui propage une doctrine pernicieuse.

Le film de 15 minutes vise à montrer que « l’Islam peut nous coûter notre liberté si nous n’agissons pas contre lui » a déclaré Wilders. Certains médias néerlandais ont suggéré que la fin montrera Wilders brûlant un exemplaire du Coran.

Un facho – populiste qui défend la liberté d’expression, la liberté absolue de conscience et la recherche de la vérité ?!….On aura tout vu !

Le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, lui-même ressortissant hollandais, a émis de sérieuses craintes quant aux retombées de cette oeuvre polémique, si elle venait à être diffusée. Cet avis est partagé par le premier ministre Jan Peter Balkenende ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Justice des Pays-Bas qui redoutent des représailles et des sanctions économiques contre leur pays.

« Aux Pays-Bas, nous avons le droit à la liberté d’expression, qui est une valeur très importante, et nous avons bien indiqué qu’il y a une différence entre l’opinion du gouvernement néerlandais et l’opinion de M. Wilders », a déclaré M. Balkenende.

Voilà qui remet un peu les pendules à l’heure ! Mais évitera t-on pour autant toutes les incompréhensions et tous les amalgames qui naîtront dès lors que ce film sera projeté ? J’en doute fort !

Je doute fort aussi que le député facho – populiste Wilders agisse, comme il le fait, au seul prétexte et dans l’unique but de faire prévaloir son droit à la liberté d’expression.

Il le fait très certainement, et surtout, par provocation et par souci de cultiver l’intolérance.

Et c’est là où je lui trouve un paquet de ressemblances avec les facho – islamistes qui, comme lui, se revendiquent et font l’apologie d’une doctrine obscurantiste, radicale et fanatique.

Peut-on au nom de la liberté d’expression offenser tout ce compte la planète comme musulmans, comme chrétiens ou comme juifs ? Assurément non ! Ce n’est écrit nulle part…c’est comme ça ! On ne le fait pas sans prendre le risque de raviver des blessures d’un autre âge. Des blessures, dont l’humanité est en ce moment en devoir de faire l’économie !

Autre développement de cette affaire : le Président Français Nicolas Sarkozy a assuré ce mercredi le Premier ministre néerlandais Jan-Peter Balkenende de « son soutien » après les tensions déclenchées au Pays-Bas par ce film.

Jan-Peter Balkenende, reçu pour un déjeuner à l’Elysée, a demandé l’appui diplomatique de la France pour faire face aux manifestations d’hostilité et aux menaces déclenchées par le film « Fitna » du député Geert Wilders. « Le président l’a assuré de son soutien », a rapporté David Martinon, porte-parole de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a aussi souligné qu’il refusait « tout amalgame »

Là aussi il aurait été souhaitable que le Président Sarkozy insiste sur cet autre amalgame à ne pas faire : ne pas confondre, Islam, Islamisme et terrorisme

Un 8 mars, pas tout à fait comme les autres !

7 mars 2008

 

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C’est le 08 mars ! Les femmes se verront offrir, comme le veut la tradition, qui des roses qui sentent bon, qui des roses virtuelles qui ne sentent rien…qui les séries de baffes ou d’insultes habituelles…

Vous verrez que, soudainement, on ne parlera que de femmes pendant toute une journée.

Chacun entonnera du haut de son estrade ou de sa tribune l’habituelle chansonnette sur l’égalité des chances, l’égalité des salaires…sur l’égalité, entre femmes et hommes, en tout.

Ils sont combien à y croire réellement ? Difficile à dire ! Mais tout le monde ressassera la même ritournelle…comme il se fait depuis si longtemps…

Faut peut être aller voir d’un peu plus près comment agissent ces ténors de la tchatche, avec leurs – le pluriel est intentionnel -- propres épouses, leurs salariées femmes, les femmes (filles) de ménages qu’ils emploient chez eux…avec toutes ces femmes qui d’une manière ou d’une autre sont à « leurs services »

Nous serons certainement surpris devant ce que nous découvrirons. Et il est probablement beaucoup de choses qui ne seront pas très belles à raconter…

Un 08 mars comme les autres diraient d’aucuns ! Avec son lot de discours de bonnes intentions…et avec ses roses

Je dirais, pas tout à fait ! Et j’ai de bonnes raisons pour penser que ce 08 mars ne ressemble pas aux autres…

Ce 08 mars a peut être été quelque part miné et biaisé dès avant son avènement.

Je vois d’ici quelques uns se dire : « mais qu’est ce qu’il va encore nous sortir comme histoire ? »

Rien que vous n’auriez pas vu à la télé, ou pas lu dans les journaux. Une information et un petit reportage, de durée tout de même conséquente, que nous a balancé, à une heure de grande écoute, notre 2ème chaîne publique.

Dans ce reportage, diffusé il y a quatre ou cinq jours, on a parlé, témoignages à l’appuie, d’hommes battus par leur femmes

A été également annoncé, la création, par « le Réseau Marocain de Défense des Droits des Hommes », nouvellement créé, d’un centre d’écoute pour les hommes victimes de violences conjugales.

L’information, et le sujet, ont bien évidement été relayés par certains journaux. A la une, pour certains d’entre eux.

Tout ça n’a rien de nouveau, diriez vous ! Il y a toujours eu des hommes qui se font bastonner par leur femme sous toutes les latitudes.

Vu comme ça je vous l’accorde ! Néanmoins il est une ou deux choses qui me turlupinent !

Pourquoi avoir passé ce reportage et ces témoignages, pleins de non dits et suggestifs à souhait, à la veille de la célébration de la journée de la femme ?

Pourquoi l’annonce de la création de ce réseau et de ce centre d’écoute presque concomitamment avec la célébration de cette journée ?

Le moins qu’on puisse dire c’est que tout ça est très, très curieux…

Plus curieux encore : le réseau en question ne propose pas moins que la tenue d’un colloque national portant sur le volet relatif au divorce de la Moudawana. Il précise, et c’est là où on l’on commence à dangereusement flirter avec des choses pas très saines, que ce colloque sera amené à débattre des procédures de divorces, particulièrement sur les cas où c’est la femme qui en est la demanderesse.

Dit dans un jargon moins alambiqué : le réseau propose un retour sur un acquis obtenu de haute lutte par la femme marocaine : son droit de demander le divorce dès lors que sont réunies les conditions qui justifient sa prononciation par un juge de la famille.

Avouez que c’est là, un bien joli cadeau que l’on fait aux femmes !

Cette initiative, même enjolivée sous un emballage qui laisse penser que c’est la cohésion de la famille qui en est la finalité, sonne un peu faux.

Et ce réseau, tout comme le déploiement médiatique qui l’accompagne, sont pour le moins que l’on puisse dire assez étranges.

Bien évidement j’ose souhaiter me tromper ! Même si cela me semble difficile devant autant de faits troublants.

En attendant de voir plus clair dans cette affaire…souhaitons à toutes les femmes de ce pays un avenir meilleur.  Bonne fête mesdames !! 

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La symphonie inachevée !

9 mars 2008

Remballons bouquets, paillettes, discours et micros… La fête est finie !

Revenons aux choses sérieuses ! Aux choses qui restent visibles après l’extinction des voix et des lumières

Parlons de femmes hors fête et hors champ !

Parlons de ces femmes à qui personne n’a offert de roses ce samedi là

Parlons de ces femmes à qui personne n’a jamais dit qu’on les fêtait ce jour là

Parlons de ces femmes qui, ce 08 mars, se sont levées aux aurores pour aller aux champs

Parlons de ces femmes qui, ce 08 mars, ont essuyé qui, les foudres des prix ou d’un mari, qui les larmes d’un bébé mal nourri

Parlons de ces femmes qui, ce jour là, pleuraient toujours, leur enfant qui, en mer, avait périt

Parlons de ces femmes qui, de toute leur vie, n’ont eu ni bouquet, ni jardin fleuri

Parlons de ces femmes pour qui la vie n’a jamais souri…

Parlons de ces mères qui, chaque matin, maudissent le sort de leurs filles restées sans mari…      

C’est de toutes ces femmes que l’on doit causer maintenant, demain et tout le temps…

Parlons de ces femmes qui, les seules journées où elles n’ont pas travaillé de leurs mains, ont travaillé de leurs jambes pour donner la vie…

Parlons de ces femmes qui, l’hiver venu, tremblent plus pour leurs bébés, que de faim ou de froid

Parlons de ces femmes qui, devant leur bourreau, maudissent leur destin et toutes les lois

Parlons de ces femmes qui, harcelées, ne peuvent crier dans les usines ou les bureaux leur désarroi…

Parlons de ces femmes qui, divorcées, perdent un mari, parfois l’honneur, souvent leur toit

Parlons de toutes ces femmes à qui personne n’a jamais fait de cadeau, pas même la vie…ni offert de roses…

Ce 8 mars, comme le 8 mars d’avant, et celui d’avant, on a parlé de femmes bien sur, de griffes, de petits fours, de genres, de gendres….et de politique…

Parlons maintenant, et demain, de ces femmes qui, dans la rue, tendent la main…pas pour une rose…pour un bébé qui pend aux reins, parfois aux seins

Parlons de ces femmes qui, toutes les nuits, formulent un vœu, prient le Bon Dieu et tous les saints  

Oui parlons de toutes ces femmes dont personne ne parle un 8 mars…un 10 avril ou un 14 mai

Parlons de ces femmes aux cils sans rimmel et aux joues sans fards.

Parlons de ces femmes qui, à quarante ans, n’en ont plus pour longtemps…

Parlons de ces femmes dont les traits de douleurs ont effacé les traits de femmes… et qui à trente ans ne sont presque plus femmes.

Parlons de ces femmes qui n’ont pour seule ambition que le droit à une vie décente. Qui n’ont nul autre rêve que celui de voir leurs filles aller à une école qui ne soit qu’à un ou deux  kilomètres de chez elle. Qui n’ont  d’autre souhait que celui de voir leurs enfants manger à leur faim et être soignés quand ils seront malades… 

« La conseillère communale de Sebt Gzoula » est une fiction que verront peut être un jour les enfants de ces femmes là, sur les écrans individuelles du TGV Marrakech – Dakar. 

Non je ne rêve pas !….J’ai bien parlé de fiction. Non ?….

Et la fiction ça n’est pas le TGV Marrakech – Dakar. La fiction, c’est la conseillère communale de Sebt Gzoula.

Tout compte fait, faut peut être commencer par là !

Commencer par avoir d’avantage de femmes dans les conseils municipaux.  

Sept femmes ministres dans un pays où l’on compte moins de 1% de femmes conseillères dans les collectivités locale, ça sonne un peu faux. Ça sonne même trop faux !

Faux donc accorder nos violons ! Faux chanter juste !

Faux laisser nos femmes chanter…


 

  

 

 

 

  

  

       

Merci, Monsieur Wade !

10 mars 2008

Riche en événements aura été ce week-end !

Outre méditerranée : une petite victoire aux législatives pour la gauche en Espagne, et un revers pour la droite au premier tour des municipales en France.

Rien qui vienne donc changer  quoique ce soit dans nos relations avec nos amis Ibères et Gaulois. 

Outre atlantique : Si dans le camps républicain le choix du candidat a été relativement vite plié en faveur du sénateur Mc Cain, dans l’autre camps, rien n’est encore joué : le duel Obama – Clinton pour l’investiture du candidat démocrate parait relancé avec un point saillant du débat : la question de la création d’une assurance santé universelle aux Etats-Unis.

Et si d’habitude les partis ont à cette date choisi, depuis longtemps, leur candidat, cette année la course entre Obama et Clinton s’annonce si serrée que les 63 délégués de Puerto Rico risquent pour une fois de peser très lourd. Paradoxe : les Puerto-Ricains, qui n’ont constitutionnellement pas le droit de voter lors de l’élection présidentielle américaine, seront probablement cette année en position d’arbitres susceptibles de mettre un terme à l’interminable duel fratricide qui divise la gauche américaine.  

Les Puerto-Ricains ne peuvent choisir le président, mais c’est peut-être eux qui désigneront le candidat démocrate. Eh oui ! Une bizarrerie de la démocratie américaine !

Chez nous, c’est l’affaire Belliraj qui continue de livrer par petits bouts, les éléments d’un  gigantesque puzzle qui se dessinera complètement, on ne sait quand exactement.  

Surprenants rebondissements dans cette affaire : on a appris, entre autres informations, que le Belgo Marocain aurait été un « informateur en or » des services de renseignements belges. Il aurait permis à la sûreté belge, selon plusieurs sources concordantes, de déjouer un attentat dans un autre pays européen.

Là, on commence à nager en plein brouillard ! 

Voilà un mec qui est supposé avoir permis d’éviter un attentat dans un pays européen, et qui, paradoxalement, s’apprêtait à en commettre plusieurs dans son pays d’origine.

Mais n’est ce pas le propre d’un agent que de faire nager tout le monde dans le brouillard ? N’aurait-il pas finalement donné suffisamment de gages aux Belges pour mieux frapper chez lui ? L’avenir nous le dira….

Il est d’autres sources qui auraient également laissé entendre que la quantité d’armes saisies seraient beaucoup plus importante que comme annoncé par les services de sécurité marocains.

Belliraj risque encore de surprendre ! 

Du Sénégal nous sont venues d’autres gages, mais ceux là d’amitié, de fraternité et d’amour.

C’est un Président Wade seigneurial, un Wade comme nous l’avons toujours connu : sincère et fidèle, qui a adressé au Maroc et aux Marocains un message qu’ils n’oublieront certainement pas de sitôt.

Un message qui est venu pour nous rappeler, délicatement et en n’y faisant allusion à aucun moment, combien fut énorme notre bourde diplomatique d’il y a quelques mois.

C’est un Président sage, serein, et profondément convaincu de la solidité et de la profondeur des relations sénégalo marocaines qui s’est livré à un exercice auquel il est rompu : dire aux autres, dans des termes forts et qu’il sait choisir, combien il peut être passionné pour les causes qui lui tiennent à cœur.

Ce dimanche, le Président Wade a dit aux Marocains combien lui tenait à cœur l’amitié séculaire qui lie le Maroc au Sénégal.

Il leur a dit aussi combien lui et le peuple sénégalais étaient convaincus de la justesse de la cause marocaine sur la question des provinces sahariennes.      

J’en parle avec quelque émotion, parce qu’il est toujours agréable de vivre, après une brouille, les moments d’une réconciliation avec quelqu’un que l’on n’a jamais cessé d’apprécier. C’est toujours un moment fort et intense.

Merci, Monsieur Le Président, pour ces marques d’amitiés !

On vous a compris !

Et si on parlait d’avortement !

11 mars 2008

Dès lors que le mot avortement est prononcé, il est toute une smala de défenseurs de la morale, de l’éthique et de plein d’autres choses qui monte au front.

C’est dire que le sujet réuni à lui seul toute une flopé de tabous et de non dits.

Je veux bien ! Le sujet est de toute évidence particulièrement délicat.

On ne s’y hasarde pas sans prendre le risque d’en recevoir quelques unes, et des belles, sur la tronche. De toute part, il va sans dire…

Mais au fond personne n’est dupe ! Tout le monde atteste qu’il est une hypocrisie ambiante  qui entoure cette question. Oui, disons les choses comme elles sont,  

On n’en parle pas, peut être, portes et fenêtres ouvertes, mais on en parle tout de même. Même si c’est à voix basse…et parfois dans la pénombre.

Cette attitude est, et c’est le moins qu’on puisse dire, complètement irrationnelle voire absurde.

Pour s’en convaincre, il suffit de savoir que le nombre de cas d’avortements qui se pratiquent chaque année dans notre pays serait à peu près de l’ordre de 250 à 300.000 cas.

Selon certains spécialistes de la question, le chiffre qui traduirait le mieux et plus exactement la réalité serait encore plus élevé.

Ça y va fort avec bougies, curettes et aspirateurs ! Me dit une mauvaise langue…Là n’est pas l’objet de mon propos comme on peut le deviner.     

Vous comprenez aussi, et facilement, pourquoi il ne pourrait y avoir de statistiques officielles qui permettraient de quantifier le phénomène avec plus de précision.

Le chiffre énoncé n’est qu’une estimation qui a été faite sur la base du nombre de cabinets de gynécologie existants. Néanmoins cette estimation est très loin d’être fantaisiste…   

Et pour être un peu plus précis, il est à noter qu’il n’a pas été tenu compte, dans cette estimation, des avortements qui se pratiquent par des non professionnels et dont l’issue est, plus souvent que rare, dramatique.

Un chiffre, celui là est scandaleusement conforme à la réalité, entre 180 et 200 femmes en couches décèdent des suites ou lors d’un avortement pratiqué par ces empoisonneurs et autres charlatans bricoleurs d’utérus.

Rapporté au nombre total de cas de mortalité maternelle, il en représente 13%. C’est plus qu’un scandale ! On est face à un véritable fléau génocidaire…

Elle est où en fait la smala de défenseurs d’éthique, de morale et de tout le reste qui, face à cette mise en coupe réglée d’une frange de la population féminine, observe un assourdissant silence ?

Alors, l’avortement on en parle ou pas ?

Doit-on laisser en l’état une situation qui pourrit de jour en jour au seul prétexte que cela risque de bousculer certaines convenances ?

En toute logique non !

Mais avant d’en arriver là, il faut peut être qu’on se mette d’accord sur ce qu’il y aurait d’essentiel à discuter sur ce registre !

Il va sans dire qu’il ne pourrait être question de discuter d’une quelconque légalisation de l’avortement. Un acte réprouve, autant par la morale, que par l’étique, et par notre religion.

Mais…bien évidement qu’il y a un mais, tout en sachant raison garder, il serait utile et nécessaire de débattre de cette question en inscrivant le débat dans une démarche qui viserait prioritairement les aspects sociaux qui lui sont liés, et que n’intègrent malheureusement pas les textes de loi portant sur l’avortement.

Des textes qui, à mon sens, sont redevables d’un sérieux toilettage, et d’une actualisation qui prendrait en compte les profondes mutations qu’a connue notre société.

Il ne serait ni raisonnable ni intelligent que de ne pas de tenir compte du nombre croissant de viols sur mineurs, de cas d’incestes et des autres déviances qui se terminent par une grossesse.

C’est dire que débattre prioritairement de cette dimension du problème revêt un caractère d’urgence.

Bien évidement il se trouvera toujours ceux qui rétorqueront qu’une moralisation de la société, un concept en vogue ces derniers temps, est à même de résoudre ces questions. Rien n’est moins sur que cela !

C’est là une bien légère alternative, qui plus est hautement  politicienne, que l’on propose  pour faire face à un aussi gros problème.

Une coalition civile pour la santé reproductive est née depuis peu. C’est dire que le débat est déjà engagé.

Faut y aller !

Autour d’une table et à cinq…

12 mars 2008

Encore deux touristes, cette fois-ci Autrichiens, qui se font kidnapper par on ne sait encore quel faction terroriste dans le grand sud Maghrébin.

Faut dire qu’il commence à y en avoir, dans le coin, un sacré nombre d’officines qui se revendiquent d’Al Qaida….

C’est si vaste !

Il semblerait que leurs ravisseurs leur ont fait traverser tout le sud tunisien et une partie de l’extrême sud algérien pour les amener enfin dans les confins rocailleux du nord du Mali.

Il parait que là, on ne risque pas d’être délogé et on négocie à l’aise.

Ça c’est vérifié par le passé avec les 32 otages, seize Allemands, dix Autrichiens, quatre Suisses, un Néerlandais et un Suédois, de l’ancien capo du GSPC : Abderrazak El Para. Une histoire assez trouble celle là !

Les Allemands auraient semble t-il casqué quelques millions d’euros pour obtenir la libération des otages.

Après quoi, un retournement de situation assez spectaculaire allait se produire. : El Para et quelques uns de ses hommes sont fait prisonniers par un groupe de rebelles Tchadiens : le MDJT dont le Tibesti est le fief. Les rebelles sont des musulmans orthodoxes de la tribu des Toubous, une ethnie du Nord du Tchad.

Après d’obscures tractations entre ce groupe et les services libyens, ces derniers récupéreront El-Para et le remettront aux autorités algériennes.

L’histoire d’El Para s’arrêtera là. Il vient d’être condamné, par coutumace ( ?), il y a deux semaines, à la peine capitale…Le GSPC, lui, continue de vadrouiller dans la région multipliant rezzous et assassinats.

Il est encore trop tôt, à l’heure qu’il est, pour voir clair dans cet autre kidnapping. Un communiqué d’Al Qaida en attribue, certes, la paternité à sa succursale au Maghreb Islamique, mais rien ne le prouve encore avec certitude.  

Néanmoins ça pourrait bien être l’œuvre d’un groupuscule terroriste qui agit, le plus souvent  indépendamment d’Al Qaida. Je pense particulièrement au groupe de Mokhtar Bel Mokhtar, celui qui se fait appeler : l’émir de la zone du Sahara et qui selon toute vraisemblance avait mené l’attaque contre la caserne mauritanienne dans la région de Lemghiti.

Beaucoup d’éléments me poussent à penser qu’il est très probable qu’il soit derrière cette prise d’otages.

Son groupuscule est pratiquement le seul dans la région à disposer de moyens logistiques suffisamment importants pour lui permettre d’opérer aussi loin – sud tunisien -- de sa base arrière – les confins du Hoggar et du Tassili – et de se replier plusieurs milliers de kilomètres plus loin au nord du Mali.

Il est notoirement connu aussi que Mokhtar Bel Mokhtar allie merveilleusement bien terrorisme et trafics en tout genre : trafic de cigarettes, trafics d’armes, de denrées alimentaires, immigration clandestine et prise d’otages avec demande de rançon.

Il se dit également qu’il aurait de solides et bien étranges accointances avec certains militaires hauts gradés de la région.

On peut bien évidement s’adonner à toutes les supputations que l’on veut. Reste que les conclusions, elles, mèneront et convergeront, toutes, vers la grave instabilité que court un territoire grand comme un continent : le grand Sahara.

Cette prise d’otages aura certainement, et comme la précédente, un dénouement heureux.

Du moins nous l’espérons !

Les Autrichiens finiront par passer à la caisse, il y aura certainement moins de touristes qui iront admirer le sud tunisien puis on passera à autre chose…et à l’opération suivante  

C’est là le scénario le plus prévisible ! Néanmoins il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir quelques ratées dans le montage final : un excité qui appuierait un peu trop vite sur une gâchette ou un commando qui dans la précipitation ferait paniquer les preneurs d’otages…ou que sais-je encore ? Le pire serait à craindre aussi

Moralité : faut peut être que Bouteflika comprenne enfin qu’il n’est dans l’intérêt de personne de laisser pourrir la situation dans cette zone de non droit. Une zone qui semble échapper à tout contrôle, et qui, demain, menacera certainement la stabilité d’abord de l’Algérie, ensuite,  probablement celle de tous les états riverains du grand Sahara.

Et là, la solution ce n’est pas à Manhasset qu’il faut aller la chercher.

C’est autour d’une table, et à cinq qu’il faut en discuter…


    

 

 

Rkia, qui s’en souvient ?

12 mars 2008

- Rkia Abouali, vous vous en souvenez ?

- Non ! C’est qui ?

- Pas même vaguement ?

- …..

- Bizarre que ce nom ne vous dise plus rien ! Rappelez-vous ! La presse en avait fait ses choux gras pendant un long moment…pendant plusieurs semaines je veux dire.

- Non, non je ne vois vraiment pas !

- La femme aux CD de Tighassaline ?

- Ah, oui !…Je m’en souviens ! Le fameux feuilleton : « La femme, le juge et les gendarmes »

- Voilà !

- Et elle devient quoi cette femme ?…Plus personne n’en parle dans la presse

- Elle est toujours à l’ombre ! La presse a épuisé le sujet, puis est passée à autre chose…

- Ne me dites pas qu’on a fait tout ce tintamarre pour rien !…C’était chaque matin à la une !

- C’est la règle mon cher ami ! On y va sur les chapeaux de roue, on chauffe la galerie, on tambourine …puis on s’esquive. On va faire du chiffre ailleurs !

- Elle risque quoi maintenant ?

- Vous lirez ça dans la presse…à la Une

 


Du Prozac, voilà peut être la solution !

13 mars 2008

- Géographie et intelligence, c’est quoi la corrélation entre les deux ?

- Elémentaire mon cher Mhamed ! Plus on va vers le Sud et plus la taille du cerveau diminue

- Ah bon !

- Ouais,…et le QI suit, bien évidement, la même courbe. Plus ça vient vers nous et plus la courbe descend

- Tiens donc ! Et c’est qui la lumière qui a inventé ça ?

- Une grosse pointure de la recherche.

- Foutaise ! Comme si être pauvre ne suffisait pas, il fallait en plus que ces racistes nous taxent de crétins.

- Mais ça n’est pas du racisme ! C’est de la science ! Et la science ça ne dit pas de conneries,

- Et les scientifiques de chez nous, ils disent quoi ?

- Ils ne disent rien sur ça, mais ils disent qu’un marocain sur quatre est dépressif.

- Ça ne va pas la tête ou quoi ? Le quart du peuple serait donc maboul ?

- Mais t’es vraiment nul mon ami ! Un dépressif ça n’est pas un maboul ! Il est juste dépressif un point c’est tout. Il ne va pas bien, si tu préfères.

- Donc si je comprends bien, je dois certainement avoir un Q.I qui ne doit pas voler bien haut, mais j’ai aussi de fortes chances, une sur quatre comme tu dis, d’être dépressif.

- C’est à peu près ça !

- Et en additionnant les deux ça donne quoi ?

- Ben, ça donne un dépressif avec un petit Q.I. Un profil…pas ce qui y a de meilleur ! Enfin, il y a mieux…

Mhamed réfléchit, enfin il fait semblant, regarde vers le sol, puis vers le ciel, et sort la bourde que j’attendais.

- Et un petit Q.I, ça se soigne ?

- Non, on ne peut pas faire augmenter de volume à un cerveau.

Il se touche la tête, se caresse la nuque, puis en sort une deuxième.

- Et si quelqu’un s’en va pour vivre en France, au Canada ou en Italie, garderait-il toujours le même Q.I ?

Je me doutais un peu qu’il ne devait pas briller par son intelligence, mais je ne pensais pas que son crétinisme avait atteint un stade aussi avancé. Et là, ça n’est d’aucun rapport avec la géographie ou avec les gènes. Le Mhamed en question est un pur produit de notre système éducatif. Il a une licence en droit qu’il a accroché sur l’un des murs de leur salon. Elle y est depuis cinq ans. Lui attend toujours les résultats d’un énième concours qu’il a passé pour être gendarme. Son rêve, c’est être gendarme ! Allez y savoir pourquoi !

Dépressif, il l’est aussi, mais il l’ignore. Il doit probablement penser, comme sa maman doit régulièrement le lui souffler, que sa lassitude permanente viendrait de quelque sort que lui aurait jeté la fille des voisins.

Il m’en a brièvement fait part il y a quelque temps. C’était pour m’expliquer pourquoi il n’était pas d’humeur à aller voter le 7 septembre.

Ils sont 25%, comme je le lui disais en me référant à une récente étude, nos concitoyens qui souffrent de dépression plus ou moins importante. Ce chiffre est énorme ! Il est inquiétant aussi !

La plupart d’entre eux ne se rendent même pas compte qu’ils sont malades. Souvent ils refusent de l’admettre, parce que, pour eux, être dépressif, c’est comme être un peu maboul. Ce qui est bien évidement faux !

Qu’est ce qui pourrait expliquer une telle prévalence de dépressifs dans notre pays ?

Certainement le chômage, l’exercice d’un métier peu valorisant, les difficultés financières, les problèmes conjugaux, un divorce, un veuvage, un échec scolaire, la promiscuité dans des espaces d’habitation réduits…Enfin un tas d’autres trucs

On doit se douter aussi que ces 25% de dépressifs n’étaient pas d’humeur à aller voter le 07 septembre. Un dépressif, ça n’a pas le goût à ça ! ça n’a de gout pour rien !

Cela m’amène à penser que ceux qui jusque là on essayé de piocher sur la question de l’abstention n’ont certainement pas tenu compte de cette donne. Mais bien sur qu’il fallait penser aux dépressifs !

Imaginez alors qu’on les mette tous sous Prozac ! Ça nous donnera quoi ? 35% + 25% = 60% de taux de participation. Mais oui ! Fallait juste y penser !

Du Prozac, voilà peut être la solution !


 

Maux de tête et maux de foot…

13 mars 2008

-         Alors ça sera qui, Zaki ou Badou ?

-         Arrête tes conneries ! T’as déjà vu toi une femme entraîner une équipe de foot d’hommes ?

-         Moi je m’en fous du foot ! Je n’y connais que dalle ! On m’a juste dit que ci ça n’est pas Zaki, ça allait être Badou qui allait entraîner le onze national.

-         Bizarre tout ça ! T’en es sur ?

-         Comment ça si je suis sur ? J’ai même lu sur un journal que les membres de la fédération étaient divisés entre ceux qui préfèrent Zaki et ceux qui n’aiment pas Badou

-         Mais pourquoi ils changent tout le temps d’entraîneur ?

-         Je ne sais pas ! Peut être parce qu’ils deviennent vieux !

-         Ça ne va pas non ! T’as déjà vu un entraîneur vieillir en trois mois ?

-         C’est vrai ! Tu n y connais que dalle en foot. T’es pire que moi ! Je parlais des gars de la fédé bon sang !

-         Qu’est ce qu’ils ont les gars de la fédé ?

-         Rien ! Allons prendre un café…

-         Dis-moi, et pour Badou ça aurait pu se faire ?

-         Qu’est ce qui aurait pu se faire ?

-         Elle aurait pu être entraîneur de foot ?

-         Au point où en est, pourquoi pas !Maux de tête ou maux de foot c’est kif kif !

Ce Sud qui perd le Nord !

14 mars 2008

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Je dois avouer qu’il y a de quoi perdre son flegme, son latin et le nord face à tous ces projets unionistes européo -- méditerranéens qui souvent s’arrêtent avant d’avoir démarrer.

Jugez en ! Un processus de Barcelone qui, après avoir suscité de grands espoirs, calle depuis 1995 ; une politique économique de voisinage qui avance cahin-caha ; enfin une union méditerranéenne qu’on ne cesse d’édulcorer pour apaiser les réticences qu’elle ne cesse de soulever chez les uns et les autres et qui, en définitive, ne sera peut être et au mieux qu’une copie corrigé d’un processus de Barcelone moribond.

Faut-il garder espoir ? On veut bien ! Mais encore faut-il que les intentions et les ambitions de l’Europe soient clairement affichées. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour le moment.

On est bien évidemment assez loin de l’optimisme affiché dès lors que le président Sarkozy avait annoncé son méga projet d’union méditerranéenne.

Les résistances face à cette union ont d’abord été allemandes. « Une union à l’intérieur de l’Union aurait pu avoir un effet explosif incroyable, libérer des différences régionales et entraîner, en réaction, une union de la mer Baltique » disent-ils

La chancelière conservatrice allemande Angéla Merkel, elle, fervente européenne et réputée pour dire les choses sans fard a clairement exprimé son désaccord : « Je suis très sceptique ».

« Si nous disons: construisons maintenant une Union méditerranéenne à laquelle seuls les pays riverains de la Méditerranée prennent part (…) mais qui utilise les instruments financiers de l’UE, je prédis que d’autres vont dire: nous devons faire aussi une union d’Europe de l’Est, par exemple avec l’Ukraine, et eux aussi pourront utiliser ces fonds »
« Et se produira alors quelque chose que je juge extrêmement dangereux. Il pourrait arriver que l’Allemagne se sente davantage portée du côté des pays de l’Europe centrale et de l’Est, et la France davantage du côté des pays de l’Union méditerranéenne »

Tout est dit ! Ça a au moins l’avantage d’être clair, même si nous ne partageons pas le bien fondé de toutes ces appréhensions.

Les pays maghrébins ou plus largement de la rive sud de la Méditerranée ne sont pas justement en situation d’en discuter le bien-fondé.

Initialement, le projet concernait les pays riverains de la Méditerranée.

Ce «cadrage» restreint était l’aspect nouveau, celui qui était censé sortir de l’inefficacité du grand format que constituait le Processus de Barcelone. C’est pourtant ce cadre nouveau qui maintenant pose problème et suscite l’hostilité des Allemands et de beaucoup d’autres pays européens.

Le nouveau format suggéré créait aux yeux des Européens du Nord un nouveau cadre qui concurrence celui du Processus de Barcelone dans lequel ils sont présents. La Méditerranée aux seuls Méditerranéens, ne les arrange pas en somme !

A l’heure ou j’écris ces lignes, reste encore posée la question de savoir si La France et l’Allemagne ont réellement accordé leurs violons, le 3 mars dernier à Hanovre, en liquidant le projet initial au profit d’un retour au Processus de Barcelone. Rien n’est moins sur ! Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, va dans le même sens et en doute ouvertement.

Les Maghrébins eux sont comme d’habitude dans une situation d’attente. Ils brillent par leur désormais légendaire désunion mais aussi par l’absence de toute idée à même de pouvoir donner un semblant d’âme au rêve Maghrébin.

A la chimère maghrébine devrais-je dire !

Uppercut de gauche !

16 mars 2008

Un uppercut de gauche fait toujours très mal. Ça peut vous laisser groggy pendant un moment !

Ça peut être plus douloureux encore, quand ça vous est assené par une gauche au moment ou vous vous attendiez à une droite.

Et quand ça va droit sous votre ceinture, je ne vous dis pas ! C’est encore pire !

Ça n’est pas très loyal, je sais !…ni glorieux non plus !

C’est valable en boxe…mais aussi en politique !

Oui, il est aussi des politiques qui frappent, assez souvent et très fort, du gauche…et pas toujours à la loyale.

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’un citoyen lambda m’a adressé un courrier dont le contenu m’a interpellé.

L’histoire très touchante qui y est relatée, me rappelle une autre, celle là plus ancienne. Celle d’un ami qui aujourd’hui n’a plus toute sa raison…qui n’a plus en fait de raisons pour en garder une !

Ce citoyen, nous l’appellerons lambda, parce que je ne suis pas arrivé à déchiffrer le nom qui se cachait derrière son énigmatique signature. Il y a juste un S qui émerge du gribouillage qui l’accompagne. Ça pourrait être Said, Salah, Samir…Peut importe !

Lambda  m’apprend qu’il a toujours été de gauche.

Son style, la cohérence de son récit, et son sens de l’analyse m’ont laissé deviné qu’il a certainement du faire des études assez sérieuses. Je penserais plus à des études en sciences juridiques ou sociales qu’à des études littéraires ou en d’autres sciences.

Il dit travailler depuis une vingtaine d’années, peine à joindre les deux bouts et n’a pas voté en 2007.

Dans son courrier, il a assez longuement expliqué pourquoi il n’a pas voté, pourquoi il a rompu tout contact avec son parti de gauche, et pourquoi il s’est mis en retrait par rapport à tout ce qui touche de près ou de loin à la vie associative.

Lambda en a plein sur le cœur, et il le dit avec des mots forts. Des mots qui traduisent toute  l’amertume que ressentent ceux qui ont été trahis.   

Il n’a plus qu’une seule envie : aller s’installer où au Canada, où à défaut quelque part en Europe.

Il y fera « de la maçonnerie et sous moins cinquante degrés s’il le faut ! » martèle t-il avec des mots de rage. Sa femme et ses deux enfants, il trouvera plus tard une solution pour qu’ils puissent l’y rejoindre.

Lambda dit avoir donné, pendant des années, le meilleur de lui-même pour que son pays devienne comme le pays qu’il imaginait dans ses rêves. Un pays où il fait bon d’y vivre. Un pays où il n’est que le mérite et l’égalité des chances qui permettent l’ascension sociale.

Chemin faisant, il sera surpris de découvrir que l’opportunisme n’a en fait pas de couleur et que les coups bas n’ont pas d’idéologie. Qu’un uppercut de gauche vaut largement une traîtrise de droite.

Il découvrira aussi qu’on a décidé pour lui, et à sa place, que sa carrière politique n’ira jamais plus loin que le bas de l’échelle. Jamais au-delà du statut de militant.

Il y restera cramponné pendant deux décennies et demie. Il comprendra plus tard que l’ascenseur politique ça n’était pas un truc pour lui ! Que c’était une affaire de grands !

Une affaire de salons…et de coulisses. Des endroits, où forcement il n’allait pas !

Lambda était trop honnête pour comprendre le jeu, trop naïf aussi pour comprendre qu’un uppercut de gauche était plus terrible et plus assassin qu’un gauche de droite.

Il disait pour parler des cinq dernières années qui ont précédé sa démission, politique et intellectuelle que ces années là, celles du début de « la transition démocratique » précise t-il, il les a passé à gérer les coups directs de droite qu’il arrivait plus ou moins à esquiver et les coups bas de gauche qui très souvent le surprenaient.

Le dernier gauche l’a mis groggy. Il l’a dégoûté aussi…

Depuis, Lambda a compris que son ascenseur il le prendra ailleurs !

Les urnes et le couffin…

17 mars 2008

Rien n’est moins faux que de croire que les faveurs d’une opinion publique sont acquises pour très longtemps.

Ça peut basculer plus vite qu’on ne le pense.

Parfois très vite ! Comme en témoigne l’amère expérience vécue ce week-end par l’UMP en France.

Moins de dix mois auront suffit pour que la cote du Président Sarko dégringole du plus haut au plus bas. Et ça n’est certainement pas la faute à Carla ni celle du pauv’con qui ne voulait pas se salir la main. C’est la faute au pouvoir d’achat. Cet autre con, comme aurait dit Sarko, qui peut se mettre au travers des destins les plus prometteurs.

Et si je dois définir la politique en deux mots, je dirais que c’est le pouvoir d’achat !

Cela est valable aussi bien pour le Pérou que pour Brunei ou pour Sainte Lucie…      

Je suppose qu’en homme intelligent, Sarko a déjà du remettre les pieds sur terre. Lui reste maintenant à les mettre dans les étriers et à galoper au rythme des attentes sociales…Au rythme de ce pouvoir d’achat dont il avait fait le thème central de sa campagne électorale.   

Trop courts auront été les huit mois écoulés, laissent entendre les Sarkozistes, pour juger de la pertinence et des résultats des nombreuses réformes initiées par le Président Sarko.

Peut être ! La ménagère et le smicard, eux, qui ont un sérieux problème de couffin ne l’entendent pas de cette oreille.

Ils n’admettent pas qu’on leur dise que les caisses de l’état sont vides au moment même où les grands groupes français affichent une bien insolente bonne santé et un record de bénéfices : 101 Milliards d’euros engrangés en 2007. Une situation qui rappelle, toute proportion gardée, un peu la notre…

Des problèmes de couffin on en a aussi !…Ils sont un peu plus sérieux encore dans notre cas.

Il est des ménages qui sont arrivés à des situations dramatiques et ne savent plus où donner de la tête. Il faut le dire ! Il faudrait le dire même plusieurs fois…  

Et avec un baril de pétrole qui s’approche dangereusement des 120 dollars, un cours des denrées de première nécessité qui ne cesse de grimper sur les marchés internationaux, et une pluie qui n’a pas tellement envie de venir, je ne vois guère de place à l’optimisme.

Et si chez nous, comme un peu partout, les prix ont follement grimpé à la source, les intermédiaires, eux, ont fait le reste. Ils ont apporté un dernier coup de massue au pouvoir d’achat des ménages.

Faut peut être aller voir d’un peu plus près cet autre paniers de crabes et cette filière où se brassent dit-on des milliards nets d’impôts et nets de scrupules…

Que faire en attendant ? Serrer la ceinture ? Ça ne suffirait certainement pas, d’autant plus qu’elle est déjà à son niveau le plus serré. Des réformes ? Si oui, à quelle niveau, quand et comment ?

Comme forces de proposition sur ce registre, il n y a pour ainsi dire pas bousculade. C’est le calme plat. Ça à l’air tout au mieux de subir. L’anticipation semble avoir été définitivement bannie du lexique politique de chez nous.   

Le parlement lui est en vacances prolongées. Quand je dis prolongées, c’est juste pour rester dans le politiquement correct et pour ne pas dire vacances permanentes. Ce qui traduirait à mon sens mieux la situation de nos deux chambres où il fait si bon de roupiller quand on s’est donné la peine d’y venir…

Les partis, du moins pour certains d’entre eux, pensent déjà aux prochaines élections communales. Ils cogitent, calculent, affûtent et rameutent leurs troupes.

C’est de bon augure ! Faut continuer à y croire, même s’il me semble plus indiqué que, parallèlement à leur souci de se constituer en machines électorales performantes, les partis doivent être également des forces de propositions. De propositions à même de répondre efficacement à la sourde et perceptible tension sociale qui prévaut dans le pays.

Sans quoi il serait difficile d’imaginer un scénario différent de celui du 7 septembre.

Et je crains fort que la fois prochaine ce sera encore le pouvoir d’achat qui tranchera. Qui sanctionnera certainement aussi.

Les urnes, elles, se rempliront dès lors que le couffin le sera !…dès lors aussi que nos deux chambres le seront en compétences et en idées.

 

                

           

       

L’épine de Boumediene !

18 mars 2008

 

Tragi-comiques les conciliabules de Manhasset ? Pathétiques, leur sied mieux !

Maintenant, faut peut être se réveiller !

Cette Guedra Tindoufienne, au bout de trente ans, on fini par s’en lasser…tout comme nous lassent ces tambourinades guerrières d’entre deux actes.

La fin du quatrième c’est dans quelques heures ! Et comme on doit s y attendre cela se terminera encore une fois en queue de poisson.

M. Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu, ayant mission de facilitateur à ces pourparlers, avait fait part dès février dernier du peu d’espoir qu’il y avait pour trouver rapidement une solution à ce conflit.

Que veut dire « rapidement » dans le langage onusien pour un conflit qui dure depuis un tiers de siècle ? Ça pourrait tout simplement vouloir dire quelques années…Un scénario qui arrange grandement les desseins d’Alger. Mais certainement pas le Maroc qui souhait voir enlevée rapidement cette épine de sous ses pieds. L’épine promise par Boumediene, pour ceux qui s’en souviennent, c’était ça !

C’est là la continuité, dirais-je, d’une stratégie qui, dès les débuts de ce conflit, visait à tenter d’avoir le Maroc à l’usure.

Les énormes moyens financiers dont dispose Alger lui permettent bien évidemment d’inscrire son insidieuse démarche sur le long terme.

Cela se fait comme on peut le deviner au détriment du bien être de son peuple. Le bien être de son peuple je dirais qu’à le limite elle doit s’en foutre. Comme elle semble se foutre insolemment du devenir de toute la région…

On a pu vérifier assez souvent que les capacités de nuisance d’Alger suivent systématiquement et inexorablement les cours du brut. Avec un brut qui, aujourd’hui, caracole à 112 dollars, il y a de quoi se faire des soucis…

Etre assis sur un matelas de 120 milliards de dollars et être peu soucieux des obligations qu’impose une gestion rationnelle des deniers publics autorisent bien évidemment toute sorte de forfanteries…et ça peut mener aussi à de dangereuses dérives.

Selon le journal espagnol El Pais, le Maroc aurait dépensé, depuis 1975, pour les provinces sahariennes, 95 milliards de dollars au titre des dépenses militaires et 25 autres milliards au titre des dépenses civiles.

El Pais précise que ce sont là les estimations faites par l’économiste Fouad Abdelmoumni.

Dans le même ordre d’idées, l’économiste marocain explique que le coût du conflit du Sahara entrave “sérieusement” le développement économique du Maroc et affaiblit de 1% à 2% la croissance économique annuelle du pays.

Je ne sais pas ce que valent ces chiffres en terme d’exactitude, néanmoins je pense qu’ils doivent émaner de sources suffisamment fiables pour être tout au moins assez proches des dépenses réellement engagées au titre de la récupération des provinces sahariennes.

Cent vingt milliards de dollars, ça en fait des sous ! Dire que c’est énorme pour un pays comme le Maroc est une lapalissade.

Ce chiffre permet de mesurer l’ampleur des efforts financiers consentis par le Maroc pour le parachèvement de son intégrité territoriale. Il permet aussi de mesurer combien coûte le bellicisme chronique du voisin de l’est.

En additionnant le 1 à 2% dont est handicapé notre taux de croissance à cause des dépenses liées à ce conflit et le 1 à 2% que nous coûte la non construction maghrébine, on peut se faire une idée assez exacte sur l’énorme préjudice que nous occasionne l’épine algérienne.

Allons-nous traîner pendant encore longtemps l’encombrante casserole algérienne ?

A cette question il faudrait nécessairement apporter une réponse ! Une réponse assez rapide

Il faut se demander aussi à qui profite le plus cette situation à Alger et qui a intérêt à laisser ouvertes les vannes providentielles de ce conflit ?

Derrière le paravent géostratégique désormais un peu grossier et derrière celui plus grossier encore du droit à l’autodétermination, il se pourrait que ça ne soit plus maintenant qu’une affaire de sous, de très gros sous.

Une affaire de milliards de dollars que se mettent dans les poches, et dans des comptes bancaires quelques part en Suisse ou ailleurs, ceux qui maintiennent allumées les braises de ce conflit : l’un des plus anciens au monde.


Si volonté politique il y a !

31 mars 2008

Réaliser un taux de croissance d’au moins 6% et le maintenir à ce niveau pendant longtemps. C’est là la condition sine qua non disent unanimement les économistes pour que notre économie puisse prendre un réel envol et pour que notre pays puisse enfin quitter le rang des pays dits pudiquement en voie de développement.

Il s’entend dans mon propos que ce taux de croissance est à considérer hors aléas climatiques. Donc hors toute considération liée à l’importance ou non de nos récoltes céréalières.    

Un taux de croissance durable, de cet ordre là, suppose comme on peut le deviner la mise en place d’une stratégie économique avec bien évidement les réformes qui doivent l’accompagner.

Il va sans dire qu’un tel chantier nécessite l’intervention de compétences économiques mais aussi et surtout de compétences politiques affichant suffisamment de volonté pour s y impliquer. Et c’est peut être là où se situe le nœud gordien de toute la problématique du développement.    

Est-ce dans les cordes du Maroc que de réaliser durablement un tel taux ?  Annoncée comme ça, l’entreprise peut sembler difficile. Elle peut le paraître parce que des défis de cette nature et de cette envergure on n’en a pour ainsi dire relevé, depuis l’indépendance, que très peu…voire aucun. Si ce n’est les quelques velléités de réformes économiques qui, au tout début, avaient pointé du bout du nez pour se voir vite avortées.

Depuis lors, les temps, les hommes et les contraintes ont changé. Ne reste peut être de cette époque qu’une sorte de fatalisme qui très souvent nous laisse penser qu’il est des choses qui, même sans raisons évidentes, nous seraient inaccessibles.

Un optimiste, même sans l’être de façon béate, vous dira oui ! Il vous dira que le Maroc peut effectivement réaliser et évoluer durablement avec un taux de croissance au dessus des 6% de rêve. Néanmoins cet optimiste vous alignera dans la foulée une série de « mais…» et une autre de « à la condition que.. »

Je le pense aussi, mais c’est pour dire tout de suite après qu’il est nécessaire pour ce faire  qu’il y ait d’abord une réelle volonté politique pour y arriver. Que soient réunies également un certain nombre de conditions.

Pétrole et démocratie ? Oui certainement ! Mais c’est là un raccourci qui balayerait d’un revers de main l’insolente réussite chinoise et son non moins insolent taux de croissance qui depuis quatorze ou quinze années flirte avec un 12% qui fait rêver et inquiéter tout le monde.

Vous vous doutez qu’on ne dirait certainement pas non à l’instauration d’une démocratie comme admise selon les standards occidentaux, et qu’on ne dirait pas non, non plus, à quelques millions de barils qui viendrait soulager notre facture énergétique plus pesante que jamais.

Cependant il serait dangereux et pas intelligent du tout que de lier durablement notre économie et l’amélioration de notre taux de croissance à l’hypothétique découverte de l’un – pétrole -- et la lente construction de l’autre – démocratie –

Que nous reste alors t-il comme alternatives maîtrisables ?  Certainement pas le 2% de croissance que nous coûte depuis trente ans le parachèvement de notre intégrité territoriale, ni l’autre 2% que nous coûte depuis une vingtaine d’année la non construction maghrébine. Ce sont là 4% réalisables mais néanmoins non maîtrisables parce qu’ils dépendent plus de l’humeur pas toujours stable de notre voisin de l’Est que de nous.

Dans ce cas, faut piocher ailleurs. Là où l’on pourrait glaner quelques points !

Oui, mais où ? Pas trop loin pardi ! C’est juste sous notre nez et c’est à portée de volonté politique ! Là où il y a des brèches ! Là par où ça coule ! Suivez mon regard…

Engager une lutte sans merci, volontaire et sérieuse contre la corruption et la dilapidation de deniers publics nous rapporterait quoi en terme de taux de croissance ?

J’admets que c’est difficilement quantifiable avec exactitude. Néanmoins il est des normes établies par des experts qui apportent des réponses et des chiffres relativement proches des moyennes mondiales dans ce domaine.

La corruption nous coûterait un manque à comptabiliser de l’ordre de 2% sur notre taux de croissance et notre produit national brut – PNB -- lui en souffre à hauteur de 20%.

Pour la dilapidation des deniers publics, là, je n’ose avancer de chiffres. Mais comme ça, à vue d’œil, et au vu de ce qui se brasse comme sous sur ce registre les économistes à qui j’ai posé la question ont tous attesté que là également un 2% serait une moyenne plus minorée que majorée.

Nous voilà donc avec 4% de croissance qui nous filent entre les doigts. Qui filent par des brèches que nous pouvons colmater…

Un taux de croissance de 6% est donc à portée de main…si volonté politique il y a !

Au nom de la Révolution, ouvrez les frontières avec le Maroc

4 avril 2008

L’Algérie officielle a-t-elle perdu ses principes et ses repères de fraternité, de bon voisinage, de réciprocité et de fidélité à l’Histoire? Faut-il s’y résigner après la réponse du ministre de l’intérieur à la demande officielle du ministre des affaires étrangères marocain de rouvrir les frontières? L’histoire de ce conflit ressemble à celle de deux frères dont l’un a fermé la porte à l’autre suite à une dispute. Après une si longue pénitence, comment ce frère peut-il refuser à l’autre qui le demande de lui rouvrir sa porte ? Le «cadre global» des relations maghrébines évoqué par Zerhouni n’est qu’une baliverne qui veut dire que le cercle dur du pouvoir, dont il a toujours fait partie en tant qu’ex-colonel de la SM, veut maintenir le statu quo de l’isolement des algériens. Il est bon de se souvenir du contexte qui prévalait en cette terrible année 1994. Personne ne s’était posé la question.

Et si l’attentat de Marrakech qui provoqua le soudain processus de rejet violent et généralisé était une action d’intoxication préméditée pour aboutir à cette grave décision de fermeture des frontières? On se souvient d’autres opérations scabreuses qui ont eu lieu en Algérie et en Europe pour justifier des rafles au petit matin, le départ des étrangers et la mise sous embargo du pays durant cette sinistre période. Aucun critère politique ou économique ne peut justifier un quelconque refus à l’ouverture de la frontière. Pourquoi empêcher des citoyens, des artistes, des sportifs ou de simples touristes de traverser à pied cette frontière, et les obliger à la survoler par avion, sachant que le visa a été supprimé depuis 2005 ? Pourquoi limiter les échanges commerciaux et saboter la densification du tissu économique frontalier ? Des journaleux imbéciles ont évoqué une «forte précarité socio-économique à l’est du Maroc» pour justifier l’urgence de la demande marocaine. Ceci n’est qu’un discours de chameau qui se moque de la bosse de son voisin. Le tissu économique algérien est en crise bien plus profonde qu’au Maroc, puisque même la manne pétrolière n’y peut rien. Au diable les pitreries diplomatiques et journalistiques, laissons parler les cœurs ! L’histoire de la fraternité algéro-marocaine peut se résumer dans l’histoire de deux hommes : le défunt roi Mohamed V et l’actuel président Bouteflika.

Le roi Mohamed V aimait l’Algérie

Lorsque le jeune et frêle Sidi Mohammed Ben Youssef succéda à son père Moulay Youssef en 1927, préféré à ses frères à l’unanimité par les membres du Makhzen et les Ulémas réunis à Fès, il était suivi comme son ombre par son protecteur qui l’a éduqué en tant que précepteur et qui deviendra chef de son secrétariat particulier. Cet homme qui lui voua une fidélité quasi-filiale était un algérien, Si Lounès Mammeri originaire de Taourirt Mimoune en Haute Kabylie, oncle du célèbre écrivain Mouloud Mammeri, qui le rejoignit à Rabat dès 1928 à l’âge de 11 ans et lui rendit souvent visite par la suite. La tombe de Si Mammeri se trouve à l’intérieur du palais de Rabat, signe de haute reconnaissance royale. Depuis l’accession du roi Mohamed V, surnommé par son peuple le Père de la Nation, Si Mammeri l’accompagna dans les moments les plus intenses de l’histoire de l’Humanité : la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie. Dans l’une comme dans l’autre, la fidélité du roi aux idéaux ne faillit pas. Dans sa proclamation du 3 septembre 1939, le Sultan affirmait : «La France prend aujourd’hui les armes pour défendre son sol, son honneur, sa dignité, son avenir et le nôtre. Nous devons être nous mêmes fidèles aux principes de l’honneur de notre race, de notre histoire et de notre religion… A partir de ce jour et jusqu’à ce que l’étendard de la France et de ses alliés soit couronné de gloire, nous lui devons un concours sans réserve, sans lui marchander aucune de nos ressources et sans reculer devant aucun sacrifice. Nous étions liés à elle dans le temps de tranquillité et d’opulence. Il est juste que nous soyons à ses côtés dans l’épreuve qu’elle traverse et d’où elle sortira, nous en sommes convaincus, glorieuse et grandie».

Il tint le même discours à l’égard de l’Algérie en novembre 1955… à son retour d’un exil de plus de deux ans, après avoir arraché l’indépendance du Maroc. Avec son statut de seul étranger distingué Compagnon de la Libération par le général De Gaulle, il tient tête à la puissance coloniale jusqu’à son décès le 16 février 1961. Durant son règne, le FLN, l’ALN et le MALG évoluèrent à leur guise dans tout le Maroc sous la protection royale.

Bouteflika l’enfant d’Oujda

L’ombre d’Abdelaziz Bouteflika plane sur Oujda, sa ville natale, aux abords des maisons appartenant à sa famille et le lycée où il fit ses études. Son nom circule sans cesse dans les conversations et les espoirs des Marocains. Abdelaziz le marocain, Bouteflika l’algérien, Abdelkader le Malien. A lui seul, il symbolise l’union des peuples maghrébins et subsahariens. Pourquoi n’a-t-il pas assez de mémoire, ni de force pour détruire ce mur invisible à quelques pas de sa ville… neuf ans après son accès à la présidence? Est-ce donc à ce poste frontière fermé depuis tant d’années que s’arrête le Maghreb des peuples ? Déjà, le 5 octobre 1963, Bouteflika, alors jeune ministre des affaires étrangères, déclarait à Oujda: «Le peuple algérien n’a pas oublié l’attitude du Maroc lors de la guerre d’Algérie. Chaque algérien se considère au Maroc comme chez lui, tout comme chaque marocain est chez lui en Algérie». Plus tard, le 15 janvier 1969, il signa à Ifrane le Traité de fraternité, de bon voisinage et de coopération, qui devait sceller «Une paix permanente, une amitié solide et un voisinage fructueux, découlant naturellement de la fraternité séculaire liant les deux peuples frères, … et viseront à l’édification d’un avenir commun et prospère.»

C’est encore Bouteflika qui signa l’Accord du 15 juin 1972, par lequel le roi Hassan II reconnaissait définitivement le tracé frontalier et mettait fin au contentieux territorial hérité du colonialisme. Lors de l’épisode de la Guerre des sables de 1963, le président Ben Bella déclara dans une interview à une télé française : « la frontière est une notion abstraite. Elle n’existe pas sur le terrain. La nature n’a pas créé de frontières. Et les hommes suivent la nature. C’est une situation gênante pour nos voisins marocains… Le tracé frontalier est un mauvais cadeau du colonialisme.»Fermer la porte au Maroc, c’est ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Aucune action de coopération internationale de l’Algérie ne sera crédible tant qu’elle n’est pas capable de s’entendre d’abord avec ses voisins frontaliers.

La bonne entente maghrébine constitue le socle unique sur lequel peut se bâtir toute initiative internationale qu’elle soit arabe, africaine ou méditerranéenne. C’est une question de sécurité et de prospérité nationale.

Saâd Lounès

Laissons parler les coeurs !

4 avril 2008

Elles sont de plus en plus nombreuses les voix qui s’élèvent en Algérie pour appeler à la réouverture des frontières terrestres algéro-marocaines.

Il serait en fait plus exact de se demander si elles ont jamais cessé de le faire. Sans hésitation je dirais non ! Il est même une grande majorité de citoyens algériens qui en privé comme en public dénoncent cette tension perpétuelle qui depuis des années empoisonne les rapports algéro-marocains.

Sâad Lounes, économiste et journaliste algérien, vient de lancer un appel pour demander que soient recouvertes les frontières entre son pays et le notre. Entre les deux pays frères. Cet émouvant appel, que nous publions ci-après, survole quelques moments forts d’une partie de l’histoire qu’ont partagé les deux pays frères et voisins. Et c’est au nom de ces moments forts, qu’aucune amnésie ni aucune brouille ne pourront effacer, au nom de la révolution aussi comme il titre son appel, que Sâad Lounes exige la levée de l’anachronisme qui prévaut à Zouj Beghal. Un anachronisme hors temps et hors tout bon sens…

L’hommage particulier que rend le journaliste algérien à Feu S.M Le Roi Mohamed V me rappelle un souvenir un peu plus vieux et de loin plus heureux que les quarante dernières années brumeuses des relations algéro-marocaines. Le souvenir de cette photo accrochée,  plusieurs années avant, et plusieurs mois après, l’indépendance de l’Algérie, dans pratiquement toutes les foyers algériens. Une photo de Feu S.M Mohamed accompagné des deux princes Feu L.A.R le prince Moulay Hassan et le prince Moulay Abdallah. C’est dire toute la sympathie, le respect et l’amour que portait le peuple du million de martyres au Roi de la libération.

C’est au nom de ce souvenir, au nom de tant d’autres, et au nom de l’histoire et du destin communs que nous devons tous, Algériens et Marocains,  joindre notre voix à celle de Lounes pour dire, comme lui, et avec force « au diable les pitreries diplomatiques et journalistiques, laissons parler les cœurs »

Au diable aussi toutes les survivances d’un passé récent et tous les calculs politiciens qui nous empêchent d’être ce que nous avons été pendant longtemps : deux pays frères et quasiment un même peuple.

Plus rien ne peut justifier de maintenir fermées les frontières terrestres entre les deux pays. La raison, la sagesse aussi, dictent leur réouverture. Pas même la question du Sahara…

Et à propos de Sahara, la raison et la sagesse dictent aussi qu’il est grand temps qu’un terme  soit mis à ce conflit qui n’a que trop duré. Comment ? Latitude est laissée aux politiques des deux pays pour lui trouver une solution qui consacrerait la souveraineté du Maroc sur ces provinces et les intérêts bien compris de l’Algérie.

Cette solution est possible mais encore faut-il pour y arriver lui préparer l’environnement idoine et rétablir le climat de confiance qu’elle exige. Les deux passent incontestablement par le préalable de la réouverture des frontières terrestres. Briser ce mur matériel mais psychologique aussi aidera beaucoup à transcender suspicions et méfiances.

Le Maroc et l’Algérie sont de toutes les manières condamnés à vivre cote à coté, ni nous ni nos voisins ne pouvons déménager donc autant faire en sorte que nos rapports soient au mieux qu’ils puissent être. Autant additionner aussi nos moyens pour compenser nos faiblesses et pour appréhender les défis futurs.

Nous avons toutes les raisons pour sceller un pacte de fraternité et de voisinage durables et aucune pour entretenir des relations dans un état aussi exécrable qu’est celui qu’elles connaissent aujourd’hui.

Ne manquent peut être qu’un petit chouia de bonne volonté et la mise au placard de quelques susceptibilités pour y arriver.

Ce sera dans pas longtemps j’espère !

Colère en bas et soucis en haut !

6 avril 2008

Ramasser un petit bout de pain qui traîne sur une chaussée et le mettre à l’écart, c’est donner tout son sens à cette valeur symbole qu’est le pain.

Dans un sens plus large, le pain de l’Egyptien, de l’Algérien et du Marocain, c’est le bol de riz de l’asiatique, la tortillas, la galette au mais, du Mexicain ou la portion de riz des subsahariens en Afrique. Et dans la mémoire collective des peuples « gagner son pain », en gagner un morceau, ou une croûte, c’est survivre et assurer la survie des siens.

Cela s’avère de plus en plus difficile à faire…

Sous bien des latitudes les populations les plus démunis partagent la même colère, leurs dirigeants, eux, le même souci.

La colère de ces populations confrontées à l’envolée que connaissent les prix des produits alimentaires, donne de sérieux soucis et de grandes inquiétudes pour leurs dirigeants qui font face à des tensions qui à tout moment risquent de tourner à l’explosion.

Serait-ce noircir exagérément le tableau que de le brosser ainsi ? Que nenni !

La grogne gagne du terrain : Haïti compte ses morts, et l’Afrique est à son tour touchée par cette colère des pauvres. La Cote d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Cameroun en ont donné une illustration assez violente pour les uns et suffisamment inquiétante pour les autres.

Cette grogne qui inévitablement ira grandissante donne une résonance particulière à l’appel en faveur d’un « New deal » alimentaire lancé par le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick et à la franche alerte du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a déclaré que « La hausse vertigineuse des produits alimentaires risque de faire exploser beaucoup de pays, notamment ceux ne pouvant pas financer une politique de protection sociale pour préserver leur stabilité intérieure ». Ce dernier appelle en outre à une « révision globale » de la politique du recours au biocarburant car, relève-t-il, l’utilisation sans cesse croissante des biocarburants est à l’origine de la flambée des prix des produits alimentaires, d’autant que, précise-t-il, la tendance des agriculteurs aux Etats-Unis est au remplacement de la production du blé par le maïs transformé en éthanol. Voilà qui donne une résonance non moins particulière aux inquiétudes que j’affichais dans une de mes précédentes chroniques « Du biocarburant dans nos assiettes » -- Al Bayane du 27/03/08 –

Certes chaque pays est confronté à des problèmes qui lui sont spécifiques, néanmoins le déclencheur de cette colère des pauvres est partout le même : des cours mondiaux qui atteignent des sommets jamais égalés, entre autres pour le blé, et pour le riz qui reste l’aliment de base pour près de la moitié de la population mondiale.

En Chine, au Viêtnam et en Inde on tente d’éteindre le feu par le biais de mesures incitatives : relèvement des prix du riz à la production pour tenter de stimuler les agriculteurs, en Chine, par le renforcement des contrôles et la réduction des exportations au Viêtnam, voire par la suspension des ventes de riz à l’étranger, cas de l’Inde.

Les dirigeants égyptiens ont pour leur part gelé pour six mois leurs exportations de riz afin d’assurer un minimum de produits de substitution à ceux qui n’ont plus les moyens d’acheter des pâtes.

En Thaïlande et aux Philippines on pare au plus pressé : des agents de sécurité villageois assistés par l’armée gardent les rizières, la nuit, pour dissuader les voleurs. Ce sont là des images qui remontent des tréfonds de l’histoire pour nous rappeler combien peut être brutal, à l’heure de l’Internet, un retour à des réalités très terre à terre : pauvreté, malnutrition et faim

L’essor de pays émergents à fortes populations comme la Chine et l’enrichissement de leurs populations font apparaître une nouvelle génération de consommateurs bénéficiant d’un pouvoir d’achat accru. Nul ne saurait s’en plaindre ! Mais cette avidité de produits alimentaires va longtemps peser sur les grands équilibres mondiaux.

Je crains fort que nous ne soyons entrés dans un monde où il faudra compter avec un pétrole et des produits alimentaires durablement coûteux quel que soit, peut-être, le retournement de la conjoncture. Un monde dangereux par les incertitudes qui le guettent et par la brutalité de la crise qui le secoue….

Une crise face à laquelle les économistes ne cachent plus leur perplexité…face à laquelle ils sont peut être appelés à revoir leurs classiques.

 

Profanateurs drôlement franchouillards et franchement fêlés !

8 avril 2008

Nous devons être , toutes races et toutes religions confondues, certainement un bon paquet de milliards d’êtres humains à admettre qu’avant d’être immonde, la profanation d’une tombe est d’abord un acte hautement imbécile.

Un Inuit du nord du Canada, un Amérindien, un Maori d’Australie, ou un Zoulou du sud de l’Afrique opinerait, à peu de chose près, de la même manière.         

Et pour tout vous dire, je ne vois honnêtement pas la gloriole ou la satisfaction, si tant il pourrait y en avoir l’une ou l’autre, que l’on pourrait tirer de la profanation d’une sépulture.   

Ce pourquoi j’ai toujours pensé que, pour s’en prendre à une tombe, il faut être drôlement franchouillard, franchement fêlé…ou nécrophile avéré….Ou bien évidement les trois…   

Cela  dit, il faut se rendre à l’évidence : des petites crapules qui auraient ce genre de « qualités » il y en aura toujours !

Et la preuve, si besoin était d’en fournir une, nous est venue cette fois-ci, encore une fois dirais-je, du même cimetière, celui de Notre-Dame de Lorette dans le Pas-de-Calais.

Dans cette nécropole militaire, la plus grande de France, reposent les dépouilles de 23000 soldats de différentes nationalités et de différentes confessions tombés lors des terribles batailles de 1915. Et c’est précisément là où a sévi une bande de barjots, dans la nuit du samedi au dimanche, pour commettre son ignoble forfait : la profanation de cent quarante huit tombes de soldats musulmans. Tous morts, faut-il le rappeler, pour que vive la France.  

Ce nouvel acte barbare, probablement l’œuvre d’un groupuscule néo-nazi ou d’extrême droite, est le deuxième du genre à viser le carré musulman de ce cimetière en un peu moins d’une année. Effectivement dans la nuit du 18 au 19 avril 2007, cinquante deux tombes de soldats musulmans ont été recouvertes d’inscriptions nazies. Entre autres « Heil Hitler » et « Skinhead is not dead » c’est dire que la signature était on ne peut plus claire….

Les trois auteurs de ces inscriptions avaient écopé de sept mois, dont cinq avec sursis, pour le plus jeune d’entre eux, un mineur de 16 ans, et de deux ans, dont un avec sursis, pour les deux autres âgés respectivement de 18 et 21 ans.

Des peines qui, comme on peut le constater, restent sans rapport aucun avec la gravité des actes commis.

Tout compte fait, « ça ne valait peut être pas d’y aller pour cette France là » doivent se dire les petits fils de ceux dont les tombes ont été profanées. Eh oui ! On peut dire ce genre de choses dans un moment de colère…      

Cette fois-ci les profanateurs ont fait plus fort : Les inscriptions ont visé  directement l’islam et insulté gravement Mme Rachida Dati, garde des Sceaux. Une tête de porc a même été pendue à l’une des tombes. Tiens, cela pourrait être un indice intéressant…

En effet, il suffirait peut être d’examiner d’un peu plus près cette tête de porc pour dresser un portrait robot de l’auteur de cette ignominie. Faut y penser ! Les porcs ça se ressemble entre eux !…

Groupuscule néo-nazi ou d’extrême droite ? A mes yeux il est moins important de savoir si c’est telle ou telle autre groupuscule qui ait commis cet acte odieux. Le serait plus, par contre,  de savoir s’il n’existerait pas de lien entre cette profanation et la récente diffusion sur Internet du film « Fitna » du député d’extrême droite hollandais Gert Wilders. Un film dont j’ai pu visionner quelques extraits et qui, sans équivoque aucune, est de nature à susciter dérapages et réactions à  caractère islamophobe.

Les actes commis au cimetière de Notre-Dame de Lorette en seraient  peut être l’une des premières illustrations. 

La réaction du gouvernement français, président en tête, et celle de la plupart des hommes politiques et acteurs de la société civile a été franche, ferme et ne laisse pas de doute quant à la volonté de sévir face à des actes aussi ignobles.

Faut maintenant traduire tout ça en actes coercitifs mais aussi en actes ayant caractère de prévention.

A commencer par exemple par rectifier le tir et ne pas laisser perdurer la confusion entre liberté d’expression et atteinte aux croyances religieuses des uns comme des autres. ..

C’est là un débat sur lequel je reviendrais certainement…


    

   

  

 

Kenitra Break !

8 avril 2008

Difficile à imaginer ! Pourtant ils l’ont fait ! Ils ont pris la clef des champs…

Vous aurez compris qu’il s’agit là des neuf takfiristes qui à l’aube de ce lundi ont faussé compagnie à leurs anges gardiens en réussissant leur évasion de la prison de Kenitra.

Une évasion qui, comme on doit se douter, a mis en alerte l’ensemble des services de sécurité du pays. A raison d’ailleurs ! Parce que laisser longtemps pavaner, dans la nature, des évadés de cet acabit n’est pour ainsi dire pas indiqué…       

Je ne sais pas si c’est Michael Scofield, le héros de la série Prison Break, qui les a inspiré mais en tous les cas le coup qu’ils ont réussi ressemble beaucoup à ces évasions qui ne sont possibles qu’au cinéma. Et en fait de cinéma je commence à avoir quelque propension à penser que cette prison de Kenitra ressemble plus, depuis quelque temps, à un studio de tournage pour films d’évasion qu’à une prison.

La comparaison est évidement un tantinet osée, mais il est tout de même bizarre, et c’est le moins qu’on puisse dire, que neuf détenus, condamnés à de très lourdes de peines, qui plus est en rapport avec le terrorisme, aient réussi à prendre la tangente avec une facilité aussi insolente. Neuf d’un seul coup, ça en fait un peu trop quand même !

Des évasions de prison il y en a toujours eu, sous toutes les latitudes, et il y en aura toujours bien évidement, mais dans le cas précis de condamnés à une peine capitale, une peine qui, soi dit en passant, doit être abolie, ou à de longues peines de prison une évasion est difficilement admissible.

Il y a eu aussi, et comme on le sait, le précédent de l’évasion du baron de la drogue, El Nene, de cette même prison. Et si j’en parle ce n’est certainement pas pour tenter un quelconque parallèle entre les deux évasions encore moins pour leur trouver des similitudes. Je le fais dans le but précis de poser le problème des niveaux de sécurité qui, en toute logique, dans une prison comme celle de Kenitra, doivent être à la fois nombreux mais suffisamment élevés aussi.

Il est quasiment exclu, et je le pense, que les derniers évadés aient pu bénéficier, comme dans le cas d’El Nene de complicités pour réussir leur rocambolesque évasion.

A première vue, et selon les bribes d’informations dont je dispose, c’est plus la façon d’opérer qu’un quelconque laxisme des responsables de la prison qui aurait été déterminante pour permettre cette cavale.    

Cela dit pour creuser un tunnel d’environ vingt ou trente mètres par où passeraient, l’un après l’autre, neuf gaillards, il faudrait bien sur avoir tout son temps pour le faire, sans éveiller de soupçon, et il faudrait bien évidement trouver comment se débarrasser des énormes quantités de terre déblayée. C’est dire que de prime abord ça n’est pas évident ! Et c’est dire aussi que c’est à ce niveau là qu’il faudrait situer le manque de vigilance qui aura permis cette évasion.

J’en arrive par la force des choses et nécessairement à me pencher sur l’amertume que doivent ressentir maintenant les forces de sécurité qui, elles, ont déployés des efforts énormes pour mettre hors d’état de nuire les évadés.

Et je ne vous dis pas combien elle doit être grande cette amertume devant ce qu’il conviendrait peut être d’appeler un aléas…

Reste à souhaiter, maintenant, que ces neufs évadés, au vu de la menace potentielle qu’ils représentent, puissent être rapidement repris et remis à l’ombre. Et que les brèches dont semble souffrir le dispositif de sécurité dans cette prison de Kenitra, et éventuellement dans les autres prisons, puissent être rapidement et définitivement colmatées.

Il va sans dire, et je n’insisterais jamais trop la dessus, que si de nouvelles dispositions sont amenées à être prises au titre du renforcement de sécurité dans les prisons, celles-ci ne sauraient se faire au dépens des conditions d’incarcération qui elles doivent répondre aux exigences que requiert, le respect des droits des personnes mises en détention.

            

A qui profiterait le crime ?

10 avril 2008

Les ravisseurs des deux touristes autrichiens, Andrea Kloiber, 44 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, kidnappés quelque part dans les confins algéro-tunisiens ne s’en tiennent plus à cette histoire d’ultimatum. Le dernier ayant expiré ce dimanche 6 avril à minuit, ils n’en ont pas fixé de nouveau. Tout donne donc à penser qu’ils préfèrent négocier.

Oui, mais que sont-ils entrain de négocier et avec qui ?

On parle surtout d’une rançon qui excéderait les cinq millions d’euros. Cette rançon aurait été revue à la hausse, selon la radio publique autrichienne ORF.

Sur tout le reste, on est beaucoup moins disert. Entre autres sur l’une des principales exigences de départ des ravisseurs : la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie.

Selon une source diplomatique à Bamako, quatre intermédiaires seraient rentrés en lice, depuis la mi-mars, dans ces négociations. Ils assurent, croit-on savoir, le rôle d’interface entre les ravisseurs et des négociateurs autrichiens.

A très peu de détails près, on en est là aujourd’hui pour cette affaire de prise d’otages.

Qu’elle en sera l’issue finale ? Probablement identique à celle de l’affaire des otages allemands kidnappés il y a deux ans par les hommes de Abderrazak El para.

Les Autrichiens casqueront pour obtenir la libération de leurs otages et les ravisseurs, rançon en poche, s’évanouiront dans l’immensité du désert en attendant le prochain coup.

En fait je ne sais plus très bien quoi penser de cette bande qui se revendique de l’ex GSPC. Sont-ils réellement des terroristes affiliés à Al Qaida et agissant sous la bannière verte ? Ou seraient-ils l’obscur bras armé d’une officine de banditisme et de racket, qui, accessoirement, agirait aussi pour les besoins d’une mission ponctuelle dont le donneur d’ordre aurait des motivation qui ne seraient d’aucun rapport avec l’islamisme ? Tenter une réponse pourrait exiger la prospections de pistes et de sentiers qui pourraient, cela n’est pas exclu, mener vers quelques surprises. Peut être vers un éclairage nouveau sur la réalité des groupes terroristes qui sévissent dans les confins sahariens.   

Infiltré, l’ex GSPC l’est certainement, et selon toute vraisemblance depuis bien longtemps. Oui mais l’est-il suffisamment aujourd’hui pour que des commanditaires puissent éventuellement lui assigner des missions rentrant dans un cadre bien précis ?….Déstabiliser un état voisin par exemple ! Ou créer une diversion pour tenter de faire accréditer telle thèse ou telle autre.

Même si a priori il peut sembler qu’il n’y ait pas d’arguments suffisamment forts pour corroborer cette assertion, l’exclure serait faire montre de beaucoup naïveté.    

La Mauritanie qui, jusqu’à il n’y a pas longtemps, était relativement épargnée du terrorisme plonge à son tour plein dans la spirale du terrorisme et se retrouve potentiellement visée par la branche armée d’Al Qaida au Maghreb. L’ex GSPC signera sa première opération d’envergure en attaquant la base militaire de Lemgheiti en juin 2005. Une attaque qui, rappelons le, avait fait de nombreux morts dans les rangs des militaires mauritaniens.

Depuis il y a eu l’assassinat, le 24 décembre 2007 de quatre touristes français à Aleg, le mitraillage de l’ambassade d’Israel à Nouakchott, le 18 février 2008, puis l’accrochage armé tout récent, en plein Nouakchott, entre les forces de sécurité mauritaniennes et un groupe de terroristes. Ça en fait un peu trop pour un pays que rien ne prédisposait à ce genre de troubles.

Ainsi, dire que la Mauritanie fait l’objet d’une tentative de déstabilisation, n’est pas qu’une simple vue de l’esprit. Il est une forme et des contours qui se dessinent et qui commencent à se faire assez nets. Peut être pas encore suffisamment nets pour que la presse et les politiques en parlent de manière franche, mais assez pour qu’on puisse en transcrire le filigrane.   

C’est de Mauritanie, ne l’oublions pas, que sont venus aussi les bien étranges informations qui, l’été dernier, avaient fait état d’une mystérieuse tentative, en préparation, visant à porter atteinte à l’intégrité physique du Roi.

Reste maintenant à deviner à qui profiterait le crime.

A qui profiterait en somme une déstabilisation de la Mauritanie  ?

Suivez mon regard…

Arnaque Day au théâtre National Mohamed V ?

10 avril 2008

Il est une forme insidieuse et relativement nouvelle de harcèlement qui cause beaucoup de désagréments aux utilisateurs du net. Ça peut aller parfois jusqu’à franchement vous irriter…

Je pense à ces spams, ces pourriels comme disent les Québécois, qui pourrissent l’existence de ceux qui font d’Internet leur outil de travail.

Pour ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec le net j’explique en deux mots ce qu’est un spam. C’est un courrier électronique, un message comme il se dit plus couramment, que l’on reçoit dans sa boite à emails. Généralement ce courrier est à caractère publicitaire. Parfois il peut être l’œuvre de quelqu’un qui aura envie de vous escroquer. On vous dira alors, que vous êtes l’heureux gagnant d’une somme astronomique, et que pour en prendre possession, il vous sera demandé d’envoyer à l’expéditeur vos coordonnées, accompagnées d’une certaine somme d’argent pour couvrir les frais d’émission et de transfert de ladite somme. Bien évidement il n’est pas besoin d’être une lumière pour deviner qu’il s’agit là d’une arnaque.

Il y a pourtant des gogos qui tombent dans ce genre de panneau.

D’autres fois, et c’est là une spécialité africaine, c’est une nana qui vous contacte en prétendant être la fille d’un certain Général Tchoumpoupoua Bouqerfada et qui vous annonce, comme ça pour vos beaux yeux, qu’elle partagerait volontiers avec vous les 20 millions d’euros que son défunt géniteur lui aurai laissé dans une malle déposée, juste avant qu’il ne décède, chez un notaire. Elle vous expliquera également, question de vous mettre en confiance, que cet argent est évidement de provenance douteuse. Vous vous dites alors : oui un général corrompu c’est courant en Afrique….

Après quoi vous aurez droit au baratin classique : « s’il vous plait monsieur aidez une pauvre orpheline qui n’a que vous dans ce monde…patati patata »

Là ce sont des classiques en matière de spams dont la finalité est l’arnaque. Ils sont facilement reconnaissables et la plus part du temps ils sont repérés par le filtre anti-spams de l’hébergeur de votre boite à emails.

Restent tous les autres pourriels qui viennent encombrer et polluer votre boite, et qui vous font perdre un temps fou. Ces spams arrivent à passer au travers de votre filtre et vous laissent croire que ce sont des courriers de vos contacts privés ou de vos relations professionnelles.

Pour contourner ces fameux filtres, qui, de toutes les manières ne seront jamais totalement efficace, il est justement des particuliers ou des entreprises qui ont recours à quelques stratagèmes, pas catholiques pour un sou, question de vous pousser à consulter le contenu de leur messages. Et ce n’est qu’en lisant ce contenu que vous vous rendez compte alors que c’est pour vous fourguer un produit ou un service, très souvent EL MA WA ZGHARIT qu’on vous a envoyé le message en question…

Jusque là rien de bien méchant si ce n’est peut être le désagrément et la perte de temps que peuvent vous causer l’ouverture, la lecture puis la mise à la corbeille de ces messages.

Cependant il est chez nous des margoulins qui font dans des procédés pas très nets. Des procédés qui sont aux antipodes de l’éthique et de la légalité. Et pour tout vous dire, j’en ai fais les frais ! Une affaire qui, pour le principe, aura certainement une suite…

J’ai en effet reçu en l’espace de trois ou quatre mois une bonne cinquantaine de messages, des spams en fait, tous supposés m’avoir été adressés par le Théâtre National Mohamed V comme l’indique, sans vergogne, l’expéditeur. Lequel expéditeur, qui ne s’en cache même pas, est en fait une obscurs officine portant le nom d’Atlas Team Forever. Cette officine, qui, de toute évidence, ne manque pas de culot, pousse l’outrecuidance jusqu’à me proposer de venir assister, cette fois-ci le 13 avril prochain, au théâtre Mohamed V, à son énième Success Day. Comprendre évidement Arnaque Day. Oui, comme vous avez lu, c’est au théâtre Mohamed V que cela va se passer ! Et c’est au nom de cette institution qu’est adressé du courrier, en toute illégalité, à des milliers de marocains les invitant à ce qui m’a tout l’air d’être une arnaque à grande échelle.

Pour assister à ce fameux Success Day on vous soulagera de 30 Dhs puis on essayera de vous fourguer une gamme de produits et de services à je ne sais combien.

Ça pue l’attrape-nigaud diraient d’aucuns. Mais de ça, je n’en ai rien à cirer. C’est aux pouvoirs publics qu’incombe la mission de protéger les citoyens d’un éventuel Najat bis…et des éventuels vendeurs de poudre de perlimpinpin.

Dénoncer l’utilisation illégale, et la mise à contribution, du nom d’une institution, le théâtre National Mohamed V en l’occurrence, pour faire croire, en trompant sciemment, qu’il est l’expéditeur d’un courrier pour vous pousser à en lire le contenu…c’est là l’objet de ma chronique…

Les Ait Amer n’Ounfgou attendent le Roi

12 avril 2008


Retenez bien ces deux noms: Ahmed Chouihat, et Ou Ali Hajir.

Il faut retenir ces noms parce qu’ils sont désormais associés à un tournant de l’histoire d’une région. Un tournant qui signe une rupture que nous souhaitons la plus profonde et la plus nette possibles.

Le premier a été remercié et remplacé par le second, qui, lui, est désormais le nouveau gouverneur qui vient d’être nommé par S.M Le Roi à la tête de la province de Khénifra.

Un wali ou un gouverneur, et quand bien même il peut être travailleur et bon gestionnaire, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas, ça n’est jamais très bon de le laisser trop longtemps à la tête de la wilaya ou de la province dont ils ont la charge.

Il va sans dire que cette nouvelle nomination, qui intervient dans la foulée de la visite du Souverain dans la région de Tadla Azilal, est doublement symbolique. Elle traduit d’abord, et sans aucun doute, la volonté de mettre un terme à la désastreuse gestion dont pâtissait particulièrement cette province, mais aussi et surtout la volonté d’une mise à niveau de ce Maroc profond qui ne cesse d’accuser du retard…Beaucoup de retard, par rapport au Maroc littoral.

À noter aussi qu’elle intervient peu de temps, on parle de quelques semaines, avant un assez large mouvement qui, dit-on, touchera le corps des walis et des gouverneurs. C’est dire qu’un changement à la tête de cette province avait également un caractère d’urgence.

Urgence ? Et comment ! Faut aller y faire un tour, dans ce coin là, pour constater de visu ce à quoi peuvent ressembler précarité, détresse et oubli. Et ce à quoi peuvent ressembler aussi, laisser-aller, insouciance et gestion hasardeuse.

Sans parler bien évidement de tous les autres signes de misère qui semblent s’être donné rendez-vous dans cette province du pays…

Tant mieux donc pour les citoyens de cette province qui, sans cette visite royale, auraient peut être attendue la saint-glinglin pour voir s’améliorer, un tant soit peu, leurs conditions de vie.

Cela m’amène à poser une question dont la nécessité est incontestablement avérée : faut-il attendre, à chaque fois, que ça soit Le Roi, Lui-même, qui fasse, à l’occasion de l’une de ses visites, le constat des carences dont pâtit ce Maroc profond, et qui décide des mesures d’urgence à prendre ? L’admettre reviendrait à réduire outrancièrement la fonction de Souverain à celle de pompier.

Il est, sans aucun doute possible, important que Le Souverain multiplie, comme Il le fait d’ailleurs, les visites à toutes les régions et provinces du pays, mais encore faut-il s’arranger pour qu’Il puisse y aller, pour sceller et affermir la symbiose qui unit la monarchie au peuple ; pour donner le coup d’envoi et pour inaugurer des projets de réelle consistance. Pas pour palier au plus urgent, ni pour rappeler aux autres ce qu’ils devaient faire des mois voire des années avant…

Et si l’on en croit les informations qui circulent, Le Roi aurait, semble t-il, piqué une assez vive colère en constatant l’état déplorable dans lequel se trouve cette province. Une province qui, ne serait ce que pour avoir été un haut lieu de la résistance, aurait mérité mieux que le sort qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui, a été le sien.

La prochaine étape de ce long périple royal, dans cette région montagneuse du pays, sera Anfgou. Ça en sera aussi, et incontestablement, le clou. Parce qu’elle aura valeur de symbole.

Anfgou, ce village des Ait Amer n’Ounfgou, une fraction des Ait Hdiddou, enclavé et haut perché dans les montagnes de l’Atlas, a été, comme on s’en souvient, le théâtre, en 2006, d’un drame : une trentaine de personnes dont 26 bébés y avaient péri des suites d’une vague de froid. Une vague de froid comme ce village en vit une chaque hiver. Mais cette année là, à la rudesse de l’hiver est venue s’associer une épidémie. Une association aux conséquences que l’on sait…

Je ne remuerais pas le couteau dans la plaie en revenant sur un drame qui peut être n’aurait pas pu être évité, mais qui exigeait, tout au moins, une meilleure gestion de l’après drame. Ça n’a pas été pas le cas ! Cette gestion ne fut pas que laborieuse : elle fut pitoyable, scandaleuse et pour le moins ingrate à l’égard de résistants et de descendants de résistants, qui avaient et je le rappelle vaillamment participé à la bataille de Tazizawt, à quelques encablures d’Anfgou…

Le Souverain a accédé au souhait des Ait Amer n’Ounfgou qui ne raclement pas moins que de l’accueillir chez eux à Anfgou. Il ira pour s’enquérir de Lui-même et de visu de l’état des carences. Il ira aussi, et surtout, pour confirmer aux familles de ce village, que plus jamais ne s y produira un drame comme celui de 2006.

Il ne sévira plus !

13 avril 2008

Pour une surprise s’en est une !

Et je peux vous dire que, celle là, elle est de taille! …Et combien heureuse !

Faut-il applaudir quand le ministre de l’intérieur prend la décision de suspendre un président de conseil municipal ? Evidement que oui ! J’ajouterais, même fort et des deux mains !

Et dans le cas d’espèce, j’ai presque envie de dire merci à Chakib Benmoussa dont le département vient de prendre la décision, à raison il va sans dire, de mettre un terme au mandat d’un président qui en moins d’une dizaine d’années a réussi à faire main basse sur une ville pour la mettre en coupe réglée.

El Mehdi Atmoun, c’est de lui qu’il s’agit, ne sévira plus à Khouribga…ni nulle part ailleurs ! Et c’est tant mieux ainsi. Le pays ne s’en portera que mieux…

Oust !….du balais !…et bon débarras !

Et ça n’est pas bien grave si cette suspension aura un petit goût d’inachevé, parce que il restera à l’ex président cette colossale fortune qu’il aura amassée en siphonnant les caisses du conseil de la ville, en rackettant citoyens et entreprises et en spéculant sur le foncier, public comme privé.

Je dis cela parce que je sais, comme savent d’ailleurs les habitants de cette ville, ce dont est capable ce président-rafle-tout, et parce que je sais aussi ce que sa suspension permettra d’économiser comme deniers publics.

Et pour avoir suivi d’assez près quelques unes des « grosses affaires » dont cette ville a été et le théâtre et la victime je peux affirmer que rarement on a vu autant de gabegie, autant de détournements et autant d’avidité.

L’assiette foncière des domaines publics s’y est réduite comme une peau de chagrin et a été bradée à vil prix. Vous devinerez qu’on s’est bien évidement grassement servi au passage…

Des dizaines d’hectares ont été achetés en rase campagne, via des prête-noms, pour être par la suite intégrés au périmètre urbain et revendus à des prix astronomiques à des Pablo Escobar locaux et autres blanchisseurs d’argent…

Des projets d’infrastructures ont été entamés pour ne jamais être finis. Les budgets alloués eux ont été plusieurs fois bouffés…

Il est jusqu’aux fonds alloués au festival du cinéma africain qui ont été détournés de la manière la plus petite et la plus pitoyable qui puisse être. Je reviendrais plus largement sur ce festival qui je précise est le seul au monde à être géré par une association dont les membres du bureau ont été élus, désignés en fait, à vie…C’est dire qu’on ne laisse rien au hasard…et qu’on rafle tout.           

Cela dit, il est des signes qui ne trompent pas ! Ce Maroc profond on commence à y faire bouger les choses et à en assainir l’environnement. Et c’est de bon augure.

Reste à souhaiter maintenant que les pouvoirs publics aillent jusqu’au terme de cette mesure d’assainissement pour éviter que les seconds couteaux, notoirement connus d’ailleurs, qui agissaient avec, et pour le compte, du président suspendu ne prennent le relais pour en réduire les effets à néant. 

Je pense notamment et particulièrement aux dispositions que doivent prendre les pouvoirs publics pour que l’élection d’un nouveau président puisse se faire dans la transparence et  n’aboutisse pas à la mise en scelle puis à l’élection de l’un de ces seconds couteaux.

L’un d’entre eux, repérable lui aussi à la scandaleuse fortune qu’il a réussi à amasser en quelques années, a commencé à s’agiter dès ce vendredi, jour de la destitution de l’ex président.

C’est dire qu’il entame tôt la course, et qu’il compte, sans l’ombre d’un doute, être large avec ceux d’entre les conseillers qui monnayeront leur voix. A valeur d’hier, dimanche, le bulletin d’élu se négociait dit-on à trois cent milles Dirhams. Déjà ?….Ça promet ! 

Réputé pour avoir toujours agit en sous main pour le compte du président déchu, lequel lui avait renvoyé l’ascenseur lors des dernières élections législatives, en lui déléguant la totalité des ses pouvoirs, quelques mois avant le 7 septembre, cet élu risque, s’il devient président du futur conseil, de  transformer en nouveaux cauchemars tous les espoirs nés des suites de la destitution de l’ex président.

Ce risque est d’autant plus grand que le souvenir de l’emploi massif d’argent lors des législatives du 7 septembre est encore vivace…

Prêcheurs en eaux troubles !

15 avril 2008

Certes ça a tonné assez fort, en 2003 et en 2007, en plein Casablanca, mais ça n’est tout de même pas une raison pour que certains illuminés se mettent à rêver d’en faire un Kandahar.

Non ce genre de greffe ne prendra pas chez nous…qu’ils se le disent !

Tiens, j’en profite pour rappeler, à ceux qui l’auraient déjà oublié, que nous commémorons, là maintenant, le premier anniversaire du décès de feu Zendiba.

Beaucoup ne voient pas (ou plus) qui c’est ce monsieur. Eh oui ! On oublie malheureusement vite. Je rappelle qui c’est : Zendiba est ce brave inspecteur de police qui avait fait de son corps un rempart pour que l’un des Kamikazes du 10 avril 2007 n’aille pas se faire exploser dans la foule à Hay El Farah. Zendiba en est mort en martyre…et beaucoup de vies ont été sauvées…

Et cela, je tenais particulièrement à le rappeler maintenant qu’il y a cette double cabale médiatico-obscurantiste qui vise la ministre Nouzha Skalli, par plumes et par imams interposés.

Une cabale qui commence à prendre de très étranges, bien mesquines, et suspectes allures.

Jamais d’aussi hauts sommets n’ont été atteints, ni d’aussi dangereuses dérives ne se sont produites sur le registre des envolées inquisitoires auxquelles nous ont habitué « prêcheurs en eaux troubles » et plumitifs aux ordres.

Sont ce là les allures et les prémices annonciatrices du projet sociétal que promettent les instigateurs de cette cabale aux marocains ?

Où est ce là juste un avant goût de la mise au pas et de la mise en rangs qu’ils projettent de nous faire subir ?…

Nous savons, comme savent d’ailleurs quelques millions de marocains, que d’une rédaction à quelques mosquées il n y a pas que quelques centaines de mètres : il y a toute l’étendue d’une sombre machination et d’un machiavélique dessein…

Nous ferons bien évidement avec…comme nous avons fais avec pire !

Cependant nous ne volerons jamais aussi près des pâquerettes ni aussi loin de la raison.

Ça n’est ni notre vocation, ni notre rayon de prédilection…encore moins notre façon de faire.

Nous volons bien plus haut….très haut….à des niveaux asphyxiants de lucidité et de raison.

La ministre Nouzha Skalli à incontestablement la poigne qu’il faut, et les poings nécessaires pour en rendre quand il s’avèrera nécessaire de le faire.

Et justement des poings pourquoi elle n’en rendrait pas ? Serait ce simplement parce que la génétique serait passée par là ? Ou serait ce parce qu’il est des illuminés qui veulent nous faire admettre que nos mères, nos épouses et nos filles ne seraient nées que pour en recevoir !

Cela dit, et, combien même elle ne nous aura rien demandé, nous ne resterons pas cois devant cette furie verbeuse et devant ce qui commence à avoir les relents d’une véritable vindicte.

Qui roule pour qui ? À quel fin ? Et qui veut-on atteindre par ricochet ?

Nous avons bien évidement les réponses à ces questions.

Bas les masques, alors ! Et que ceux qui, tapis dans les recoins obscurs de leur macabres desseins, tirent les ficelles de cette camarilla aient le courage de leurs opinions, si tant est qu’ils puissent en avoir de saines.

De telles déjections – passez-moi le terme- d’encre, de fiel et de haine sont, sans doute aucun, le signe pathognomonique, les médecins savent ce que c’est, de troubles psychotiques assez sérieux, mais sont aussi le signe évident d’une velléité de faire de notre pays ce qu’il ne sera jamais : un enclos d’enturbannés et de femmes tchadorisées.

Nouzha Skalli, s’est exprimé, dans le cadre d’un conseil des ministres, qui se tient en principe à huis clos, et qui plus est, plus dans le cadre d’une réflexion que d’un questionnement. Pour dire Quoi ? Pour dire qu’il est souvent un problème de nuisance sonore qui affecte bébés et enfants en bas âge des suites de la déferlante de décibels qui chaque aurore inonde certains quartiers dans beaucoup de villes.

Est-ce cela qui a dérangé ? Mon œil ! L’enjeu est ailleurs…

Ce qui dérange ceux qui, par tribuns et plumitifs interposés, s’attaquent à la ministre, ça n’est pas tant cette histoire de voix de Muezzins exagérément amplifiée(s), mais plutôt sa présence soutenue sur le terrain, et l’énorme travail qu’elle y abat, sur le plan du social, en faveur des femmes, surtout en faveur des plus démunies d’entre elles. Et en faveur des hommes bien évidement !

C’est ça en fait qui dérange et qui fausse surtout quelques petits calculs chez ses pourfendeurs. Des calculs qui, et j’en ai bien peur, ne sont pas que seulement électoralistes…

Double jeu, double enjeu, double discours, double casquette….Où et quand s’arrêtera cette série de faux doubles ?

Quand chacun assumera ses responsabilités !

Et de trois ! Bla hya, bla hachma…

17 avril 2008

Et de trois !

Là, c’est un troisième son de cloche. Celui du boss ! Il vient conclure la série de réactions des officiels algériens à la proposition marocaine de réouverture et de normalisation des relations algéro-marocaines.

Enfin quand je dis boss, pour parler de celui qui l’est réellement à Alger, il y a toujours lieu d’observer une relative réserve par rapport au propos : un galonné peut, à tout moment, surgir de son cagibi ou de sous sa casquette pour vous rappeler, et pour vous dire, que c’est lui en fait qui est le véritable boss du pays.

C’est comme ça que ça se passe dans ce pays, depuis assez longtemps. Il faut se résigner à faire avec !

Dans la Djoumhouria Al Djazairia il est deux constantes : un galonné en cache toujours un autre, et il quasiment impossible d’entendre deux officiels opiner, de la même manière et dans le même sens, sur un même sujet. Inutile donc de chercher pourquoi il n’est plus grand monde qui prenne trop au sérieux ce que peut dire tel officiel algérien ou tel autre.

Il est jusqu’aux écrits de la propre presse de ce pays qui sont édifiants à ce sujet. El Watan, un quotidien algérien, à titré dans sa livraison du 8 avril 2008 : « L’Algérie n’a plus de voix dans le monde ». Dans cet article signé de la plume de Hassan Moalli il est dit en substance : « Il n’est pas faux en l’occurrence d’avancer que l’Algérie n’a pas d’amis aujourd’hui, au sens diplomatique du terme ». Faut-il en rajouter ?

Bien malin serait donc celui qui trouverait une once de cohérence entre, la déclaration de Yazid Zerhouni, le ministre de l’intérieure, celle de Medelci, le ministre des affaires étrangères, et celle enfin de Bouteflika, l’occupant en titre de la résidence présidentielle, au sujet de l’offre de normalisation marocaine et de la main tendue par Rabat.

Dans un entretien accordé au quotidien qatari « Al Arab » Bouteflika apporte sa touche à la rafale de déclarations dissonantes sur la question des relations algéro-marocaines. Il surprendra, en effet, en déclarant que le problème du Sahara étant entre les mains de l’ONU rien ne s’oppose en fait à une normalisation des rapports entre son pays et le Maroc. Il poussera et le bouchon et les limites de l’inconséquence jusqu’à ajouter que n’était le peu de motivation du Maroc, la construction maghrébine serait déjà mise sur la voie.

Tiens donc ! Bla hya bla Hachma – excusez moi mais je ne pouvais résister à l’attrait de cette expression -- Bouteflika balaye, d’un revers de main, la position émise par  deux de ses ministres sur la question et reprend exactement les termes de l’offre marocaine, pour annoncer, avec les airs de quelqu’un qui regretterait quelque chose, que c’est nous qui serions une entrave à la normalisation des relations entre les deux pays et à la construction maghrébine.

Wa Berrechid hada ! – là non plus je n’ai pu résister –

L’étonnement passé, il faut surtout retenir que cette déclaration, hautement surprenante et incroyablement dissonante, sert surtout à donner un faux ton, et à distiller un faux esprit de conciliation à l’adresse du Qatar que Bouteflika compte visiter officiellement dans le courant de la semaine prochaine. Vous devinerez, bien évidement, qu’il est, comme toujours, quelque vil dessein qui se cacherait derrière cette trompeuse déclaration de Bouteflika qui semble renouer avec ses anciens amours : les voyages. Après Damas et le Caire, il a été il y a quelques jours au Sénégal et s’apprête à effectuer un long périple qui le mènera dans les pays du Golf et plus tard vers d’autres contrées. C’est dire que la diplomatie marocaine lui a donné du tournis…

L’Algérie pour s’être gaussé pendant quelques années de formules aussi pompeuses que celle du « retour de l’Algérie dans le concert des nations » a entamé une assez longue traversée du désert diplomatique. Elle s’est retrouvée hors course dans les cénacles africains qui lui étaient traditionnellement acquis, et bien évidement dans ceux arabes où elle n’a pas jamais pu tenir la dragée haute au Maroc. C’est dire qu’il faudrait bien plus, à l’Algérie, que de faux sentiments et des voltiges sémantiques pour bousculer cet ordre établi et pour tenter une percée sur le quasi unanimisme arabe sur la marocanité du Sahara.

Il serait peut être utile de rappeler à nos amis algériens que la crédibilité des états se mesure à l’aune de leur constance dans l’amitié et dans le propos, et certainement pas à celle de la profondeur ou du nombre de leurs puits de pétrole.

Si besoin était encore de confirmer le peu de crédibilité dont jouit aujourd’hui l’Algérie je m’en tiendrais à ce qu’en dit le journaliste, Hassan Molli, précédemment cité : « Et pour boucler la boucle de cette « diplomatie des petits fours », l’Algérie ne récolterait rien dans la répartition annoncée des postes de la future union méditerranéenne. Hosni Moubarak devrait présider le groupe de la rive sud, Tunis abritera le siège de l’union et Rabat hériterait du secrétariat général »

Cela dit, et tout compte fait, je ne sais même plus s’il est dans l’intérêt du Maroc de fréquenter un pays si peu fréquentable…tout voisin qu’il est

Renvoyer Sisyphe au rang de mythe

21 avril 2008

 » Et je vis Sisyphe qui souffrait de grandes douleurs et poussait un énorme rocher avec ses deux mains. Et il s’efforçait, poussant ce rocher des mains et des pieds jusqu’au sommet d’une montagne. Et quand il était près d’en atteindre le faîte, alors la masse l’entraînait, et l’immense rocher roulait jusqu’au bas. Et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres, et la poussière s’élevait au-dessus de sa tête. « 

Vous aurez compris, sans aucun doute, que c’est ainsi qu’Homère avait décrit le supplice de Sisyphe, condamné à faire rouler une énorme pierre jusqu’en haut d’une montagne, et encore et toujours, indéfiniment.

Je ne saurais vous dire exactement pourquoi, mais cette image m’a traversé l’esprit, l’a un peu hanté aussi, pendant un moment, quand j’ai vu réunis, vendredi dernier, les représentants de huit formations politiques de la gauche marocaine.

C’est peut être la crainte de voir cette énième tentative se conclure par un énième échec pour une énième velléité d’union d’une gauche marocaine qui aurait fait que pareille image puisse surgir comme ça, et d’un seul coup.

Et pour tout vous dire, j’ai pris pour habitude, peut être à tort cette fois ci, d’observer quelques réserves par rapport aux annonces d’unions politiques en général et celles appelant à l’union de la gauche en particulier.

Je ne reviens pas sur la fastidieuse énumération des déclarations d’intention d’unir qui ont jalonné l’histoire de la gauche marocaine depuis les années soixante. Cependant je m’arrête volontiers sur un constat : de deux formations de gauche que comptait l’échiquier politique national à l’époque nous en somme maintenant à une dizaine.       

Aux raisons historiques, qui ont fait que l’on aboutisse à cet éparpillement et à cet émiettement, je ne m’y arrêterais pas non plus. A quoi bien ressasser ce que tout un chacun sait ?

Là aussi, il serait important, et surtout nécessaire, de s’arrêter, un moment, sur les milles et une raisons qui, maintenant, imposent une union de la gauche. Tout au moins son implication dans la construction d’un grand pole.

La question n’est plus de savoir si telle ou telle formation y trouvera son compte. Cette question n’est, à mon sens, plus d’actualité.

Pour toutes les formations de gauche, toutes tailles confondues, le problème est désormais un problème de survie. D’être ou de ne pas être.

C’est dire que le dépassement des petits calcules politiciens est une exigence majeure de cette étape cruciale. Seul un fou ou un suicidaire pourraient prétendre le contraire…mais des fous et des suicidaires on n’en compte heureusement pas au sein de la gauche marocaine. Du moins plus depuis un sacré bail…

A cela il faudrait nécessairement rappeler que les élections du 7 septembre sont venues confirmer ce que tout le monde savait déjà en grande partie : le fossé qui sépare la gauche de son électorat traditionnel s’est grandement élargi du fait de la confusion qu’a semé cet irraisonnable émiettement de ses rangs et du fait de l’absence d’un projet sociétal commun.

Penser une union immédiate ou l’inscrire sur le court terme poserait certainement moult problèmes auxquels il ne sera pas évident d’apporter des réponses rapides. Cependant et pour peu qu’il y ait volonté de le faire il est un minimum d’alternatives transitoires et  intermédiaires qui dès maintenant peuvent être dynamisées en attendant que soient réunies les conditions à même de permettre le grand saut : la constitution d’un grand pole de gauche.

Je pense notamment à l’élaboration d’un projet  sociétal commun, à une proposition de reforme constitutionnelle commune, à la présentation de candidatures communes sur la moitié des circonscriptions électorales lors des prochaines élections communales, à l’élaboration d’une charte commune de la gauche marocaine dessinant le cadre de la futur constitution du pole de gauche…

L’union de la gauche faut y croire ! Ça peut se faire sur une base minimale mais qui  largement suffisante pour redonner cet espoir qui renverrait Sisyphe à son rang de mythe

Fillon : ça se prend à la volée…

21 avril 2008

De la visite officielle que vient d’effectuer chez nous le Premier ministre français, François Fillon, j’ai retenu bien évidement l’importance des contrats qui ont été mis sur les rails : TGV et Tramway, en chantier : frégate multi-missions, en perspective : implantation de villages-clubs.

J’en ai retenu également le rapprochement stratégique dont la finalité serait de faire aboutir la demande du Maroc d’un «  statut avancé » auprès de l’ Union Européenne.

Sur la question éminemment importante du projet d’autonomie proposé par notre pays pour une solution juste, définitive et réaliste du problème de nos provinces du sud, là aussi, j’ai retenu le rappel, par François Fillon, de la position du gouvernement français sur cette question : un soutien franc au projet d’autonomie marocain.

Du remarquable bilan de cette visite se dégage un net constat : les relations franco-marocaines sont au beau fixe. Et tout donne à penser qu’elles ne s’arrêteront pas à ce niveau d’excellence.  

En marge de cette visite, plus précisément lors des travaux du Groupe d’impulsion économique franco-marocain, on a parlé de formation professionnelle. C’est là en fait où je voudrais m’arrêter un court instant.

D’abord pour rappeler que moult fois ont été interpellés, par le biais de cette chronique, les responsables de l’OFPPT sur les innombrables ratées de ce secteur des suites de l’absence d’une vision stratégique claire à même de répondre aux attentes des investisseurs en matière de ressources humaines adaptées à leurs besoins, et pour rappeler ensuite, on ne le dira jamais assez, que la formation professionnelle est le nœud gordien des problématiques de l’emploi et de la création de la création de micro et petites entreprises.

Aussi devrais-je évoquer, juste pour le rappeler encore une fois à M. Bencheikh, le directeur général de l’OFPPT, présent aux travaux du Groupe, qu’outre les insuffisances évoquées par les différents intervenants, les ratées de la formation professionnelle viennent aussi du fait de la totale inadéquation entre le marché du travail et la nature des formations dispensées dans les centres de formations professionnelles existants dans les villes se trouvant en dehors du Maroc littoral et de l’axe Casablanca Fès.

Et ça n’est certainement pas par hasard qu’on y trouve justement les plus grandes concentrations, au kilomètre carré, de chômeurs diplômés des centres de formation professionnelle…mais aussi de candidats potentiels à l’immigration clandestine. Et si j’en reparle c’est à escient !  

C’est pour dire, en rebondissant sur le propos de M. Fillon qui a exprimé la « disposition de la France à aider (..) le Maroc dans la formation professionnelle » qu’il a qualifiée de « clé de la croissance » qu’effectivement la France doit s’impliquer d’avantage au coté du Maroc sur la question de la formation professionnelle et ce pour la raison objective qui me semble être celle de la mise au diapason, de nos ressources humaines, pour être à même de répondre aux exigences  et attentes des investisseurs autant nationaux qu’étrangers, mais aussi pour que puissent être offertes un maximum d’alternatives locales d’emploi. Ce qui, par déduction logique, réduira le nombre des candidats à l’immigration clandestine.

Et à ce titre je pense que c’est à la partie marocaine, l’OFPPT en l’occurrence, qu’échoira la responsabilité d’intégrer, dans tout futur programme d’appuie français pour la mise à niveau de notre formation professionnelle, les régions qui, jusque là, ont été, en terme qualitatif, les parents pauvres de le formation professionnelle.

Ne serait-ce pas là une approche qui répondrait également au concept de « l’immigration choisie » ? Tout le monde y gagnera donc !  

C’est dire qu’une formation professionnelle de qualité et intégrant la dimension régionale permettra de concilier entre les impératifs liés, à la problématique de la mise à niveau de nos ressources humaines, à celle de l’emploi, et à celle que pose à la partie française l’immigration clandestine.

Faut savoir prendre à la volée les propos de M. Fillon, un homme à l’efficacité redoutable, et coucher nos propositions rapidement sur du papier, en faire des dossiers qui tiennent intelligemment la route et aller dire à nos amis français : on y va !  

Oui, mais c’est demain que ça doit se faire !

    
   

 

 

 

 

 

 

 

La pêche aux « godasses » !

22 avril 2008

 

Aller à la pêche à l’information c’est un peu comme pour les poissons. Faut de l’adresse, un bon appât ou de bons filets, de la persévérance, et beaucoup de chance. Mais, même toutes réunies, ces conditions ne vous garantissent pas toujours une bonne prise.

Comme rien ne vous garantit non plus que vous ne rameniez, dans vos filets, quelques grosses « godasses », comprendre fausses rumeurs, qui vues de loin ont toutes les allures d’une belle pièce. D’une information crédible je veux dire.

Et je ne vous dis pas combien de « godasses », parfois de très grosses, il en file ces derniers temps dans le flot d’informations qui circulent.

Rien que pour l’affaire des évadés de Kenitra que n’a-t-on pas entendu comme variantes décrivant, à la pierre près le tracé de ce fameux tunnel par où se seraient faufilé les fugitifs, ou  au millimètre près la longueur de ce tunnel.

Rencontré au gré du hasard, un monsieur, ayant toutes les allures de quelqu’un de sain d’esprit, m’a raconté en jurant sur tous les saints du haouz, de Doukkala et des Chrardas que les neuf évadés auraient été liquidés. Il aurait pêchée cette information, en fait cette  «  godasse », auprès de quelqu’un d’assez bien introduit, comme il l’affirme. Il n’expliquera  pas « auprès de qui » sa source serait bien introduite. Vous aurez deviné qu’entretenir le mystère autour de cette source rime à faire ressembler cette énorme « godasse » à un grand mérou, ou tout au moins à lui donner quelque lustre trompeur…

Il y a eu aussi l’affaire Belliraj avec, elle aussi, sa flopé de faux scoops et de fausses rumeurs savamment distillés par ceux qui auraient à assouvir quelques étranges penchants pour l’intrigue, parfois par ceux qui ont envie de faire croire qu’ils seraient mis dans quelques secrets, ou enfin par une certaine presse qui a tout simplement fait le choix de faire dans la « godasse »…

C’est dire combien de Sherlock Holmes en herbe et de candidats potentiels au Pulitzer peut compter notre pays…  

Les récents événements aidant, il y a bien évidement matière à puiser dans ce qui semble être un véritable et inépuisable filon…Et tant que ça communique mal partout, pourquoi s’en priver ?  

Pas plus tard qu’hier soir, des « godasses », j’en ai pêché quelques unes ! Et celles là elles sont bien grosses aussi ! Elles sont, bien évidement !, en rapport avec le coup de tonnerre qu’a provoqué la démission collective des copains d’Al Amaoui.

Cette démission des neufs conseillers Cdistes de la deuxième chambre a, comme on le sait, autant surpris que pris de court un peu tout le monde.

Balancer ce genre de pavé dans la marre, maintenant que le dialogue social est pratiquement dans l’impasse et qu’il est une tension sociale nettement perceptible, ça n’induit pas que des supputations politiques sensées. Ça donne libre court aussi aux imaginations les plus farfelues et aux rumeurs les plus folles…Et bien malin celui qui arrivera à trier le bon grain de l’ivraie dans le flot d’informations ( ?) qui, depuis dimanche, circulent à propos de cette bombinette qu’a fait exploser l’enfant terrible de la Chaouia.

Il en est deux particulièrement qui depuis hier soir, comme je le disais, font l’essentiel du bouche à oreille qui alimente autant les salons de Casablanca que ceux de Rabat.

Selon la première : les neuf conseillers, donc la CDT, seraient revenus sur leur démission.

Et selon la seconde, et celle là, elle à toutes les allures d’une deuxième bombe : Al Amaoui aurait, semble t-il, fait signer, aux neuf conseillers au moment ou leur ont été remises leur accréditations pour se présenter aux élections, des démissions non datées. Comprendre par là que Al Amaoui en fait usage maintenant et tout le tralala qui s’en suit….

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître cette information, certainement plus « godasse » que poisson, est entrain de fuser comme une traînée de poudre…

C’est dire que là aussi on s’en donne à cœur joie dans la pêche aux « godasses »…

Des « godasses » qui malheureusement, comme celle attribuant à la ministre Nouzha Skalli, eh oui encore elle, l’intention de favoriser, pour des considérations d’ordre idéologique, certaines associations, sont relayées ou carrément distillées par certains organes de presse…pour le raisons évidentes que tout un chacun sait…


         

                             

Autonomie, point barre !

23 avril 2008

Il faut être courageux, compétent, réaliste et suffisamment perspicace pour oser une sortie pareille ! En fait, dire tout haut, ce que tout le monde, ou presque, pense tout bas…ça n’est guère évident dans le monde de la diplomatie. Un monde où l’on préfère d’habitude les angles ronds à ceux tranchants du réalisme nu…

Et si Petre van Walsum l’a fait, c’est qu’il associe indéniablement toutes ses qualités.

Je viens d’apprendre, comme d’ailleurs beaucoup d’observateurs, qu’il en avait plein d’autres aussi…Comme quoi il ne faut rien laisser au hasard !

En matière d’hommes, faut toujours aller au-delà des premières impressions qu’ils peuvent vous donner.

Des diplomates comme ça, avec cet air distrait et l’excessive prudence qui semble marquer leurs pas, faut toujours s’en méfier. Ils peuvent souvent vous surprendre au moment ou vous vous y attendiez le moins. C’est là la signature des grands diplomates….Un style et une façon de faire qui leur sont propres.

On vient de le vérifier avec, Peter van Walsum, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara qui, avec une rare témérité, a été pour dire devant le conseil de sécurité que « l’option de l’indépendance du Sahara occidental n’est pas réaliste »

Une sentence claire, et qui tranche radicalement avec les habituelles déclarations à lectures multiples, auxquelles nous avaient habitués, par le passé, autant ses prédécesseurs pour cette mission, que les secrétaires généraux tous presque obligés d’adopter une bien difficile posture  d’équilibristes pour ménager les protagonistes de cette affaire : Maroc, et tandem Algéro-polisarien.

Et à ce titre, Peter van Walsum ne manquera pas d’ailleurs de préciser, pour parler, d’entre autres raisons, de celles qui ont contribué à la persistance de ce conflit, que « de nombreux pays trouvent assez confortable le statu quo, du moment que cette situation leur épargne l’obligation de faire des choix pénibles, comme prendre parti pour l’Algérie ou pour la Maroc ». C’est limpide, et ça a l’avantage non seulement de délimiter les réels protagonistes de cette affaire mais aussi de bousculer, un tant soit peu, ceux qui, jusque là, avaient, pour une raison ou une autre, essayé, tant bien que mal, de ménager chèvre et choux.

Et pour donner toute sa légitimité à cette déclaration, qui a eu l’effet d’un véritable séisme au sein du  microcosme diplomatique onusien et dans les chancelleries qui comptent, Peter van Walsum a  précisé dans son compte rendu qu’il a mis l’accent sur « la nécessité du respect de la réalité politique parallèlement au respect de la légalité internationale » puis d’ajouter « ..et je n’accepte pas l’idée selon laquelle cette démarche constitue une concession ou une capitulation »

Donc respect de la réalité politique comme elle se présente, et comme peut en attester aussi tout le monde, sur le terrain, et respect de la légalité internationale dans la mesure ou « l’autonomie n’est pas une invention marocaine », comme le précise Peter van Walsum, mais « un concept connu, reconnu et appliqué dans plusieurs pays du monde et qu’il avait ses règles intrinsèques » ajoute t-il.                   

L’Algérie, sérieusement mise à mal et à l’indexe par le rapport du représentant personnel de Ban Ki-moon, a, comme on pouvait d’ailleurs s y attendre, mobilisé tous les portes voix qu’elle compte dans sa presse aux ordres, et les quelques relais qui lui restent pour dire tout son courroux   et tout le bien qu’elle pensait aussi bien de van Walsum que de ceux qui revendiquent l’incontournabilité de l’option de l’autonomie.

Je vais déroger, pour une fois, à mes habitudes, en m’évitant le pénible et fastidieux exercice de faire une lecture dans les déclarations qu’ont pu faire, directement ou par polisariens interposés, les officiels, officieux et officiers algériens. C’est si reposant de les oublier un peu…  

Aussi m’arrêterais je, comme l’a fait van Walsum, sur du concret, sur la réalité comme elle se présente sur le terrain onusien : Au Sahara, ce sera l’option de l’autonomie ! Seddina !!!!

Reste maintenant à aider nos amis algériens à trouver les mots idoines et la formulation qui sied et qui sauverait les apparences pour qu’ils disent à la communauté internationale qu’ils sont partant sur cette voie.

Les mots, c’est comme pour les marques, on finit toujours par en trouver…                   

Yallah Fissaâ ! Tanger c’est dans quelques jours…

La première fois c’était il y a cinquante ans ! Que de gâchis depuis !


 

Steve Ballmer au Maroc : une visite et un symbole !

24 avril 2008

biostevemicrosoft.jpg Steve Ballmer PDG de Microsoft Corporation
J’ai pu voir, ce mardi, à quoi pouvait ressembler une personne à la tête d’une entreprise qui pèse 52 milliards de dollars de chiffre d’affaire, qui emploie 79 000 personnes, qui a une implantation quasi planétaire et dont l’un des produits phares, le système d’exploitation Windows, fait tourner 97% des P.C dans le monde. Excusez du peu !

En effet j’ai eu l’occasion d’approcher Steve Ballmer, de l’écouter, et de lui poser deux petites questions sur lesquelles je reviendrais brièvement vers la fin de cette chronique

Quel effet ça peut faire que de se retrouver face à un tel personnage ?

D’abord de la fascination, s’en suit un petit moment de flottement…ensuite on commence à prendre la réelle mesure de ce que peut être un monsieur hors du commun. Et Steve Ballmer, lui, l’est à plus d’un titre !

Je peux même dire à ceux qui auraient encore quelques doutes, sur ses capacités à pouvoir succéder à Bill Gates dans l’imaginaire de ceux, et ils sont maintenant des centaines de millions à travers le monde, qui utilisent la plate forme Windows, qu’ils n’ont qu’à tourner définitivement la page de leurs doutes…

J’ai pu en effet mesurer combien est titanesque le travail qu’il fournit à chaque instant pour réussir à faire parfaitement juxtaposer son image à celle du géant, Microsoft, dont il coiffe, depuis 2000, la hiérarchie.

Certes sa fortune personnelle, 14 milliards de dollars, reste à distance respectable de l’épaisseur du matelas financier sur lequel repose l’empire Bill Gates, cependant l’enthousiasme, l’intelligence, la passion, la force physique et l’entrain qu’affiche Steve Ballmer laissent facilement deviner combien sont grands son appétit pour la réussite, et son envie d’occuper les premières loges.

On aura certainement l’occasion de le vérifier d’ici peu d’années…

Quelques uns parmi mes lecteurs pourraient, peut être, être tenté de croire ou de penser que je serais  entrain de filouter un discret petit coup de pub pour Microsoft ou pour son grand manitou, Ballmer. C’est me méconnaître, que de penser que je pourrais  rouler pour le compte d’untel, d’une entreprise, d’un lobby ou pour le compte d’une entité quelconque.

Ma conception de la pratique journalistique m’astreint à une rigueur qui me dicte de prendre toute ma  liberté pour dire ma satisfaction quand il y a lieu de le faire, et bien évidement mon désappointement, parfois toute ma rage, quand il y a lieu de le faire aussi.

Steve Ballmer est un monsieur qui, et comme je le disais, ne peut que séduire et fasciner, mais cela dit, il est à la tête d’une entreprise qui, tout en étant une très belle réussite, suscite beaucoup de critiques. Notamment pour user de sa position dominante, et monopolistique, et pour user de certaines pratiques qualifiées d’illégales par ses détracteurs.

Et entre autres questions que j’ai eu à poser à Steve Ballmer, il en est une qui, justement, est  en rapport avec les critiques que soutiennent les partisans du logiciel libre, et qui qualifient de taxe Windows la vente liée de Windows avec tout PC de constructeur. Je lui ai rappelé, en lui demandant s’il maintenait toujours, une description qu’il avait faite, quelques années auparavant, du Linux, le système d’exploitation libre, qui disait-il « présentait les caractéristiques du communisme » (sic) et qu’il avait comparé dans un deuxième temps à « un cancer qui contamine la propriété intellectuelle dès qu’il la touche »

Sa réponse : d’abord l’amorce d’un sourire, puis un assez long plaidoyer sur l’incontestable  position de leader de Microsoft, enfin quelques mots sur ses concurrents qui, dit-il, peuvent toujours développer les systèmes d’exploitations qu’ils veulent…nous seront toujours les meilleurs.

On aura pu remarquer combien, Steve Ballmer à mis, depuis, non seulement un bémol à ses performances vocales, en se faisant opérer, oui, il la réellement fait, pour crier moins fort « Windows, windows, windows », mais aussi combien il met désormais d’eau dans son vin pour parler de ses concurrents….

Pour finir, j’ai retenu, de cette visite, l’audience qu’a accordée le Prince Moulay Rachid à Steve Ballmer. Tout un symbole !

Logiquement, la rencontre qu’il a eue avec le Premier ministre, Abbas El Fassi, aurait été largement suffisante pour que notre pays remplisse ses obligations protocolaires à l’égard d’un hôte de cette stature. Néanmoins cette audience princière fut intégrée dans le programme de sa visite.

Personnellement, j y ai, d’abord, vu un signal fort d’ouverture et de modernité de l’institution monarchique sur les nouvelles technologies, ce que l’on sait depuis un bout de temps déjà,  mais il est aussi, à mon sens, un autre signal, celui là, plus fort encore, et en rapport avec la malheureuse affaire Mortada.

En effet cette audience est venue pour confirmer, si besoin était encore de le faire, que l’institution monarchique n’est, très souvent, d’aucun lien avec ce qui, parfois, peut se faire, avec quelque zèle, au nom de la préservation de la sacralité et du respect qui est du à cette institution. Et ça n’est probablement pas par hasard que Ballmer ait été reçu par le Prince Moulay Rachid lui-même…Tout un symbole comme je vous disais !

Une «Bourse Famille» : une urgence M. El Fassi !

26 avril 2008

Ça n’est peut être pas la joie mais la petite batterie de mesures que contient la nouvelle offre gouvernementale : augmentation du SMIG de 10% en deux temps, des salaires dans la fonction publique pour les petites échelles – 1 à 7 – en deux temps également, revalorisation des allocations familiales -- + 50 Dhs pour les 3 premiers enfants -- exonération de l’impôt pour les salaires inférieurs à 3200 Dhs, réduction de l’impôt sur les salaires – 2 + 2 points sur 3 ans -…est relativement plus sérieuse que l’offre précédente. Elle aura permis, tout au moins, de faire sortir le dialogue social de l’impasse dans laquelle il s’était engagé une semaine auparavant.

Le coût global de cette nouvelle offre gouvernementale, estimé à 15 milliards de Dirhams, viendra s’ajouter aux 15 autres milliards de Dirhams qui seront affectés à la caisse de compensation pour la porter à 35 milliards de dirhams, comme prévu.

C’est dire combien sera salée la facture sociale pour l’actuel gouvernement.

Vus comme ça, cinquante milliards de Dirhams, ça en fait un pactole de sous ! C’est l’équivalent des transferts de nos RME…Mais c’est moins que ce qui transvase illégalement  de chez nous vers les banques suisses, luxembourgeoises et vers d’autres destinations…      

Acculé à trouver le meilleur compromis possible entre la nécessité de préserver une paix sociale, fragilisée par l’érosion du pouvoir d’achat des couches les plus démunies, et l’impératif du maintien des équilibres économiques, le Premier ministre a fait, dit-on à la primature, du mieux qu’il pouvait.

Les centrales syndicales, elles, pensent que non, et que Abbas El Fassi peut mieux faire.  

Prévu pour le début de la semaine prochaine, le prochain round de ce dialogue social aboutira à quoi ? Difficile d’en pronostiquer l’issue !

Cependant, il est de fortes probabilités pour qu’il aboutisse vers un compromis qui nuancera légèrement la dernière offre gouvernementale, sans, pour autant, en modifier de beaucoup la contenance, Où, et c’est moins probable, débouchera sur une nouvelle impasse qui ne serait pas pour arranger les affaires du gouvernement El Fassi à la veille d’un 1er mai qui s’annoncera alors assez chaud.

Ayant tiré un maximum sur la corde, Abbas El Fassi ne pourra pas aller plus loin dans son offre sans prendre le risque d’égratigner le budget consacré aux investissements. Ce qui, de toute évidence, ne serait pas souhaitable.

De quelles autres marges de manœuvre disposera t-il alors pour améliorer sensiblement le quotidien des citoyens les plus affectés par la crise actuelle née de la flambée qu’ont connu les prix de beaucoup de produits alimentaires de base ? Une crise dont on ne verra certainement pas, il faut le préciser, la sortie de tunnel avant très longtemps…

Rationaliser les dépenses affectées au titre des budgets de fonctionnement et repenser le mode d’affectation de la caisse de compensation me semblent être les alternatives qui offriraient, sur le court terme, les possibilités les plus intéressantes, au gouvernement Abbas El Fassi, pour atténuer les effets de cette crise. Cela dit, reste à avoir beaucoup d’imagination pour trouver assez vite et faire activer rapidement les mécanismes qui en optimiserait l’impact sur les couches de la population les plus démunies.

Pas facile, diraient d’aucuns, pour trouver les bons mécanismes qui permettraient d’orienter le budget alloué à la caisse de compensation vers ceux d’entre les citoyens auquel il est sensé être destiné. Oui, mais c’est ce qu’on ne cesse de répéter depuis quelques lustres déjà…Il faut bien la trouver cette bonne formule ! On ne va tout de même pas y passer un autre quart de siècle !

S’inspirer par exemple de l’expérience brésilienne de la «  Bolsa Familia », « la bourse famille », pourrait être un point de départ pour imaginer une formule marocaine d’octroie d’une aide mensuelle aux foyers les plus démunis.

Nizar Baraka, le ministre chargé des affaires économiques et générales, en parle assez souvent mais, à notre grand regret, il n’est rien de concret qui pointe à l’horizon sur ce registre. Dire que maintenant le temps presse serait évidement un euphémisme…

Nous savons tous que cette démarche butterait sur quelques ratées administratives et sur quelques détournements. Mais ne sont ce pas là les aléas inhérents à toute reforme, et qu’il nous appartiendra de corriger au fur et à mesure ?…Comme justement cela se fait au Brésil 


 

         

Les 55 morts de l’incurie et de l’avidité !

28 avril 2008

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55 vies parties, comme ça ! D’un coup…en fumée. Ça fait mal !

Ça fait terriblement mal que de voir se consumer, autant de vies humaines, sur l’autel de l’avidité des uns et sur celui de la cupidité des autres.

Ces métaphores peuvent peut être choquer, je le sais ! Néanmoins l’intention, comme vous devez vous en doutez, ça n’est pas de le faire.

Le but, c’est de dire combien peut être soudaine, malheureuse et inacceptable une tragédie qui fait une bonne demie centaine de victimes en très peu de temps. C’est de dire aussi toute ma rage, et celle, sans aucun doute, de millions de marocains qui ne peuvent ni comprendre, ni admettre, qu’on puisse perdre, en moins de six mois, autant de victimes des causes de l’incurie, du laisser-aller et de l’inconscience qui prévalent dans notre administration.

Nous avions soulevé, en moult circonstances, et attiré, plusieurs fois, l’attention des pouvoirs publics sur les catastrophes qui peuvent survenir, à tout moment, du fait du non respect des normes de construction et de sécurité lors de l’édification de bâtisses à usage d’habitation, à usage administratif ou à usage industriel.

Encore que dans le cas des bâtiments administratifs les normes sont relativement bien respectées. Pourquoi alors ne le sont-ils plus dès lors que le promoteur est un particulier ou une entreprise ? Tout simplement parce qu’il est un ramassis de corrompus qui sévissent en toute impunité dans notre administration, qui pourrissent la vie aux citoyens, et qui parfois, comme c’était le cas à Kenitra il y a quelques semaines et samedi à Lissasfa, abrègent, à la place du Mektoub, des vies humaines.

Difficile d’admettre en effet que des femmes et des hommes, partis deux heures plutôt pour aller travailler, se retrouvent soudainement et traîtreusement prises au piège d’un incendie qui prendra tout son temps pour les calciner et les asphyxier sans qu’elles aient pu avoir la moindre chance de pouvoir s’échapper d’une usine dont on avait pris le soin de sceller toutes les issues pour éviter, dit-on, d’éventuel vols.

C’est trop facile, et surtout trop tard, pour dire, maintenant que 55 personnes ont péri, que les fenêtres étaient grillagées, que les issues de secours étaient inexistantes ou que le proprio de l’usine ne respectait pas les normes de sécurité.

J’aimerais bien savoir où étaient les préposés aux contrôles avant que cela n’arrive ? Où étaient surtout les consciences de tous ceux qui avaient délivrées toutes les attestations de conformité aux normes de sécurité au promoteur du projet ?

Si questionnements et poursuites devront avoir lieu, ce qui nous semble être le minimum que les pouvoirs publics doivent faire dans pareils cas, il y aura lieu alors de remonter toute la filière administrative qui a eu à instruire les différents dossiers concernant cette usine.

Est ce d’abord une usine comme il s’entend juridiquement ? Si oui, le propriétaire se doit alors de le justifier. Si non, ce qui n’est peut être pas à exclure, cette affaire prendra alors une toute autre tournure !

Et si autorisation il y a, pour l’exercice d’une activité industrielle sur ce site, elle n’aurait pu lui être délivrée, en toute logique, que sur présentation d’un dossier complet contenant toutes les attestations de conformité nécessaires. Y compris bien évidement celles portant sur les normes de sécurité. Là, où un énorme doute est permis !

Même pour un non spécialiste, et rien que vue de dehors, cette construction n’a pas les allures d’une usine. Depuis quand construit-on des usines comme on construit des immeubles ? Sachant que les mesures de prévention les plus efficaces sont celles qui s’exercent en amont, dès la conception et la construction des locaux. Elles permettent de garantir de bonnes conditions d’évacuation, de mieux prendre en compte l’isolement, la séparation et les distances de sécurité pour empêcher, ou limiter, la propagation de l’incendie, ainsi que le choix des matériaux pour assurer la stabilité de la structure et réduire l’émission de gaz et fumées en cas de sinistre.

Vue de dedans, je ne vous dis pas que cette usine ne répondait, selon les réponses apportées à nos questions par ceux qui y travaillaient, à aucune des normes de sécurité exigibles. Pas de détecteurs de fumées, de chaleur ou de flamme, pas de dispositifs de désenfumage, pas de système de détection d’incendies, pas d’extincteurs mobiles, pas de robinets d’incendies armés, pas de cloisons ni de portes coupe-feux, pas d’issues de secours….

J’arrête à ce niveau la liste de ce qui aurait du nécessairement exister sur ce site avant la délivrance de toute autorisation pour l’exercice d’une activité industrielle potentiellement sujette à incidents du fait des produits et matières qui y sont stockées et qui y sont produites.

Observer 2 minutes de silence et de recueillement, le 27 avril de chaque année, à la mémoire des 55 victimes de Lissasfa serait le meilleur hommage que l’on pourrait rendre à cette classe ouvrière qui souvent paye cash l’incurie des uns et l’avidité des autres…

3 autres morts dans un autre incendie à Casablanca

28 avril 2008

C’est à croire que le destin s’acharne sur nos ouvriers ! Après les 55 victimes de Lissasfa, c’est au tour de trois autres ouvriers de trouver la mort, dans un autre incendie qui s’est déclaré, dans la nuit du dimanche au lundi dans une tapisserie sise au quartier Attacharouk à Sid Al Bernoussi.

Elle s’allonge la liste des victimes du laisser aller. Elle s’allonge excessivement trop …..

Une enquête crédible, rien de moins !

1 mai 2008

On s’y attendait un peu ! Même beaucoup dois-je dire !

Il était hautement prévisible en effet que tous ceux qui auraient quelque chose à se reprocher, du fait de leur laxisme, pour avoir sciemment fermé les yeux, ou pour avoir trempé, d’une manière ou d’une autre, dans la délivrance d’autorisations de complaisance, au promoteur de l’usine -- charnier « Rosamor », allaient commencer à s’agiter, dès lors que le nombre des victimes allait être connu. Cette agitation, comme on peut le deviner, à pour but de se trouver qui des protections, qui des alibis, pour tenter d’échapper aux éventuelles poursuites qu’imposent autant l’ampleur du drame, que le nombre effarent de victimes qui y ont laissé leur vie.

Le Maroc de la magouille, du copinage et du coquinage est, comme d’habitude, entrain d’être mis en branle pour que ne règleront éventuellement la facture qui, cette fois-ci, sera, du moins nous l’espérons, aussi lourde qu’elle ne l’a été en douleurs pour les familles des victimes. Pour tout le pays en fait !

Les réseaux occultes, d’intermédiaires de tout acabit, qui agissent dans pareille circonstance seraient déjà, pense t-on, à pied d’œuvre.

Nous avons pu lire, sur les colonnes de beaucoup de nos confrères, les premières déclarations de certains responsables, qui, sentant venir leur questionnement, ont fait dans l’anticipation pour dire, parfois pour crier, qu’il n’avait rien à se reprocher dans cette affaire.

Il a même été fait mention d’avertissements qui auraient été, semble t-il, adressés, dès 2006, au propriétaire, de l’usine – mouroir, pour l’inciter, l’inviter ( ?), à se conformer aux prescriptions de la loi en matière de sécurité. Tiens donc !

Si je comprends bien, on aurait donc constaté qu’il y avait de graves manquements en matière de sécurité, après quoi, on aurait sommé ce monsieur d’y palier, une première fois en 2006, puis une deuxième fois en 2007. N’ayant donné aucune suite à ces sommations, comme semble nous l’expliquer ce responsable, le patron de cette usine aurait, tout bonnement, donc continué à s’adonner à une activité qui était potentiellement dangereuse pour ses ouvriers.

Sans que cela n’induise, bien évidement, une quelconque autre mesure.

Vous aurez compris qu’on veut nous faire croire que « Allah Ghaleb » Elli âalina dernah ! Vous aurez compris aussi, qu’on veut, surtout, nous prendre pour les imbéciles que nous ne sommes pas !

Et dire qu’il arrive souvent, qu’un simple gargotier, n’ayant la plupart du temps rien à se reprocher, essuie, à longueur d’année, les foudres des préposés à l’hygiène, celles des préposés à l’inspection du travail, celles du moqadem, souvent sur instruction d’un Caid, pas content de se voir réclamer le règlement d’une douzaine de poulets. Je ne parlerais pas bien entendu de tous ces petits promoteurs à qui l’on invente des infractions bidon pour leur empoisonner l’existence et les soulager de quelques centaines de dirhams. Ni de ces autres qui ont été obligés de mettre la clef sous le paillasson tellement on leur avait pourri la vie par les interminables va et vient que nécessite l’obtention de telle ou telle autorisation.

De qui se moquent-on ?

Pourquoi n’a-t-on pas ordonné la fermeture de cette usine – cimetière dès lors que son propriétaire n’a pas répondu aux injonctions ? Qu’on ne nous dise surtout pas que c’est parce que nos tribunaux étaient en congé depuis 2006 ! Et qu’on ne nous dise pas, non plus, que ça ne s’était pas fait parce que la personne qui avait la charge d’instruire administrativement ce dossier était en congé de paternité pour deux années. Lissasfa ça n’est pas Stockholm…

Sortir ce genre d’arguments vaudra à leur auteur, comme on doit le deviner, autant une longue mise à l’ombre, qu’une longue mise en quarantaine au service du professeur Driss Moussaoui.

Donc vaut mieux chercher autre chose !

Mais avant d’en arriver à cette histoire d’injections et d’avertissements, qui auraient été adressés au patron de cette usine, il y a bien eu la délivrance d’un certificat de conformité. Qui l’a délivré dans ce cas ? C’est là le point de départ de toute enquête qui se voudra crédible ! Et nous n’en réclamons pas moins !

À l’arrivée, ses conclusions, elles, doivent faire ressortir toutes les responsabilités de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, auraient participé à cet homicide.

Et c’est bien d’un homicide qu’il s’agit messieurs…

De l’injuste justice des humains !

1 mai 2008

C’est au tour de Tarek Aziz, l’ancien porte-parole de Saddam Hussein, de comparaître devant le Haut tribunal pénal irakien, ce mardi 29 avril à Bagdad, pour son rôle présumé dans l’exécution de 42 commerçants en 1992 dans la capitale. l s’agit du quatrième procès d’anciens responsables du régime dont le règne a pris fin avec l’entrée des troupes américaines dans Bagdad, en avril 2003.
Outre Tarek Aziz, Ali Hassan al-Majid, dit « Ali le Chimique » -condamné à mort en juin 2007 pour son implication dans le massacre de Kurdes en 1988-, l’ancien ministre de l’Intérieur Watban al-Hassan et cinq autres anciens responsables sous Saddam Hussein sont accusés dans cette affaire.

Maintenant que les «présentations» ont été faites, voyons d’un peu plus près de quoi tourne ce procès : les accusés sont jugés pour l’exécution en 1992 de 42 commerçants accusés d’avoir spéculé sur les prix des produits alimentaires alors que l’Irak était soumis à de drastiques sanctions internationales imposées après l’invasion du Koweït en août 1990.
Ce blocus onusien, le plus sévère de l’histoire de l’ONU, plaçait le pays sous tutelle internationale après la première guerre du golf qui s’était soldée, comme on le sait, par une totale déroute des troupes irakiennes et leur expulsion de l’émirat envahi

Selon l’acte d’accusation, ces commerçants ont été arrêtés dans les marchés de grossistes à Bagdad et exécutés après un procès rapide en 1992.

Au delà de l’appréciation que l’on pourrait avoir, ou que l’on pouvait avoir, pour être plus exacte, sur l’ex régime bassiste irakien, il est nécessaire, me semble t-il, de s’arrêter un peu, d’abord, sur les conditions de détention des anciens compagnons de Saddam qui, selon des informations dignes de foi, seraient très en deçà des normes de détention comme internationalement admises, ensuite, sur les conditions de déroulement des procès, devant le haut tribunal pénal irakien, qui elles sont entachées de nombreuses irrégularités selon la défense des accusés.

Je ne reviendrais pas sur toutes les atrocités commises et sur tous les génocides perpétrés par l’ancien régime irakien, et que l’histoire a fini par livrer dans le détail.

Ces atrocités commises à l’encontre du peuple irakien, les dignitaires de l’ex régime, en sont responsables individuellement, ou collectivement. Cependant il est impératif que soient déterminés les niveaux de cette responsabilité pour chacun des ex dignitaires pour que soit rendue une justice équitable.

J’ai comme le sentiment, un sentiment que partagent avec moi d’ailleurs beaucoup de personnes, que la passion a influé de tout son poids à la fois lors du déroulement des précédents procès mais aussi lors de l’exécution des peines capitales prononcées par le Haut tribunal. Nous avons vu, grâce à l’enregistrement vidéo qui avait circulé à l’échelle planétaire,   comment et dans quelles conditions fut pendu Saddam Hussein. Ce fut très difficilement gérable sur le plan émotionnel. Et quand bien même furent nombreux et atroces les crimes que l’on pouvait reprocher à Saddam, son exécution devait se faire avec le minimum de respect qu’exige la mise à mort d’un humain.

Nous n’avons vu ce genre de traitement réservé à aucun des génocidaires du nazisme pourtant coupables d’atrocités identiques sinon pires que celles qui furent reprochées à Saddam. A Nuremberg on avait laissé parler le droit. Seulement le droit…

Si Milosevic était encore de ce monde il aurait été certainement équitablement jugé. Charles Taylor le sera sans aucun doute ! Alors pourquoi les dignitaires de l’ancien régime dictatorial d’Irak ne le seraient-ils pas ?

N’est ce pas là encore cette histoire des deux poids et des deux mesures qui refait surface pour nous dire combien parfois la justice des humains peut être injuste….

Des fosses et des questions….

6 mai 2008

Dire que la découverte d’une fosse commune, ou d’un charnier pour faire dans un lexique plus macabre, est douloureuse, est un doux euphémisme.

Inutile donc de préciser combien peut être intense la douleur de ceux qui ont de bonnes raisons de croire qu’un des leurs est dans l’une de ces fosses.

On en a découvert à Casablanca, à Fès puis récemment à Nador. Et il n’est pas dit qu’on n’en découvrira pas d’autres dans un futur plus ou moins proche !

Toutes celles qui ont été découvertes jusque là, l’ont été, comme cela a été dit, de manière fortuite. Par le seul fait d’un heureux (?) concours du hasard et de celui d’ouvriers employés dans des chantiers de constructions.

Je pense, en toute objectivité, qu’il n’est aucune raison de tangible qui pourrait autoriser à faire planer un quelconque doute sur la crédibilité de la thèse de la découverte fortuite.  

Il est à noter à ce sujet que rien n’a été fait pour tenter d’entraver le cours des choses, ou pour camoufler ces sinistres découvertes. C’est dire combien est nette et réelle, au plus haut niveau,  la volonté d’assumer et d’en finir avec le passif des années dites de plomb. D‘en finir  notamment avec celui en rapport avec la plupart des cas de disparitions. 

Il est cependant quelques détails qui me turlupinent. Qui soulèvent pour ainsi dire quelques questions.…

A commencer par celle qui viendrait à l’esprit en premier : sachant qu’il est, nécessairement,  encore, en exercice des sécuritaires qui sont au fait de l’existence de pareilles fosses, pourquoi  alors, pour nous éviter ces traumatismes à répétition et éviter au pays ces douloureux et périodiques spasmes, ne pas procéder tout simplement à leur mise à jour ?

Il serait en effet très difficile de croire qu’il n’est pas de traces dans les mémoires ou dans les archives pour faire un inventaire, le plus complet possible, des éventuelles fosses communes qui existeraient ici et là.

Pourquoi alors cette auto flagellation ? On a bien été plus loin sur des registres de sensibilité équivalente, sinon supérieur…

La découverte de cette fosse commune à Nador, précisément maintenant, est, pour le moins que l’on puisse dire, bien malvenue.

Il faut convenir que le contexte est assez particulier, et que le hasard s’en est mêlé aussi pour faire assez mal les choses cette fois-ci.

Qu’une telle découverte se produise au moment même où il est un dialogue social qui piétine, et une conjoncture sociale qui est relativement tendue, n’est pas pour prêter à la quiétude. Pourquoi alors tenter le diable ? Ne serait-il pas temps d’en finir avec, tout au moins, le solde,  immédiatement gérable sur le plan émotionnel, de ce passif ?

Je pense que nous avons tout intérêt à le faire !

Ça n’est jamais très bon de bousculer les choses et d’aller trop vite, j’en conviens !

Mais ça n’est pas indiqué non plus de prendre le risque de se laisser surprendre par quelque malheureux concours de circonstances….

Notre presse écrite : quel avenir ?

6 mai 2008

            

La presse écrite de notre pays, on en parle le plus souvent, pour en relater les carences, parfois les avancées et assez souvent pour dire tout le mal, ou tout le bien, que l’on pense de telle ou telle autre publication.

Le lectorat, lui, on en parle beaucoup moins ! A peine si l’on note, ici où là, assez rarement d’ailleurs, quelques petites réflexions sur le très faible pourcentage de marocains qui lisent nos journaux.

Cela dit il faut admettre qu’on ne s’est pas donné la peine, non plus, de se pencher sur les attentes de ce lectorat. On s’adonne tout au mieux à quelques extrapolations qui, comme on peut le deviner, souffrent largement d’un manque de cette rigueur scientifique qui fait toute la différence entre le crédible de ce qui ne saurait l’être.

Pour ce qui est de l’avenir de cette presse écrite, là non plus, on n’est pas mieux lotis ! Il n’est pas à ma connaissance de grand intérêt qui ait été consacré chez nous à ce sujet. Qui est responsable de ce désolant désintérêt pour cette question ? Certainement et avant tout le monde : les professionnels du secteur, mais aussi et dans une mesure relativement similaire les pouvoirs publics, les intellectuels, les annonceurs…

Les seules études, et autres pistes de réflexion, en rapport avec l’avenir de la presse écrite,  nous viennent malheureusement toujours d’ailleurs. Très souvent de pays avec lesquels nous ne partageons que très peu de similitudes. C’est dire que même si ces études ont l’avantage d’exister, elles ne pourraient être prises en compte dans leur globalité pour nous apporter les réponses idoines aux questions spécifiques que pose l’avenir de notre presse écrite.

Et entre autres défis auxquels est amenée à faire face notre presse écrite : la concurrence de l’Internet.

J’en parle aujourd’hui dans cette chronique parce que le sujet est important, mais en me referant, malheureusement encore une fois, à une étude faite par un institut de sondage américain : Zogby International. De cette étude ressortent quelques importants constats, que j’ai estimé important que vous sachiez.

Cette étude, réalisée auprès d’éditeurs de presse, indique que les journaux qui souhaitent concurrencer Internet devraient devenir gratuits et mettre à l’avenir davantage l’accent sur le commentaire et sur les opinions.

Elle indique par ailleurs que les rédacteurs en chef de journaux restent optimistes sur l’avenir de leurs titres mais qu’ils sont également persuadés qu’il leur faudra s’adapter à l’ère numérique.

Près de 86% des personnes interrogées pensent que les salles de rédaction doivent intégrer davantage les services numériques et deux sur trois estiment que, d’ici 10 ans, le mode courant de consommation de l’information passera par les médias électroniques, par le biais du net ou des téléphones mobiles.

« L’évolution du quatrième pouvoir n’est plus que question de « si », de « quand » ou de « comment ». Les rédacteurs en chef connaissent la solution: innover, intégrer. Ou périr », estime Zogby International.

Selon 704 responsables interrogés, la plus grande menace qui pèse sur le secteur est la baisse du nombre de jeunes lecteurs, alors que dans le même temps, la course à la rapidité n’incite que 45% d’entre eux à estimer que la qualité du journalisme va s’améliorer dans les dix ans à venir.

Au contraire, plus d’un quart d’entre eux pensent que la situation va se détériorer.

De l’avenir de notre presse écrite, nos éditeurs, ils en pensent quoi ? Vivement qu’ils nous le disent !


 

     

 

 

 

Le capitalisme s’écroule…le petit peuple trinque !

3 octobre 2008

Pour avoir laissé une bande de spéculateurs faire joujou avec l’argent d’autrui et opérer en véritables rapaces de la finance internationale, Américains et Européens feront directement payer à leurs contribuables, et par ricochet, cela s’entend, à ceux de beaucoup d’autres pays, une ardoise dont le montant atteindra certainement un pic jamais égalé. Un montant dont on ne peut, à l’heure qu’il est, chiffrer avec exactitude l’importance.    

Pour le moment, on sait que les Etats-Unis devront injecter, sur le court terme, 700 Milliards de dollars, certains experts parlent de 1300 Milliards de dollars, pour le rachat de créances à  des institutions financières privées, et que pour leur part les Européens doivent en injecter plus de la moitié dans de nombreuses banques européennes prises au piège de leur investissements hasardeux dans les crédits immobiliers américains.  

Les Etats sont ainsi amenés à  reprendre pas loin de 2000 Milliards de dollars d’actifs toxiques détenus par les banques.

2000 milliards de dollars qui partent en fumée, ça n’est pas de la broutille ! C’est d’un véritable cataclysme financier qu’il s’agit

C’est deux fois le PIB de l’ensemble des pays africains, 25 fois le PIB du Maroc et 10 fois celui de l’Irlande.

Voilà qui donne une idée assez exacte de ce qu’auront à casquer, dans un premier temps, les contribuables des suites du laisser aller et du laisser faire qui ont  prévalu pendant quelques années dans un monde de la finance, qu’on a cru bon de laisser se réguler tout seul.

2000 Milliards de dollars, c’est aussi 100 fois le montant que consacrent les Etats-Unis à l’aide publique au développement (APD) et 200 fois ce qu’alloue
la France à la même APD. Ce qui permet également de situer le niveau de pingrerie des pays développés dès lors qu’il s’agit de venir en aide aux pays qui ne le sont pas.     

Et ça n’est pas tout ! Une longue récession de l’économie mondiale est à prévoir, avec, bien évidemment, les conséquences qui vont avec… Aggravation du chômage en tête.

1.500.000 citoyens américains ont, dores et déjà, trinqué, en voyant leur habitation saisie pour défaut de paiement de leurs crédits. Les experts prédisent le doublement de ce chiffre dans les quelques mois qui viendront. Et ça n’est là qu’un avant gout de l’allure finale qu’aura la facture qui sera présentée aux contribuables américains.

Dans l’immédiat, disent les banques centrales, il s’agit de parer au plus pressé. Sauver ce qui peut l’être encore…Ultérieurement, ajoute-t-on, on demandera des comptes à ceux qui auront conduit le monde de la finance internationale à l’actuel cataclysme. Foutaise !  

Ce genre de chansonnettes, on connaît déjà ! Ce pourquoi on ne se fait pas trop d’illusion sur cette intention.

C’est le « sauve qui peut ! » qui prévaudra. Comme a prévalu pendant assez longtemps l’idée que les affaires du monde pouvaient se régler dans le secret des directoires capitalistes.

Trêve de connerie ! Un débat fondamental à l’échelle planétaire est maintenant absolument nécessaire. Toutes les forces sociales, économiques, politiques et tous les citoyens doivent  y être impliquées pour savoir pour qui et pour quoi nous travaillons, que produisons-nous et à quelles fins, et qui décide comment l’argent et les richesses créées sont utilisés.

L’ultra libéralisme on sait maintenant ce à quoi ça peut mener. A des catastrophes comme celle qui est entrain de foutre en l’air des destins de communautés et d’hommes.

                     

      

un journaliste malmené puis tabassé au ministère de la communication (acte 1)

8 mars 2009

Depuis une année, en fait depuis ma nomination à la tête du bureau de Rabat des quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoum, je fais l’objet d’une cabale dont les soubassements ne sont  d’aucun rapport avec le journalisme. 

Cette cabale, qui vise à faire diversion pour l’atteinte d’autres objectifs et d’autres desseins, sur lesquels je m’étalerais le moment opportun, a atteint ces derniers temps le seuil de l’intolérable. Ce pourquoi je la dénonce aujourd’hui avec la vigueur la plus extrême.     

Les artisans, titreurs de ficelles, de cette cabale, mesquine à tous les égards, ont d’abord commencé par mettre « sous emballage présentable» leur entreprise. Ainsi, dans un premier temps, ils ont tenté de faire prévaloir l’idée que n’étant pas  lauréat d’un institut de journalisme je ne pouvais, du fait de cette « tare », être chargé de la direction du bureau de Rabat des deux quotidiens. Encore heureux qu’ils n’aient pas (les tireurs de ficelles) poussé le ridicule jusqu’à exiger le préalable de l’obtention d’un, voire plusieurs, Pulitzer avant de pouvoir exercer cette fonction. Est à noter par ailleurs que ceux là même qui font prévaloir cette saugrenue réserve sont notoirement connus pour n’être passé par aucune école de journalisme. 

Après quoi, pour les besoins de cette même cabale ils ont tenté moult fois d’impliquer le SNPM ( Syndicat National de la Presse Marocaine ) dans leur entreprise en intégrant vicieusement dans un cahier revendicatif, dont je ne conteste pas la légitimité, un élément qui est aux antipodes de la revendication syndicale comme universellement admise.  Ainsi a été dénoncée, noyée dans un ensemble de revendications celles là à caractère syndical, dans un tract diffusé par une des sections du SNPM l’inadéquation entre ma formation universitaire médicale et l’exercice  de la profession de journaliste.  Je tiens à préciser au passage que, pour avoir toujours été passionné par le journalisme, j’ai eu à tâter de la plume en qualité de pigiste, pendant cinq années alors que j’étais encore étudiant, ensuite j’ai écris de façon régulière et non interrompue dans plusieurs publications pendant plus de deux décennies, sans rétribution aucune.     

Enfin, aujourd’hui, grande a été ma surprise d’apprendre, pour la deuxième fois,  par la bouche du préposé au service des cartes de presse du ministère de la communication que la commission ayant la charge de délivrer lesdites cartes a refusé de me délivrer la mienne au motif que je dois prouver que je n’exerce plus ma profession médicale. Une profession que j’ai pourtant cessé  d’exercer depuis plus de deux ans, comme le stipule la déclaration sur l’honneur que j’ai dûment signée lors du dépôt de mon dossier  de demande de carte de presse, et comme le prouvent autant ma présence quasi quotidienne à mon bureau que mon attestation de salarié, déclaré à la CNSS et à la CIMR, de l’entreprise AL BAYANE S.A. Inutile de préciser que là aussi il s’agit d’une énième trouvaille, cette fois-ci d’une grossièreté effarante, des artisans de cette cabale. 

Ce pourquoi j’ai décidé d’observer un sit-in dans l’enceinte du ministère de la communication à partir de jeudi prochain  jusqu’à obtention de ma carte de presse. J’en profiterais pour tenir informés mes confrères journalistes sur tous les dessous de cette cabale. 

Un journaliste tabassé dans l’enceinte du ministère de la communication acte 2

8 mars 2009

Dans la matinée du jeudi, vers 11 heure, et alors que je venais d’entamer mon sit-in dans l’enceinte du ministère de la communication, en m’asseyant simplement dans le hall du deuxième étage, des agents de la sécurité privée, de la société ANA officiant pour le compte de ce ministère, m’ont menacé, malmené puis tabassé, sur instruction du chef de cabinet de ce ministère présent sur le lieu des faits et très visiblement heureux d’admirer une  scène qui rappelle étrangement l’ère Basri. Et à souligner que le chef de cabinet en question est membre du comité central d’un parti de gauche.  

Je dénonce avec la plus grande fermeté cette attitude lâche, ignoble et comparable à tous points de vue aux pratiques qui prévalaient à l’ère précitée. J’informe par ailleurs que  des poursuites judiciaires seront engagées à l’encontre des agents de sécurité à l’origine de cette bastonnade.

Entrainé, puis embourbé dans une sordide affaire de règlement de comptes dont l’apothéose à été la bastonnade dont j’ai été la victime, ledit ministère s’est fendu, dans le courant de l’après midi du jeudi, d’une mise au point diffusée par l’agence de presse officielle, MAP, s’il vous plait. Cette mise au point, truffée de fausses assertions, de faux éléments, de fausses dates et d’un bon paquet de contradictions, tous facilement vérifiables, et qui, pour information, n’a été diffusée par aucun organe de la presse nationale, est en fait une véritable insulte à l’intelligence humaine. Tout indique par ailleurs que les faux éléments qui contituent l’ossature de ladite mise au point sont la fait d’un montage réalisé à l’insu de M. le ministre. 

Dans le 3ème acte de la série de papiers consacrés à cette sordide affaire seront mis à nu, un à  un, faux éléments,

fausses assertions et contradictions contenus dans cette mise au point.    

           

Un journaliste tabassé dans l’enceinte du ministère de la communication Acte 3

8 mars 2009

Traduction de la mise au point, publiée en Arabe,  par le ministère de la communication

« Dans un communiqué publié par M. jamal Hafsi, du bureau de Rabat des quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoum, ce dernier prétend avoir été privé de sa carte de presse professionnelle au titre de l’année 2009 à cause d’entraves délibérées de la part du service habilité du ministère de la communication et de la commission des cartes de presse.

Afin de lever toute équivoque ou mauvaise interprétation le ministère de la communication apporte les éclaircissements suivants :

-          Le concerné n’a aucunement, par le passé, présenté de demande pour l’obtention d’une carte de presse professionnelle. Sa première demande de carte de presse a été formulée pour la première fois au titre au titre de l’année 2009.

-          Son dossier a été soumis à l’appréciation de la « commission cartes de presse », lors de sa deuxième réunion tenue le 26 février 2009, au même titre que les autres dossiers reçus. Et à noter que le dossier de l’intéressé ayant été déposé tardivement n’a pu être soumis à la commission lors de sa première réunion.

-          Tenant compte des dispositions de l’article 1 du Dahir N° 1-95-9 du 22 février 1995 (22 Ramadan 1415) en application de la loi 21-94 relative au statut des journalistes professionnels, la commission « carte de presse professionnelle » a refusé l’octroie de ladite carte au concerné au motif que ce dernier n’a toujours pas remis le document qui justifierait qu’il n’exerce pas une autre activité (Chirurgie dentaire) en application des règlements en vigueur. » 

Mon commentaire sur cette mise au point : 

Sur la forme : est à noter que dans cette mise au point le ministère de la communication prend le soin de me désigner ou par monsieur ou par le concerné, mais jamais par le journaliste. Cependant la première phrase de cette mise au point qui dit ceci : « Dans un communiqué publié par M. jamal Hafsi, du bureau de Rabat des quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoum » appelle une remarque : ce bureau de Rabat des deux quotidiens, où j’occupe depuis une année un bureau qui montre clairement que j’en suis le premier responsable, j’y fais quoi ? J’aimerais bien le savoir ! L’opinion publique aussi !  

Sur le fond :

La deuxième phrase de la mise au point avance ceci : « …prétend avoir été privé de sa carte de presse professionnelle au titre de l’année 2009 à cause d’entraves délibérées de la part du service habilité du ministère de la communication et de la commission des cartes de presse ». Mon communiqué lui dit cela : « Enfin, aujourd’hui, grande a été ma surprise d’apprendre, pour la deuxième fois,  par la bouche du préposé au service des cartes de presse du ministère de la communication que la commission ayant la charge de délivrer lesdites cartes a refusé de me délivrer la mienne au motif que je dois prouver que je n’exerce plus ma profession médicale.» 

Il est visiblement clair que le, ou les, auteur de la mise au point tente de dénaturer sciemment mes propos : Je n’implique nulle part dans mon communiqué « le service habilité du ministère » qui, lui, comme je le précise, n’a fait que me communiquer, le rejet de ma demande. Je précise d’ailleurs et très nettement dans le même communiqué que les « tireurs de ficelles » de cette sordide affaire se situent ailleurs. Pourquoi vouloir faire alors dans la diversion ? Qui veut-on protéger ? Et que veut-on cautionner ?

Pourquoi le Syndicat National de la Presse Marocaine, SNPM, qui a été, comme je le déclare ouvertement dans mon communiqué, instrumentalisé dans cette affaire, par ceux là même qui s’abritent lâchement et vicieusement derrière lui pour régler des comptes, n’a pas jugé utile de publier de mise au point sur une affaire qui pourtant le concerne de très près. Son président que j’ai joint par téléphone le jour même de mon agression m’a déclaré que le syndicat allait dénoncer cette pratique. C’était il y a quatre jours….    

Les éclaircissements ô combien flous et erronés de la mise au point : 

1.       Le concerné n’a aucunement, par le passé, présenté de demande pour l’obtention d’une carte de presse professionnelle. Sa première demande de carte de presse a été formulée pour la première fois au titre au titre de l’année 2009.

Merci pour cette précision-lapsus qui, en visant l’inverse, va dans le sens de mon propos. En effet, mon communiqué, lui, ne dit nulle part le contraire. Et quand je dis « ..grande a été ma surprise d’apprendre, pour la deuxième fois » cela veut tout simplement dire qu’à deux reprises m’a été signifié le refus. Une première fois en janvier après la première réunion de la commission et une deuxième fois au début du mois de mars après sa deuxième réunion. Aussi, quand bien même je me suis adonné, parallèlement à mon métier de base, pendant plus de deux décennies à ma passion qu’est le journalisme (sans jamais percevoir de rémunération), je n’ai jamais sollicité, je me le suis même interdit, pour des raisons d’éthique et par respect des dispositions légales, notamment celles du Dahir cité en fin de mise au point pour tenter de donner un air de légalité à une décision entachée d’arbitraire, l’obtention d’une carte de presse professionnelle. Comment aurais-je pu le faire alors que je n’ai eu de cesse de dénoncer, ma vie durant, toutes les formes d’abus et de transgressions de ce genre ? 

2.       « Son dossier a été soumis à l’appréciation de la « commission cartes de presse », lors de sa deuxième réunion tenue le 26 février 2009, au même titre que les autres dossiers reçus. Et à noter que le dossier de l’intéressé ayant été déposé tardivement n’a pu être soumis à la commission lors de sa première réunion. »

Tout cela est scandaleusement faux, purement fantaisiste et hautement suspect. Comment une désinformation aussi grossièrement ficelée a pu être relayée par l’agence de presse officielle, MAP, sans être préalablement soumise à vérification au niveau du ministère de la communication ? Cela donne pour le moins à réfléchir.

Mon dossier, comportant toutes les pièces exigées, a été déposé, dans les délais, vers la fin du mois de novembre  au bureau d’ordre du ministère de la communication. Il a été soumis  début janvier à la première commission, laquelle l’a rejeté, puis à la deuxième commission vers la fin février laquelle la à son tour rejeté. Aussi, les preuves matérielles et irréfutables qui attestent non seulement de son dépôt vers la fin novembre mais aussi de sa présentation à la première commission sont disponibles. Je me demande comment on a réussi la prouesse d’être aussi maladroit dans la conception d’une mise au point destinée à « éclairer » l’opinion publique.

3.       « Tenant compte des dispositions de l’article 1 du Dahir N° 1-95-9 du 22 février 1995 (22 Ramadan 1415) en application de la loi 21-94 relative au statut des journalistes professionnels, la commission « carte de presse professionnelle » a refusé l’octroie de ladite carte au concerné au motif que ce dernier n’a toujours pas remis le document qui justifierait qu’il n’exerce pas une autre activité (Chirurgie dentaire) en application des règlements en vigueur. » 

Comme vous l’aurez remarqué la mise au point parle d’un « document » sans en préciser ni l’appellation ni la nature. Encore heureux qu’on n’ait pas exigé de moi de prouver que je ne suis pas martien. Est à noter par ailleurs que ce fameux document n’est nulle part cité parmi la liste des pièces demandée au titre de la demande d’une carte de presse professionnelle. Aussi je mets au défi le ministère de la communication d’exhiber ne serait-ce qu’une seule copie d’un tel document remis par un autre journaliste.

Ceci dit, est exigée, entre autres pièces, la signature d’une déclaration sur l’honneur( troisème folio du dossier) par le biais de laquelle le postulant déclare sur l’honneur ne pas exercer une autre profession rémunérée en dehors du journalisme. Une déclaration que j’ai bien évidement signé et à laquelle ont été jointes les pièces demandées, entre autres, une attestation de travail et une attestation de salaire portant N° d’affiliation à la caisse de sécurité sociale, CNSS, et à la caisse de retraite, toutes deux dûment signées par mon employeur. 

Autre question : la règle habituelle, dans toutes les administrations, veut que seuls les dossiers qui réunissent toutes les pièces éxigées sont acceptés, pourquoi avoir alors accepté le mien du moment que ce fameux document n y figurait pas ? La réponse est simple : on était résolu de me priver de cet outil de travail pour l’année en cours dans la perspective de me faire dégouter. Comme n’ont pas cessé d’ailleurs de le faire, et durant toute une année, ceux que ma présence dans ce bureau de Rabat dérange et qui sont en fait, les véritables artisans de cette cabale à laquelle se sont trouvés melés le SNPM, d’abord, puis le ministère de la communication après.  Et c’est d’autant plus grave que quelque larons en foire aient pu, avec autant de facilité, se jouer de deux institutions pour tenter d’arriver à leur sordide fin.  

J’ajouterais que, pendant toute une année, j’ai interpellé, quotidiennement, au téléphone ou de vive voix, pour recueillir leurs déclarations sur des questions d’actualité, bon nombre de décideurs du monde politique, syndical, et économique, notamment les présidents des deux chambres des représentants, la presque totalité des ministres du gouvernement, les responsables des partis politiques et des centrales syndicales, comme j’ai assisté à presque tous les points de presse organisés par tous les départements ministériels. Tout cela, je l’ai fais en ma qualité de journaliste professionnel chef du bureau de Rabat de deux quotidiens. Une qualité que me conteste visiblement la mise au point du ministère de la communication et qui, en toute logique, devrait amener tous ces honorables responsables, à qui j’ai déclaré être journaliste professionnel et chef du bureau de Rabat des quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoum, à me poursuivre pour usurpation d’identité tout au moins.

Aussi, comme tout journaliste, j’ai eu recours, dans le cadre de mes investigations, à certaines sources qui m’ont fait confiance, en me faisant notamment part en Off d’informations qui m’ont été utiles pour l’accomplissement de mon travail. Qu’adviendra t-il de ces sources, et de la confiance qu’elles avaient placée en moi, maintenant  qu’il y a eu diffusion de cette « mise au point  » à qui sied mieux en fait l’appellation de « mise en doute » ?  

          

             

    

Grève illimité de la faim du chef du bureau de Rabat du journal Al Bayane

2 juillet 2009

Grève illimitée de la faim 

J’ai entamé à dater de ce jour, jeudi 2 juillet 2009, à partir de 8h du matin une grève illimitée de la faim. Les raisons qui m’ont poussé à entamer cette grève illimitée de la faim sont ceux là même qui j’avais détaillé dans la série d’articles publiés sur ce blog. Voir articles ci-dessous. 

Cette grève ne sera suspendue qu’après la levée de l’arbitraire du ministère de la communication et la cessation de la honteuse cabale menée à mon encontre.  Un billet quotidien sera mis en ligne sur ce blog pour tenir informés les lecteurs sur l’évolution de cette affaire et pour en dévoiler tous les dessous que je ne pouvais rendre publics avant aujourd’hui. 

Jamal Hafsi  Chef du bureau de Rabat du journal Al Bayane    

Maroc : Conseil des directeurs exécutifs de la BID

1 février 2010

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Les travaux de la 256ème session du conseil des directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement (BID) se sont ouverts dimanche à Rabat. 

A l’ordre du jour de cette session qui se tient à huis clos, figurent l’approbation de nouveaux crédits pour contribuer au financement de plusieurs projets de développement dans certains pays membres, ainsi que l’octroi de bourses par le fonds « Waqf » relevant de la BID au profit de certaines communautés musulmanes au sein de pays non membres de la banque.  Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la contribution de la BID au développement économique et social des pays membres et des communautés musulmanes dans d’autres pays.  Par ailleurs, la BID organisera lundi en marge de cette réunion, un colloque de deux jours sur l’expérience marocaine en matière de petits barrages au profit d’experts en Afrique subsaharienne et au Maghreb. 

La BID organisera également, mardi à Casablanca, une rencontre sur les opportunités offertes au secteur privé marocain par le groupe de
la BID.

la direction du journal al bayane fait appel a la police pour faire évacuer le greviste de la faim

2 juillet 2009

A 16h,  la police est intervenue à la demande de la nouvelle direction d’Al Bayne pour me faire évacuer de mon bureau où j’ai entamé depuis ce matin une greve illimitée de la faim. Jusqu’à cette heure 17 h30 la police s’est comporté avec professionnalisme et essaye de dénouer cette abracadabrante situation. Vous tiendrai informés

La police n’est pas tombée dans le piège

3 juillet 2009

Dans le courant de l’après midi d’hier jeudi, et alors que j’avais entamé la grève de la faim depuis 8h30 du matin, la nouvelle direction du journal a fait appel vers 16h, à la police pour me faire évacuer de mon bureau. Après une heure trente de palabres  les éléments de la police ont fini par comprendre que non seulement la requête de la direction d’Al Bayane était non fondée, mais ont compris aussi qu’il s’agissait d’un sordide règlement de compte. Après quoi ils sont repartis. Je tiens à saluer au passage le professionnalisme dont ont fait montre les éléments de la police venus sur les lieux.  Cela dit je dénonce la scandaleuse décision de faire appel à la police, prise par la nouvelle direction d’Al Bayane, organe du Parti du Progrès et du Socialisme, Ce très grave précédent n’est pas sans donner à réfléchir quant aux véritables  dessous qui sous tendent  cet acharnement sur un journaliste, qui plus est membre du comité central du PPS. 

Les dessous de l’affaire du journal Al Bayane

5 juillet 2009

Pour rendre plus lisible cette affaire j’expose aujourd’hui une partie des véritables dessous qui la sous-tendent. Toutefois,  pour des considérations que j’expliquerai plus tard, certains noms et certains faits ne seront divulgués que dans quelques jours.

Autant vous avertir aussi que ce sera un peu long. Je ne peux faire autrement pour expliquer à l’opinion publique une affaire dont la compréhension exige de nombreux éclairages.  

Ma relation avec le journalisme 

Mon premier contact avec le journalisme date d’il y a maintenant 35 ans. Pour arrondir les fins de mois difficiles d’un étudiant, j’ai commencé par travailler le soir comme correcteur -  des lichettes j’en ai corrigé - puis comme pigiste, au quotidien El Moudjahid à Alger, et ce de 1974 à1979. Je rappelle que ce quotidien tirait à cette époque à 500.000 exemplaire / jour    

Ma relation avec le quotidien Al Bayane, elle aussi, est très ancienne ; j y écris en fait depuis plus de vingt ans -- vingt quatre ans pour être précis – et jusqu’au mois de mai 2008 je le faisais par militantisme. Bien évidement sans rémunération aucune.

Je tiens à préciser que mes contributions n’étaient pas des « points de vue ». J’étais chroniqueur -- j’ai du écrire plusieurs centaines de chroniques, «  cris en thèmes », comme ça au pif : pas loin d’un millier -- et je suis probablement le journaliste d’Al Bayane qui a écrit le plus grand nombre de papiers et d’analyses sur l’affaire du Sahara et sur les questions maghrébines pendant ces vingt dernières années. Des « points de vue », j’en ai également écrit un bon paquet sur les colonnes du quotidien « Libération », du temps où mon ami Mohamed El Gahs était aux commandes de l’organe francophone de l’USFP.

Jeune Afrique à, pour sa part, publié, dans un numéro de juin 1987, une réponse cinglante – « De quels sahraouis s’agit-il donc ? » en était le titre -- que j’avais apportée à un papier écrit par le député européen -- suisse -- Jean Zigler ; papier publié sur les colonnes de jeune Afrique et à travers lequel ce dernier, qui était fervent défenseur je le rappelle du Polisario, tentait de faire accréditer la thèse de la viabilité des micro états, notamment celle de
la RASD.

C’est pour dire que si on m’a publié autant c’est que mes écrits doivent certainement avoir  quelques qualités…aussi petites soient-elles.

Mon arrivée au bureau de Rabat d’Al Bayane   

Ne pouvant plus exercer mon métier de base –chirurgien-dentiste -- à cause d’un problème de santé relativement grave -- c’est pour répondre à ceux qui ne comprenaient pas pourquoi j’ai abandonné une profession de très loin plus rémunératrice que le journalisme – j’ai décidé de m’adonner à la plus grande de mes passions : l’écriture journalistique. C’est ainsi que j’ai rejoins Al Bayane et c’est ainsi que la direction du journal m’a proposé, de sa propre initiative, de m’occuper du bureau de Rabat des deux quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoum ; un bureau où exercent quatre autres journalistes dont aucun n’a fait une école de journalisme, ce qui est mon cas aussi. Aussi, sur les quatre, un seul a un diplôme universitaire : une licence en littérature arabe.

Pour des raisons, que je ne saisissais pas encore, deux des quatre journalistes et quelques membres dirigeants du parti – PPS -, dont des membres du bureau politique, n’ont pas admis ma désignation à la tête du bureau de Rabat. Je ne savais pas encore qu’ils allaient orchestrer, pendant un an et demi, une terrible cabale à mon encontre.

Pourquoi cette cabale et pour quels enjeux ? 

En fait, un clan au sein du bureau politique a fait prévaloir l’idée que j’étais l’homme de Ahmed Zaki, membre du bureau politique et directeur des deux publications du parti, que l’on voulait débarquer de la direction -- C’est fait depuis maintenant une quinzaine de jours ; on y a mis la forme certes, mais personne n’est dupe ; Ahmed Zaki a bel et bien été débarqué – Aboutissement d’une guerre de chapelles que se sont livrés entre eux des membres du bureau politique. Une guéguerre qui ne m’intéresse à aucun titre. C’est pour dire que je n’étais pas plus l’homme de Zaki que celui de quiconque d’autre. Il est clair que l’on a distillé à escient cette raison pour tenter de justifier un tant soit peu le harcèlement que l’on m’a fait subir.

Cette situation arrangeait bien évidement les affaires des deux journalistes – Mehtat Rekkas et Zanoud Mustapha – lesquels, forts de la protection dont ils bénéficient auprès de certains membres du bureau politique, prenaient quasiment en otage le journal. Aucun des deux n’a pondu le moindre papier depuis mon arrivée au bureau de Rabat – 15 mois -- La direction de ce dernier était  impuissante devant eux.

Une journaliste de « Libération » s’invite dans la cabale 

Et entre autres actes d’hostilité, on chargera une journaliste, Narjis Reghay pour ne pas la nommer, d’écrire un papier sur la presse du PPS – Al Bayane et Bayane Al Yaoum -. Ce papier, publié sur les colonnes de Libération, l’organe de presse de l’USFP qui est un parti objectivement allié du PPS, deux semaines après mon arrivée au bureau de Rabat, s’en prend vivement à la direction du journal – comprendre à Zaki –. Il lui est clairement  reproché, en me citant nommément, de m’avoir désigné à la tête du bureau de Rabat. Le papier en question, que des personnes bienveillantes avaient pris le soin de scanner, a été largement diffusé, anonymement il s’entend, auprès des membres du bureau politique et du comité central pour s’assurer que tout le monde allait le lire. Tout le monde le lira, mais  tout le monde comprendra aussi que la journaliste roulait pour le compte du clan opposé à Zaki et pour celui bien évidement des deux journalistes Mehtat et zanoud. Je n’ai évidement pas réagi à l’article de Narjis Reghay.  j’ai juste écrit, dans l’une de mes chronique, que « la raison d’être du cyclone Nar(g)is est naturellement celle de brasser du vent ».     

Une histoire de carte de presse      

Tapis derrière le syndicat national de la presse marocaine, SNPM, dont Zanoud est membre du bureau exécutif, les deux journalistes, qui tiraient les ficelles de l’intérieur du journal pour leur propre compte et pour celui du clan opposé à Zaki, se sont arrangés, de connivence avec Karim Taj, chef du cabinet du ministre et membre du comité central, pour que la commission des cartes de presse refuse de me délivrer la mienne au motif saugrenu que je n’ai pas fourni de document justifiant la cessation de mon activité de chirurgien dentiste ; un document dont on ne précise pas la nature et qu’on ne réclame à aucun autre journaliste. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir comment des personnes qui n’ont aucunement le droit de détenir une carte de presse, ont pu l’obtenir. Je ne divulgue pas de noms pour le moment, parce qu’une action a été introduite en justice. L’opinion publique doit néanmoins savoir que des cartes de presse ont été délivrées à des personnes salariées de l’Etat et à des personnes qui n’ont qu’un très vague rapport avec le journalisme.

Agression dans l’enceinte du ministère de la communication.
La MAP réagit…   

La suite on la connaît : j’observe un sit-in à l’intérieur du ministère de la communication, on m’agresse, sur instruction du chef du cabinet du ministre, puis on publie via l’agence officielle de presse, MAP, une mise au point – voir articles plus bas- truffée de mensonges et de contre vérités qui rappelle étrangement ce qui se faisait sous Basri.  

Comment le ministre de la communication, qui, plus est, est porte parole du gouvernement,  a t-il pu laisser utiliser les moyens de l’Etat, la MAP en l’occurrence, dans le cadre d’une sordide  affaire de règlement de comptes ? N’aurait-il pas été plus utile de consacrer les moyens humains et matériels qui ont été mobilisés, en moins d’une heure, pour la rédaction et la diffusion de cette mise au point, absurde sur tous les registres, à la promotion de l’image du Royaume et à la défense de son intégrité territoriale ?…La question reste posée.

Le président du SNPM aux abonnés absents 

Interpellé par moi, dès après avoir été agressé, Younes Moujahid, le président du SNPM m’avait promis de publier un communiqué du syndicat pour dénoncer cette agression. Le communiqué ne sera jamais publié. Près de cinq mois il ne l’est toujours pas. Devinez pourquoi ?

Et il n y a pas que celà : saisi par écrit, puis par le biais d’une lettre ouverte, mise en ligne sur la liste de diffusion Presse -- Maroc, Moujahid ne réagira pas non plus. C’est tout de même curieux qu’il réagisse vite dès lors qu’un reporter de Reuters a un problème d’accréditation et qu’il ne le fasse pas quand un journaliste marocain se fait tabasser dans l’enceinte du ministère de la communication. En un mot comme en mille : Moujahid a joué la carte des alliances et a laissé ses amis Mehtat Rekkas et Mustapha Zanoud régler leurs comptes par SNPM interposé. Pathétique !

Les journalistes marocains savent tous de quoi tourne cette affaire de carte de presse qu’on me refuse.

Aussi, je mets Y. Moujahid au défi de pouvoir expliquer aux journalistes et à l’opinion publique pourquoi on me refuse ma carte de presse et d’expliquer éventuellement l’absence de toute réaction de la part du SNPM suite à l’agression dont j’ai été la victime.

J’ose espérer qu’il n’ira pas jusqu’à avancer que si le SNPM n’a pas dénoncé mon agression c’est parce que je n’ai pas ma carte de presse…Mon instinct me dit qu’il s’aménagera selon toute vraisemblance cette sortie.

La suite…dans un billet que je posterai demain

P.S : La lettre ouverte adréssée au président du SNPM : http://www.emarrakech.info/Lettre-ouverte-au-president-du-syndicat-national-de-la-presse-marocaine_a20539.html              

    

L’opportunisme : stade suprême du militantisme

5 juillet 2009

Je mets en ligne sur ce blog, à raison d’une par jour, une partie des chroniques «  cris en thèmes » que j’ai publié sur les colonnes d’Al Bayane. Je précise que ces chroniques ont commencé, dès juillet 2008, à être mystérieusement « enfouies » neuf fois sur dix en page deux. Alors qu’elles étaient toujours publiées de manière très visible en page trois et annoncées dans le sommaire sur la Une. Dans la suite de « l’affaire Al Bayane » (voir billets précédents) j’expliquerai pourquoi, dans quel but et par qui cela a été fait.       

« Cris en thèmes » (Al Bayane du 14 janvier 2009)

Un de mes « amis », que j’ai perdu de vue depuis un bon moment et que j’ai rencontré à tout hasard lors d’une récente manifestation où gratin et gotha politique et associatif s’étaient donné rendez-vous, m’a fait, alors qu’on échangeait quelques réflexions sur les événements de Gaza, cette étrange et incroyable déclaration : « il ne faut pas se tromper de combat et faire une fixation sur les massacres de Gaza. C’est le Hamas qui est visé. Cette organisation doit être impérativement déstructurée et éliminée. Qu’Israël s’en charge et de cette manière ne doit pas nous émouvoir plus que de raison. Faire rempart à l’obscurantisme et promouvoir la paix au Proche Orient passent nécessairement par la case élimination du Hamas. Et si collatéralement il y a des victimes civiles, c’est au Hamas d’en assumer la responsabilité ». Entre nous, le pire des faucons israéliens n’aurait pas dit autre chose, ni pire.   Aussi, je ne vous dis pas combien il peut s’avérer difficile de trouver, dans ce genre de situation, la réplique qui sied le mieux à ce genre d’arrêt – sentence. Encore plus, quand le propos est signé de quelqu’un qui, il y a à peine quelques années, jurait, sur tous les saints de ce monde et d’ailleurs, que si possibilité lui était offerte, il irait volontiers combattre, armes à la main, auprès des « frères palestiniens ».  Déchirantes sont, et la raideur du virage et la froideur du propos… Je n’en reviens toujours pas ! J’ai souvenir d’avoir entendu, à une certaine époque, cet « ami » s’époumoner, lors de diverses manifestations de soutien au peuple palestinien, en criant plus fort que tout le monde : «  Bi Errouh, Bi Eddam, Nafdik Ya Falastine ». Le reste de ses envolées, je ne vous dis pas combien leur allure guerrière étaient entrainantes…     A cette époque, mon « ami » avait 30 ans, un salaire correct…et était bourré de convictions. Aujourd’hui, il en a presque soixante, à une situation de rente de rêve, se revendique toujours des idéaux et de valeurs de gauche, Ah, bon ?!…et est bourré, au malt, tous les soirs. Des convictions, il ne doit visiblement plus en compte aucune…si ce n’est sa forte conviction en la prééminence de l’opportunisme comme stade suprême du militantisme. Les enfants de Gaza, du moins ceux qui auront l’inouïe chance de pouvoir vivre jusque là, liront, d’ici quelques décennies, dans leurs manuels d’histoire, qu’en l’année 2009 de notre ère, beaucoup de leurs semblables ont été sacrifiés à Gaza sur l’autel de la lutte contre l’obscurantisme.  En attendant je renvois cet « ami », qui je sais lira cette chronique, à un article, titré « Weisglass vend la mèche », publié par le FINANCIAL TIMES en octobre 2004. Dans cet article, il est dit ceci, à propos de Gaza, :  Nous savons maintenant avec certitude que le plan de désengagement d’Ariel Sharon de la bande de Gaza n’est qu’une manœuvre pour bloquer indéfiniment le processus de paix au Proche-Orient (…) Ce n’est pas vraiment une surprise, mais nous pouvons désormais nous appuyer sur l’autorité de Dov Weisglass, le bras droit de Sharon qui a obtenu le soutien de
la Maison Blanche de Bush pour cette solution manifestement à sens unique. Il a déclaré au quotidien israélien Ha’aretz que le plan de Gaza « fournit le formol nécessaire pour qu’il n y’ ai pas de processus politique avec les Palestiniens ». « Quand vous bloquez le processus, dit Weisglass, vous empêchez la formation d’un Etat palestinien. Cet ensemble qu’on appelle Etat palestinien, avec tout ce qu’il implique, a été indéfiniment rayé de notre programme. ». 
Et au FINANCIAL TIMES d’ajouter : Weiglass a carrément exposé ce qu’est le plan de son patron depuis un quart de siècle. En somme, tout est dit… Je crois savoir maintenant, que ce sont les effets conjugués de la situation de rente et du formol qui ont fait perdre à cet « ami » jusqu’au sens du simple bon sens…

Vous aurez évidement compris pourquoi je suis revenu à cette chronique….

« Mafieux de tous bords unissez vous ! »

8 juillet 2009

J’ai été voir ce matin, mardi 7 juillet, sur sa demande, le nouveau président du directoire de Bayane S.A, Mohamed Kaouti, un homme de théâtre; il n y a évidement aucun sous entendu dans mon propos ; l’homme est relativement bien connu dans  les milieux du théâtre marocain. Il a fait l’essentiel de sa carrière dans l’enseignement avant de se consacrer au théâtre. Anciennement il militait au sein du courant marxiste dit du « 23 Mars ». Il a rejoint le Parti du Progrès et du Socialisme il y a environ trois années.

Son chauffeur, conduisant une luxueuse Chevrolet, l’a déposé à neuf heures tapantes devant le siège de Bayane S.A. J’y arrivais au même moment….chauffeur et limousine en moins bien évidement.

Je n’avais aucun préjugé préalable sur ce monsieur avant cet entretien. Je savais qu’on lui avait confié la charge de gérer cette entreprise et…celle de me descendre, bien évidement.     

Il me recevra, deux heures plus tard, après avoir longuement palabré avec le responsable des ressources humaines M. Riyachi.

Salamalecs d’usage.  

Extraits de l’entretien 

-  votre jeun, ça se passe comment ? (Comprendre ma grève de la faim)

-  Très bien, j’assure.  

- Ecoutez, il me semble qu’une séparation est dans l’intérêt de tout le monde ; même entre deux époux quand les choses ne marchent plus on divorce. Nous n’allons pas revenir sur le pourquoi et le comment des choses nous allons nous concentrer sur les termes de cette séparation.   

- Je partage totalement votre avis. Néanmoins je ne peux ne pas m’arrêter un moment pour dénoncer les procédés auxquels a eu recours la nouvelle direction pour me pousser vers la sortie, et qui, soi dit en passant, sont d’une lâcheté difficile à égaler. Censurer mes écrits, changer les serrures de mon bureau puis faire appel à la police ne sont certainement pas, que je sache, des attitudes de personnes responsables. Aussi, pour ma part, quand bien même tous les problèmes venaient, par on sait quel miracle, à s’aplanir le cœur n’y sera plus. Donc autant une séparation comme vous dites.

- Je vous suggère une séparation à l’amiable, ajouta t-il.

- Que voulez vous dire par « à l’amiable » ?

- Une séparation qui tient compte de vos droits comme le prévoit les textes de loi.

- Si les termes de la loi sont respectés je n’ai aucune objection pour une séparation.

Kaouti me surprendra par la suite par le sens qu’il a voulu donner à « à l’amiable » et aux textes de loi. En deux mots il a voulu que je signe un accord de séparation à l’amiable sans que je perçoive mes émoluments et indemnités comme le prévoit la loi dans le cas d’espèce.     

Mieux encore, le responsable des ressources humaines me transmit ceci : « tu peux aller t’adresser à la justice, mais dis-toi bien que ça prendra une ou deux années ».

Je note le peu de crédit que font Kaouti et les « donneurs d’ordre » et de la justice et des droits des salariés. Et dire qu’ils bassinent citoyens et militants avec des slogans du genre  « LES DROITS DES TRAVAILLEURS ET DES MASSES LABORIEUSES ». Mon oeil !

Ben le tribunal j’y vais dès demain. Mais, comme pour la grève de la faim, je ne focaliserai pas non plus sur ce détail.

L’enjeu est ailleurs : il est, comme je le disais dans un précédent billet, dans la dénonciation des pratiques mafieuses et staliniennes.

 

Lettre ouverte à M. Khalid Naciri, ministre de la communication

10 juillet 2009

Monsieur le ministre,

Vous n’êtes pas sans savoir que la scandaleuse et arbitraire mesure prise à mon encontre par les services de votre département, notamment leur refus de me délivrer ma carte de presse, est sous tendue par des considérations qui relèvent de sordides règlements de comptes, et n’est d’aucun rapport avec quelque document manquant que ce soit. Cela ne saurait échapper au commun des mortels, encore moins à l’excellent juriste que vous êtes.

Je suis au regret de constater que cette mesure, arbitrairement décidée et grossièrement concoctée, n’est pas sans rappeler certaines malheureuses et condamnables pratiques qui prévalaient à une époque, en principe révolue.

Aussi, la mise au point, diffusée par la MAP au nom de votre département pour tenter de  justifier ladite mesure, est la preuve évidente qu’il y avait quelque anguille sous cette mesure.             

Vous n’êtes pas sans savoir non plus, monsieur le ministre, que cette scandaleuse mesure va à l’encontre des principes élémentaires de la démocratie et des droits de l’homme ; deux registres sur lesquels notre pays a enregistré de notables avancées malgré la persistance de poches de résistances qui tentent  de s’opposer à la dynamique et aux reformes initiées par le Souverain depuis son accession au trône.

Comme vous n’êtes pas sans savoir monsieur le ministre que l’agression dont j’ai été la victime dans l’enceinte même de votre ministère, et dont le donneur d’ordre était le chef de votre cabinet, ne pouvait que ternir l’image de votre département et celle, il va sans dire, de l’administration publique; un ternissement dont on pouvait largement faire l’économie.   

Porter atteinte à l’intégrité physique et morale d’un journaliste marocain venu réclamer l’obtention d’un document qui lui revient de droit est une attitude hautement irresponsable et bassement suspecte. Elle descend en droite ligne d’une culture avec laquelle il y a eu,  normalement, depuis l’avènement de S.M le Roi Mohamed VI, une rupture. C’est pour dire que cette attitude ne traduit en rien les orientations du souverain sur le registre des pratiques qui doivent prévaloir au sein des administrations publiques.  

Et c’est pour dire aussi qu’il devient nécessaire et urgent de prémunir nos administrations des agissements de ceux qui  usent malveillamment de leur position dans lesdites administrations pour régler quelques comptes, à leur profit ou/et aux profits de tiers.    

Pour toutes ces raisons je vous demande monsieur le ministre la réparation du préjudice moral que j’ai subi du fait de cette agression et la délivrance de ma carte de presse sur la base du dossier, conforme aux dispositions légales, en souffrance à votre département depuis novembre 2008.

Jamal Hafsi / Journaliste 

  

Six frégates FREMM italiennes pour la marine de guerre algérienne

8 octobre 2009

MAGHREB-ARMEMENT : Six frégates italiennes pour la marine de guerre algérienne 

C’est presque confirmé : les frégates de type FREMM* -- frégates multi missions -- dont l’Algérie va doter sa marine de guerre ne seront pas françaises. Elles seront italiennes. C’est du moins l’information qui a été diffusée par de nombreux organes de presse algériens. Selon ces derniers, le ministre algérien de la défense vient de conclure un important contrat avec l’Italie, portant sur 4 milliards d’euros, pour l’acquisition notamment de six frégates de type FREMM, livrables dans le courant de l’année 2011. Ces bâtiments, qui seront dotés de missiles anti-sous-marins américains, seront construits dans un chantier naval à Pise par le groupe italien Fincantieri. 

La conclusion de ce contrat vient confirmer, ont annoncé les mêmes sources, l’annulation de l’acquisition de frégates FREMM françaises par la marine de guerre algérienne. Une perspective que laissaient largement entrevoir les négociations entamées entre Paris et Alger, depuis 2007, pour la vente d’armements français à l’armée algérienne. Le choix porté sur les frégates italiennes est aussi, comme n’ont pas manqué de le souligner de nombreux observateurs, le signe évident d’une sérieuse détérioration des relations entre Paris et Alger. Cette dernière qui n’aurait pas vu d’un bon œil la conclusion d’un accord entre Rabat et Paris portant sur la vente d’une frégate de type FREMM  à la marine royale marocaine, avait parlé d’une « intrusion de Rabat dans les négociations ». La vente de ces six frégates FREMM italiennes annonce par ailleurs le début d’une sérieuse rivalité entre français et italiens sur le marché de l’export pour ce type de frégates. 

Quand on sait que chacune de ces frégates représente quelque chose comme 6000 tonnes d’acier, il ya de quoi se demander si tout cela ne fait pas un peu trop pour cette méditerranée que l’on dit vouloir préserver.

Sinon, pour ce qui est de savoir ce à quoi elles vont servir…là, c’est une toute autre histoire !       

* Pour en savoir plus sur les frégates FREMM     :  http://www.defense.gouv.fr/dga/dossiers/fremm_fregates_multi_missions

  Et sur le duel frégate FREMM frannçaise / frégate FREMM italienne  :  http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=106967        

Aminatou Haidar : Du militantisme à l’imposture

14 décembre 2009

De militante des droits de l’homme, Aminatou Haidar s’est reconvertie avec une remarquable mais néanmoins suspecte aisance en manœuvrière de haut vol… Les dessous d’un coup tordu qui sent la barbouzerie.

Pour insolite qu’elle soit l’image d’une femme pique-niquant dans l’enceinte d’une aérogare fait désormais partie du décor de celui de Lanzarote – Iles Canaries. La dame Haidar y campe, sur tapis et sous couvertures, depuis plus d’une vingtaine de jours. Il est à cette scène un aspect assez cocasse qui rappelle étrangement le film « Terminal ». Un film qui relate la situation plutôt kafkaïenne d’un passager -- Tom Hanks- qui se trouve bloqué dans une aérogare. La comparaison s’arrête là bien évidement. Parce que dans le cas de Aminatou Haidar rien ne l’oblige à prolonger son séjour dans cette aérogare, si ce n’est sa propension à vouloir disputer aux fluctuations boursières l’ouverture des Unes de certains journaux. Pathétique, cette scène l’est aussi.

Jusqu’où Aminatou Haidar compte t-elle aller dans le bras de fer qui l’oppose aux autorités marocaines ? Hormis elle, et ceux, bien entendu, qui instrumentalisent cette affaire, personne n’est en mesure dans l’immédiat d’apporter de réponse à cette question.

Retour sur une affaire qui sent la barbouzerie

Aminatou Haidar une militante des droits de l’homme

Née en 1966, à Tata, une localité se trouvant, faut-il le préciser, en territoire non contesté, Aminatou Haidar, qui a obtenu son baccalauréat à Laâyoune, sera arrêtée en 1987 pour trouble à l’ordre public. Elle sera mise en détention pour une durée de 4 ans. Faisant prévaloir ses droits à une indemnisation – elle l’a fait, faut-il le rappeler là aussi, en sa qualité de marocaine -- auprès de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) elle sera indemnisée, au même titre que les autres victimes des années de plomb, à hauteur de 480.000 DH. Elle obtiendra par ailleurs un poste à la municipalité de Boujdour.

Totalement inconnue jusque là, elle sera condamnée de nouveau à 7 mois de prison ferme, en 2005, pour trouble à l’ordre public. Elle sera libérée après un mois de détention. C’est à compter de cette date qu’Aminatou Haidar va occuper par intermittence la Une des médias. Le Polisario ayant bien évidement pris le soin de diffuser largement des photos montrant son visage ensanglanté, des suites de heurts avec les forces de l’ordre. Une brutalité qui arrive comme partout dans le monde.

Au titre de son militantisme pour les des droits de l’homme elle sillonnera le monde, accompagnée le plus souvent de responsables polisariens, parfois d’officiels algériens. Et c’est en partie grâce à l’intense et pressant lobbying du tandem algéro-polisarien et de diverses associations pro-polisario qu’elle recevra plusieurs distinctions.

En Espagne où elle reçoit, en 2006, le prix Juan María Bandres, décerné par la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR). En 2007 l’organisation internationale Solimar lui attribuera le prix Silver Rose. Enfin, aux Etats-Unis c’est grâce à la US-Western Sahara Foundation, une association pro-polisario active sur le sol américain, qu’elle pourra se prévaloir de l’appui aux Etats-Unis du Robert F. Kennedy Center, créé en 1968 par la famille Kennedy pour faire progresser les droits de l’homme dans le monde. Cette organisation lui attribuera son prix au titre de l’année 2008. La même année, l’organisation pacifiste américaine American Friends Service Committee propose sa nomination au prix Nobel de la paix. C’est dire combien peuvent être efficaces les réseaux de lobbying algéro-polisariens aux Etats-Unis et en Europe… Mais aussi combien le sont moins ceux du Royaume.

Profitant de l’ouverture démocratique initiée dès l’avènement du nouveau souverain, le Roi Mohamed VI, Aminatou Haidar va non seulement pouvoir donner la pleine mesure de son activisme sur le registre des droits de l’homme mais elle affichera également son soutien aux thèses indépendantistes sans avoir à souffrir de contraintes particulières, si ce n’est celles qui s’appliquent dès lors que se confondent activisme et intelligence avec l’ennemi.

Des droits de l’homme à la collusion

Obnubilée par son aura à l’international, Aminatou Haidar n’a pas vu, ou n’a pas voulu voir, venir le processus de récupération dont elle commençait à faire l’objet. Le tandem algéro-polisarien ne pouvait évidement pas laisser passer une telle aubaine. Aussi, surfer sur la vague des droits de l’homme est l’axe charnière autour duquel s’articule désormais la nouvelle stratégie du tandem (voir encadré : l’instrumentalisation de la question des droits de l’homme). Une stratégie dont la finalité, comme escomptée par le duo algéro-polisarien, est le torpillage du processus de négociation initié à Manhasset et que compte poursuivre Christopher Ross, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unis pour le Sahara.

L’image à forte charge symbolique montrant Aminatou Haidar drapée dans l’étendard algérien en compagnie de A. Baâli, ambassadeur d’Algérie aux USA est la parfaite illustration de cette récupération. Une récupération dont la dame Haidar, comme le montre d’ailleurs cette photo, semble ne pas s’offusquer du tout. Et comme l’indique son large sourire, elle semble même en être aux anges. Récupération consommée donc pour Aminatou Haidar qui de militante des droits de l’homme s’est reconvertie, sans gloire aucune, en simple exécutante d’une besogne plus que douteuse, ayant qui plus est un agenda politique, comme l’a déclaré Taieb Fassi Fihri, le ministre marocain des Affaires Etrangères.

Amina Two est née…

Acte de défiance à Laâyoune

De retour d’une tournée quasi planétaire qui 7 mois durant l’avait menée aux quatre coins du monde, Aminatou Haidar débarque, le 13 novembre, à l’aéroport de Laâyoune… Accompagnée de deux journalistes espagnols : Pedro Barbadillo et Pedro Guillen. Lors de l’accomplissement des formalités d’usage, elle mentionne sur sa fiche de débarquement Sahara Occidental, en lieu et place de Royaume du Maroc, comme lieu de résidence. Et laisse vide la case réservée à la nationalité. Visiblement, Aminatou Haidar signait là un acte de provocation délibéré. Les agents de la police des frontières de l’aéroport useront de beaucoup de tact pour éviter l’escalade recherchée par la dame Haidar. S’en suivront de longues tractations, notamment avec sa propre famille, pour la faire revenir à la raison. Rien n’y fera. Devant le procureur venu pour l’auditionner, elle se proclamera non-marocaine et lui jettera littéralement son passeport et sa carte d’identité marocaine. Ayant renié sa nationalité marocaine et rejeté les documents qui en attestent elle ne pouvait de ce fait rentrer sur le territoire marocain. Situation qui a motivé son refoulement, le lendemain, 14 novembre, vers Lanzarote, aéroport d’où elle avait embarqué.

Provocation ou défiance ? Assurément les deux, en attestent autant son arrivée à Laâyoune accompagnée de deux journalistes, les deux Pedro, que le timing choisi, quelques jours à peine après le discours du souverain, du 6 novembre, dont la fermeté du ton et la clarté du propos ne laissaient pourtant aucun doute sur le changement d’attitude des autorités marocaines face au double jeu auquel s’adonnent les séparatistes dits de l’intérieur. . « L’heure est à la clarté : ou on est patriote ou on est traître », avait notamment déclaré le Souverain lors de son dernier discours du Trône.

Autre preuve, si besoin était d’en fournir une autre, que la dame Haidar a bel et bien un agenda politique qui la disqualifie de facto du militantisme droit-de-l’hommiste dont elle se revendiquait.

Grève de la faim à Lanzarote

Aminatou Haidar entamera, dès le 16 novembre, une grève de la faim dans l’enceinte même de l’aérogare de Lanzarote. Une grève qu’elle a poursuivie jusqu’à l’écriture de ces lignes. Soit 23 jours.

Entre temps les autorités espagnoles lui ont proposée « à titre exceptionnel » la citoyenneté espagnole et en bonus un appartement. Proposition qu’elle a évidement rejetée.

L’Espagne, qui ne sait quoi faire de cette encombrante intruse qui squatte l’aérogare de Lanzarote, tente tant bien que mal de gérer cette situation. Aussi, a-t-elle sollicité la médiation du Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki-Moon. Les Espagnols espèrent aussi le soutien dans ce dossier des Etats-Unis, qui se sont déclarés « préoccupés » par l’état de santé d’Aminatou Haidar après vingt jours de grève de la faim.

M. Zapatero, cité par la presse espagnole, a reconnu la difficulté de son gouvernement à trouver une solution à cette crise. Il a déclaré, le 6 décembre, que son pays « connaissait des difficultés avec le Maroc » sur le dossier de la militante sahraouie, ajoutant que « parfois, et c’est normal, il y a des difficultés » dans les relations de l’Espagne avec ses voisins.

Pour le ministre marocain des affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, l’activiste s’est mise elle-même dans cette situation : « Elle doit assumer seule les conséquences juridiques et morales de son comportement. » Le consul du Maroc aux Canaries a assuré pour sa part que Mme Haidar recevrait son passeport « dans la demi-heure » si elle « demandait pardon au Roi de Maroc ». C’est dire que sans fermer la porte à la repentance le Maroc opte résolument, à raison d’ailleurs, pour l’intransigeance. Rien n’y fera. Aminatou poussera son entêtement jusqu’à son paroxysme et déclarera :  » j’irai jusqu’au bout « .

Jusqu’au bout de quoi ? De son intelligence avec le tandem algéro-polisarien ou de sa tentative de mettre à mal les relations hispano-marocaines ? Quand bien même elle ne l’expliquera pas, la cause est entendue. Tenter d’assombrir le clair qui prévaut dans le ciel des relations entre Rabat et Madrid, dans la foulée des objectifs que s’est assigné son sponsor algérien : contrecarrer en premier la proposition marocaine d’autonomie.

Cela dit rien n’empêche aussi de voir dans cet acte de provocation l’envie de la dame Haidar de brûler la politesse à ses compères du groupe des sept et de leur voler la vedette sur le registre de la collusion.

A retenir aussi…

La proposition d’autonomie : l’alternative la plus réaliste

A ce jour, l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara reste, de l’avis de la plupart des observateurs, la contribution la plus sérieuse et la plus réaliste pour la résolution du conflit du Sahara. Cette initiative a, comme on le sait, suscité intérêt, soutien et appuis francs de la part de la communauté internationale. La résolution 1813 adoptée, le 30 avril 2008, par le Conseil de sécurité de l’ONU est venue renforcer, pour sa part, l’appui du Conseil de sécurité à la position marocaine. Elle fait, de manière forte, claire et à l’unanimité de ses membres, de la proposition d’autonomie une base réaliste incontournable en vue d’un règlement définitif, durable et acceptable à ce conflit régional. Cette résolution a permis, comme l’avait souligné en son temps et à juste titre le chef de la diplomatie marocaine, Taieb Fassi Fahri, de consolider les acquis du Maroc et d’en concrétiser de nouveaux dont le plus important consiste en l’appel à « des négociations intenses et substantielles basées sur le réalisme et l’esprit de compromis, tout en tenant compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006 et des développements à venir »

Pris de court, autant par la pertinence de la proposition marocaine que par les résolutions 1783 et 1813 -- Conseil de sécurité de l’ONU -- qui en font une base de négociation sérieuse, le tandem algéro-polisarien n’a cessé, depuis, de montrer des signes évidents de panique. Plus encore, depuis que l’Algérie s’est vue pointée du doigt et clairement désignée par Pieter Van Walsum, l’ex-envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, comme étant le véritable protagoniste dans le conflit du Sahara. Mise à mal par cette mise à nu publique de son véritable rôle dans ce conflit, l’Algérie va réorienter sa stratégie. Elle tentera de faire focaliser sur des subterfuges pour détourner de l’essentiel. La finalité étant, du moins comme elle l’espère, de torpiller l’initiative marocaine.

Se succèderont dès lors, coups bas, coups fourrés et coups tordus. Des registres sur lesquels Alger a un réel savoir-faire. Mise sur les rails, la nouvelle stratégie du couple algéro-polisarien s’appuiera essentiellement sur une instrumentalisation tous azimuts de la question des droits de l’homme au Sahara. Aussi, mission d’annoncer la couleur de cette stratégie algérienne de sape échoira au représentant permanent de l’Afrique du Sud à l’ONU, Dumisani Kumalo, qui dès avant le vote de la résolution 1783 a déclaré « regretter que le projet de résolution ne fasse aucune mention des droits de l’homme au Sahara occidental ». Une déclaration qui n’est pas pour étonner. Du moins pas ceux qui savent ce que sont les termes du deal qui a sous-tendu la mise en place de l’axe Alger –Pretoria.

L’instrumentalisation de la question des droits de l’homme

Ne pouvant faire prévaloir de nouveaux faux fuyants et autres arguments–échappatoires pour maintenir la situation de blocage qui prévalait avant la mise sur la table de la proposition marocaine d’autonomie, algériens et polisariens vont tenter une diversion en jouant à fond la carte de l’instrumentalisation de la question des droits de l’homme au Sahara.

Aussi, pour les besoins de cette chevauchée droit-de-l’hommiste, Alger mettra à contribution d’énormes moyens logistiques et diplomatiques -- des moyens pompés, comme on peut sen douter, sur ses recettes pétrolières et gazières -- qui vont permettre à ses diplomates, séparatistes dans les bagages et sous la main, de se déployer tous azimut pour glaner, ici et là, des appuis auprès de lobbies complaisants, souvent rémunérés, et d’ONG pas toujours au fait des véritables dessous d’un conflit complexe à plusieurs égards.

Seront également mises à contribution de manière vicieuse quelques prestigieuses institutions, notamment le parlement européen qui dépêchera dans la région une commission parlementaire noyautée par quelques eurodéputés acquis d’avance aux thèses du tandem algéro-polisarien. Pour rappel, le projet de rapport de ladite délégation du parlement européen sur le Sahara avait fait l’objet, avant discussion, d’une « fuite » savamment orchestrée par le député européen Carlos Iturgais (PP basque). Une pratique pour le moins suspecte. C’est dire aussi, que c’est Alger qui, dans le dessein que l’on devine, était incontestablement derrière cette fuite. Quel en a été le prix ? La question reste posée.

Quand bien même affecté par ce « raté » européen, le couple algéro-polisarien n’en démord pas. Lui reste, entre autres stratagèmes, la fomentation de troubles au sein des universités marocaines par une poignée d’étudiants plus excités qu’acquis aux thèses indépendantistes. Et aussi invraisemblable et cynique que cela puise paraître, tout sera fait pour que ces troubles accouchent d’un, voire de plusieurs « martyrs ».

De martyr il n’en y aura point. Ces troubles auront tout au mieux permis d’établir que la plupart des étudiants qui s’y sont impliqués l’ont fait moyennant rémunération sonnante. Ce qui les met, autant que les commanditaires de ces troubles, à distance très respectable des idéaux présentés à la communauté internationale comme étant sensés sous-tendre leur action. Cet autre échec essuyé par la machine propagandiste algéro-polisarienne ne met pas fin pour autant au processus d’instrumentalisation de la question des droits de l’homme.

Tour à tour, seront par la suite sollicités des ONG, dont le domaine d’intervention relève des droits de l’homme, ainsi que l’ONU. Cette dernière est notamment sollicitée pour l’extension des prérogatives de la MINURSO, Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental, à la surveillance des droits de l’homme au Sahara. S’opposant à cet élargissement, le Maroc finira par faire prévaloir son point de vue. Ainsi, le conseil de sécurité de l’ONU ne tiendra aucunement compte de la perspective de voir les prérogatives de la MINURSO s’étendre à la surveillance des droits de l’homme au Sahara. Refus que traduit la résolution 1871 – avril 2009 -- la dernière en date portant sur le conflit du Sahara.

Nouveau revers donc pour le binôme Algérie-Polisario. Mais c’est compter sans la hargne de ce dernier que de croire qu’il allait s’accommoder de cette collection de revers.

Lui restaient, bien évidement, d’autres cartes dans les manches. Notamment la paire TameK – Haidar.

De la récupération des symboles

Quoi de plus emblématique que le drapeau palestinien pour conférer consistance et charge symbolique à la « lutte du peuple sahraoui » ? L’insidieuse trouvaille est l’œuvre, comme on doit s’en douter, des géniteurs du Polisario. Ils en feront un usage aussi immoral que vicieux. Ainsi, seront honteusement « récupérées » les couleurs du drapeau palestinien pour concevoir celui de la RASD, que l’on sait simple appendice de la RADP (République algérienne démocratique et populaire) domicilié à Tindouf.

Le renvoi suggestif vers la noble cause du peuple palestinien ne s’est évidement pas arrêté à ce niveau de galvaudage. Trop peu pour satisfaire le goût prononcé du duo algéro-polisarien pour l’imposture.

Aminatou sera affabulée de manière fantaisiste du nom de Ghandi et appel sera fait à Aleida Guevara, la fille du Che, pour soutenir la gréviste de Lanzarote.

Aleida Guevara qui est pédiatre, a dit, lors de son récent séjour à Alger, agrémenté il va sans dire de la virée habituelle dans les camps de séquestration de Tindouf, « découvrir la lutte du peuple sahraoui ». Ah bon ! Et dire qu’elle réside à la Havane.

De la légalité de la position marocaine

Le président Mohamed Réda Taoujni et la membre du bureau national de l’ASM, Fatiha Bouchouima, ont été retenus, vendredi 4 décembre, par la police des frontières à l’aéroport de Las Palmas durant quarante minutes. «Réda Taoujni et Fatiha Bouchouima n’ont pas rempli la case «nationalité» du formulaire d’entrée sur le territoire espagnol. La police a exigé que cette case soit remplie des mains des deux personnes faute de quoi une interdiction d’entrée à Las Palmas leur aurait été signifiée», indique l’ASM. Les quarante minutes ont été nécessaires pour tester la réaction stricte et surtout rigide de la police espagnole, ajoute la même source. «L’ambiance s’est détendue lorsque les membres de l’ASM ont expliqué à la police des frontières le but de ce test». Sur ce point, Réda Taoujni a déclaré que «ce petit test montre que la démarche du Maroc contre Aminatou Haidar est une pratique légale internationale. A partir du moment où nous avons refusé de remplir la case nationalité, les autorités espagnoles nous ont menacés d’expulsion. C’est leur droit. Il s’agit là d’une preuve matérielle de la légalité de la position marocaine», explique M. Taoujni.

Article publié dans le Reporter :  http://www.lereporter.ma/actualite/politique/3359-aminatwo.html

Le Consul général d’Espagne persona non grata au Maroc

27 janvier 2010

Confidentiel 

Le Consul général d’Espagne à Nador, Fernando Sanchez Rau, aurait été déclaré persona non grata par les autorités marocaines.
Seraient notamment reprochés au Consul général Rau des agissements inacceptables et contraires à la pratique diplomatique. Il aurait ainsi nuit aux relations d’amitiés existant entre les deux pays.

Aussi, entre autres agissements, le Consul général Rau aurait cherché à dévier certaines ONG marocaines de leurs rôles en les incitant à agir contre les intérêts de leur pays.
Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, T Fassi Fihri, aurait convoqué, vers la mi-décembre, l’ambassadeur espagnol à Rabat, Luis Planas, et lui aurait signifié que Sanchez Rau était désormais persona non grata au Maroc. Ce dernier aurait quitté le Maroc tout de suite après.

Pour l’heure, les autorités marocaines n’ont ni confirmé ni infirmé cette information. Aussi, la presse espagnole qui d’habitude est rapidement mise au parfum dans ce genre de situation est bizarrement toujours muette à ce sujet. 

Pourquoi ce silence ? 

 

Droits de l’homme : la situation en Algérie est très grave, selon HRW

28 janvier 2010

Dans son rapport présenté, mercredi 27 janvier à Rabat, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a sévèrement critiqué la situation des droits de l’Homme en Algérie. 

L’ONG a qualifié de « très grave » la situation des droits humains en Algérie. Ont été notamment critiqués dans le rapport de HRW les restrictions imposées aux médias indépendants et à la société civile ainsi que l’impunité qui a résulté de l’application de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. 
Selon HRW cette charte « a fourni un cadre juridique pour l’impunité dont bénéficient de facto les auteurs de « disparitions » et autres atrocités commises dans les années 90, et pour la pénalisation des critiques de l’État pour la façon dont il a géré les violences politiques durant cette période ».   Poursuivant dans le même sens, le rapport de l’ONG souligne que « Sous l’état d’urgence qui s’est poursuivi pour la 18ème année consécutive, l’Algérie continue de subir des restrictions des libertés civiles. Les autorités ont interdit des rassemblements publics, par exemple des manifestations de rue et même des séminaires organisés par des organisations de défense des droits humains. Les familles des milliers d’Algériens victimes de « disparition » aux mains des agents de l’Etat durant le conflit politique des années 90 ont reçu peu ou pas d’informations sur le sort de leurs proches. »,     Citée dans le rapport, Sarah Leah Whitson directrice de la division MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord) à HRW, note toutefois qu’ « En Algérie, les violences politiques ont diminué en comparaison à 1999, quand le Président Bouteflika a pris le pouvoir ». Mais si les Algériens bénéficient aujourd’hui d’une sécurité physique accrue, ils restent moins libres de critiquer et de contester les politiques gouvernementales. », a-t-elle ajouté. 

Abordant la question de la liberté de la presse en Algérie le rapport de l’ONG à précisé que tout comme au Maroc et en Tunisie, les journalistes algériens «  ont risqué des peines de prison à cause de lois qui entravent la liberté d’expression en prévoyant des sanctions pénales pour diffamation ». Et d’exhorter l’Algérie à lever les restrictions qui musèlent les médias indépendants et la société civile, et qui criminalisent toute critique concernant la façon dont l’Etat a géré les violences politiques durant les années 90. ». Vingt quatre heures après sa présentation, à Rabat, -- à défaut de pouvoir le faire à Alger -  le gouvernement algérien n’a toujours pas commenté le rapport de HRW.   

Il tue sa mère, sa sœur enceinte, son époux et leur enfant

28 janvier 2010

Société

Horrible carnage au quartier de Sidi Moumen. Un jeune homme passe au coutelât quatre membres de sa famille dont sa propre mère. 

Le tristement célèbre quartier de Sidi Moumen (Casablanca) a été, mardi 26 janvier, le théâtre d’une horrible boucherie. Un jeune homme de 26 ans y a assassiné sa mère, sa sœur enceinte, l’époux de cette dernière ainsi que leur enfant. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par les services de la police judiciaire de Sidi El Bernoussi – Zeanata, le crime aurait été commis aux environs de sept du matin. Les victimes ayant été retrouvées ligotées les enquêteurs n’excluent pas l’éventualité d’une participation d’une ou d’autres  personnes au crime. Le suspect ne pouvant, a priori, les maîtriser, ensuite les ligoter tout seul avant de les assassiner.  Selon les voisins des victimes, le suspect est notoirement connu pour son addiction aux psychotropes. Il aurait, semble t-il, commis ce massacre parce que sa mère aurait tout simplement refusé de lui donner de quoi acheter sa drogue habituelle. 

Avec cet énième massacre, la question de la dangereuse prolifération de la consommation de comprimés psychédéliques, essentiellement parmi les jeunes, occupe de nouveau le devant de l’actualité.   

Décès du Général Larbi Belkheir

28 janvier 2010

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Le Général Larbi Belkheir à gauche sur la photo

Après avoir lutté plusieurs mois contre une grave affection pulmonaire, le Général Larbi Belkheir vient de décéder aujourd’hui à Alger. 

L’ancien homme fort du pouvoir souffrait d’une grave maladie respiratoire qui l’avait obligé à effectuer plusieurs séjours dans des établissements hospitaliers européens, notamment à l’Hôpital américain de Neuilly à Paris et dans une clinique privée de Pampelune. Craignant d’être poursuivi à l’étranger le Général Belkheir s’est résolu ces dernières semaines à poursuivre ses soins à l’hôpital militaire Ain Naadja -- ex Maillot - d’Alger.  Né en 1938 à Frenda dans la Wilaya de Tiaret le défunt avait été l’un des hommes forts du pouvoir. Il a été notamment secrétaire général puis directeur de cabinet de la présidence de la République et ministre de l’Intérieur. En 2005, le président Bouteflika l’avait nommé Ambassadeur au Maroc. Cette nomination fut diversement interprétée à l’époque. Mise à l’écart de Belkheir, connu pour son influence au sein des cercles dirigeants, disaient certains. Pendant que d’autres y voyaient une volonté d’Alger de mettre à la tête de son ambassade à Rabat quelqu’un ayant de solides entrées auprès des décideurs marocains. Progressivement, son éloignement l’a coupé des cercles de décision. Sa maladie a fait le reste. Presque tombé en disgrâce, ces dernières semaines, ses visiteurs à l’hôpital Aïn Naadja étaient de moins en moins nombreux. 

J.D Salinger, la mort d’une légende

28 janvier 2010

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Le célèbre écrivain américain Jérôme David Salinger auteur du roman L’Attrape-cœurs* est décédé ce mercredi 27 janvier à l’âge de 91 ans.   

Vivant en reclus, depuis les années soixante, dans un chalet de bois perché au sommet d’une colline du New Hampshire J.D Salinger n’avait accordé aucun entretien à la presse depuis cette époque.    

Né le 1er janvier 1919, dans une famille aisée, Salinger commence à écrire à 15 ans au  moment de son entrée au collège militaire de Pennsylvanie. Appelé sous les drapeaux en 1942, il participe au débarquement de Normandie et à la libération de Paris où il rencontre sa première femme, Sylvia. Sa seconde union avec Claire Douglas, dont il a deux enfants, se termine aussi par un divorce au bout de dix ans. 

Ayant fait l’objet de nombreuses critiques après la parution de Franny et Zooey en 1961, Salinger s’est enfermé dans un tête-à-tête avec sa seule passion : l’écriture. Après la publication de sa dernière nouvelle dans le New Yorker, en 1965, le romancier s’entoure d’un silence presque mystique qui durera jusqu’à sa mort. 

Ses manuscrits dorment dans un vieux tiroir attendant la levée de la loi du silence que leur imposait leur créateur. 

* Lire : Le mystère « Attrape-Cœurs ».

Sahara: Le Maroc interpelle l’ONU

29 janvier 2010

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Photo : Taib Fassi Fihri et Ban Ki-moon

L’ONU doit amener l’Algérie à assumer une participation « pleine, active et constructive » dans la recherche d’une solution, dit en substance la lettre adressée par Fassi Fihri à Ban Ki-moon 

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, Taib Fassi Fihri invite l’ONU et les pays soucieux de favoriser une solution rapide à la question du Sahara, à amener l’Algérie à assumer une responsabilité  » pleine, active et constructive  » dans la recherche d’un règlement à ce différend. Pointant du doigt l’Algérie, Taib Fassi Fihri a notamment affirmé qu’il est temps d’amener cette dernière « à assumer une participation pleine, active et constructive, à la hauteur de sa responsabilité avérée dans le déclenchement et le maintien de ce différend régional et de son implication manifeste à toutes les étapes de son évolution « .   

Soulignant la multiplication d’actes de terrorisme et le développement de trafics en tous genres autour de la région du Sahara, le chef de la diplomatie marocaine a estimé « nécessaire la conjugaison des efforts de tous pour le règlement définitif de ce différend régional, au bénéfice de la stabilité des Etats de la région, du progrès de leurs populations et de l’intégration maghrébine ». Et de préciser que l’initiative d’autonomie demeure, de par son contenu substantiel, sa nature démocratique et sa conformité avec la légalité internationale, au centre de tout effort visant à dégager une solution définitive à ce différend. Fassi Fihri fera noter également « que le progrès ou l’absence de progrès, lors des prochaines étapes de négociations, dépendra de l’attitude des autres parties vis-à-vis de la dynamique politique de compromis et de leur disposition à abandonner leur stratégie malveillante de déviation du processus de Manhasset ».   

Selon certains observateurs cette lettre montre l’agacement de Rabat face aux tergiversations d’Alger et son souhait de voir l’ONU et les grandes capitales pousser l’Algérie vers des négociations sérieuses.  Est à noter enfin, si à peine référence a été faite au Polisario dans la lettre du chef de la diplomatie marocaine, T Fassi Fihri. C’est dire que Rabat souligne encore une fois l’identité du véritable interlocuteur dans le conflit du Sahara.         

Une délégation marocaine de haut rang à Alger

29 janvier 2010

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Photo : Mohamed Moatassim Conseiller du souverain

Une délégation marocaine de haut rang, composée de deux Conseillers du souverain, Mohamed Moatassim et Zoulikha Nasri, et du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taieb Fassi Fihri, s’est rendue ce vendredi à Alger, pour présenter les condoléances du souverain suite au décès de l’ambassadeur d’Algérie à Rabat, le Général Larbi Belkheir.   

Accueillie à l’aéroport d’Alger par le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, et par des membres du gouvernement algérien, la délégation, accompagnée de l’ambassadeur du Maroc à Alger, Abdellah Belakziz, s’est rendue au domicile du défunt où elle a présenté les condoléances du souverain à la famille du défunt. 

C’est le Conseiller Mohamed Moatassim qui donna lecture au message de condoléances adressé par le souverain à la veuve du Général Belkheir, en présence des membres de la famille du défunt et des membres du gouvernement algérien 

 

L’auteur présumé du quadruple homicide, dont celui de sa mère, arrêté

29 janvier 2010

   

Les services de police de Sidi Moumen (Casablanca) ont réussi à arrêter, jeudi soir, l’auteur présumé du meurtre de quatre membres de sa famille, dont sa propre mère.   

Le suspect, qui, selon les services de police, n’est autre que le frère de la femme enceinte qui avait été trouvée morte, mardi dernier, aux côtés de son mari, de son fils et de sa mère, également assassinés, a été arrêté dans une maison de Hay Amal – Préfecture de Derb Soltane - 

Le père du suspect avait déclaré à la presse qu’outre la consommation de drogue, son fils -- le mis en cause -- était en conflit permanent avec les membres de sa famille.

L’horrible carnage dont le quartier du Sidi Moumen de Casablanca a été le théâtre, fait, depuis deux jours, la Une de toute la presse marocaine.

Affaire du Consul général d’Espagne à Nador (Maroc)

29 janvier 2010

Confidentiel 

L’affaire du Consul général d’Espagne à Nador, Fernando Sanchez Rau, déclaré persona non grata par le gouvernement marocain,  commence à livrer ses petits dessous.   

Les agissements de l’ex Consul général auraient été mus par des considérations  en rapport avec le développement que connaît le nord du Maroc; développement qui n’est pas sans inquiéter l’économie de la région de l’Andalousie -- sud de l’Espagne -- .      Aussi, dans notre précédent confidentiel du 28 janvier on s’interrogeait sur le mutisme total observé autant par la presse  espagnole que par les autorités de Madrid sur cette affaire. Voilà peut être un début de réponse à notre question…   

Steve Jobs dévoile la très attendue tablette Apple

29 janvier 2010

ipadapple.jpgAttendue depuis des mois, la tablette Internet d’Apple a été présentée par le boss de l’entreprise, Stève Jobs. 

D’un design très proche de celui d’un iPhone grand format, la tablette est fine (13,4 mm) et légère (680 grammes). Côté technique, elle présente un écran 9,7 pouces tactile capacitif (1024×768) et un processeur SoC Apple baptisé A4 et cadencé à 1GHz. Côté autonomie, Apple annonce 10 heures en usage et 1 mois en veille. On peut synchroniser son iPad avec iTunes via un câble USB pour le relier à un ordinateur. 

La première surprise vient de la déclinaison de l’iPad en versions WiFi (802.11n) et 3G (HSDPA 7.2 Mbps) de 16, 32 et 64 Go. Les iPad WiFi seront proposés d’ici deux mois en France -- un peu plus tard au Maghreb -- à 499, 599 et 699 dollars. Les iPad 3G et WiFi arriveront dans 3 mois à 629, 729 et 829 dollars. Ces derniers sont désimlockés et utilisent des cartes microSIM. 

C’est entre les mains de Steve Jobs que l’iPad a fait ses débuts officiels. Le patron d’Apple s’est immédiatement lancé dans une série de démonstrations révélant l’étendue de ses capacités : surfer sur Internet, consulter son courrier, regarder des photos, des vidéos en HD, lire un livre électronique, écouter de la musique, jouer, travailler avec la suite bureautique iWorks…l’iPad fait à peu près tout ce qu’un ordinateur portable peut faire insiste Apple. 

L’affichage bascule du mode portait au mode paysage d’un simple geste grâce à l’accéléromètre intégré. Quelle que soit l’application présentée, l’ensemble dégage une sensation de fluidité, révélant une interface tactile vraiment intuitive. Jobs a régalé l’assistance en naviguant dans Google Maps Street View, en regardant des émissions et un extrait de films en HD 720p sur YouTube ou en allant écouter un morceau de musique sur iTunes. 

Les démos de jeux de vidéos ont aussi impressionné tant par la fluidité et la qualité de l’affichage que par la maniabilité de l’interface tactile. Autre point fort incontestable, l’iPad utilise l’OS de l’iPhone et peut donc recevoir les 140 000 applications disponibles sur l’App Store.  Un système d’ajustement automatique de l’affichage permet de passer en plein écran ou de respecter la résolution d’origine dans un format plus réduit. En outre, un nouveau SDK intégrant les outils pour l’iPad est d’ailleurs disponible dès aujourd’hui. Bien que l’iPad ait avant tout une vocation ludique, Apple a tout de même mis l’accent sur la productivité en présentant une version complètement redessinée de sa suite bureautique iWorks qui comprend le traitement de texte Pages, le tableur Numbers et l’outil de présentation Keynote, vendus sur l’App Store à 9,99$ chacun. Et pour compléter le tout, un clavier physique en forme de station d’accueil sera vendu en option ainsi qu’une housse de protection. 

Comme on s’y attendait, Apple a aussi pensé l’iPad comme un livre électronique à part entière. Steve Jobs l’a d’ailleurs directement comparé avec le Kindle d’Amazon en expliquant vouloir aller plus loin. L’iPad embarque une application spécifique baptisée iBooks qui permet une lecture entièrement contrôlée avec les doigts, proche de l’expérience d’un livre papier. Et pour servir cette application, un iBook Store évidemment ! Il devrait ouvrir ses portes dans les heures qui viennent avec des titres en provenance des éditions Penguin, Hachette, HarperCollins, Simon and Schuster, MacMillan. 

Apple a choisi le format ouvert ePub, les ouvrages pouvant s’afficher en couleur ou noir et blanc et même contenir des vidéos. Un accord a également été passé avec le New-York Times qui a développé une application native. Apple est resté muet sur les conditions négociées avec les éditeurs, sur la quantité, le type d’ouvrages et les versions disponibles (anglais, français…) qui seront disponibles sur l’iBook Store. La firme à la pomme compte sans doute sur l’effet d’annonce pour convaincre de nouveaux éditeurs d’ici la commercialisation de l’iPad 

Windows 7, l’OS qui se vend le plus vite de l’histoire

29 janvier 2010

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Microsoft a publié des résultats records pour son deuxième trimestre fiscal (octobre à décembre 2009) avec un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars, en hausse de 60%. Les ventes de Windows 7 ont contribué à cette forte croissance. 

Après un premier trimestre fiscal en recul de 14%, Microsoft redresse la barre au-delà des prévisions pour son deuxième trimestre, clos fin décembre 2009. 

La firme de Redmond a réalisé un chiffre d’affaires (CA)  de 19,02 milliards de dollars, (+ 14% par rapport à la même période un an plus tôt) et dégagé un bénéfice net de 6,66 milliards de dollars (+ 60%). Le bénéfice par action a lui bondi de 57% à 74 cents. 1,7 milliards différés 

Une performance largement attribuée à la « demande exceptionnelle pour Windows 7 qui a contribué à cette croissance positive » a souligné Peter Klein, le directeur financier. 60 millions de licences ont déjà été écoulées, ce qui selon Microsoft en fait « l’OS qui se vend le plus vite de l’histoire ». Ainsi, sur l’ensemble du trimestre, ce sont  1,7 milliard de dollars de CA qui ont été différé du lancement du nouvel OS. Si on exclut ce montant, le CA s’affiche à 17,31 milliards de dollars. Peter Klein a en outre souligné que ces bons résultats ont été rendus possibles par une bonne maîtrise des coûts. (Eureka Presse) 

Les Kabyles comptent sur le soutien international pour leur autonomie

29 janvier 2010

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Photo : Ferhat Mhenni Président du MAK

Le président du Mouvement pour l’Autonomie de
la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni, compte sur le soutien international, notamment des Etats-Unis, pour l’instauration d’une autonomie dans cette région d’Algérie. Il a notamment souligné qu’une telle expérience pourrait « s’ériger en phare pour la démocratie sur le plan régional ».
 « Nous comptons sur le soutien de l’administration Obama à la lutte des kabyles pour leur autonomie », a déclaré M. Mehenni, cité par Fox News dans un article paru ce jeudi.
Le président du MAK a estimé que les Kabyles « peuvent constituer un rempart contre le terrorisme et un phare pour la promotion de la démocratie ».
Walid Phares, de la National Defense University, s’est, de son côté, déclaré « favorable à l’octroi de l’autonomie à cette région », tout en exhortant Alger à engager un dialogue avec les Kabyles dans ce sens.
Pour sa part, l’auteur de l’article, Sen Evansry, constate que le Département d’Etat américain « ne s’exprime pas jusqu’ici sur le dossier des kabyles », néanmoins il estime que l’administration Obama « sera sensible à l’avenir à cette problématique ».

Affaire Sonatrach : un proche de Bouteflika et de Chakib Khelil en fuite à l’étranger

29 janvier 2010

Selon des informations recueillies par LeMatin.DZ, un mandat de recherche international devrait être établi à l’encontre de Reda Hemche, l’homme-lige du système Sonatrach,un proche de Bouteflika et de Chakib Khelil, soupçonné d’être la pièce maîtresse des malversations sur lesquelles enquête le DRS, notamment l’octroi de marchés par des voies illégales, c’est-à-dire, sans passer par des avis d’appel d’offres nationaux et internationaux.

L’enquête du département du renseignement et de sécurité, DRS, a révélé que plusieurs marchés ont été accordés selon le mode gré à gré, qui n’est autorisé qu’en cas d’urgence. Le cas Hemche a été soulevé hier par la chambre d’accusation près la cour d’Alger qui aurait refusé d’accorder la liberté provisoire aux accusés incarcérés en raison de la fuite de ce responsable. Selon El-Khabar, Hemche a pu quitter le pays avec le concours de « personnalités influentes »,juste après le déclenchement de l’enquête sur Sonatrach. Il a bénéficié d’une retraite anticipée, dans le but de se délier de ses responsabilités. Il séjournerait en Suisse, à Lugano.

Le nom de Hemche a apparu pour la première fois, en 2002, dans le scandale des deux tours du Val d’Hydra surpayées à l’entrepreneur Chaabani. Une partie de cette somme de 700 millirads de centimes aurait atterri dans la besace pour la campagne présidentielle de Bouteflika de 2004.

L’architecte de ce marché n’est autre que Reda Hmeche qui faisait partie également, en plus de sa fonction de responsable de marketing au sein de la direction de la Sonatrach, du Conseil d’Administration de la société mixte BRC. Une partie de la somme des 400 milliards de centimes a été verséé par Hmeche aux comités de soutien à la candidature de Bouteflika en forme de « sponsoring ». Et la plus importante partie, 300 milliards de centimes, a été, selon les mêmes sources, transférée à l’étranger via la Tunisie.

Selon une source proche du dossier, l’enquête est loin d’être achevée. L’investigation porte maintenant sur une longue liste de responsables dont le lien au scandale de Sonatrach a été prouvé. Le Matin.dz

Pékin menace Washington à cause d’une vente d’armes à Taïwan

30 janvier 2010

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He Yafei, vice-ministre chinois des affaires étrangères 


La Chine a averti les Etats-Unis que la vente d’armes à l’île, sur laquelle Pékin revendique la souveraineté, nuira aux relations entre les deux pays.  

« Les Etats-Unis seront responsables de graves répercussions s’ils n’annulent pas immédiatement leur mauvaise décision de vendre des armes à Taïwan », a dit le vice-ministre des Affaires étrangères, He Yafei, à l’ambassadeur américain en Chine, Jon Huntsman.
Le gouvernement américain a informé vendredi le Congrès de ses projets de vente d’armements, des hélicoptères Black Hawk et des missiles antimissiles Patriot notamment, à Taiwan pour un montant de 6,4 milliards de dollars.
Pékin a annoncé quelques heures plus tard la suspension des relations militaires avec Washington, ainsi que l’interruption du dialogue sur les questions de sécurité stratégique, de contrôle des armes et de prolifération nucléaire.  

« Il est inévitable que la coopération entre la Chine et les Etats-Unis sur d’importantes questions internationales et régionales sera aussi affectée », a précisé le ministère des Affaires étrangères.
Washington compte sur l’aide de Pékin dans les dossiers des nucléaires iranien et nord-coréen ainsi que dans la lutte contre le réchauffement climatique.  »L
a Chine imposera également des sanctions proportionnées aux entreprises américaines qui vendent des armes à Taïwan », a-t-il ajouté.
Le ministère n’a pas nommé d’entreprises mais le constructeur de l’hélicoptère Black Hawk que comptent vendre les Etats-Unis est Sikorsky Aircraft, filiale de United Technologies. Les missiles Patriot sont pour leur part fabriqués par Lockheed et l’intégrateur de système par Raytheon .  

JH et agences  

  

Confidentiel : Une garde rapprochée marocaine pour le président Yayi

30 janvier 2010

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 Photo : Le président béninois Boni Yayi

Confidentiel

Nous avons appris de bonne source que la garde rapprochée du président béninois, Dr Boni Yayi, est désormais confiée à des militaires marocains.

Cinq instructeurs marocains sont en effet à pied d’œuvre, depuis quelques semaines au palais de la Marina à Cotonou, pour assurer l’encadrement de la garde présidentielle rapprochée. Selon les mêmes sources, cette mission était auparavant confiée à des libyens

Vivendi condamné à 4 milliards de dollars, Messier relaxé

30 janvier 2010

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Photo : Jean-Marie Messier 

 

Le groupe français Vivendi a été condamné vendredi par un jury américain pour communication trompeuse par imprudence. Les dommages et intérêts ont été fixés à 4 milliards de dollars. L’ancien PDG Jean-Marie Messier a été blanchi. 

 

Le groupe français Vivendi, poursuivi par des actionnaires ruinés par son quasi-effondrement en 2002, a été reconnu coupable vendredi à New York de communication trompeuse par imprudence, et son ancien PDG Jean-Marie Messier a été blanchi. 

Les dommages et intérêts ont été estimés par l’accusation aux environs de quatre milliards de dollars. 

L’avocat de Vivendi, Paul Saunders, a immédiatement annoncé qu’il allait faire appel, et qu’il entendait « gagner ». 

Le principal avocat des plaignants dans ce procès en nom collectif, Arthur Abbey, s’est félicité d’avoir pu l’emporter alors que « l’opposition était énorme ». 

« Le plus satisfaisant est que l’ensemble des 57 déclarations (mises en causes par l’accusation) étaient fausses, le jury a tranché à 100% contre Vivendi », a indiqué M. Abbey à l’AFP. 

« Nous sommes satisfaits que les dommages (fixés par les jurés) soient la moitié de ce que réclamaient les plaignants, de ce côté là c’est une victoire partielle », a précisé quant à lui M. Saunders, pour Vivendi. 

M. Abbey, qui avait estimé que les dommages et intérêts pourraient s’élever jusqu’à 11,5 milliards de dollars, avançait vendredi le chiffre de 4 milliards. « C’est le double de chiffre que Vivendi affirmait représenter le maximum possible », a-t-il précisé. 

Outre M. Messier, reconverti dans le conseil aux entreprises, son directeur financier Guillaume Hannezo, qui était également poursuivi, a été blanchi. 

MM. Messier et Hannezo, dont la responsabilité civile est couverte par l’assurance accordée aux dirigeants d’entreprise, selon une source judiciaire, doivent encore comparaître en correctionnelle à Paris au printemps, avec cinq autres dirigeants de Vivendi. 

M. Messier risque jusqu’à cinq ans de prison et une forte amende pour diffusion d’informations fausses ou trompeuses, manipulation de cours et abus de biens sociaux. 

Père génétique d’un seul des deux jumeaux.

31 janvier 2010

En  Turquie un homme a découvert qu’il est le père génétique d’un seul de ses jumeaux. 

Soupçonnant sa femme d’infidélité un homme turc engage une procédure de divorce et décide de faire passer des tests de paternité à ses deux garçons jumeaux. Les tests dont la fiabilité des résultats est de 99,9% font découvrir au père que l’un des deux jumeaux n’est pas le sien. 

Ces tests ont été confirmés par la suite par un autre laboratoire à la demande du tribunal d’Istanbul chargé de cette affaire. 

L’homme apprend alors que sa femme, la mère des deux garçons, entretenait une relation avec un homme, avant d’être obligée, par sa famille, de se marier avec lui. 

Cette histoire qui semble incroyable a néanmoins une explication scientifique. Le phénomène de jumeaux avec des pères différents s’appelle la super-fécondation. Ce cas est très rare chez les humains, mais plus fréquent chez les animaux, comme les chats ou les chiens. La super-fécondation survient lorsque la femme produit deux ovules dans un même cycle menstruel. 

Selon le quotidien turque Sabah, le père a décidé de conserver la garde de son enfant légitime mais le deuxième jumeaux a, par contre, été placé dans une institution Quant à la mère, menacée de mort par ses parents et ceux de son mari, elle a obtenu une injonction du tribunal leur interdisant de s’approcher à moins de 500 mètres de son domicile.

JH et Closer.fr

 

 jumeauxblancnoir.jpg Alicia et Jasmin sont jumelles. Elles sont nées en mai  2006 en Australie. Alicia est couleur café, cheveux et yeux foncés. Jasmin est blanche, cheveux blonds et yeux bleux. Ces deux bébés sont nés d’une mère anglo-jamaïcaine (Natasha Knight) et d’un père allemand (Michael Singerl). Il y a une chance sur un million pour qu’un tel phénomène se produise. Dans ce cas le père est le même. 

Le président de l’Université critique Ben Ali : l’établissement devra fermer

31 janvier 2010

mohamedbenabdelli1.jpg Photo : Mohamed Bouabdelli

Quatre mois après avoir publié sur Internet un livre critique sur le président Ben Ali, le fondateur et président de l’Université libre de Tunis (ULT) est sanctionné.

Sa création, la première et plus ancienne université privée de Tunisie, s’est vu notifier la suspension de ses activités. Elle n’a désormais plus le droit de prendre de nouvelles inscriptions. Tout juste est-elle autorisée à achever les cursus en cours. Née il y a trente-cinq ans, l’ULT, très cotée en Tunisie, forme chaque année 1 500 étudiants en ingénierie, architecture, droit et gestion. 

Pour Mohamed Bouebdelli, il s’agit d’une « décision politique, dictée par la haine et la vengeance ».

Quatre mois après avoir publié sur Internet un livre critique sur le président Ben Ali, le fondateur et président de l’Université libre de Tunis (ULT) a été sanctionné. Sa création, sa fierté -- la plus ancienne des universités privées de Tunisie -, s’est vu notifier la suspension de ses activités par le ministère de l’enseignement supérieur. Officiellement, l’université présente « nombre de carences et irrégularités d’ordre administratif et pédagogique ». Pour Mohamed Bouebdelli, ces reproches ne sont qu’ »une mise en scène destinée à (le) sanctionner ».

C’est en octobre 2009 que cet ingénieur de formation, qui a passé vingt ans de sa vie en France avant de regagner la Tunisie en 1972, bascule dans l’opposition ouverte au président Ben Ali. Il met en ligne un ouvrage -- Le jour où j’ai réalisé que la Tunisie n’est plus un pays démocratique (www.bouebdelli.com) -- dans lequel il rappelle les promesses de M. Ben Ali au moment de son arrivée au pouvoir en 1987 et souligne ses reniements. Dans la foulée, l’auteur avance une série de propositions pour faire de la Tunisie un pays démocratique.

Au sein de l’opposition, le « ralliement » de Mohamed Bouebdelli en fait grogner quelques-uns. Si l’homme est reconnu pour ses compétences d’éducateur -- outre l’université, il a créé un collège et un lycée privés -, on lui reproche d’avoir mis trop de temps avant de se démarquer franchement du pouvoir. D’autres, au contraire, voient en lui un symbole éclatant de l’échec du régime. « Ben Ali décourage même ceux qui sont les mieux intentionnés à son égard, souligne un observateur. Bouebdelli aurait pu être son allié, pas son adversaire ! Mais il a fini, comme tant d’autres, par se lasser du système. »

En mai 2007, on lui annonce la fermeture de son lycée, vraisemblablement pour ne pas faire de concurrence à l’école que vient d’ouvrir l’épouse du chef de l’Etat… « Ç’a été le déclic. J’ai compris ce jour-là ce qu’était l’arbitraire », dit-il.

M. Bouebdelli reçoit chaque jour des manifestations de sympathie, de parents d’élèves autant que de policiers ou de cadres de l’administration, tous consternés par la sanction qui frappe l’université. « Les gens sont scandalisés, mais ils sont paralysés par la peur. Chacun me dit : « Je suis avec vous, mais j’ai une famille, comprenez-moi »", soupire-t-il. Contactées pas Le Monde, les autorités tunisiennes n’ont pas souhaité réagir.

JH et le Monde 

Kadhafi aurait souhaité rester à la tête de l’Union Africaine

31 janvier 2010

kadhafi32a4b62.jpg Photo : Mouammar Kadhafi

Succédant au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a été désigné par ses pairs pour assurer la présidence tournante de l’Union africaine (UA).  

Annonce en a été faite après une réunion tenue à huis clos entre les chefs d’Etat et de gouvernement des 53 Etats membres de l’UA. Réunion au cours de laquelle le président sortant de l’UA Mouammar Kadhafi a laissé entendre qu’il souhaitait rester au poste qu’il occupe depuis un an, durée traditionnelle de cette fonction tournante entre les cinq régions du continent  

A l’issue de cette réunion, M. Kadhafi a déclaré : « mon frère le président de la république du Malawi, Bingu wa Mutharika, va me remplacer et prendre le relais » à la tête de l’UA. « Ma responsabilité morale est suffisante, en tant que roi des rois traditionnels d’Afrique. Je suis de plus un des chefs d’Etat les plus anciens d’Afrique ».  

Et de poursuivre : « Je n’ai besoin d’aucun titre, je resterai sur le front pour la lutte en faveur de l’UA ».  Aussi, a-t-il souligné : « le président de l’UA n’a aucune prérogative ».  

 

Al Qaeda repousse son ultimatum concernant un otage français

31 janvier 2010

 

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Photo : Pierre Camatte quelque part au Mali avec un inconnu   

Selon un négociateur malien, les ravisseurs du Français Pierre Camatte, détenu quelque part au Mali depuis novembre dernier, repoussent à une date indéterminée leur ultimatum qui expirait dans la nuit du samedi à dimanche. 

 

La branche maghrébine d’Al-Qaeda (Aqmi), qui menace d’éxécuter un otage français enlevé fin novembre au Mali, a repoussé à une date indéterminée son ultimatum, qui expirait dans la nuit de samedi à dimanche, selon un négociateur malien. 

« Il n’y a pas de date précise donnée (pour la prolongation de l’ultimatum) mais il faut qu’on fasse vite pour trouver une solution », a ajouté cette source s’exprimant sous couvert de l’anonymat et qui est au coeur des tractations. « Les gens (d’Aqmi) demandent en tout cas la libération très rapide de leurs quatre prisonniers qui sont au Mali. Ils ne demandent rien d’autre ». 

La branche d’Al-Qaeda au Maghreb, qui détient en tout six Européens en otage, avait menacé le 10 janvier d’exécuter le Français Pierre Camatte, si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabè) détenus au Mali n’étaient pas libérés d’ici le 30 janvier. 

 

Pas de demande de rançon? 

Une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français avait également évoqué une « rançon ». Mais le négociateur malien a démenti samedi la demande d’une rançon: « les gens qui avaient parlé de rançon sont des escrocs qui se disaient intermédiaires, mais qui voulaient seulement empocher de l’argent ». 

Un peu plus tôt samedi, le négociateur malien avait affirmé qu’il « avait de l’espoir » que la vie de l’otage français soit épargnée. Mais ces menaces sont prises au sérieux. Selon une source proche du dossier, « ces derniers jours, Paris a dépêché à Bamako plusieurs émissaires, dont des proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy (le président français) pour obtenir [sa] libération ». 

Début juin 2009, Aqmi avait annoncé avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu’elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes. Ces derniers avaient d’abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de 20 jours pour libérer l’islamiste radical Abou Qatada emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de 15 jours puis l’otage avait été exécuté. 

 

Polanski pourrait rester «enfermé» un an dans son chalet

31 janvier 2010

lechaletoestenfermpolansky.jpg    Photo : Chalet où est « enfermé » Polanski   

Roman Polanski n’est pas près de quitter son chalet de Gstaad. La procédure pourrait se prolonger «de quelques mois à un an» si le cinéaste fait recours contre son extradition vers les Etats-Unis. 

C’est du moins ce qu’affirme la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf dans Le Matin dimanche suisse.  Rien ne fait obstacle à une décision de l’Office fédéral de la justice concernant l’extradition de Roman Polanski. Le 22 janvier dernier, un juge de Los Angeles a en effet refusé que le cinéaste soit jugé par contumace, ce qui aurait rendu la procédure d’extradition caduque.  Une fois le feu vert à l’extradition donné, les avocats du cinéaste ont la possibilité de faire recours auprès du Tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral. La procédure pourrait ainsi «encore se prolonger un moment», explique la ministre de la justice. 

Agé de 76 ans, Roman Polanski a été arrêté à Zurich au mois de septembre en application d’un mandat d’arrêt américain. Accusé d’avoir eu des relations sexuelles illégales en 1977 avec une mineure de 13 ans, il avait fui la Californie en 1978 après avoir plaidé coupable et alors qu’une condamnation allait être prononcée contre lui. Il risque une peine maximale de deux ans de prison. 

La condamnation de Rachid Hamdani annulée en appel

31 janvier 2010

racidhamdanietmaxgldi.jpg Photo : Rachid Hamdani (à gauche) et Max Göldi

La cour d’appel de Tripoli a innocenté ce dimanche Rachid Hamdani, l’un des deux Suisses retenus en Libye, des accusations de «séjour illégal».  Elle a annulé sa condamnation à seize mois de prison. Le second otage suisse, Max Göldi, attend son verdict jeudi.  «La cour d’appel a innocenté Rachid Hamdani et a annulé sa peine de prison pour séjour illégal», a déclaré son avocat libyen Salah Zahaf, sans autre détail. 

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé cette information.  Ce verdict est «la meilleure nouvelle venue de Libye depuis longtemps», a déclaré Daniel Graf, porte-parole d’Amnesty International (AI). Il s’agit d’une des étapes les plus importantes dans la perspective d’un retour des deux Suisses, a-t-il ajouté.  M. Graf espère maintenant que Max Göldi sera lui aussi relaxé. La cour d’appel doit rendre son jugement jeudi. 

Place aux diplomates 

Pour le politologue genevois Hasni Abidi, ce jugement marque un «changement inattendu» dans l’attitude de Tripoli. Le régime libyen a voulu adresser un «signal» politique à
la Suisse, en montrant que sa justice est «autonome et indépendante» du pouvoir politique. 
La Confédération doit maintenant montrer, de manière intelligente et discrète, sa disponibilité à renégocier avec Tripoli, ajoute le directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM). Selon lui, l’arrivée d’un nouveau négociateur, le futur secrétaire d’Etat aux affaire étrangère Peter Maurer, pourrait «donner un coup de pouce» à ces discussions. 

Mais on est encore loin d’une amorce de normalisation des relations bilatérales, souligne M. Abidi. Quant au retour des deux otages en Suisse, il dépend désormais de la manière dont
la Confédération et
la Libye vont gérer cette sortie de crise, estime-t- il. 
Deuxième procès en cours  Rachid Hamdami, responsable d’une PME de
la Côte, et Max Göldi, chef de la filiale en Libye du groupe d’ingénierie hevético- suédois ABB, sont retenus en Libye depuis le 19 juillet 2008. Ils ont été condamnés par contumace le 30 novembre 2009 à 16 mois ferme pour «séjour illégal» dans ce pays. 

Les deux hommes sont également accusés d’»activités économiques illégales». Ils ont comparu tous les deux ce week-end devant un tribunal libyen, ont annoncé le DFAE et Me Zahaf. Le verdict de la cour est attendu samedi pour Rachid Hamdani et dimanche prochain pour Max Göldi. 

Engagement européen 

Les deux hommes ont longtemps refusé de se présenter à leurs procès, craignant d’être arrêtés. Ils ont toutefois reçu la semaine dernière les garanties nécessaires. Ils ont donc assisté à leur procès respectif accompagnés par des diplomates de plusieurs pays de l’Union européenne, dont l’Allemagne.  Selon Hasni Abidi, cette solidarité européenne ne s’est pas faite uniquement «par amour de
la Suise» mais parce que les Etats membres savent que «la poursuite des affaires avec
la Libye passe par un règlement de la crise». 
Les relations entre Tripoli et les Vingt-Sept ont en effet failli «tourner à l’escalade», après la décision de restreindre l’octroi de visas Schengen aux ressortissants Libyens. Tripoli a notamment préparé une palette de sanctions, à commencer par un durcissement de l’attribution des visas aux ressortissants de l’UE. 

Une année et demie de détention  Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008, peu après l’interpellation à Genève d’un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques qui les accusaient de mauvais traitements. 

Les deux hommes avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résidaient depuis à l’ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen. 

Mais à la mi-septembre 2009 ils avaient été emmenés par les autorités libyennes dans un lieu tenu secret au prétexte de subir un contrôle médical -- une opération qualifiée de «kidnapping» par Berne. Ils n’avaient été reconduits à l’ambassade que le 9 novembre, sans mention d’aucun motif. ATS/AFP 

Sahara: Probable reprise des négociations vers la mi-février

31 janvier 2010

bankimoon.jpg Le S.G des Nations Unies Ban Ki-moon

Les négociations entre les parties au sujet de la question du Sahara pourraient reprendre vers la mi-février prochain, a annoncé, dimanche à Addis-Abeba, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon.   

« Nous sommes en train d’envisager une reprise d’une session de négociations à la mi-février » , a déclaré Ban ki-Moon lors d’une conférence de presse tenue en marge du 14-ème Sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), qui a ouvert ses travaux dans la capitale éthiopienne. 

Le secrétaire général de l’ONU a rappelé que son envoyé personnel pour le Sahara, M. Christopher Ross a eu des discussions  » actives » avec les parties concernées, ajoutant que les consultations informelles d’août dernier à Vienne « se sont révélées très utiles ». 

« Nous allons maintenant développer les résultats avec les parties concernées », a assuré le secrétaire général de l’ONU. 

« Si les choses évoluent favorablement, il y a une possibilité pour que les négociations puissent reprendre à la mi-février », a souligné M. Ban ki-Moon, sans toutefois donner d’autres détails. 

Les parties s’étaient rencontrées les 10 et 11 août 2009 en Autriche dans le cadre d’une réunion informelle destinée à préparer le 5-ème round des négociations pour trouver une solution politique et définitive au conflit du Sahara. 

A vendre: 1500 numéros de comptes en Suisse

31 janvier 2010

guttenberg3.jpg Photo : Le ministre allemand de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg

Selon le quotidien «Frankfurter Allgemeine Zeitung»,  un informateur propose de vendre au fisc allemand une liste de 1500 contribuables ayant dissimulé des fonds en Suisse. 

 

Cette affaire intervient près d’un an après des faits similaires impliquant des comptes au Liechtenstein qui avaient permis au fisc allemand de récupérer plus de 500 millions d’euros et qui avaient fait boule de neige en Europe. 

Selon le journal, l’informateur proposerait de vendre les données bancaires relatives à des affaires d’évasion fiscale au prix de 2,5 millions d’euros. 

Comme preuve de sa bonne foi, l’informateur a déjà fourni au fisc les données relatives à cinq comptes, susceptibles de rapporter environ un million d’euros chacun aux caisses de l’Etat. 

Le ministère des Finances étudie actuellement l’offre et, même s’il ne paye pas pour le restant des informations, il pourrait néanmoins accorder une prime à l’informateur pour les données déjà fournies, selon le quotidien. 

Il y a un an, le fisc allemand avait lancé une large enquête relative à près d’un millier de contribuables sur la base de données informatiques achetées pour près de cinq millions d’euros par les services secrets à un ancien employé d’une banque du Liechtenstein, chargé de numériser des archives. 

L’Allemagne avait partagé ses informations sur les fraudeurs avec nombre d’autres pays européens. 

 

S’exprimant, en marge du forum de Davos, dans
la NZZ am Sonntag, le ministre allemand de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, déclare «avoir un problème avec le fait de payer pour quelque chose qui a été obtenu de manière douteuse sur le plan légal». 

 

La Russie vend pour 1,8 milliard de dollars d’armes à la Libye

31 janvier 2010

su35.jpg Photo : Un Sukhoi SU-35 russe

La Russie fournira à la Libye des armes d’une valeur totale de 1,8 milliard de dollars, a annoncé samedi le Premier ministre russe Vladimir Poutine. 

« Il ne s’agit pas seulement d’armes de petit calibre et d’armes légères. Le contrat a été signé tard vendredi », a précisé Poutine. 

Selon les médias russes, la Russie et la Libye devaient signer un contrat de ventes d’armes lors de la visite du ministre libyen de la Défense Younis Jaber à Moscou les 26 et 27 janvier.  La Russie devrait fournir à la Libye selon les mêmes sources des chasseurs multirôle de dernière génération Su-35 et le système antimissile PMU-2. Un système antimissile très performant que Moscou a également vendu à l’Algérie. Selon l’exportateur d’armes public russe Rosoboronexport, les deux pays ont conclu cinq contrats militaires, portant notamment sur la fourniture d’équipements militaires à l’armée de terre et à la marine libyennes, la modernisation des chars T-72 et la fourniture de pièces de rechange.

Le président mauritanien, absent au sommet de l’Union Africaine

31 janvier 2010

mohamedouldabdelaziznc2b04.jpg Photo : le président mauritanien Ould Abdel Aziz

  

Ni le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, ni le premier ministre, Moulay Ould Mohamed Laghdaf, ne seront présents au 14e Sommet de l’Union africaine. Un remaniement ministériel serait imminent en Mauritanie.  

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ne participera pas au sommet de l’Union Africaine (UA), dont l’ouverture est prévue dimanche à Addis-Abeba, ont annoncé samedi des sources diplomatiques à Nouakchott.  Ces mêmes sources ont indiqué que la Mauritanie sera représentée par Mme Naha Mint Mouknass, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.  Selon les observateurs, l’imminence d’un remaniement ministériel serait à l’origine de cette absence du chef de l’Etat et du Premier ministre

La Banque d’investissement africaine, bientôt opérationnelle

31 janvier 2010

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La Banque d’investissement africaine (BIA) sera opérationnelle bientôt, a déclaré dimanche Jean Ping, le président de la commission de l’Union africaine (UA), à Addis-Abéba – Ethiopie-. 

 

M. Ping a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 14e session ordinaire de l’Assemblée de l’UA, tenue du 31 janvier au 2 février au Centre de conférences des Nations unies à Addis-Abéba, dont le thème porte sur les « Technologies de l’Information et de
la Communication en Afrique: Défis et perspectives pour le développement ». 

 

Il a affirmé que « des démarches et des efforts ont été aussi engagés pour accélérer le processus de création des institutions continentales de
la Communauté économique africaine ». 

 


La Banque d’investissement africaine constitue la première institution bancaire d’investissement d’Afrique. Elle aura comme objectifs le financement d’infrastructures sur le continent africain quand cela sera necéssaire, notamment la construction d’autoroutes transfrontalières et de liaisons téléphoniques.

Les transferts des expatriés tunisiens représentent 5.1% du PIB

31 janvier 2010

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La communauté des Tunisiens résidant à l’étranger a transféré 1.669 millions de dinars (1.293 millions de dollars) en 2009, a rapporté samedi le quotidien tunisien « L’Expert ». 

Les Tunisiens sont 4è au classement dans la région selon le quotidien tunisien qui cite des données du dernier rapport de
la Banque mondiale (BM). L’Egypte est en tête avec 5.865 millions de dollars suivie par le Maroc 5.700 millions de dollars et l’Algérie avec 2.906 millions de dollars. 
Selon les données du dernier rapport de la Banque mondiale, les transferts de fonds des expatriés tunisiens représentent 5.1% du PIB en Tunisie.  Toutefois, les chiffres du gouvernement tunisien soulignent que les transferts monétaires des expatriés tunisiens ont représenté entre 1987 et 2008 4.8 % du PIB, 21.8 % des économies des Tunisiens et 43.7% du déficit commercial extérieur pour la seule année 2007. 

Est à noter que les transferts des Tunisiens établis à l’étranger constituent la quatrième source de devises.  Rappelons que près d’un million de Tunisiens vivent à l’étranger. 82 % d ‘entre eux vivent dans des pays européens, dont plus de la moitié en France.

696 chaînes satellitaires arabes

31 janvier 2010

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A la fin de l’année 2009, les bouquets arabes qui fournissent des chaînes satellitaires étaient  au nombre de 398, dont seulement 26 sont étatiques, a annoncé jeudi Slaheddine Maaoui, directeur général de l’Union de Radiodiffusion des Etats Arabes (ASBU).

Ces entreprises, a précisé Slaheddine Maaoui au cours d’une conférence de presse tenue à Tunis, émettent plus de 696 chaînes de différentes orientations et thématiques sur 17 satellites alloués à cet effet.

« Vous constaterez que le nombre de chaînes privées est en train de prendre considérablement le dessus. Les chaînes étatiques, quant à elles, sont de moins en moins présentes. Et elles le seront davantage dans le futur », a souligné Slaheddine Maaoui.

En effet, les chaînes étatiques sont au nombre de 97, alors que 599 des chaînes sont privées. Par ailleurs, le nombre des premières a évolué de 28% en comparaison à l’année 2007-2008, tandis que le nombre des deuxièmes n’a progressé que de 40%.

Et l’on notera sans grande surprise que les chaînes de divertissement et de musiques sont les plus présentes dans le paysage audio-visuel arabe.

Sur un total de 696 chaînes arabes, 115 chaînes sont spécialisées en diffusion de musique et d’émissions musicales, viennent ensuite, dans l’ordre, les chaînes de cinéma (67), le sport (56) et les sujets économiques et commerciaux qui totalisent 41 chaînes.

Pour leur part, les chaînes d’informations sont au nombre de 46. Plus loin dans le classement, viennent les chaînes éducatives et culturelles (31), alors que les chaînes religieuses et confessionnelles sont, elles, au nombre de 39.

« La raison de cette explosion du nombre de chaînes arabes est due à toutes les facilités qui existent pour pouvoir diffuser, aux moyens technologiques plus pointus et aux ressources plus abondantes « ,a-t-il précisé.

Au sujet de l’avenir de la charte de la diffusion arabe, projet mort-né suite aux protestations de plusieurs chaînes arabes qui l’ont accusé de vouloir restreindre la liberté de presse, Salaheddine Maaoui dit qu’elle est désormais un document de référence non contraignant.

Les chaînes ne sont pas obligées de s’y soumettre, il pense toutefois que cette charte aurait pu réglementer le secteur de manière positive, à l’instar de la directive européenne régissant les chaînes européennes.

En dernier lieu, le directeur de l’ASBU a précisé que son organisme porte sa voix à celle de tous les pays arabes pour empêcher le Congres américain de se pencher sur un projet de loi interdisant certaines chaînes arabes religieuses de diffuser,  » cela est du ressort des pays arabes de permettre ou non à une chaine arabe de diffuser », a-t-il dit.

Clearstream : Rebondissement dans le procès de l’affaire

31 janvier 2010

devillepin.jpg Photo : Dominique de Villepin

Jugée jeudi, l’affaire Clearstream a fait l’objet vendredi d’un appel de la part du parquet de Paris, un nouveau rebondissement dans ce procès qui engage notamment l’ancien Premier ministre français (2005-2007) Dominique de Villepin. 

Sur Europe 1, le procureur Jean-Claude Marin a annoncé qu’il ferait appel de la relaxe prononcée jeudi par le Tribunal correctionnel de Paris pour Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. M. de Villepin sera à nouveau jugé fin 2010 ou début 2011.  Le tribunal n’a pas tiré toutes les conclusions de ce qu’il a entendu. Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité », a indiqué M. Marin.  « Sur de nombreux points, ce jugement (me) donne raison », a expliqué le procureur de Paris. « Il ne condamne pas Dominique de Villepin, estimant que celui-ci n’a été au courant de la falsification que le 15 octobre doit après la dernière dénonciation calomnieuse, ce qui peut paraître contraire à ce qu’il y a dans la procédure. »  La justice française avait reçu en 2004 par courriers anonymes des listings de personnalités françaises ayant touché des rétrocommissions dans l’affaire de vente de frégates françaises à Taiwan dans les années 1990.  Les enquêtes de la justice ont conclu qu’il s’agissait de documents falsifiés, et que les courriers étaient envoyés par Jean-Louis Gergorin, ancien vice- président du groupe EADS, un proche de Dominique de Villepin. Le nom de Nicolas Sarkozy, élu à la présidence française en 2007, a figuré dans les listings. Il a porté plainte contre les auteurs de ces courriers anonymes pour dénonciation calomnieuse.  Le procès de l’affaire Clearstream s’est ouvert en septembre dernier au tribunal correctionnel de Paris, avec notamment sur le banc des accusés M. de Villepin. Le parquet avait requis à l’audience une peine de 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien chef de la diplomatie à l’époque de Jacques Chirac. Cependant, le tribunal n’est pas parvenu à démontrer que Dominique de Villepin savait que les listings Clearstream étaient des faux. Les juges ont finalement estimé qu’il n’existait pas de preuve qu’il ait donné une instruction frauduleuse, et qu’il n’est pas davantage complice du délit par son abstention. 

Une décision de Sarkozy ? 

Réagissant dans l’immédiat, Dominique de Villepin a relevé que la décision de faire appel n’était pas celle du procureur, mais du chef de l’Etat français. « Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine », a déclaré M. de Villepin, sur les ondes des radios RMC et BFM. Dominique de Villepin voit dans cet appel « un détournement de la fonction présidentielle, un détournement du pouvoir ». « C’est un triste spectacle, ce n’est pas un grand jour pour la politique », a-t-il dit. « Je regrette que ce spectacle pitoyable soit donné aux Français, je regrette que la justice soit instrumentalisée. » 

Selon des observateurs, la décision du parquet est forcément empreinte « d’arrière d’arrière-pensée politique ». Dans tous les cas, la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, déjà rude, est désormais relancée de plus belle, ont-ils estimé. 

Aux yeux de Stéphane Rozès, directeur du cabinet Conseil analyses et perspectives (Cap), le risque politique est partagé. « Oui, la guerre est relancée par affaire judiciaire interposée, mais l’un et l’autre vont peut-être en pâtir », a-t-il commenté.

Deux Marocains condamnés en Algérie pour terrorisme

31 janvier 2010

Deux ressortissants marocains, Abdelghani Echebba et Salaheddine Legrine ont été condamnés dimanche à cinq ans de prison ferme par le tribunal criminel d’Alger pour tentative de rejoindre des « terroristes », a rapporté l’agence APS.   

Les deux condamnés ont nié les faits devant le tribunal, affirmant être passés par l’Algérie pour émigrer en Italie, selon la même source. 

Les deux hommes, originaires de Salé, ville jumelle de Rabat, avaient été arrêtés à Tizi Ouzou le 20 août 2008 par les services de sécurité algériens « alors qu’ils tentaient de rejoindre les groupes terroristes actifs dans la région », ajoute APS citant l’accusation. Salaheddine Legrine est un ancien militaire de l’armée marocaine ayant des antécédents judiciaires, selon l’agence.  Lors de leurs interrogatoires, notamment par un juge d’instruction, les deux accusés avaient reconnu qu’ils étaient entrés illégalement en Algérie avant de se rendre à Alger puis à et Tizi Ouzou pour essayer de se joindre à ces groupes armés. Ils ont été condamnés à cinq ans de prison ferme et 100.000 dinars d’amende, alors que le procureur avait requis une peine de 10 ans de réclusion. La défense plaidait l’acquittement.  AFP 

USA: le deuxième homme enceint(e) s’apprête à accoucher

31 janvier 2010

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Selon le quotidien britannique « The Daily Mail », un couple de transsexuels a révélé qu’il attend le premier bébé d’ici un mois. 

Scott Moore devrait donner naissance à un garçon en février, avec son mari Thomas à ses côtés. Si sa grossesse arrive à son terme, Scott sera le deuxième homme enceint(e) du monde à donner la vie à un enfant. 

Scott et Thomas avaient été femmes et ont subi toutes les deux une chirurgie pour changer de sexe.  Scott, 30 ans, légalement marié à Thomas, car il a encore un certificat de naissance de sexe féminin, se dit prêt à connaître les joies de la paternité. Le couple a décidé d’appeler leur fils « Miles ». 

Sommet spécial de l’ONU sur les OMD en septembre prochain

1 février 2010

bankimoon3.jpg Photo : Ban Ki-Moon

 

Un sommet spécial sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sera convoqué en septembre prochain à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.  

Annonce en a été faite par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki- moon, dimanche à Addis Abeba, à l’ouverture du 14e sommet de l’Uunion africaine (UA), tenu du 31 janvier au 2 février.  Les OMD, qui visent la réduction de la pauvreté dans le monde de moitié vers 2015, ont été adoptés lors du Sommet du Millénaire tenu en septembre 2000 au siège de l’ONU à New York 

« Il n’y a pas beaucoup de temps à l’échéance de 2015, mais toujours une longue distance à traverser », a-t-il averti, en attribuant l’inefficacité de la réaliser de ces objectifs aux obstacles tels que la récession globale, la crise d’énergie, l’insécurité alimentaire et le changement climatique.  « Actuellement c’est le moment critique pour mobiliser des actions », a-t-il souligné. 

Le sommet de septembre aura pour objectif de mobiliser l’appui pour accroître les succès des OMD et de prêter attention sur les lacunes qui nécessitent une action d’urgence, a précisé le chef de l’ONU.  Le sommet devrait également mettre l’accent sur les initiatives relatives aux politiques prioritaires, notamment la création d’emplois, a-t-il poursuivi. 

Par ailleurs, une coalition d’action devrait être établie qui a pour mission de sensibiliser le public sur les priorités des OMD en Afrique, a-t-il ajouté.  Il a appelé à la participation au sommet, visant à l’adoption globale d’un plan d’action « pratique, dynamique et accéléré ».

Rappel de 100.000 Peugeot et Citroën et de millions de Toyota

1 février 2010

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Pour un défaut de pédale d’accélération PSA compte rappeller envrion 100.000 Peugeot 107 et Citroen C1 produites par Toyota dans son usine commune en République Tchèque. Pour sa part Toyota a annoncé le rappel de millions de voitures dans le monde pour le même défaut. 

  

PSA a annoncé samedi 30 janvier le rappel de Peugeot 107 et Citroën C1 produites dans son usine commune avec Toyota en République Tchèque et qui pourraient être victimes du même défaut que les véhicules du constructeur japonais. Toyota vient d’annoncer le rappel des millions de voiture dans le monde -- jusqu’à 1,8 million en Europe -- pour un défaut de pédale d’accélération.

Ceci concernera des Peugeot 107 et Citroën C1 produites entre février 2005 et août 2009 dans l’usine de Kolin, en République tchèque, c’est-à-dire « 10% du parc de C1 et 107 roulant, soit moins de 100.000 voitures » en Europe, a expliqué un porte-parole du constructeur français. Environ 220.000 Peugeot et Citroën sortent chaque année de l’usine, opérationnelle depuis février 2005 mais « seulement une partie de la production est concernée car en fonction des versions, essence ou diesel, ce n’est pas le même type d’éléments » qui est utilisé, a-t-il expliqué.

Toyota est chargé de la conception et de la fabrication

Les deux citadines du constructeur automobile français sont assemblées sur des lignes de montage de Toyota, qui produit à Kolin sa petite AYGO. Ce modèle fait partie des huit que le constructeur japonais a décidé de rappeler en Europe pour un défaut de pédale d’accélération. Les huit modèles concernés sont des AYGO (produits de février 2005 à août 2009), des iQ (novembre 2008 à novembre 2009), des Yaris (novembre 2005 à septembre 2009), des Auris (octobre 2006 à janvier 2010), des Corolla (octobre 2006 à décembre 2009), des Verso (février 2009 à janvier 2010), des Avensis (novembre 2008 à décembre 2009) et des RAV4 (novembre 2005 à novembre 2009).  

Sur le papier, PSA et Toyota sont associés à parts égales dans leur société commune TPCA (Toyota Peugeot Citroën Automobile) qui gère le site de Kolin. Mais dans les faits, il s’agit bien d’une usine Toyota, le japonais étant en charge de la conception et de la fabrication des véhicules.

Akio Toyoda s’est excusé

Toyota se voit obliger de rappeler des millions de voitures à travers le monde pour ce défaut de pédale d’accélération décelé aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Europe. Rien qu’aux Etats-Unis, 2,3 millions de véhicules ont déjà été rappelés, plus 270.000 rappels au Canada et 75.000 en Chine.

En Europe, le nombre de véhicules touchés pourrait atteindre 1,8 million. Huit modèles sont concernés: AYGO, iQ, Yaris, Auris, Corolla, Verso, Avensis et RAV4.

Le nombre de voitures concernées pays par pays devrait être connu « courant de la semaine prochaine », a précisé le porte-parole de Toyota.

Le président du géant japonais, Akio Toyoda, s’est excusé samedi en personne pour ce problème. Premier constructeur mondial depuis 2008, Toyota avait déjà connu un problème technique qui l’avait obligé à rappeler des voitures aux Etats-Unis à cause d’un défaut sur le tapis pouvant lui aussi bloquer l’accélérateur.

Affaire de la pédale Toyota, le Congrès US s’en empare

1 février 2010

toyotaaygo.jpg Photo : Toyota Aygo

Toyota a annoncé, jeudi en pleine polémique, que ses ingénieurs étaient parvenus à trouver une solution au problème d’accélérateur qui a contraint le constructeur automobile japonais à procéder au rappel de plusieurs dizaines de milliers de véhicules.

Dans un courrier électronique adressé à ses employés, le groupe précise avoir présenté aux instances de régulation fédérales un moyen de remédier au problème. Des projets sont en cours de développement sur plusieurs fronts.

Le constructeur doit toutefois faire face à de nombreuses critiques. Le fabricant américain des pédales d’accélérateur incriminées, CTS, a ainsi insisté, jeudi, sur le fait qu’il n’était pas à l’origine de la conception de la pédale en question, laissant entendre que le problème provenait de Toyota.

« C’est un problème mécanique, c’est un design Toyota unique, une pédale conçue selon leurs spécifications », a argumenté le groupe dans un communiqué. « Dans certaines situations Toyota pense que cette pédale peut rester coincée en position basse ou peut se relever trop lentement lorsqu’elle est utilisée dans des conditions qui dépassent les spécifications de Toyota », a expliqué le PDG Vinod Khilnani, ajoutant que le problème détecté était dû à un problème de « condensation ».

« Tout manquement serait simplement inacceptable »

La commission de l’Energie et du commerce de
la Chambre des représentants américaine a elle annoncé, toujours jeudi, qu’elle tiendrait une audition le 25 février pour examiner les problèmes d’accélérateur à l’origine du rappel de véhicules. « Comme beaucoup de consommateurs, je suis préoccupé par le sérieux et l’étendue des récentes annonces de rappel », a indiqué dans un communiqué le président de la commission Henry Waxman avant d’ajouter qu’il souhaitait « en apprendre plus sur les démarches que Toyota entreprend pour gérer les défauts de sécurité ». « Tout manquement à prendre les mesures nécessaires pour éviter des décès ou des blessures est tout simplement inacceptable », a ajouté Bart Stupak, qui préside la sous-commission des Enquêtes.

Baisse du titre Vivendi après le verdict new-yorkais

1 février 2010

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Comme s y attendaient nombre d’analystes, l’action du groupe de médias et de communication a essuyé une forte baisse du CAC 40 lundi matin.

Le titre Vivendi affichait la plus forte baisse du CAC 40 en début de séance, lundi 1er février à
la Bourse de Paris, après que le groupe a été reconnu coupable de communication trompeuse par imprudence lors d’un vaste procès à New York, vendredi. Vers 9h25 (8h25 GMT), le titre cédait 2,55% à 18,37 euros, dans un marché en repli de 0,56%.

Le groupe de médias et télécom, poursuivi par des actionnaires ruinés par son quasi-effondrement en 2002, a été reconnu coupable  de communication trompeuse par imprudence. Les dommages et intérêts ont été estimés par l’accusation aux environs de quatre milliards de dollars, reste néanmoins leur validation Vivendi ayant annoncé immédiatement son intention de faire appel. L’ancien PDG du groupe, Jean-Marie Messier, a en revanche été blanchi.

Dans une note, les analystes de CM-CIC estiment que « le verdict définitif du procès en appel n’interviendra probablement pas avant 2011-2012″ et que Vivendi ne provisionnera pas cette couverture de risques dans ses comptes de 2009 en raison de l’incertitude du montant. En revanche, ce verdict constitue une ‘épée de Damoclès », en raison d’ »un éventuel, bien qu’improbable ‘scénario du pire’ », soit des indemnités atteignant 6,6 milliards d’euros. De plus, cette condamnation « vient également limiter les marges de manoeuvre financières du groupe à un moment où la croissance externe est au coeur de sa stratégie ».

Vivendi -- Maroc

Pour rappel Vivendi est l’actionnaire majoritaire de l’opérateur marocain Maroc-Telecom. Ce dernier qui allie croissance et rentabilité assure 10% du chiffre d’affaire du conglomérat et 20% de ses bénéfices.  

« Avatar » dépasse le record mondial de « Titanic »

1 février 2010

jamescamerondevantlaffichedesonfilmavatar.jpg Photo : James Caméron devant l’affiche d’ »Avatar »

« Avatar » a amassé en six semaines 1,859 milliards de dollars. Il devance d’une bonne dizaine de millions « Titanic » qui a réalisé 1,843 milliards, mais en 41 semaines d’exploitation.     

 

Cette fresque de science-fiction en 3D aux accents écologiques du Canadien James Cameron, devient officiellement le plus gros succès de toute l’histoire du cinéma, engloutissant le record de « Titanic » du même réalisateur, a annoncé mardi 26 janvier le studio 20th Century Fox.

La super-production qui a demandé dix ans de travail à James Cameron a amassé 1,859 milliard de dollars de recettes dans le monde depuis sa sortie il y a environ six semaines, a expliqué le studio hollywoodien.

« Avatar » a coûté 500 millions de dollars a ses producteurs: 300 millions pour réaliser le film et 200 pour le promouvoir.

Le film, perçu comme marquant un tournant dans l’usage de la technologie 3D, confirme le goût du public pour ces sensations visuelles innovantes. Selon Jeff Bock, analyste de la société spécialisée Exhibitor Relations, environ 72% des recettes mondiales provenaient de salles en 3D.

 

Reste maintenant à battre « Titanic » sur le registre des statuettes

 

Le long-métrage en 3D a démarré en fanfare la saison des récompenses hollywoodiennes, empochant deux prestigieuses récompenses lors de la cérémonie des Golden Globes: le prix du meilleur film dramatique, et le trophée de meilleur réalisateur pour James Cameron. Ce dernier s’est exprimé en partie en Na’vi, le langage créé de toutes pièces pour le film par un linguiste, en recevant son prix.

Ces récompenses renforcent son statut de favori pour les Oscars, où il devra remporter plus de 11 statuettes pour vaincre « Titanic ». Les nominés doivent être annoncés la semaine prochaine, et les prix seront remis le 7 mars.

« Les thèmes de la protection de l’environnement, du respect de la vie et du désir d’une planète pacifiée ont uni les cinéphiles dans le monde », remarque 20th Century Fox.

Le film, qui a battu le record du box-office en Chine, a déjà donné son nom à une montagne du centre du pays. Un sommet de la province du Hunan, connu jusqu’a présent comme « le pilier du ciel et de la terre », a été officiellement nommé « Montagne Alléluia Avatar », a annoncé lundi la municipalité de Zhangjiajie dans un communiqué.

Les Allemands renoncent au TGV saoudien, Ben Laden reste en lice

1 février 2010

tgvest.jpg Photo : TGV

 A quelques jours de la clôture de l’appel d’offres, le consortium Siemens-Deutsche Bahn s’est retiré de la course pour le TGV d’Arabie saoudite – 5 milliard d’euros environ -- long de 444 km et reliant Medine, Djeddah et la Mecque. Restent en lice Alstom-SNCF et le consortium sino-saoudien CRC-Ben Laden. 

En prévision de cet appel offre, Alstom-SNCF serait rentrée en contact, il y a plusieurs mois, avec l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF) ainsi qu’avec les chemins de fer malaisiens pour le recrutement de conducteurs de train dans la perspective de les former au pilotage des TGV. Le soumissionnaire français complétant ainsi son offre « clés en mains », la Mecque étant interdite aux non musulmans.

« C’est la principale difficulté de ce projet, analyse un proche du dossier. Les constructeurs de TGV ne peuvent pas s’associer à des exploitants européens car les conducteurs de TGV non musulmans ne pourront s’approcher des lieux saints » 

Bernard Tapie : Procès le 11 février pour banqueroute

1 février 2010

bernardtapie.jpg Photo : Bernard Tapie 

Le procès de Bernard Tapie pour banqueroute, est annoncé pour le 11 février 2010 devant le tribunal correctionnel de Paris. 

Dans ce dernier dossier pénal, il est reproché à l’homme d’affaires d’avoir continué à renflouer deux sociétés en nom collectif, Groupe Bernard Tapie (GBT) et Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT), par l’emprunt, alors que ces deux sociétés se trouvaient en état de cessation de paiements.   Mais, le 2 décembre dernier, le tribunal de commerce de Paris a ordonné la révision, c’est-à-dire l’annulation, de la liquidation des deux holdings de Bernard Tapie. Ce qui pourrait lui éviter d’être condamné pour banqueroute lors du prochain procès.  

Forte explosion à Nouakchott : 5 morts et plusieurs blessés

1 février 2010

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Photo : L’entrepôt soufflé par la forte explosion

Cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans l’explosion, dimanche matin, d’un entrepôt de stockage de bonbonnes de gaz butane, non loin de la mairie du quartier du Ksar, à Nouakchott, ont annoncé plusieurs sources mauritaniennes.

La foret explosion a provoqué l’effondrement d’un bâtiment et blessé, par ricochets, des personnes qui se trouvaient dans le périmètre du lieu où s’est produit le sinistre. Un parc de voiture voisin a également subi des dégâts considérables.

La protection civile est intervenue pour dégager des personnes de sous les gravas.

Des sources sécuritaires mauritaniennes, ont indiqué que l’explosion a été provoquée par  » une erreur humaine ».

Encore une fois se pose le problème de la négligences des normes de sécurité et de stockage des combustibles chez les distributeurs de ces produits, notamment ceux qui vendent le gaz butane en Mauritanie.

Terrorisme : arrestation d’un suspect et livraison d’armes européennes

1 février 2010

Arrestation d’une personne suspectée de relation avec les ravisseurs des espagnols 

Selon le correspondant de l’ANI à Dakhlet Nouadhibou, un homme soupçonné de relation avec les ravisseurs des otages espagnols, enlevés en novembre dernier sur l’axe Nouadhibou Nouakchott, a été arrêté par la gendarmerie mauritanienne, dans la nuit du jeudi au vendredi, au PK 125 sur la route de Nouadhibou.

Cet homme, Bou Ould Eweimar, 41 ans, est employé par une société de télécommunication comme agent de sécurité. Le prévenu a été acheminé vers Nouakchott, pour être entendu par les enquêteurs. Plusieurs personnes ont été arrêtées récemment par les services de sécurité, notamment à Bir Mogrein, à l’extrême nord du pays. 

Ces arrestations interviennent dans le cadre d’une vaste enquête que les services de la sûreté mènent, depuis l’enlèvement des trois espagnols et des deux italiens en novembre et décembres derniers.


La Mauritanie et le Mali reçoivent un premier lot de matériel militaire destiné à la lutte contre Al Qaida dans les pays du Sahel 

La première livraison de quantités d’armes fournies par l’armée française est parvenue aux armées du Mali et de Mauritanie. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de « la stratégie » européenne visant le financement de la modernisation des armées malienne et mauritanienne, pour faire face à la menace d’Al Qaida dans les pays du Sahel.

Les quantités d’armes livrées par la France à la Mauritanie et au Mali comportent des véhicules blindés, des mortiers, un matériel militaire et des munitions de différents calibres. Des convois des camions ont transporté ce matériel, à partir du port de Nouakchott vers le Mali, lequel a bénéficié d’un lot de matériel important, composé de véhicules blindés, d’appareils de communications sans fil et d’appareils de vue nocturne, destinés à la lutte contre le terrorisme.

Pour rappel, le Mali a déjà réceptionné un lôt de véhicules blindés et une grande quantité de munitions en provenance de la France.

Une source bien informée a indiqué que la France et l’Espagne se sont accordés pour équiper l’armée malienne par un matériel moderne et ont assuré la formation de 150 officiers mauritaniens sur les opérations de lutte contre le terrorisme.

Pour leur part, le Mali, le Niger et la Mauritanie ont convenu d’augmenter les effectifs de leur gendarmerie nationale à 4 mille éléments dans chaque pays, avant la mi-2010, et de constituer une force de lutte contre le terrorisme.

Les Etats-Unis se préparent à une éventuelle confrontation militaire avec l’Iran

2 février 2010

sitenuclaireiranien.jpg Photo : site nucléaire iranien

  

Les Etats-Unis viennent d’accélérer soudain le déploiement de systèmes anti-missiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne. L’information est révélée par le New York Times.  Washington déploie des navires spécialisés dans la défense anti-missiles au large des côtes iraniennes ainsi que des batteries de missiles anti-missiles Patriot dans quatre pays: le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.  «Notre premier objectif est de dissuader les Iraniens» de s’en prendre à leurs voisins, a déclaré un haut fonctionnaire cité par le quotidien new-yorkais. «Le deuxième est de rassurer les Etats arabes afin qu’ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l’arme nucléaire. Mais il s’agit aussi en partie de calmer les Israéliens», a-t-il ajouté. 

Mardi 2 février, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a estimé que le déploiement américain serait «inefficace».

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 Ces préparatifs militaires visent à prévenir d’éventuelles représailles iraniennes qui suivraient un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran. Ils pourraient aussi dissuader Israël de frapper militairement les installations nucléaires iraniennes pour retarder le programme de fabrication d’une arme atomique par
la République islamique. 
Le Sénat américain a adopté la semaine dernière un projet de loi permettant au président Barack Obama de sanctionner les importations d’essence iraniennes pour obliger Téhéran à se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire. 

Barack Obama a tenté après son arrivée au pouvoir il y a un an une stratégie de la main tendue et du dialogue avec Téhéran qui n’a eu aucun effet. La stratégie américaine actuelle avec l’Iran est devenue plus dure. Elle a été résumée le 7 janvier dernier par l’amiral Michael Mullen, qui dirige l’état-major combiné américain: «Je pense qu’ils sont engagés stratégiquement dans le développement d’armes nucléaires et cela depuis quelques temps. Je pense que cette perspective est très, très déstabilisante. D’un autre côté, quand on me parle de frapper l’Iran, cela est aussi une perspective très, très déstabilisante.» 

L’amiral avait reconnu en décembre 2009 lors de cette audition publique devant les parlementaires américains que les Etats-Unis avaient des plans d’attaque contre l’Iran. «Nous devons en avoir.»  L’Iran refuse depuis des mois une offre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de faire enrichir son uranium à l’étranger. La communauté internationale soupçonne Téhéran de développer des capacités militaires sous couvert d’un programme nucléaire civil. Washington et cinq autres pays (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) tentent de se mettre d’accord sur des sanctions accrues contre l’Iran, mais
la Chine affirme vouloir poursuivre la négociation avec Téhéran, ce qui a créé des tensions croissantes entre les Etats-Unis et Pékin. 

A Telvent le contrat du système de gestion du trafic du tramway Rabat-Salé

2 février 2010

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Telvent, société spécialisée dans les technologies de l’information, vient de s’adjuger un contrat portant sur l’installation d’un système de gestion du trafic du futur tramway de l’agglomération Rabat-Salé, a annoncé ce mardi le groupe espagnol.

Le système qui sera installé permettra de coordonner, de manière effective, l’interaction entre le trafic routier et le tramway Rabat-Salé, dans le but de réduire au maximum les retards éventuels et de renforcer les niveaux de sécurité du réseau, précise le groupe espagnol dans un communiqué.

Ce mécanisme, utilisant des outils de dernière technologie dans le domaine de la régulation du trafic urbain, aura pour tâche notamment de donner la priorité au tramway dans les intersections avec les autres voies, en fonction des conditions réelles du trafic.

« Notre solution permettra à la ville de Rabat de coordonner l’interaction entre le réseau ferroviaire léger et la circulation routière d’une manière efficace et d’améliorer la mobilité urbaine », explique Manuel Sanchez, directeur général de Telvent, compagnie cotée en bourse à Wall Street .

Ce contrat, dont la valeur est estimée à 3,2 millions dollars environ, permettra également à la compagnie de consolider sa position sur le marché nord-africain en tant que leader dans le domaine des technologies des systèmes de transport intelligents, a-t-il dit.

« Telvent » se chargera du développement et de la mise en fonctionnement du programme informatique de gestion du trafic, ainsi que de la mise en place de la signalisation nécessaire qui sera basée sur la technologie LED permettant une économie d’énergie de 70 pc par rapport aux technologies utilisées actuellement.

Plusieurs fronts de travaux d’infrastructures du projet du tramway de l’agglomération de Rabat-Salé, qui s’inscrit dans une stratégie globale de restructuration des transports publics urbains, sont actuellement engagés sur un linéaire de près de 17 km.

Sahara : Pourparlers informels, les 10 et 11 février, dans la banlieue de New York

2 février 2010

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La 2ème série de pourparlers informels sur la question du Sahara aura lieu les 10 et 11 février dans la banlieue de New York, ont annoncé ce mardi les Nations unies.

 

« Le Secrétaire général (M. Ban Ki-moon) est heureux que les parties aient accepté la proposition faite par son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, que la prochaine série de pourparlers informels sur le Sahara se tienne les 10 et 11 février », a indiqué le porte-parole du Secrétaire général, Farhan Haq, lors d’un point de presse.

Il a ajouté que cette rencontre se tiendra dans le comté de Westchester, dans la banlieue nord de New York, sur la base de la résolution 1871 (2009) du Conseil de sécurité de l’ONU et des précédentes résolutions.

M. Ban Ki-moon encourage les parties à faire davantage de progrès et les exhorte à se focaliser sur des discussions productives.

Une première réunion informelle, destinée à préparer le 5ème round des négociations, avait eu lieu en août 2009 en Autriche, en application de la résolution 1871 du Conseil de Sécurité et réuni, en plus du Maroc, des délégations de l’Algérie, de
la Mauritanie et du « Polisario ».

Depuis juin 2007, quatre rounds de négociations ont été tenus à Manhasset près de New York, un processus qui a été enclenché grâce à l’initiative d’autonomie pour la région du Sahara présentée par le Maroc.

La Norvège reconnaît son implication dans le kidnapping des enfants de Skah

2 février 2010

skah.bmp Photo : Khalid Skah

Mme Ragnhild Imerslund, porte parole du ministère norvégien des Affaires étrangères, vient de confirmer que les enfants de Skah ont été exfiltrés du territoire marocain de manière illégale avec le concours de l’Ambassade de Norvège à Rabat, en relation avec des agents norvégiens recrutés à cette fin. 

Réagissant face à cette nouvelle donne, le ministère marocain des affaires étrangères et de la coopération a publié un communiqué dont le ton marque la détermination des autorités de Rabat « à ne pas laisser sans suite et sans réponse les sentiments d’indignation et de colère » suscités par l’affaire Skah. Les personnes impliquées dans la sortie illégale de ses enfants du Maroc « doivent répondre de leur acte devant la justice », indique le communiqué.

Et d’ajouter : « Notre opinion publique nationale a le droit de savoir toute la vérité et nous commande par conséquent de ne pas tourner la page de cette affaire aussi longtemps que les demandes et les attentes légitimes du Maroc ne sont pas satisfaites » »

Après avoir rappelé que la Norvège a reconnu l’implication de son ambassade au Maroc dans l’opération qui a permis aux deux enfants du champion olympique d’athlétisme Khalid Skah, de quitter le Maroc illégalement, le ministère fait observer que « La violation flagrante de la législation nationale sur les déplacements des enfants mineurs à l’étranger ainsi que l’ignorance préméditée du droit et des pratiques diplomatiques par l’ambassade de Norvège ont conduit le gouvernement de Sa Majesté le Roi à dénoncer un tel comportement et à inviter les autorités norvégiennes à prendre toutes leurs responsabilités dans cette affaire ».

L’ambassade de Norvège s’est, dans cette affaire, « autorisée le droit de s’ériger en partie prenante pour se faire justice elle-même, sur le territoire d’un Etat souverain, dans une affaire privée, en dehors de toute règle et éthique », a poursuivi le communiqué.

« Dans ces conditions, les organisateurs de la fuite frauduleuse des deux enfants marocains mineurs du territoire national ainsi que leurs complices éventuels ont commis des manquements graves qui ne peuvent en aucune manière rester impunis », insiste le ministère, ajoutant que les personnes impliquées dans cette affaire doivent, par conséquent, « rendre compte et répondre de leur acte devant la justice ».

Revenant sur les développements de cette affaire, le communiqué indique que ce dossier vient de « connaître de nouveaux développements significatifs et très éclairants sur le rôle des autorités norvégiennes dans la sortie illégale du territoire national des enfants de Skah et Mme Cecilie Hobscot, Selma et Tariq » .

La version de l’implication de l’Ambassade de Norvège, qui a été dès le départ soutenue par les autorités marocaines, vient d’être reconnue, sans équivoque, par Mme Ragnhild Imerslund, porte parole du ministère norvégien des Affaires étrangères, précise le communiqué, selon lequel cette responsable vient de confirmer que les enfants de Skah ont été exfiltrés du territoire national de manière illégale avec le concours de l’Ambassade de Norvège à Rabat, en relation avec des agents norvégiens recrutés à cette fin.

Le communiqué rappelle également que l’attaché de police chargé de l’immigration à l’Ambassade, le dénommé Stein Haugen a joué un rôle déterminant dans cette sortie frauduleuse, « en violation flagrante de la législation marocaine et au mépris du droit et des pratiques diplomatiques ».

« Les autorités norvégiennes sont tenues aujourd’hui de s’expliquer devant leur propre opinion publique, au sujet de cette affaire, qualifiée de très grave par plusieurs élus et média norvégiens », relève la même source.

Et d’ajouter que l’argument de l’immunité diplomatique invoqué pour rejeter la demande d’audition de M. Stein Haugen n’a pas de sens.

« Tout diplomate ayant commis une infraction grave comme c’est le cas avéré de M.Haugen, doit rendre des comptes à la justice de son pays », souligne le ministère pour qui, le Maroc ne demande que l’application de ce qui est prévu dans le droit diplomatique.

Affaire à suivre…

Attentat manqué à Los Angeles : le jugement d’un Algérien annulé en appel

2 février 2010

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Une cour d’appel fédérale a annulé mardi la condamnation à 22 ans de prison d’un membre algérien d’Al-Qaïda qui avait essayé de commettre un attentat à l’aéroport de Los Angeles (Californie, ouest des Etats-Unis) fin 1999, la jugeant trop « clémente ».

« Nous annulons la sentence et demandons un autre jugement par un autre juge, car nous avons conclu que la cour avait commis une erreur de procédure » et que la « peine était bien en-dessous » de ce qui s’applique d’habitude pour le type d’actes commis par l’accusé, déclarent les jugent de la cour d’appel fédérale de San Francisco.

 

En avril 2001, Ahmed Ressam, un Algérien membre d’Al-Qaïda, avait été reconnu coupable d’avoir voulu commettre un attentat à l’aéroport international de Los Angeles, l’un des plus fréquentés au monde, à l’occasion du passage à l’an 2000. Les médias américains l’avaient surnommé le « millennium bomber », le terroriste du millénaire.

AFP

Scandale de Sonatrach : Chakib Khelil exclut de démissionner

2 février 2010

chakibkhelil19050902.jpg Photo : Chekib Khelil

 

Assistant à la clôture de la session d’automne du Conseil de la nation, chambre haute du Parlement, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, est revenu brièvement sur le scandale qui secoue
la Sonatrach.

« Je ne démissionne pas », a-t-il lancé sur un ton déterminé à l’adresse des journalistes qui l’ont interpellé sur l’arrestation de plusieurs cadres de
la Sonatrach et la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane, PDG de la principale entreprise du pays. Après cette mise sous contrôle judiciaire, M. Meziane et les autres hauts de la compagnie ont été remplacés par des intérimaires.

M. Khelil a également refusé de commenter l’information de presse concernant une instruction qu’il aurait donnée pour que
la Sonatrach se constitue partie civile dans l’affaire. « Je ne suis pas le PDG de Sonatrach », a-t-il dit.

Interrogé sur la lettre de Hocine Malti, ancien vice-président de Sonatrach, adressée aux enquêteurs et dans laquelle il donne des précisions sur certains contrats signés notamment avec la firme italienne Saipem et la canadienne SNC Lavalin, Chakib Khelil a préféré répondre par l’ironie : « qui parmi vous connaît Hocine Malti ? ».

 

Un journaliste mauritanien condamné à plus de 1 million de dollars d’amende

3 février 2010

 

La cour d’appel de Nouakchott a condamné le journaliste mauritanien Abdelvettah Ould Abeidna, directeur de publication du journal d’expression arabe « Al-Aqsa », à une amende de 300 millions d’ Ougya mauritaniens (UM) -- environ 1,2 million de dollars-  pour propos diffamatoires contre un homme d’affaires, a-t-on appris de sources judiciaires.

 

Abeidna a déclaré à la presse que ce verdict, rendu depuis le 20 janvier, ne lui a pas été communiqué officiellement dans le but inavoué, selon lui, de lui faire perdre l’occasion de se pourvoir en cassation.

 

Le journaliste est condamné pour propos diffamatoire contre le richissime homme d’affaires mauritanien Mohamed Ould Bouamatou.

Affaire de la cocaine : Vergès à Nouakchott pour la défense d’Eric Walter

3 février 2010

jacquevergesterrorsadvocate.jpg Photo : Me Jacques Vergès


 


La Cour Criminelle de Nouakchott a entamé, lundi 1er février au Palais de Justice, l’examen du  dossier RP 769/07, plus connu sous le nom du « dossier de la drogue » ou encore « l’affaire Ould Soudani et Ould Taya ». Sur les 32 accusés dans ce dossier, 13 sont en détention depuis 2007, date de l’éclatement de l’affaire, les autres ayant bénéficié de libertés provisoires.

Il est à rappeler que 830 kilos de cocaïne, d’une valeur estimée à 37 millions d’euros, cachés dans un minibus, avaient été saisis, en Août 2007, par la justice mauritanienne. Deux mauritaniens, deux marocains et un sénégalais avaient été arrêtés la veille de la saisie lors d’une « opération de routine ».  

Parmi les personnes inculpées dans cette affaire figurent des hommes d’affaires, des policiers, des avocats et des étrangers. Lundi
la Cour a entendu le principal accusé, le Français, Eric Walter, défendu par le célèbre avocat, Jacques Vergès. Le procès doit durer plusieurs jours.

Otage français : Visite surprise de Kouchner à Bamako

3 février 2010

photokouchner.jpg Photo : Bernard Kouchner

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, est arrivé lundi soir à Bamako a révélé  le correspondant de l’AFP dans la capitale malienne. Selon un responsable malien requérant l’anonymat, cette visite « de quelques heures » du ministre français des Affaires étrangères devait être consacrée aux « négociations pour la libération de l’otage français » que la branche maghrébine d’Al-Qaïda menace d’exécuter.

Kouchner n’a fait aucune déclaration à son arrivée à l’aéroport de la capitale malienne, a précisé la même source. Interrogé à Paris, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé lundi soir que Kouchner était arrivé à Bamako. « Il va y rencontrer le président du Mali », Amadou Toumani Touré, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero.

Il est clair que la préoccupation du moment, c’est le sort du ressortissant français. Je veux insister : son sort nous préoccupe », a déclaré le même responsable malien. Le Français Pierre Camatte avait été kidnappé le 26 novembre à Ménaka, une ville du nord-est désertique du Mali.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient en otages six Européens au Mali, avait menacé le 10 janvier d’exécuter l’otage français, si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabè) détenus au Mali n’étaient pas libérés d’ici le 30 janvier. Mais Aqmi a finalement repoussé à une date indéterminée cet ultimatum qui expirait dans la nuit de samedi à dimanche. « Même si l’ultimatum a été repoussé, il est urgent d’agir », a souligné l’officiel malien interrogé par l’AFP. La menace d’assassinat de l’otage est prise d’autant plus au sérieux qu’Aqmi avait annoncé, en juin, avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer. Le rapt de Pierre Camatte au Mali avait été suivi des enlèvements en Mauritanie de trois Espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens, le 18 décembre

 

Dubaï : le Mossad serait à l’origine du meurtre d’un officiel du Hamas

3 février 2010

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La police de Dubaï a déclaré que l’assassinat à Dubaï d’un haut commandant du Hamas il y a deux semaines porte les traces des méthodes généralement utilisées par les renseignements israéliens et que l’identité des suspects sera bientôt révélée, a rapporté mardi le journal The National.

« La méthode criminelle utilisée dans le meurtre de Mahmud Abdel Rauf al-Mabhuh est une méthode utilisée par le Mossad », a expliqué le chef de la police de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim.

Les remarques de M. Tamim étaient le premier signal clair émis par les autorités des Emirats arabes unis (EAU) qu’il s’agit d’une affaire d’assassinat politique. Plus tôt, la police de Dubaï avait seulement déclaré que l’implication du Mossad, agence secrète israélienne responsable des renseignements étrangers, ne pouvait être écartée.

Il n’a pas révélé de nouvelles informations sur la manière dont al-Mabhuh, fondateur de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedeen al-Qassam, a été tué, indiquant que les rapports des médecins légistes ont montré que M. al-Mabhuh a été électrocuté avant d’être étranglé, d’après The National.

La police pense que d’autres causes auraient pu contribuer à sa mort, dont l’empoisonnement, a indiqué le média.

Sept hommes seraient impliqués dans ce meurtre, qui, selon le chef de la police, s’est produit dans la chambre d’hôtel de M. al- Mabhuha à Dubaï.

La semaine dernière, le journal The Times basé à Londres a rapporté que de la drogue a été injectée à M. al-Mabhuh pour causer un arrêt cardiaque.

Les médecins locaux ont diagnostiqué un arrêt cardiaque comme la cause de la mort, mais neuf jours après une analyse des échantillons de sang a détecté la présence de traces de poison, a rapporté le Times.

M. al-Mabhouh, 50 ans, est né dans
la Bande de Gaza mais vivait en Syrie depuis 1989. Il a été retrouvé mort dans sa chambre d’ hôtel le 20 janvier, le lendemain de son arrivée à Dubaï.

M. al-Mabhouh était recherché par le gouvernement israélien pour son implication dans l’enlèvement de deux soldats israéliens en 1989. Le Hamas accuse le Mossad d’être à l’origine de l’ assassinat, mais le gouvernement israélien a refusé de commenter cette affaire.

Otages espagnols : crise entre Tripoli et Alger

3 février 2010

kadhafietboutef.jpg Photo : Kadhafi et Bouteflika

Le dossier des otages espagnols risque d’empoisonner les relations, déjà fragiles, entre Alger et Tripoli. Enlevés sur le territoire mauritanien et exfiltrés du pays vers les frontières nord maliennes, les otages espagnols sont soumis à des marchandages entre négociateurs et ravisseurs. 

Depuis quelques jours, les Libyens sont entrés sur la ligne par le biais d’une Ong, Gand Akaui, intervenant souvent dans les prises d’otages, en vue de payer la rançon exigée par les terroristes. Ses négociateurs ont déjà par le passé obtenu la libération des deux otages autrichiens dont la rançon a été payée, par le guide libyen disent certaines sources. 

Selon le journal algérien, An Nahar, les autorités d’Alger ont été gênées par cette intrusion de Tripoli, d’autant que la diplomatie algérienne tente, depuis plusieurs mois, d’obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU une résolution condamnant le versement de rançons en échange de la libération d’otages détenus par  les organisations terroristes. 

Lors de sa première visite à Alger, Les 25 et 26 novembre dernier, le général William Ward, chef de l’Africom -- Commandement de l’armée américaine en Afrique -, a pu noter la forte mobilisation de ses interlocuteurs sur cette question. Le président Bouteflika, Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères, et le général Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne, lui ont tous expliqué que cet argent servait à financer les maquis islamistes en Algérie. Et qu’il était indispensable d’en tarir la source. 

Les consuls maliens à Tamanrasset (sud de l’Algérie) et Jeddah (Arabie Saoudite) ont été désignés par les autorités de Bamako pour diriger les négociations avec les terroristes

Le chef de l’opposition malaisienne jugé pour sodomie

3 février 2010

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Anwar Ibrahim

Anwar Ibrahim, qui risque 20 ans de prison, dénonce une conspiration impliquant le Premier ministre.

Le chef de l’opposition malaisienne Anwar Ibrahim, accusé de sodomie et qui risque une peine de vingt ans de prison, a plaidé “non coupable” mercredi 3 février, au deuxième jour de son procès à Kuala Lumpur, tandis que l’accusation a affirmé détenir des preuves à charge.
“Les charges sont sans fondement (…) Elles sont inventées par des forces politiques qui utilisent l’accusation à leurs fins”, a dénoncé Anwar Ibrahim, devant
la Haute Cour, annonçant qu’il plaidait “non coupable”. La veille, il a mis en cause l’actuel Premier ministre Najib Razak et son épouse, qui sont “personnellement impliqués dans la conspiration”. Il a annoncé son intention de les appeler à témoigner à son procès. L’entourage de Najib Razak a démenti toute pression du Premier ministre dans cette affaire.

Des traces ADN pour preuve
Les procureurs ont affirmé mercredi détenir des éléments prouvant la relation sexuelle entre Anwar Ibrahim et l’un de ses ex-collaborateurs, Mohamad Saiful Bukhari Azlan, 24 ans, qui a porté plainte.
Des traces ADN du sperme d’Anwar Ibrahim ont été découvertes au cours de tests médicaux menés sur Mohamad Saiful Bukhari Azlan, a annoncé Mohamed Yusof Zainal Abiden, procureur adjoint, à l’ouverture de l’audience. L’ensemble des éléments présentés par l’accusation “vont prouver, sans le moindre doute”, la culpabilité d’Anwar Ibrahim, selon lui.
Le magistrat a précisé que les faits s’étaient déroulés le 26 juin 2008 dans un appartement à Kuala Lumpur, et que Mohamad Saiful Bukhari Azlan avait fait des tests médicaux deux jours plus tard.

La sodomie anticonstitutionnelle ?
La justice de Malaisie, pays à majorité musulmane, réprime la “déviance sexuelle et les pratiques répréhensibles” par de lourdes peines d’emprisonnement. Le 19 janvier, elle a rejeté le recours d’un homme qui protestait contre l’interdiction de la sodomie, un délit passible de 20 ans d’emprisonnement.
La Cour d’appel de Kuala Lumpur avait été saisie par Abdul Rahim Abdul Rahaman, un homme de 39 ans, qui faisait appel de sa condamnation à 60 ans de prison pour 22 actes de sodomie d’un adolescent de 14 ans. Il a affirmé que la relation était consensuelle.
La Cour a jugé que la prohibition de la sodomie, même entre adultes consentants, était constitutionnelle en Malaisie, un pays à majorité musulmane qui réprime la “déviance sexuelle” par de lourdes peines d’emprisonnement. “Nous avons argumenté que la loi (interdisant la sodomie) était anticonstitutionnelle car elle violait le droit à la vie privée et créait des inégalités entre les sexes”, a expliqué l’avocat de la défense, Fahri Azzat.
La Cour a rejeté ces arguments et confirmé la peine d’Abdul Rahim, un employé municipal également condamné à 22 coups de bâton.

Une machination
Anwar Ibrahim a mis en cause une machination du pouvoir destinée à l’éliminer de la vie politique. L’appel qu’il avait déposé pour avoir accès aux éléments de preuve (documents médicaux, relevés d’ADN…) sur lesquels s’appuient les accusations de sodomie portées à son encontre avait été rejeté début février. Interrogé sur ses chances d’être innocenté par la justice, Anwar Ibrahim a répondu : “Oui, à condition que le tribunal se prononce sur la base des faits et de la loi”.
“Mais, a-t-il ajouté, je n’ai pas très confiance dans le système car je crois que Najib Razak est directement impliqué” et tente “de détourner l’attention des affaires de corruption et des tensions qui montent” dans le pays.
Un retour en politique spectaculaire
Le chef de l’opposition, âgé de 62 ans, marié et père de six enfants, risque une peine de vingt ans de prison. L’ex-vice-Premier ministre a déjà passé six ans derrière les barreaux pour le même motif avant que le jugement ne soit cassé en 2004. Depuis lors, il a réussi un spectaculaire retour en politique, mettant en difficulté aux élections de 2008 la coalition majoritaire, Barisan Nasional, qui dirige
la Malaisie depuis un demi-siècle. Le procès qui s’annonce comme un test de l’indépendance de la justice, pourrait durer huit mois, selon les avocats de la défense

Accord d’association : l’Algérie accuse l’UE de manquer à ses engagements

3 février 2010

Le ministre algérien du Commerce, El Hachemi Djâaboub, a sévèrement critiqué l’Accord d’association avec l’Union européenne (UE), entré en vigueur en 2005, et accusé l’UE de ne pas tenir ses engagements.
« L’UE n’a pas aidé l’Algérie à adhérer à l’OMC, comme convenu. Plus grave, les pays qui s’opposent à notre adhésion à l’OMC font partie de l’UE et sont censés être nos meilleurs partenaires », a déclaré le ministre dont les propos ont été rapportés ce mercredi par
la Chaîne III de la radio algérienne. Djâaboub a également reproché à l’UE d’avoir failli dans la coopération en matière de transfert de technologie et dans la lutte antiterroriste.
Les déclarations du ministre ont coïncidé avec l’arrivée à Alger d’une importante délégation de
la Commission européenne, venue justement discuter de cet accord et d’un éventuel partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie.
Djâaboub rejoint ainsi les nombreuses voix, notamment parmi le patronat, qui ont critiqué le partenariat avec l’Europe, estimant que l’accord d’association avec l’UE a profité aux entreprises européennes. Les rares produits algériens en mesure d’être exportés vers l’Europe comme les engrais sont frappés de taxes antidumping.
L’Algérie a dénoncé à maintes reprises ces taxes qui compromettent l’avenir de toute l’industrie pétrochimique algérienne. En fait, le différend entre les deux parties est lié aux exigences de l’UE visant à mettre fin à la subvention du prix du gaz destiné à l’industrie. L’UE reproche à l’Algérie de subventionner le prix des carburants sur son marché. Mais le gouvernement algérien refuse de lever la subvention sur le gaz et d’aligner les prix des carburants sur les prix internationaux. L’Algérie compte renégocier plusieurs points de cet accord en 2010.
J.H et agences.

Obama snobe le sommet américano-européen de Madrid

3 février 2010

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Photo : Barack Obama et J. Luis Zapatero 

Le sommet UE -- Etats-Unis prévu les 24 et 25 mai à Madrid sera très « probablement » reporté après l’annonce lundi par
la Maison Blanche que le président Barack Obama n’avait pas prévu d’y participer, a déclaré une source proche du gouvernement espagnol.

« Ce n’est pas encore clair. Cela dépendra de nos discussions avec Bruxelles. Mais ces sommets ont lieu au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement et telle qu’est la situation, il est très peu probable que ce sommet ait lieu » en mai à Madrid. « Il y a peu de marge de manoeuvre » pour l’organisation de ce rendez-vous, a déclaré cette source.
La tenue de ce sommet annuel en l’absence du président américain « n’aurait pas beaucoup de sens » a-t-elle ajouté.
Elle a toutefois souligné que « la décision définitive » de son éventuel report « se prendra en collaboration absolue avec les institutions européennes, en particulier avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy ».

L’administration américaine a annoncé lundi que Barack Obama ne prévoyait pas d’assister à ce sommet programmé les 24 et 25 mai à l’agenda officiel de la présidence espagnole tournante de l’UE, qui en avait fait une de ses priorités. A son agenda sont également programmés le Sommet UE -- Maroc et UE -- Amérique Latine.
« Le président ne prévoit pas de se rendre en Espagne pour un sommet au printemps », avait notamment indiqué à l’AFP le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Michael Hammer.
Plus tôt, un porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, avait indiqué qu’à sa connaissance, « il n’y a pas de projet précis du président de se rendre en Espagne pour le sommet cette année ».
Ce porte-parole avait aussi pointé le schéma complexe des institutions européennes depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, lequel juxtapose un président du Conseil de l’Union européenne, le Belge Herman Van Rompuy, et une présidence tournante, actuellement assurée pour six mois par l’Espagne.
Ces déclarations ont été diversement interprétées par les médias européens. S’exprimant sur son blog du Figaro, Pierre Rousslin a notamment écrit, dans un papier titré ”le président Obama a raison de snober l’Europe”, : Barack Obama a autre chose à faire que d’aller à Madrid pour un sommet USA-UE purement formel ou aucune décision n’était attendue.
J.H et agences

Algérie – OMC : l’Union européenne réplique

3 février 2010

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Tomas Dupla Del Moral à gauche sur la photo 
La réplique de l’Union européenne (UE) aux déclarations du ministre algérien du commerce, El Hachemin Djaâboub, sur le non respect par l’UE de son engagement d’aider l’Algérie à accéder à l’OMC, ne s’est pas faite attendre.
Quelques heures après les déclarations en question du ministre, Tomas Dupla Del Moral, directeur en charge du Proche Orient et de
la Méditerranée du Sud au sein de la direction des relations extérieures de l’UE a, dans une conférence de presse à Alger, répliqué en apportant un certain nombre de précisions. “L’Algérie nous dit que l’adhésion à l’OMC était un choix stratégique irréversible. C’est important pour nous. Nous voulons redynamiser les contacts sur ce dossier. Ces contacts ont été insuffisants jusque là. Nous avons envoyé un mémorandum au gouvernement algérien avec toutes les questions qui doivent être réglées dans le processus d’adhésion à l’OMC. Nous n’avons pas reçu de réponse directe à ce mémorandum”, a-t-il notamment expliqué.
Et d’ajouter : “Nous avons bien lu ce qu’a dit le ministre du commerce dans la presse. Nous aurions voulu avoir des contacts de travail plus fréquents avec le ministère du commerce au lieu de se contenter de plaintes dans la presse”, a-t-il appuyé. El Hachemi Djaâboub avait déclaré, quelques heures avant à la chaîne 3 de la radio algérienne, que l’Europe n’a pas aidé l’Algérie à adhérer à l’OMC alors qu’elle s’était engagée à le faire. “Plus grave encore, l’essentiel des obstacles dressés devant l’Algérie pour accéder à l’OMC sont venus de ceux censés être nos meilleurs partenaires, les pays européens”, a-t-il soutenu
J.H et agences

Le tribunal d’Amsterdam est compétent pour juger Wilders

3 février 2010

geertwilders51.jpg Photo : le Facho-populiste Wilders

Le tribunal d’Amsterdam s’est déclaré compétent pour juger Geert Wilders. Ce député néerlandais d’extrême droite et réalisateur du film anti-islam « Fitna » est poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans.
« Le tribunal est l’instance compétente pour examiner ce qui vous est reproché », a déclaré le président Jan Moors à l’adresse du député. « Ce sont des délits normaux qui sont reprochés à M. Wilders », a-t-il ajouté, en indiquant qu’ils n’avaient pas été commis dans l’exercice de ses fonctions de député.
La défense avait contesté la compétence du tribunal, lors d’une audience de procédure le 20 janvier, estimant que M. Wilders devait être jugé par la cour de cassation, seule habilitée à poursuivre les élus pour des délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. « L’immunité parlementaire ne s’étend pas à ce qu’un député a dit ou écrit en dehors du parlement », a souligné le tribunal qui a suivi les arguments avancés par le parquet.
M. Wilders, 46 ans, chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150), est accusé d’insultes envers les musulmans pour avoir comparé l’Islam au fascisme dans son court-métrage « Fitna », mis en ligne en mars 2008, et demandé l’interdiction du Coran, qu’il compare à « Mein Kampf » d’Adolf Hitler. Il a déploré à l’issue de l’audience que le tribunal ne lui offrait pas « un procès équitable », tout en se disant « fâché, déçu mais combatif ». « Je vais me battre comme un lion jusqu’à ce que je sois acquitté », a-t-il dit devant la presse.
Le tribunal a accepté d’entendre comme témoins au procès trois islamologues, sur les 18 témoins qu’avait réclamés la défense, dont l’assassin du cinéaste Theo van Gogh, tué au nom de l’islam radical en 2004 à Amsterdam. « Le tribunal n’a retenu que trois témoins : il n’est en toute vraisemblance pas intéressé par la vérité. Je ne peux pas me défendre », a réagi Geert Wilders, qui encourt jusqu’à un an de prison ou 7.600 euros d’amende, mais pas de peine d’inéligibilité.
Le tribunal a suspendu l’audience mercredi sans fixer de date pour l’examen sur le fond de l’affaire. Le 21 janvier 2009, la cour d’appel d’Amsterdam, saisie par des dizaines de plaignants, avait ordonné au parquet de poursuivre Wilders.
Le parquet avait classé sans suite en 2008 les plaintes contre M. Wilders, estimant que le film et les déclarations du député s’inscrivaient « dans le cadre du débat public ». (afp)

Le cofondateur d’Apple se mêle de l’affaire Toyota

3 février 2010

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Steve Wozniak, le cofondateur d’Apple, estime que Toyota a peut-être des problèmes logiciels avec ses voitures.
L’homme affirme qu’il était récemment au volant de sa Prius, laquelle était sur le «cruise control», lorsque la vitesse s’est subitement mise à augmenter.
«Puisque mon pied n’a jamais touché la pédale, le problème ne peut être une pédale d’accélérateur qui se colle. Il faut qu’il y ait un mauvais logiciel là-dessous», croit Steve Wozniak.

Kaddafi appelle les libyens à émigrer et à épouser des européennes avant qu’il ne soit trop tard

4 février 2010

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Le leader libyen Mouammar al-Kadhafi a appelé les libyens à émigrer vers l’Europe au lieu de l’Afrique et à épouser des européennes pour obtenir la nationalité avant qu’il ne soit trop tard.
Kadhafi a déclaré dans son discours à la Conférence Générale du Peuple (le Conseil du Peuple) qui s’est tenu dans la ville de Syrte, dans le centre de la Libye : « A présent, en plus de l’Afrique, je voudrais vous annoncer de nouveau que vous pouvez émigrer en Europe ».Et il a ajouté, d’après l’agence allemande dpa : « A mon avis, vous devriez prendre courage et entrer en Europe et surtout en Italie. L’Italie est un pays ouvert, un pays devenu ami et qui vous accueillera. Quand j’étais là-bas, j’ai vu beaucoup de familles marocaines.
Nous avons décidé de collaborer avec l’Italie et nous avons tourné la page. Ils ont besoin de nous et nous avons besoin d’eux. »Kadhafi a par ailleurs demandé aux libyens de s’intégrer, de se marier là-bas et d’obtenir rapidement la nationalité, avant qu’une loi européenne ne vienne interdire cela.
Et à Khadhafi d’ajouter selon Al Quds al Arabi : ”Je vous ai beaucoup encouragé concernant l’Afrique, qui reste d’ailleurs ouverte devant vous. C’est un paradis auquel vous étiez conviés et vous n’y êtes pas allés, mis à part quelques investisseurs. Dieu merci, la Chine populaire vous y a précédés”
De même : « Dans chaque pays africain, on trouve des milliers de chinois, si bien que lorsqu’une société chinoise finit ses travaux en Afrique, elle laisse ses ouvriers sur place. Elle retourne en Chine et leur recommande de s’installer dans le pays en question. Si vous y allez, vous verrez que les chinois envahissent les rues des pays africains de l’Egypte jusqu’au Botswana, au même titre que les natifs du pays ».
Kadhafi a ensuite expliqué que « les Etats-Unis veulent s’approprier l’Afrique grâce à la marine et ceci est l’œuvre d’un terroriste qui n’a pas de droit sur le sol. Il peut instaurer la terreur mais ne peut pas acquérir la terre. Quant à la Chine, elle même pas besoin de missiles. Elle a déclaré : ” Nous sommes amis et alliés, je suis aussi du tiers monde, je suis un pays pauvre, je veux vous venir en aide et j’ai 600 entreprises. Je veux qu’elles travaillent en Afrique et qu’elles vous aident accueillez-les. Chaque société laisse sur place je ne sais combien d’individus, si bien qu’ils ont fini par créer des colonies ».
Sarra Grira

Vivendi : quel sera le montant de l’amende ?

4 février 2010

Une semaine après la condamnation du groupe dans le cadre de la class action new-yorkaise, les analyses divergent encore sur l’amende que le groupe devra acquitter.
Combien Vivendi devra-t-il payer dans le cadre de la class action ouverte aux Etats-Unis? La question apparaît encore incertaine près d’une semaine après la condamnation du groupe aux Etats-Unis, l’accusation estimant les futurs dommages et intérêts à 4 milliards de dollars.
Dans une note publiée jeudi 4 février, les analystes d’Oddo Securities estiment ainsi que le risque de la class action a peut-être été “surestimé par le marché”. Se basant sur les principales condamnations aux Etats-Unis dans le cadre de class actions ces dix dernières années, la note aboutit à une condamnation moyenne en première instance à 2,4 milliards de dollars d’amende, mais seulement 1,6 milliard si on enlève les deux cas les plus importants, Enron (7,2 milliards) et Worldcom (6,2 milliards).

“Epée de Damoclès”
Les analystes relèvent également plusieurs facteurs qui plaident pour une condamnation plus faible de Vivendi: le fait que le groupe n’a été condamné “que” pour communication financière trompeuse, et pas pour fraude et malversation comptable; que ses dirigeants Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo aient été blanchis; que les class actions contre des sociétés européennes ont abouti à des montants plus faibles que pour les sociétés américaines; enfin, que Vivendi compte essayer d’exclure en appel les actionnaires français de la procédure.
En conséquence, Oddo estime à 1,5 milliard de dollars l’amende qui pourrait être infligée au groupe de communication, avec une possible réduction de moitié en appel. La société n’est pas la seule à avoir relativisé la portée du verdict de vendredi pour Vivendi, puisque c’est aussi le cas des agences de notation Fitch et Standard & Poor’s (S&P), qui ont maintenu la notation du groupe. Les deux groupes ont néanmoins souligné l’incertitude que faisait planer le verdict sur le groupe, le jugement final, appel compris, pouvant attendre trois ans selon Fitch.
Plus pessimistes que leurs collègues d’Oddo, les analystes du CM-CIC ont eux évoqué un éventuel “scénario du pire” allant jusqu’à 6,6 milliards d’euros d’amende (plus de 9 milliards de dollars), et estimé que le verdict faisait planer une “épée de Damoclès” sur Vivendi

Tunisie : Comment les Américains ont voulu canaliser le révolte

30 janvier 2011

Un excellent papier signé Thierry Meyssane, analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace, apporte des éclairages pour le moins édifiants sur le rôle joué par les Etats-Unis dans la révolution tunisienne et sur leur velléité quant à vouloir la canaliser.

Dans un rapide flash back consacré au parcours du président déchu, Ben Ali, dont il rappelle qu’il a été un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird, Thierry Meyssane revient sur le coup d’Etat « médical » qui en novembre 1987 allait hisser Ben Ali à la magistrature suprême en Tunisie.

Ainsi déclare t-il, après avoir souligné que les Etats-Unis en ont été les inspirateurs, que « selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir par Ben Ali». Et de citer, à l’appuie de cette assertion, les déclarations de l’amiral Fulvio Martini, alors chef des services secrets italiens (SISMI).

Rien qui surprenne outre mesure, dirions-nous pour notre part, dans la décision américaine d’associer l’Algérie à ce changement de régime qui allait se produire à ses portes. D’abord, du fait de l’importance de ce pays comme partenaire pétrolier des E.U ; mais, du fait, aussi, du rôle prépondérant joué par l’Algérie dans le dénouement de l’affaire des otages américains détenus à Téhéran. L’on rappelle par ailleurs que Chadli a été le premier, et le seul président algérien à ce jour, à avoir effectuée une visite d’Etat aux USA. C’est dire que les relations entre les deux pays étaient à cette époque au mieux de ce qu’elles pouvaient être sur le double plan économique et politique.

Thierry Meyssane soulignera par ailleurs que quand bien même Washington a toujours considéré la Tunisie comme un Etat d’importance mineure il n’en demeure pas moins que le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.

Utilisée plus sur le plan sécuritaire qu’économique, la Tunisie a été quasiment livrée au clan Ben Ali qui l’a mise en coupe réglée. Cette situation qui perdurera deux décennies durant allait « virer au vinaigre », en 2009, dès lors que, passant « de la gourmandise à la cupidité », le clan au pouvoir entend soumettre les entrepreneurs US à son racket, notera l’auteur.
Anticipant sur l’inévitable disparition de Ben Ali, lequel avait pris soin d’éliminer ses rivaux et n’ayant pas de successeur, le département d’Etat US se devait d’imaginer une relève si celui-ci venait à décéder. C’est ainsi qu’une soixantaine de personnalités tunisienne ont reçue une formation aux Etats-Unis dans la perspective de jouer ultérieurement un rôle politique, ajoute T Meyssane.
Force est de relever en conséquence que ce sont ceux-là même, les EU en l’occurrence, qui, tout en appelant publiquement à une démocratisation des pays arabes, facilitent en sous main l’arrivée au pouvoir dans ces pays de gouvernants pour le moins despotes.
Un surprenant scénario

Surpris par cette révolte tunisienne qu’ils n’ont pas vu venir et qui risque de contrecarrer leurs plans les grandes puissances, USA en tête, mais aussi les grands médias, leurs suppôts indéfectibles, « courent après une situation qui leur a glissé des mains » et qu’ils voudraient récupérer en la canalisant, pour les premiers nommés, et en la décrivant selon leurs souhaits, pour les seconds, dira en substance Thierry Meyssane.

Tout est en effet parti, le 17 décembre, d’un acte de désespoir d’un jeune marchand ambulant, Mohamed Bouazizi, qui en se faisant torche brulera en moins d’un mois le clan Ben Ali.
Autant aveuglé par son arrogance que par sa certitude de pouvoir contenir la révolte qui a fait suite à l’immolation de Bouazizi, Ben Ali se fait menaçant en prononçant, le 28 décembre, ce qui sera l’avant dernier discours de sa carrière de dictateur. Le peuple tunisien ne conteste plus alors simplement l’injustice sociale. Il fera monter ses exigences de plusieurs crans en réclamant le départ du potentat de Carthage.

L’on constata alors, plus à Washington qu’à Paris, que la situation était en train de filer d’entre les mains de Ben Ali qui, visiblement, ne maitrisait plus rien. Et de considérer que « le moment était venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système » comme dira T. Meyssane.

S’en suivra, le 13 janvier, un discours-carotte, le dernier, entrecoupé, plusieurs fois, d’un « je vous ai compris » venu bien trop tard pour être sincère.
Le lendemain, soit le 14 janvier, Ben Ali quitte le navire chavirant en prenant discrètement la tangente. Suprême humiliation pour celui qui quelques jours auparavant rêvait probablement encore d’un séjour plus long au palais de Carthage.
La contre révolution

Au lendemain du menaçant et pathétique discours du 28 décembre, Washington a diligenté une mobilisation des médias, en Tunisie et dans le monde. « On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale », dira à cet égard Meyssane.
Ainsi l’on verra, dès le 30 décembre, la chaine privée Nessma TV appartenant au groupe italo-tunisien Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi défier ce régime qu’elle encensait encore la veille.

T. Meyssane fera remarquer par ailleurs que « des experts U.S (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp, ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! ». Et de relever cette autre offensive sur la toile : Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais».

Le 13 janvier, refusant d’obtempérer à l’ordre de tirer sur la foule émanant de Ben Ali lui-même, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Amar, annonce au président que Washington, par la voix du commandant de l’Africom, le général William Ward, le somme de fuir.
Un air de jasmin…

Soucieux de canaliser cette révolution tunisienne, les conseillers en communication stratégique US sortent le grand jeu : les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (Révolution du jasmin). Meyssane dira à ce propos que « L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

Dans la foulée, la presse occidentale découvre avec une rare soudaineté la fabuleuse fortune mal acquise des clans des Ben Ali et des Trabelsi. Et oublie avec une non moins rare amnésie tous les satisfécits accordés au régime du dictateur, notamment, comme le rappelle l’auteur, celui du directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim.

Aussi, pendant qu’était mis en place un premier gouvernement d’union nationale piloté, à l’issu d’un casting pour le moins incongru, par Mohamed Ghannouchi, premier ministre sortant de l’ère Ben Ali, le peuple tunisien, lui, affichait les signes d’une maturité qu’on ne lui soupçonnait pas. C’est ainsi qu’il décriera autant ce gouvernement que celui qui lui succédera le lendemain à la faveur d’un deuxième casting non moins étrange. C’est du « benalisme sans Ben Ali » scanderont à l’unisson les manifestants qui voient dans la reconduction de Ghannouchi et dans la main mise du RCD sur les ministères régaliens une nette velléité de les déposséder de leur révolution.
…et des exécutants

Outre Ghannouchi et les caciques du RCD placés à la tête des départements les plus importants le deuxième gouvernement piloté par Lembazzae comptait parmi ses membres la réalisatrice Moufida Tlati désignée ministre de la culture par la volonté du producteur Tarak Ben Amar, Ahmed Néjib Chebbi dont on sait les relations avec la National Endowment for Democracy et qui devient ministre du Développement régional. Ou encore, le bloggeur Slim Amamou propulsé secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports et dont T. Meyssane dira que « rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, Amamou a été désigné à ce poste « au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’autoproclamé groupe Anonymous ».

Sentant la manipulation, les syndicalistes de l’UGTT ont pour leur part claqué la porte de ce gouvernement et fait le choix d’aller dans le sens des revendications clamées par le peuple.

Elargissant le mot d’ordre qui leur a été soufflé, les Tunisiens ont poursuivi leur soulèvement en criant : « RCD dégage ! ».
C’est dire que les USA n’ont pas canalisé cette révolution…

Egypte : l’ingérence U.S

1 février 2011

L’évolution des évènements en Egypte et l’intérêt que leur porte Washington sont pour indiquer de façon on ne peut plus clair que nous n’assisterons pas à une réédition du scénario tunisien. Comprendre que le départ, si départ il y a, de Moubarak ne se fera ni par une porte dérobée, ni n’engendrera une vacance de pouvoir au sommet de l’Etat.
La multiplication des déclarations aussi bien de la part de Barak Obama que d’Hillary Clinton atteste du haut intérêt que porte l’administration américaine à l’évolution actuelle et futur de la situation en Egypte. Aussi, cet interventionnisme qui ressemble par beaucoup de ses aspects à une ingérence dans les affaires intérieures de ce pays est pour traduire la ferme résolution de l’administration américaine de décider de qui gèrera demain ou un peu plus tard l’Egypte de l’après Moubarak.
C’est pour dire qu’aucune chance ne sera laissée à la rue égyptienne pour faire balancer souverainement le pouvoir vers là où iront ses préférences. C’est pour dire aussi que cette ingérence américaine dans les affaires intérieures égyptiennes est pour signifier de façon très nette que l’exercice de la démocratie dans les pays arabes s’arrête dès lors que s’inscrivent en porte à faux les intérêts, même ceux les moins légitimes, de l’Occident et d’Israël.

Les formules et scénarios possibles en Egypte :
Il est clair qu’il ne saurait y avoir, dans le cas de l’Egypte, de formules de sortie de crise ou de substitution au pouvoir de Moubarak si celles-ci ne sont pas avalisées autant par Washington que par Tel-Aviv.
En atteste le casting du premier scénario que l’on devine avoir été concocté dans le cadre d’une concertation entre Moubarak et l’administration U.S. Aussi Obama y a-t-il sciemment fait allusion en déclarant, lors du discours qu’il a prononcé quelques minutes après celui du président Moubarak, avoir discuté pendant une demi-heure avec le rais égyptien de la situation en Egypte et de la nécessité d’apporter des réformes urgentes. Le message était clair : « Moubarak agira en concertation étroite avec nous pour les décisions à prendre».
L’on aura ainsi remarqué que la nomination de Omar Souleymane (le patron des services de renseignement égyptiens et principal responsable de la gestion du dossier israélo-palestinien) au poste de vice-président (un poste resté vacant depuis trente ans) et celle de Ahmed Chafik (ex-ministre de l’aviation et ex-commandant de l’armée de l’air égyptienne) au poste de premier ministre portent incontestablement la signature américaine et qu’elle a eu, pour le moins, l’aval de Tel-Aviv.
Pour les Américains et les Israéliens ce lifting a l’avantage de donner l’illusion d’un changement en haut de la pyramide égyptienne tout en assurant une continuité du régime Moubarak. Pour l’avoir compris, la rue égyptienne a vite fait de clamer très fort qu’elle n’exige pas moins que le départ du Rais. Une exigence qui sera rapidement suivie par le rejet de la réformette proposée autour du binôme Souleymane – Chafik.
Pendant ce temps, Moubarak, qui visiblement semble faire peu de cas de ce que réclament les manifestants, lui, apparaît sur les chaines de télévision publiques en train de superviser en personne à partir d’un centre de commandement les opérations de déploiement des forces de l’ordre au Caire. Un acte de défiance qui traduit l’option de fermeté et d’intimidation choisie par le Rais. Ainsi deux F16 sont envoyés, par la suite, faire du raz-motte dans le ciel cairote. A peine quelques pieds au dessus de la tête des manifestants. Pendant que la police égyptienne, qui, on ne sait pour quelle raison, avait déserté quelques jours auparavant les rues du Caire, est redéployée. Signe que le Rais que l’on disait avoir déjà un pied hors du pouvoir est décidé de s’y maintenir quelque en puisse être le prix.
Face à l’option-massacre dont les prémices se font de plus en plus nettes, l’attitude américaine est pour le moins ambiguë. Il n’est en effet pas de franche mise en garde ou de réprimande qui soient venues de Washington pour signifier clairement au Rais égyptien que l’exhibition des F16 et le rodéo des blindés sont inacceptables. A peine sont audibles les sempiternels appels à la raison et au sang froid ; pendant que le risque de voir du sang chaud s’épandre sur l’asphalte des rues égyptiennes se fait d’heure en heure grandissant.
Est-ce à dire que les Américains, dont il est certain qu’ils seront les artisans de la formule ou du scénario qui permettra une sortie de l’actuelle crise, n’ont sous la main que l’alternative Moubarak – Souleymane-Chafik ?
Certainement non ! Une alternative de recours associant Omar Souleymane à un gouvernement d’Union nationale composé de personnalités de l’opposition et dont le chef de fil pourrait être Mohamed Al Baradei n’est pas à écarter.
Tout semble même indiquer que c’est cette alternative qui a le plus de chance de recueillir l’adhésion de toutes les parties pour la conduite de la phase de transition.
Reste à savoir si Moubarak s’y pliera aussi ou si au contraire il sera tenté par un dernier et sanglant baroud d’honneur dont il pensera que l’issue tournera à son avantage.
Il est notoirement connu que les dictateurs succombent souvent à ce genre de tentation.
Serait-ce le cas de Moubarak ? On le saura sous peu

Tunisie : A quoi joue Perez Trabelsi

2 février 2011

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Comment peut-on sur la foi d’un filet aussi obscure que douteux et qui plus est pêché sur Internet déclarer ceci : « Des gens ont incendié lundi soir la synagogue de Hamat et les rouleaux de la Torah ont été brûlés ». Et d’ajouter, toujours avec force certitude et sans employer de conditionnel, cela : « Les vitres de trois ou quatre voitures dans le quartier juif de Houmt-Souk avaient été brisées tard vendredi » ?

Le propos est de Perez Trablesi le président de la synagogue tunisienne de la Ghriba.
Cette info a été relayée par la suite, comme on pouvait d’ailleurs s’y attendre, par nombre de prestigieuses agences de presse sur la foi des déclarations de cet homme de foi. Notamment par l’AFP via une dépêche référencée EXT043.
Evidemment personne n’a jugé utile de bien vérifier avant de publier cette info. Et c’est d’autant plus bizarre que toutes les agences ont des correspondants à Tunis.

Vérification faite, il s’avérera que l’on n’a pas plus incendié de synagogue en Tunisie que brûlé de tour à Paris, Londres ou Stockholm. S’en suivront les démentis d’usage dans pareil cas.
Ainsi l’AFP a demandé « d’ANNULER purement et simplement notre EXT043: “La synagogue d’El Hamma, près de la ville de Gabès, dans le sud de la Tunisie, a été incendiée lundi soir par des inconnus, ont indiqué à l’AFP plusieurs responsables de la communauté israélite locale (…)”. L’AFP précise que l’information donnée par une organisation juive basée à Paris et “confirmée” par deux responsables locaux s’est avérée fausse».
Cette note d’annulation apporte un élément nouveau : « l’info a été distillée par une organisation juive basée à Paris » mais sans préciser de quelle organisation il s’agit. Là aussi on se demande pourquoi ?

Nous avons appris par ailleurs que l’ex-ministre de l’Intérieur, reconduit dans la première mouture du gouvernement provisoire tunisien, a été arrêté hier mardi ainsi que 43 autres hauts responsables sécuritaires du même département. Tous sont accusés d’avoir trempé dans une série d’opérations visant à créer un climat d’insécurité en Tunisie dans la perspective de porter atteinte à la révolution tunisienne.

La concomitance du démantèlement de cette structure contre révolutionnaire et de l’information distillée au sujet du supposé incendie de la synagogue peut donner à penser qu’il y a un rapport entre les deux. Un pas que nous ne franchirons pas encore. Néanmoins cette réserve ne nous empêchera pas de poser cette question : A quoi joue Perez Trabelsi ?

Tunisie : Un rush migratoire suspect

16 février 2011

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Depuis le début des insurrections populaires qui ont d’abord touché la Tunisie pour gagner ensuite l’Egypte, des voix, nombreuses faut-il le souligner, se sont élevées un peu partout en Europe pour alerter bruyamment sur le risque de voir les Islamistes prendre le pouvoir dans ces deux pays situés au flanc sud de l’Europe. Bien que de slogans pro-islamistes et de barbus on en a pas vu beaucoup, ni en Tunisie ni en Egypte. Du moins pas plus que ce que l’on voyait habituellement dans les rues de Tunisie où du Caire sous des régimes, celui de Ben Ali et de Moubarak, que l’on ne peut évidemment suspecter de complaisance à leur égard.

Aussi faut-il convenir que les « Au secours, les Islamistes arrivent ! » à peine déguisés que l’on entend depuis un mois sur les plateaux de télévisions et que l’on lit sur les colonnes de la plupart des canards européens relèvent plus d’un absurde reflexe islamophobe que d’une appréciation objective de la donne politique, comme celle-ci se présente réellement sur le terrain.
On aura même entendu le président Sarkozy se fendre, la veille de la chute de Moubarak sur le plateau de TF1, sur un ton on ne peut plus solonnel, d’une crainte de voir s’installer en Egypte un régime à l’iranienne. Je ne m’étalerais pas sur l’absurdité d’un tel parallèle que même un étudiant en première année de sciences po n’aurait pas osé. Néanmoins je ne peux ne pas relever l’incroyable inconséquence de ce propos, qui plus est émanant du chef d’Etat d’une puissance qui affiche l’ambition d’être partie prenante dans le jeu des stratégies planétaires.
Aussi, le moins que l’on puisse dire est que Sarkozy a péché ou par ignorance ou par mauvaise foi. Et, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas pardonnable.

Un autre épouvantail : L’immigration clandestine
La parenthèse islamiste laissée ouverte, l’Europe s’est engagée, depuis hier, sur un autre registre : celui de l’immigration clandestine. L’honneur d’ouvrir ce nouveau bal de l’épouvante a été confié cette fois-ci à l’Italie. Forcement ! C’est le pays européen le plus proche des terrains où se sont produites les premières insurrections arabes.
Ainsi, un flot de dépêches européennes, faisant toutes état d’une invasion de la botte par des afflux massifs d’immigrés tunisiens, inonde depuis hier la toile. De Budapest à Paris en passant par Genève Bruxelles Rome…le même trémolo fait vibrer les rédactions de la plupart des médias européens. Un autre épouvantail de brandi…
« Le gouvernement italien a proclamé samedi l’état d’urgence humanitaire « mais cela ne suffit plus, nous devons mobiliser les pays de la Méditerranée qui ont des navires, des avions et des hélicoptères » pour contrôler la côte tunisienne, a jugé dans une interview au Corriere della Sera de ce dimanche le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini. » peut-on lire sur le site suisse 24 h.ch, citant une dépêche de l’AFP. Une dépêche reprise en chœur par de nombreuses rédactions.
Retenez bien ce  » nous devons mobiliser les pays de la Méditerranée qui ont des navires, des avions et des hélicoptères  » qui a toutes les allures d’un cri d’un guerre et qui cache mal une envie de dresser une forteresse entre l’Europe et cette partie du monde arabe en « insurrection démocratique ».
Une autre dépêche de l’AFP reprise par Business News : « Selon l’AFP, 977 immigrants clandestins tunisiens sont arrivés entre le 11 et le 12 février 2011 à Lampedusa en Italie, située à quelque 140 km de la Tunisie, à bord d’une centaine d’embarcations. Le bilan des clandestins débarqués augmente d’heure en heure, selon le commandant du port de Lampedusa Antonio Morana. La raison principale de cette émigration est, selon les immigrés, les tensions subies ces dernières semaines dans notre pays.
Les ministres italiens, très préoccupés face à cet afflux, ont été convoqués samedi 12 février, pour un conseil extraordinaire. Ils ont lancé un appel à l’Union européenne pour déclarer officiellement l’état d’urgence humanitaire. » Pour sa part Boursorama a fait plus fort en titrant « quelques 852 Tunisiens débarquent à Lampedusa… fuyant la « démocratie ». Là aussi le ton hautement alarmiste ne souffre d’aucune équivoque.

En fait d’alerte à l’invasion et au-delà de la grande contradiction au niveau des chiffres avancés ici et là et qui vont de 850 à 4000 immigrés clandestins tunisien – excusez l’écart – qui aurait débarqué ces 4 derniers jours à Lampedusa, cette attitude de l’Europe vise avant tout à entretenir un climat de suspicion par rapport aux mutations qui sont en train de se produire sur la scène arabe. Des mutations qui nécessairement vont provoquer une remise en question des termes de la relation qui jusque là prévalait entre les pays arabes et l’Europe.
Encore une sortie de raté avec l’épouvantail « Immigration clandestine ».
Tout le monde aura compris, et c’est le non-dit en fait de cette poussée de « fièvre » pilotée conjointement par l’Europe officielle et par beaucoup de médias, que c’est la très probable remise en question de l’iniquité de cette relation qui inquiète l’Europe.

Une opération orchestrée ?
A la lumière des récents développements qu’a connu cette histoire d’exode massif de Tunisiens vers Lampedusa, m’est venu à l’esprit l’idée que ce rush peut tout aussi bien avoir été orchestré par ceux qui auraient intérêt à voir peser quelque suspicion sur le futur de la révolution tunisienne. Par les poches de résistance aux mutations que la Tunisie est en train de connaître. Ou, pourquoi pas, par un pays voisin qui aimerait bien voir cette révolution tunisienne écornée.
Comment comprendre en effet qu’au moment où une ouverture porteuse d’espoirs pour la jeunesse tunisienne est en train de se produire celle-ci se met à vider les lieux de cette manière et à prendre le large vers une Europe dont elle sait qu’elle est aujourd’hui empêtrée dans de graves problèmes liés à la crise ? Et comment se fait-il que des centaines de pateras puissent quitter les rivages tunisiens et accoster sur la cote italienne sans que personne ne se rende compte. Alors qu’en temps normal elles n’ont généralement pas le temps de faire quelques miles nautiques que les gardes côtes des deux rives leur tombent dessus.

Tout cela est trop suspect pour n’être que le fruit d’une envie subite d’aller voir ailleurs.

Wikileaks : révélations sur le bras de fer Orascom – Etat algérien

16 février 2011

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Selon un câble de l’ambassade américaine au Caire, révélé ce mardi 15 février par WikiLeaks, des « investisseurs américains détiennent une participation significative dans Orascom ». Sont notamment cités les fonds d’investissements Weather Capital, Madison Dearborn Capital Partners et TA Associates ainsi que des investisseurs institutionnels américains détenant des actions cotées en Bourse.
Le document, daté du 17 décembre 2009, s’intéresse aux difficultés que connaît Orascom Telecom Algérie (OTA), la filiale algérienne d’Orascom Telecom qui exploite la marque commerciale Djezzy, du fait des arriérés d’impôts (596,6 millions de dollars) que lui réclame le gouvernement algérien au titre d’un redressement fiscal portant sur les années 2005, 2006 et 2007.

Un coup dur qui impacte Orascom Telecom
Le mémo diplomatique de l’ambassade U.S relate notamment une rencontre avec Alex Shalaby, président de Mobinil – filiale d’Orascom en Egypte-, un homme présenté comme un proche de Naguib Sawiris. Selon A. Shalaby, les dommages causés à Djezzy par les incidents qui ont suivi le match de qualification au Mondial sont estimés à 62 millions de dollars. Mais Orascom Telecom se préoccupe surtout du redressement fiscal infligé à Djezzy. Cette dernière, détenue à 96% par Orascom Telecom, réalise 60% du chiffre d’affaires et des bénéfices de sa maison mère, selon le câble américain. En conséquence de quoi tout coup dur porté à OTA aura un impact direct sur la santé financière d’Orascom Telecom, précise le document.
Selon Alex Shalaby, OTA et le gouvernement algérien avaient conclu un accord prévoyant une exonération fiscale sur la période allant de 2005 à 2007. Un avantage obtenu à un moment où l’investissement en Algérie était considéré comme comportant un risque très élevé, précise-t-il. En outre, selon Shalaby, les comptes d’OTA ont été vérifiés par des auditeurs internationaux et locaux. Mais le gouvernement algérien a décidé de réclamer des arriérés d’impôts correspondant à la période censée être couverte par l’exonération. Lors de cette rencontre, Alex Shalaby a révélé que le gouvernement algérien bloquait également le rapatriement des dividendes d’OTA.

Une vengeance
Alex Shalaby a noté que le calendrier de la demande fiscale algérienne n’avait aucun lien avec le match Algérie-Egypte marqué par de graves incidents. Selon lui, le gouvernement algérien serait mécontent car OTA était un concurrent direct de Mobilis. Alex Shalaby a également mentionné le discours du président Bouteflika, en juillet 2009, dans lequel il évoquait la vente d’Orascom Cement à Lafarge. Selon lui, le gouvernement algérien a été mécontent de cette transaction. « Il s’est alors tourné vers OTA en la prenant comme cible pour se venger », précise-t-il.

Egypte : révélations de Wikileaks sur Omar Souleimane

16 février 2011

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Selon de nouveaux documents concernant la paix au Proche-Orient, divulgués par Wikileaks, le vice-président Omar Souleimane aurait estimé que « l’armée israélienne serait bien accueillie sur le sol égyptien à l’occasion de circonstances particulières dans le but de lutter contre la prolifération d’armes de contrebande destinée à des groupes terroristes du Hamas à Gaza ».

Ces documents ont été publiés alors que le vice-président égyptien venait d’entamer des discussions avec les Frères Musulmans.
Par ailleurs, en aout 2008, un diplomate américain, Luis Moreno a écrit « il est indéniable qu’Israël serait satisfait si Souleimane était le successeur de Moubarak ».
Un autre diplomate américain, anonyme cette fois-ci, aurait quant à lui affirmé le souhait de l’Etat hébreu de voir Omar Souleimane devenir « au moins le président par intérim au cas ou Moubarak décède ou ne puisse exercer le pouvoir. »

Rubyagate:comparution immédiate de Berlusconi

16 février 2011

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Nouveau coup dur pour Silvio Berlusconi : Ayant déjà à répondre de trois affaires pénales, le chef du gouvernement italien devra comparaitre, le 6 avril prochain, devant trois femmes magistrats au titre la retentissante affaire du Rubygate. Un scandale dont le nom est tiré de Ruby, une jeune prostituée mineure avec qui le chef du gouvernement italien aurait eu des relations sexuelles rémunérées, entre février et mai 2010, alors qu’elle était encore mineure. Interpellée pour vol Ruby a été relâchée par la police milanaise sur intervention du même Berlusconi.
Quand bien même Ruby a nié avoir eu des rapports sexuels et déclaré seulement avoir participé à des diners tout à fait « normaux et sages » une juge a ordonné, hier lundi, la comparution immédiate du chef du gouvernement sur « la base de l »évidence de la preuve »
Le Rubygate est le troisième scandale sexuel dans lequel est impliqué le Cavaliere. Cependant il s’agit du plus grave parce qu’il est passible de trois ans de prison pour prostitution avec mineur et de douze ans de réclusion pour abus de fonction.
Du spectacle en perspective…

Egypte : une journaliste agréssée sexuellement

16 février 2011

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Lara Logan, 39 ans, a été rapatriée aux Etats-Unis et est hospitalisée…

Elle couvrait les célébrations sur la place Tahrir du Caire le jour de la démission du président Hosni Moubarak. Lara Logan, une journaliste vétérante de de CBS a été battue et agressée sexuellement, révèle la chaîne.
Avec son équipe, elle a été encerclée par «une foule de plus de 200 personnes frénétiques. Dans la bousculade provoquée par la foule, elle a été séparée du reste de son équipe. Elle a été encerclée, victime d’une agression sexuelle violente et prolongée, et battue avant d’être sauvée par un groupe de femmes et une vingtaine de militaires égyptiens», écrit CBS.
Cette journaliste originaire d’Afrique du Sud de 39 ans, habituée des zones de conflit, a été rapatriée aux Etats-Unis et hospitalisée.
Judith Matloff, professeur à l’école de journalisme à Columbia a rendu hommage à Logan. «Confier que vous avez été agressée sexuellement est courageux. En général, les correspondantes de guerre n’en parlent pas car elles ont peur de ne plus être envoyées en mission.»
52 journalistes agressés, un tué
D’après le Comité pour la protection des journalistes, au moins 52 journalistes ont été agressés et 76 placés en détention durant les trois semaines de manifestations qui ont conduit à la chute d’Hosni Moubarak. Tous ont été relâchés.
Un journaliste a été tué alors qu’il filmait des affrontements près de la place Tahrir, selon le CPJ. Il s’appelait Ahmad Mohamed Mahmoud et travaillait pour le journal égyptien Al-Ta’aoune.

20 mn Avec Reuters

Bahreïn : Les manifestants passent la nuit dehors

16 février 2011

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Des manifestants bahreinis se sont installés sous des tentes dans la nuit de mardi à mercredi à Manama, la capitale de Bahreïn, pour exiger des changements dans le royaume dans le cadre d’une mobilisation inspirée par les révolutions en Tunisie et en Egypte.
A la tombée de la nuit mardi, le nombre de manifestants dans le campement installé sur le rond-point de la Perle était tombé à environ un millier contre 2.000 un peu plus tôt, selon des témoins. Certains protestataires pourraient reprendre le travail mercredi alors que la journée de mardi était fériée pour célébrer l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.

Algérie:2 rapports « Confidentiel » sur le scandale BRC

16 février 2011

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Photo: Dick Cheney
La radio libre algérienne Kalima vient de mettre en ligne sur son site les deux rapports « Confidentiel » portant sur l’affaire du scandale de la société mixte Brown and Root Condor (BRC) dont le capital était détenu à hauteur de 51% par le groupe pétrolier algérien Sonatrach et de 49% par KELLOGG BROWN AND ROOT (KBR) une filiale du groupe américain Halliburton dont l’un des principaux actionnaires était l’ex président Dick Cheney. Retour sur un scandale…

On se rappelle que Halliburton avait, plusieurs fois, fait la Une des grands titres occidentaux pour avoir trempé dans des affaires de surfacturation dans le transport de carburant pour les troupes américaines stationnées en Irak.
Le Sonatrach avait confié à BRC des projets pour un montant global de 73 milliards de dinars. Tous confiés sur la base du gré à gré, en violation totale avec les règles régissant la réglementation des marchés publics. N’ayant pas les qualifications requises pour l’exécution de ces projets BRC a eu, la plupart du temps, recours à des sous traitants pour leur réalisation, limitant ainsi son rôle à celui d’un intermédiaire qui s’octroyait au passage de très substantielles marges bénéficiaires.

Une base américaine dans le sud algérien
En plus des gros détournements financiers, perpétrés sous le couvert de marchés publics surfacturés parfois jusqu’à 600% de leur estimation réelle, il y eut aussi une autre grave affaire, celle-là relevant de la haute trahison. BRC a en effet construit, à l’insu du peuple algérien, et même du Chef de l’Etat semble-t-il, une base américaine de moyenne capacité avec piste d’atterrissage et toutes les infrastructures permettant l’accueil de centaines de soldats américains, dans la région d’Iherhir (Sud), près d’Illizi. Cette base qui n’existe plus aujourd’hui a été détruite, et toutes les traces de sa présence ont été presque entièrement effacées.

Une enquête sur fond de règlement de compte
Aussi avait-on cru, au moment où le scandale avait éclaté, sur la base de ce que la presse algérienne avait laissé croire, que c’était le Président Bouteflika qui avait saisi l’Inspection Générale des Finances pour mettre la lumière sur l’affaire BRC. Rien n’était moins faux. En fait ce fut le Chef du gouvernement, Ouyahia, qui avait diligenté, en 2006, cette enquête destinée à jeter en pâture à l’opinion publique des proches du président, notamment son frère Said et certains généraux qui s’étaient ralliés au clan Bouteflika. Derrière, c’était le général Mediène, alias Toufik, le tout puissant patron du DRS (ex-sécurité militaire) qui tirait les ficelles. L’objectif étant de régler ses comptes au clan Bouteflika en forçant celui-ci à éjecter Chakib Khalil ministre de l’Energie, intime de Bouteflika et interface au sein du gouvernement algérien avec certains groupes de pression américains.

Un scandale étouffé
Pendant que l’IGF menait encore ses investigations, commençait à éventer les plus gros détournements, et avant qu’elle n’auditionne dans le détail la société canadienne RSW-SCATT, qui avait sous-traité le contrat de la base américaine à la BRC, les clans Toufik et Bouteflika s’entendirent pour arrêter les frais. L’enquête ne sera jamais poussée jusqu’à son terme. La BRC fut dissoute et ses avoirs dispersés entre plusieurs entités financières sans autre forme de procès.

Les liens vers les deux rapports « Confidentiel »
Http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc1.pdf
Http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc2.pdf

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Algérie: Levée de l’état d’urgence avant la fin du mois

16 février 2011

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Le Premier ministre algérien et Secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) Ahmed Ouyahia a annoncé ce mercredi la levée avant fin février de l’état d’urgence, en vigueur depuis 19 ans.
« La levée de l’état d’urgence interviendra avant la fin du mois en cours parallèlement à l’annonce de plusieurs décisions concernant le logement, l’emploi et la gestion de l’administration », a déclaré Ouyahia

Maroc:L’agence de notation « Fitch » confirme la note du Maroc

16 février 2011

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Mettant en exergue la stabilité sociale et politique dont jouit le Royaume, en soulignant notamment que le Maroc a réussi, au cours des dix dernières années, à réduire la pauvreté et à lutter contre le chômage, l’agence internationale de notation « Fitch Ratings » a confirmé, début février, la note du Maroc, avec une perspective « stable ». Et d’affirmer que le Royaume continue de bénéficier de fondamentaux « solides » en comparaison avec les autres pays de la région.
Aussi, l’agence de notation, a maintenu la note (BBB-) pour la dette en devises du Royaume, et s’attend à ce que les autorités marocaines procèdent à l’augmentation des dépenses sociales et des charges de compensations afin de lutter contre les inégalités sociales.
Il est à noter dans ce contexte que le Maroc vient de décider d’injecter 15 milliards de dirhams supplémentaires (1,3 milliard d’euros environ) au titre des fonds de la Caisse de compensation qui finance la politique publique de subvention destinée à palier les effets de la hausse des produits de première nécessité. Ces 15 milliards viendront s’ajouter aux 17 milliards déjà prévus par le budget 2011.
La Directrice du département des fonds souverains de Fitch Ratings, Malas-Mroueh, avait quelque temps auparavant souligné que le Maroc peut se prévaloir d’un taux d’inflation inférieur à ceux des autres pays d’Afrique du Nord, faisant observer qu’une solide demande interne a aidé le Royaume à se prémunir de la crise financière internationale.

Algérie: large remaniment ministériel en vue

17 février 2011

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Pour apaiser la tension que connaît la scène politique algérienne mais aussi pour donner corps sur le terrain aux décisions prises à la suite des émeutes dont plusieurs villes du pays ont été le théâtre en décembre dernier, le président Bouteflika s’apprête à donner un sérieux coup de balai à son équipe gouvernementale.
Des sources bien informées ont en effet fait état de l’imminence d’un profond remaniement ministériel qui concernerait au moins quinze ministres. Les mêmes sources ont précisé que ce sont surtout les postes régaliens qui seront touchés.
Parmi les ministres que l’on dit sur le départ sont évoqués le nom du ministre de l’éducation nationale, nommé à ce poste il y a 16 ans, ceux des ministères de l’Enseignement supérieur, de la Pêche, du Tourisme, de la Solidarité nationale, des Transports, de l’Energie et dit-on aussi celui des Finances.
les nouvelles nominations concerneront exclusivement des technocrates qui seront appelés pour exécuter la feuille de route du Président Bouteflika, ont précisés les mêmes sources.

Ben Ali dans le coma

17 février 2011

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Selon une source proche de la famille de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, celui-ci est « dans le coma » depuis deux jours dans un hôpital de Djeddah suite à un accident vasculaire cérébral.
Contactée au téléphone par l’AFP cette source a déclaré « Il est entré dans le coma il y a deux jours. Il est à l’hôpital à Djeddah ».
« Il a eu un accident vasculaire cérébral, il est dans un état grave », a ajouté la même source.
Cette information que les autorités tunisiennes n’ont ni confirmée ni infirmée a été également publiée par le journaliste Nicolas Beau, spécialiste de la Tunisie, sur son blog. Ainsi peut-on y lire que « D’après les confidences de source totalement sûre obtenues à Tunis, l’ancien président tunisien Ben Ali, qui se trouve en Arabie Saoudite, vient d’être victime d’une attaque cérébrale
et transporté d’urgence à l’hôpital de Djedda. L’ex chef de l’Etat a été admis dans cet établissement réservé aux princes saoudiens sous une fausse identité, pour raison de sécurité. Son état est jugé très inquiétant. Toujours d’après les mêmes sources à Tunis, Ben Ali serait
plongé dans le coma. Malade depuis déjà plusieurs années, le dictateur tunisien avait été très éprouvé par son départ forcé de Tunisie. Son épouse, Leila Trabelsi, n’est plus à ses cotés.

Avoirs des Ben Ali au Canada : un gel qui traîne

18 février 2011

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Photo : Belhassan Trabelsi

Pendant que le gouvernement canadien dit attendre que la Tunisie lui fournisse la liste des avoirs que possèdent au Canada les proches de l’ex-dictateur Ben Ali afin de les geler, comme le lui a demandé la justice tunisienne il y a trois semaines, l’ambassadeur tunisien à Ottawa, Moulid Sakri, lui, demande au cabinet de Stephen Harper de procéder « rapidement » au gel des biens des membres du clan du président déchu, craignant qu’ils ne disparaissent avant qu’une décision judiciaire ne soit effective.

Le gouvernement tunisien a saisi officiellement Ottawa le mois dernier lui demandant de procéder au gel des avoirs des proches de Ben Ali ainsi que l’extradition de Belhassen Trabelsi, beau frère du dictateur déchu et puissant homme d’affaires arrivé au Canada le 20 janvier avec femme et enfants à bord d’un jet privé.

Répondant aux députés de l’opposition qui critiquaient la lenteur d’Ottawa sur cette question, le ministre adjoint à la Justice, Bob Dechert a déclaré pour sa part : « A de nombreuses reprises nous avons discuté avec le gouvernement tunisien et nous avons demandé des informations spécifiques sur quelques biens au Canada afin qu’ils soient gelés. Le gouvernement tunisien n’a pas formellement répondu à nos demandes ».
Interrogé jeudi par l’AFP, l’ambassadeur a confirmé avoir reçu de telles demandes d’Ottawa, soulignant que la justice tunisienne était à l’œuvre pour identifier l’ensemble des biens visés par cette procédure.

On ne peut s’empêcher de penser que cette lenteur que rien ne justifie à priori profite grandement aux deux principaux concernés par la procédure de gel : Belhassen Trabelsi et Sakher El Materi respectivement beau frère et gendre de Ben Ali. Serait-elle l’œuvre de quelques inféodés au président déchu encore en poste à Tunis ? Une hypothèse qui n’est pas à exclure…

Libye:Deux policiers pendus par les manifestants

18 février 2011

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Kadhafi

Des manifestants auraient attrapé deux policiers et les auraient pendus à Al-Baïda, à 1.200 km à l’est de Tripoli. L’information est rapportée ce vendredi par le journal Oéa, proche du réformateur Seif Al-Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, sur son site internet.

Bahrein : Massacre de manifestants en direct

19 février 2011

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Âmes sensibles s’abstenir

Les Libyens privés d’Internet.

19 février 2011

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Les Libyens sont depuis la nuit du vendredi au samedi privés d’Internet. Cette mesure, visiblement prise par le pouvoir libyen à la suite des manifestations que connait le pays depuis quelques jours, vise à empêcher les jeunes libyens d’accéder aux réseaux sociaux et aux échanges par emails.

Dans le sillage des mouvements qui secouent le monde arabe depuis les révoltes en Tunisie et en Egypte, plusieurs villes de Libye, notamment dans l’est du pays, ont été cette semaine le théâtre de manifestations hostiles au régime de Moammar Khadafi.

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, basée aux Etats-Unis, au moins 24 manifestants ont été tués mercredi et jeudi lors de heurts avec les forces de sécurité.

Tunisie:l’Ambassadeur de France démarre mal

19 février 2011

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Nouvellement désigné au poste d’Ambassadeur de France à Tunis, Boris Boillon a sérieusement gaffé lors d’une rencontre avec des journalistes de la presse tunisienne.
La vidéo ci-dessus illustre parfaitement une perte de son sang froid face aux questions d’une journaliste tunisienne souhaitant connaître son sentiment sur l’affaire Alliot-Marie. Résultat : de nombreux groupes peu élogieux ont déjà fleuri sur Facebook pour réclamer son départ de Tunisie..

Michèle Alliot-Marie : un feuilleton tunisien qui n’en finit pas

19 février 2011

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 » Eh oui, ça arrive !  » semble vouloir dire MAM

Michèle Alliot-Marie a appelé l’ancien président tunisien Ben Ali pendant ses vacances tunisiennes controversées, a confirmé mercredi 16 février le cabinet de la ministre des Affaires étrangères. « A cette période, Mme Alliot-Marie a eu un bref entretien téléphonique avec M. Ben Ali comme elle en a eu avec beaucoup d’autres chefs d’Etat ou ministres des Affaires étrangères », a déclaré un membre du cabinet. « C’est tout simplement le métier du ministre des Affaires étrangères que d’avoir quotidiennement des entretiens téléphoniques ou des entrevues avec des autorités gouvernementales étrangères », a fait valoir la même source proche du ministre.
Cet aveu tardif pourrait mettre un peu plus MAM en difficulté, après les révélations du Canard Enchaîné selon lesquelles les parents de la ministre ont profité du séjour pour faire des affaires avec Aziz Miled, lié avec le régime du président déchu. Le site d’informations Mediapart, qui a révélé cet entretien téléphonique, estime qu’ »une bonne partie de la stratégie de communication de la ministre tombe à l’eau », en relevant que, « début février, elle affirmait n’avoir eu « aucun contact privilégié » avec Ben Ali avant sa fuite.
Europe-1

Maroc: une équation truffée d’inconnues

19 février 2011

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Conférence de presse du collectif du 20 février

Combien de Marocains participeront à la marche de demain dimanche 20 février ?
Plusieurs milliers, annoncent les initiateurs du mouvement du 20 février. Au mieux 2000, leur répond Moncef Belkhayat, le ministre marocain de la jeunesse et des sports qui depuis l’annonce de l’organisation de cette marche est monté au front pour la dénoncer. Arguant notamment sur sa page facebook que « cette marche est manipulée par le Polisario. » Un raccourci pour le moins absurde rétorquent les organisateurs de la marche qui clament leur attachement à la marocanité du Sahara.

Le gouvernement est serein
Du coté du gouvernement la sérénité semble être de rigueur. Du moins si l’on s’en tient aux déclarations faites à ce sujet par le porte parole du gouvernement et ministre de la communication, Khalid Naciri. « Nous percevons cela avec énormément de sérénité », affirmait-il lors d’un point presse tenu le jeudi 3 février. C’était il y a dix sept jours.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le mouvement a pris de l’envergure comme peuvent en attester les marques de soutien et d’adhésion que lui manifeste un nombre important d’utilisateurs des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter et le ralliement d’associations de la société civile, de partis d’extrême gauche, du mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Non reconnu). Ont également rallié le mouvement en déclarant qu’elles participeraient à la marche du 20 février deux organisations partisanes parallèles, la jeunesse du Parti Justice et Développement (PJD) (islamiste) et celle de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) alors que les directions des deux partis ont officiellement annoncé que ni le PJD ni l’USFP ne participeront à cette marche.

Dissonance partisane : rupture ou tactique politicienne ?
Faut-il voir dans cette dissonance le signe d’une rupture annoncée entre deux générations de militants, une liberté d’action à relent démocratique ou, comme le laissent entendre certains une tactique à relents politicien et opportuniste. Pour l’heure il est difficile de trancher sur la question. Néanmoins la libération d’un dirigeant du PJD, Moatassim Jamaa, incarcéré et poursuivi pour abus de pouvoir, dilapidation de deniers publics, falsification de documents…dans le cadre d’une affaire en cours d’instruction, et sa désignation comme membre au sein du tout nouveau Conseil Economique et Social (CES) na pas manqué d’étonner. Certains y ont même décelé les « signes évidents » d’un deal entre le PJD et le pouvoir. Un deal dont l’un des termes serait, selon les tenants de cette thèse, la libération de Moatassim en échange de la non participation du PJD à la marche du 20 février.

Combien seront-ils demain à arpenter les artères des villes marocaines ? Difficile à dire tellement est truffée d’inconnus l’équation marocaine…L’exception marocaine ?
Jamal Hafsi

Libye: Silence, on tue ! 200 morts et près d’un millier de blessés

19 février 2011

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Manifestants libyens détruisant une stèle érigée à la « gloire du livre vert »


Les Libyens auront vécu ce samedi une journée cauchemardesque. Un véritable génocide ont répété à l’unisson des habitants de Benghazi et de Massrata.

Plus de cent autres manifestants ont en effet été abattues par balles réelles pendant cette seule journée. Ajoutées aux 84 victimes, tombées pendant les quatre premiers jours de la révolte, le nombre des manifestants assassinés sans autre forme de procès par les forces de l’ordre libyenne, aidées de mercenaires sub sahariens précisent certains temoins oculaires de ces massacres, s’élève désormais à environ 200. Certainement plus ont rectifié les mêmes témoins joints par téléphone.
En l’absence de tout autre moyen de communication, Internet ayant été coupé par le pouvoir libyen, et de toute couverture médiatique sur décision des autorités de Tripoli, le téléphone reste l’unique moyen permettant d’avoir quelques bribes d’informations sur les massacres qui sont en train de se produire dans ce pays loin des regards du monde.
Curieusement les grandes capitales observent un bien étrange silence face à cette bouffonnerie sanglante du guide qui commence à prendre toutes les allures d’un génocide.

Algérie: 40.000 policiers pour 1000 manifestants

20 février 2011

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Organisée à l’initiative de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD) la marche pacifique qui devait se dérouler aujourd’hui, samedi 19 février, à Alger s’est terminée, encore une fois et comme celle de la semaine dernière, en queue de poisson.
Un impression dispositif policier de 40.000 CNS, une armada en somme, a quadrillé le tout Alger, particulièrement la place du 1er mai lieu de ralliement des marcheurs, empêchant ainsi tout regroupement des manifestants. A peine étaient-ils un peu plus d’un millier à avoir pu arriver au point de ralliement.
Cependant, de sérieux heurts se sont produits entre manifestants et forces de l’ordre. Brutalisés, malmenés et menacés les manifestants ont tout de même bravé cette déferlante bleue qui les prenait en sandwich. Selon plusieurs sources concordantes, un député du RCD (Rassemblement pour la Culture et la démocratie) partie de l’opposition, serait hospitalisé au CHU Mustapha d’Alger dans un état comateux.

Maroc : Des démissions et du Rififi en l’air chez le PJD

20 février 2011

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Mustapha Ramid

Deux membres du secrétariat général du Parti de la Justice et du développement (PJD) (opposition) et députés à la première chambre du Parlement, Lahbib Chibani et Mustapha Ramid, ont démissionné ce samedi du parti.
Figures de premier plan du PJD, Chibani et Ramid avaient tous les deux annoncé il y a plusieurs jours leur participation à la marche du 20 février alors que leur parti a résolument décidé de ne pas y participer. Annonce dans ce sens en a été faite par son secrétaire général Abdelihalh Benkirane.
A cette marche devait également participer l’organisation de la Jeunesse du PJD avant que ne soit annulée sa participation à quelques heures de la tenue de la marche. C’est dire combien a été difficile, cafouilleuse aussi, la gestion du dossier de cette marche par les islamistes du PJD. voir notre article : « La marche du 20 février, une équation truffé d’inconnues »
Aussi d’aucuns s’interrogent aujourd’hui sur les véritables raisons, les dessous disent les mauvaises langues, qui ont poussé à l’annulation de la participation de la jeunesse du parti à cette marche; une participation pourtant annoncée à grand bruit et avec forte conviction.
Cependant, on s’interroge beaucoup moins sur celles qui ont amené Chibani et Ramid à claquer la porte du secrétariat général du parti.
L’un et l’autre ont clairement expliqué que leur démission est venue suite à la décision de non participation à la marche du 20 février prise par Benkirane sans concertation et de façon non consensuelle.
Selon certaines sources proches du PJD d’autres membres du secrétariat général emboîteront le pas aux deux démissionnaires. Du rififi en l’air dans la maison PJD ? Tout semble l’indiquer

Libye: Kadhafi est-il tombé ?

20 février 2011

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Dans un développement aussi surprenant qu’heureux les évènements commencent à tourner à l’avantage des manifestants dans certaines villes notamment à Benghazi qui est quasiment passée sous contrôle des manifestants auxquels des militaires se seraient ralliés.
D’autres informations ont fait état il y a quelques minutes de la fuite du colonel Kadhafi vers une destination inconnue. Une information non encore vérifiée mais néanmoins relayée par de nombreuses chaines satellitaires.
Citant un opposant libyen la chaîne satellitaire Al Arabiya a déclaré que le dictateur libyen serait assiégé par des militaires à la caserne de Bab Al Aziziya son lieu de résidence habituel.
Nombre d’observateurs font noter que quand bien même ces informations sont à manier avec des pincettes elles ne traduisent pas moins que le régime libyen vit probablement ses derniers moments.

Libye:Le discours pathétique et menaçant du fils Kadhafi

21 février 2011

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Saif Al Islam Kadhafi

Dans un discours aussi décousu que pathétique, prononcé ce dimanche en fin de soirée, le fils et successeur potentiel du Guide de la Jamahiriya libyenne, Seif Al islam Kadhafi, met en garde le peuple libyen contre les velléités de séparatisme et les risques d’une guerre civile.
Brossant un tableau apocalyptique de la Libye si celle-ci venait à plonger dans une guerre civile, Saif Al Islam a pointé un doigt accusateur à l’endroit des opposants libyens, des courants islamistes et d’éléments tunisiens, égyptiens et sub-sahariens qui a-t-il dit veulent mettre la Libye à feu et à sang.
Fustigeant les chaines de télévision arabes, en citant nommément Al Jazeera et Al Arabia, et certains pays arabes, sans les citer, le fils du Guide a martelé que la Libye n’est ni la Tunisie ni l’Egypte.
Aussi a-t-il déclaré que les Libyens n’ont d’autres choix que celui de voir leur pays sombrer dans une terrible guerre civile ou celui de conjuguer les efforts pour l’entame d’un processus de grandes réformes qui commencera par la promulgation d’une Constitution -- La Libye n’en a jamais eu -- laquelle inaugurera le passage à une deuxième Jamahiriya. Et de préconiser, comme pour perpétuer cette propension qu’ont les Kadhafi à faire dans les bouffonneries, l’adoption d’un nouveau drapeau et d’un nouvel hymne national pour cette deuxième Jamahiriya.
Pour conclure, Saif Al Islam a promis, sur un ton des plus menaçants, d’user de tous les moyens pour mater ceux qui selon lui veulent porter atteinte à la stabilité de la Libye. Aussi a-t-il déclaré que des armes seront distribuées -- comprendre à ses milices -- et que l’armée descendra dans la rue pour défendre le régime.
Voilà qui renseigne sur les intentions du père, transmises par ce fils que l’on disait réformiste et dont on ne voit pas de quelle légitimité il peut se revendiquer pour prononcer un discours à la nation.
C’est pour dire que ce discours donne une idée assez claire de ce que sera la Jamahiriay II que promet Saif Al Islam mais dont on doute fort qu’elle puisse voir le jour…

Algérie: Les services de renseignements recommandent d’engager des réformes urgentes

21 février 2011

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Les services secrets algériens ont conseillé au président Bouteflika d’engager en urgence des réformes pour contenir la colère sociale, selon le contenu d’un rapport remis récemment au chef de l’État et révélé ce dimanche 20 février par le site web de la chaîne qatarie Al Jazeera.

Ce rapport a été élaboré à la demande de Bouteflika lui même pour comprendre les raisons des émeutes qui ont marqué le pays début janvier 2011 et les contestations qui secouent plusieurs secteurs (santé, justice, collectivités locales, etc.).

Il a été constaté que la colère populaire est liée à la hausse généralisée des prix des produits alimentaires et aux politiques poursuivies par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Reprenant des conseillers du président, le site d’Al Jazeera a annoncé que Bouteflika sera amené à se séparer de son Premier ministre. « Il doit nommer une autre personnalité qui sera mieux acceptée par la population. Des discussions sont toujours au niveau de la Présidence pour choisir cette personnalité », est il précisé.

Il est également indiqué que le chef de l’État changera les ministres qui sont restés longtemps au sein du gouvernement. Comme il est annoncé que Bouteflika prononcera un discours, probablement le 24 février courant, à l’occasion de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. « Il y annoncera des décisions historiques en réponse aux exigences populaires. Il est attendu que le président confirme la levée définitive de l’état d’urgence », est il souligné. Par ailleurs, et selon la même source, le président Bouteflika a demandé à ce que l’on réponde clairement à la question relative à sa popularité, plus d’une année après le début de son troisième mandat.

En fait, selon nos informations le gouvernement était au courant dès la fin 2010 d’une subite dégradation de la situation au plan social en Algérie. Les services de renseignements (DRS) ont alerté les responsables politiques sur l’étendue du mécontentement populaire et l’imminence d’une explosion sociale, sur la base d’enquêtes réalisées sur le terrain et de conclusions d’experts. Les rapports ont été remis aux autorités bien avant les émeutes meurtrières contre la cherté de la vie début janvier et même avant l’éclatement de la révolte en Tunisie. Ces rapports concernent tous les aspects, y compris la gestion de l’information et de la télévision.

Le gouvernement a été destinataire de rapports détaillés sur la situation sociale au bord de l’explosion, conséquence de l’accumulation des problèmes sociaux, de la généralisation de la corruption, de la bureaucratie tatillonne de l’administration et de l’opacité dans la distribution des logements sociaux, accaparés par les pistonnés et les clientèles du régime, au détriment des vrais nécessiteux.
Les services de sécurité ont même fourni aux responsables politiques des propositions de sortie de crise et proposé des mesures sociales à prendre en urgence pour apaiser le front social. Il a été demandé par exemple aux responsables politiques au niveau central et local de communiquer davantage avec le citoyen, afin d’expliquer les efforts de l’État pour reconstruire le pays, résoudre la crise du logement et de l’eau. Les radios locales devaient servir de relais pour ces opérations de communication. Les services de sécurité ont également préconisé l’ouverture de la télévision au débat public. Mais au plan local, certains responsables, notamment des walis, ont refusé d’appliquer ces instructions.
Dans le même temps, les services de sécurités se sont également bien préparés pour réprimer sans faire de victimes les manifestations et les marches contre le pouvoir. Ils ont profité des expériences tunisiennes et égyptiennes, mais aussi de leur propre expérience dans la lutte contre les mouvements de foule, notamment lors des émeutes meurtrières qui avaient endeuillé en 2001 la Kabylie.
TSA

Victimes du guide libyen

21 février 2011

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Pepsi Cola et Coca Cola cancérigènes

21 février 2011

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Alors que les deux marques de sodas se disputent généralement le marché des boissons, elles sont toutes les deux aujourd’hui mises au banc des accusés, les colorants qu’elles utilisent ayant été dénoncés comme cancérigènes.

Coca-Cola contre Pepsi, il s’agit là d’un duel qui dure depuis des années et qui évolue au fur et à mesure des campagnes publicitaires. Mais aucun affrontement au sujet de la dernière étude qui concerne le marché du soda puisque cette fois-ci, les deux marques de boissons gazeuses sont mises sur le même plan, accusées d’utiliser des colorants cancérigènes. Cette accusation émane d’un important lobby américain, le CSPI (Center for Science in the Public Interest).
Ainsi, ce lobby explique au Daily Mail que Pepsi et Coca-Cola utiliseraient un certain type de caramel pour colorer ses boissons, caramel qui contiendrait deux substances connues pour être potentiellement cancérigènes (le 2-MI et le 4-MI). Loin de lancer des accusations au hasard, le CSPI demande aujourd’hui à ce que les deux boissons soient tout simplement interdites. Et le porte-parole du lobby d’expliquer : « Contrairement au caramel préparé chez soi, en faisant fondre du sucre dans une poêle, la version artificielle à l’origine de la couleur « coca » est le fruit de la réaction chimique obtenue par l’association de sucre, d’ammoniac et de sulfites portés à haute température ». De ce processus résulterait les deux substances chimiques mises en cause qui « d’après les tests réalisés en laboratoire, (celles-ci) seraient nuisibles à la santé et même à l’origine de cancers du poumon, du foie, de la thyroïde ».
De son côté, rapporte 7sur7, l’Institut de prévention toxicologique américain aurait confirmé la thèse du lobby expliquant qu’en effet, les deux substances seraient cancérigènes chez les animaux, et donc potentiellement chez l’homme.
Par ailleurs, l’utilisation de l’aspartame pour les boissons de type « light » est également décriée, accusée d’augmenter le risque d’accidents vasculaires.

Maxisciences

Pétrole: Les cours impactés par les contestations en Libye

21 février 2011

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Le pétrole est maintenu sous pression du fait des contestations de plus en plus importantes que connaissent certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Plus particulièrement la Libye qui produit environ 1,6 million de barils par jour. A ce titre sur le Nymex, le light sweet crude échéance avril gagne ce matin 1,84 dollar et s’échange à 91,66 dollars.

A Londres, le Brent de la mer du Nord de même échéance est reparti sur sa tendance haussière et franchit ce matin les 104 dollars.

Alors que la montée des taux d’intérêt en Chine pourrait faire craindre un ralentissement de la croissance mondiale, le pétrole devrait connaitre une semaine agitée sur fond de tensions géopolitiques. L’or continue son ascension fulgurante et gagne déjà plus de 7 dollars l’once ce matin, se négociant à 1396,95 dollars l’once.

Libye : Massacre à larme lourde et à partir d’avions

21 février 2011

En ce moment même, 17 h heure libyenne, forces et milices du dictateur Kadhafi sont en train de massacrer à l’arme lourde des centaines de milliers de manifestants désarmés dans les rues de Tripoli. Des d’avions de chasse bombardent également les manifestants. Toutes les communications sont coupées.
Pendant ce temps les grandes capitales, Washington en tête, observent un silence lourd de sens.

Libye : La ville de Benghazi sera bombardée par l’aviation dans deux heures

21 février 2011

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Un communiqué publié il y a quelques minutes par l’armée libyenne annonce que la ville de Benghazi sera bombardée par les avions de l’armée d’ici deux heures. En somme, un carnage en perspective.
Les grandes capitales continuent d’observer un silence des plus lourds. L’heure est au rapatriement des étrangers se trouvant en Libye.

Des officiers de l’armée de l’air libyenne ont refusé de bombarder les manifestants puis ont rejoint Malte où il ont fait atterrir deux bombardiers et deux hélicoptères, il y a trois heures

Libye: Le fils Kadhafi tient ses promesses : il met le pays à feu et à sang et tue des Égyptiens

21 février 2011

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Comme il l’avait promis dans son pathétique discours prononcé hier, le fils du Guide de la jamahiriya, Saif Al Islam Kadhafi, a mis en exécution l’essentiel de son apocalyptique agenda au titre de la journée d’aujourd’hui.
En effet, des villes ont été bombardées par des Mig 23 et des hélicoptères Hind de l’armée de l’air libyenne; des milices libyennes et sub-sahariennes ont massacré à l’arme lourde plus de 400 civils et blessé plusieurs milliers…Et dix citoyens égyptiens résidents en Libye ont été assassinés par les mêmes milices à l’est du pays, près de la frontière avec l’Egypte.

Libye: Scènes horribles de civiles libyens calcinés

21 février 2011

Mise en garde : Certaines séquences de cette vidéo sont difficelement soutenables. Ames sensibles s’abstenir.

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Online petition -- Halte aux massacres des civils en Libye
Prière de signer et de diffuser

Libye : pétition du collectif de soutien au peuple libyen

21 février 2011

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Online petition -- Halte aux massacres des civils en Libye
Prière de signer et de diffuser

Libye : Kadhafi aurait quitté la Libye, son fils Saif al islam blessé

22 février 2011

Selon une source libyenne digne de fois, le fils du dictateur Libyen aurait été blessé dans un accrochage armé avec la résistance libyenne.
Kadhafi lui aurait quitté la Libye accompagné de son épouse et de sa fille.
Pour aller où ? On se le demande

Online petition -- Halte aux massacres des civils en Libye
Prière de signer et de diffuser

Libye : Le mystérieuse disparition de l’Imam Moussa Sadr enfin éclaircie

22 février 2011

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Le mystère de la disparition de l’Imam Moussa Sadr lors d’un voyage en Libye est enfin éclairci.
Un haut responsable libyen vient de confirmer son assassinat par Kadhafi. L’Imam serait enterré dans la région de Sabha dans le sud libyen. Aussi, c’est le pilote personnel de Kadhafi, Nejm Eddine Al Yaziji, qui a évacué la dépouille de l’Imam vers Sabha. A son retour, le pilote a été exécuté de peur qu’il n’évente le secret.
Imam chiite libanais Moussa Sadr a fondé, en 1974, le « Mouvement des Déshérités ». Pendant la guerre civile du Liban il a fondé le Mouvement Amal «Brigades de la résistance libanaise », l’aile militaire du mouvement des déshérités »qui ont combattu aux côtés du Mouvement national libanais et la résistance palestinienne contre les projets de partition et de rejet des Palestiniens du Liban .

Imam as-Sadr s’est particulièrement distingué pour son ouverture envers les chrétiens. Il a co-fondé le Mouvement social avec l’archevêque catholique Grigoire Haddad (1960), et tous les deux ont participé au dialogue islamo-chrétien en 1962, et donné des conférences dans une église chrétienne durant le jeûne de Pâques (1964).
Il maîtrise plusieurs langues et a été un éminent intellectuel. Imam as-Sadr a joué un rôle très important dans la vie politique libanaise. Vers la fin du mois d’août 1978, il a mystérieusement disparu lors d’une visite en Libye.
Le haut responsable source de cette information donnera de plus amples éclaircissement sur l’assassinat de l’Imam Moussa Sadr dans une série d’édition du quotidien londonien Al Hayat. La première paraissant dans l’édition de demain mercredi.

Libyen : 50.000 mercenaires et plus de mille morts

23 février 2011

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Kadhafi prononçant son incroyable discours du mardi 21 février.

Les faits saillants de cette journée du mercredi ; une journée aussi sanglante que celle d’hier. Sinon plus, selon plusieurs sources médicales libyenne.
Nous notons particulièrement cet appel lancé à Kadhafi par le délégué libyen à l’ONU, Abderrahmane Chelghem, dont on sait la proximité avec le dictateur Kadhafi depuis le renversement du roi Driss 1er en septembre 1969. Abderrahman Chelghem a exhorté le colonel Kadhafi, en s’adressant à lui via la chaine Al Jazeera, de mettre un terme à l’effusion de sang et au massacre de civiles. Un appel face auquel le dictateur fera le sourd comme on peut s’en douter. Nombre d’observateurs ont relevé que Chelghem n’a pas été jusqu’à demander au dictateur de quitter le pouvoir.

50.000 mercenaires
Il est à relever par ailleurs que le nombre de mercenaires recrutés par Kadhafi et présents en ce moment en Libye s’élèverait à 50.000 mercenaires; une information recueillis auprès des nombreux officiers de l’armée libyenne qui ont rejoint les rangs de l’insurrection populaire.
Autre fait saillant : une unité de la marine libyenne qui a refusé de pilonner la ville de Benghazi comme le lui a ordonné kadhafi a ralliée Malte. Nous rappelons que deux avions chasseurs et deux hélicoptères de l’armée de l’air libyenne ont ralliée la même destination il y a deux jours.

Plus de mille morts
Enfin, le seuil macabre des mille morts a été franchi ce mercredi. Ce nombre de mort est contesté par l’opposition libyenne dont les estimations sont de loin supérieures à ce chiffre.
Qui arrêtera le fou de Tripoli ? Pour l’heure personne ne le sait. Mais tout le monde souhaite que cela puisse se faire très vite…

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Prière de signer et de diffuser

Libye: L’ONU prend tout son temps…Un scandale

23 février 2011

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Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui à New-york, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-moon, a déclaré en parlant de la situation en Libye que  » la situation en Libye est grave ce pourquoi nous y devons y réfléchir sereinement ». Aussi a-t-il annoncé que « l’ONU va prendre certaines dispositions dans les jours qui vont venir »
Des déclarations qui n’ont pas manqué d’étonner la plupart des observateurs…
Comment concevoir, en effet, que Ban Ki-moon, donc l’ONU, puisse afficher si peu d’empressement devant une situation qui chaque jour comptabilise quelques centaines de morts. Pour expliquer ce peu d’empressement, le secrétaire général de l’ONU s’est arc-bouter derrière les délais de procédures habituels.
Aussi au titre des commentaires que nous avons pu recueillir en guise de réactions aux déclarations du secrétaire général de l’ONU sont souvent revenus les termes « consternant », « scandaleux », « suspect »… »Les Libyens n’oublieront pas de sitôt cette attitude l’ONU »

Maroc: Abbas El Fassi sera t-il dégagé et remplacé par Mustapha Terrab ?

25 février 2011

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Mustapha Terrab

Des rumeurs persistantes laissent entendre qu’un remaniement gouvernemental sera annoncé au Maroc dans les heures qui viennent. Probablement dans le courant de la journée du vendredi 25 février, annoncent les mêmes rumeurs.

Aussi, ce serait, semble t-il, Mustapha Terrab, l’actuel Directeur général de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), qui aura à charge de piloter le nouveau gouvernement.
Un choix pertinent diraient d’aucuns. Mustapha Terrab a la réputation d’être un excellent gestionnaire, comme en atteste son bilan à la tête du Groupe OCP, et un homme à l’intégrité avérée. Cela dit c’est un technocrate…Assistera-t-on alors à la désignation d’une nouvelle équipe gouvernementale hors de la logique démocratique ? Tout donne à le penser. Tout au moins sont annoncés par les mêmes rumeurs les départs de plusieurs ministres particulière ceux de Moncef Belkhayat, le ministre de la Jeunesse et des Sports dont on n’apprécie pas beaucoup les sorties aussi multiples que « légères » et celui de Yasmina Baddou, ministre de la Santé, dont le bilan à la tête de ce département d’importance cruciale est loin de faire l’unanimité.
Est-ce à dire aussi que cela augure d’une dissolution de l’actuel parlement suivi de l’organisation d’élections anticipées ? Cette hypothèse est un peu moins évidente, néanmoins elle n’est pas totalement exclue.

Un signal fort…Mais il en faut d’autres
Si ce remaniement venait à se produire, comme l’annoncent ces rumeurs, ce sera le signe évident que quelque chose de profond va se produire au Maroc.
D’aucuns diraient aussi que ce sera une première conséquence des manifestations qui se sont produites dimanche dernier, 20 février, sur quasiment l’ensemble du territoire marocain. Des manifestations qui évidemment sont venues dans le sillage des révoltes que connaissent plusieurs pays arabes et qui se sont soldées par 8 morts et quelques dizaines de blessés.
Il est à signaler dans le même ordre d’idée que nombreuses étaient les pancartes brandies le 20 février pour réclamer le départ de Abbas Al Fassi. Pour faire dans l’air du temps les manifestants ont fortement scandé ce jour là : « Abbes Al Fassi dégage »
Aussi, si ce changement à la tête de l’exécutif marocain, réclamé, entre autres revendications, faut-il le préciser par les marcheurs du 20 février, venait à se produire ce sera un signal fort qui indiquera qu’il y a une volonté politique pour engager des reformes de fond dans ce royaume. Néanmoins insiste-t-on dans les rangs des initiateurs du mouvement du 20 février mais aussi parmi les acteurs de la société civile, pour ne pas dire par tous les Marocains, ce remaniement doit être suivi de signaux encore plus forts…Allusion faite à une réforme constitutionnelle, à une lutte incisive contre la corruption, à plus de liberté de la presse, à plus de démocratie….
Vastes chantiers qui attendent le Maroc. Et dont l’urgence pèse chaque jour un peu plus.

Biographie de Mustapha Terrab
Né en 1955, Mustapha Terrab est titulaire d’un doctorat d’État en Recherche Opérationnelle du Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge, USA), après un masters en ingénierie décroché auprès du même institut (1982), M. Mustapha Terrab est également titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’École nationale des Ponts et Chaussées de Paris (1979).
Mustapha Terrab a entamé sa carrière professionnelle en intégrant Bechtel Civil (1983/85) et Minerals Inc, à San-Francisco (Californie), en qualité d’analyste en systèmes de transports.
Il a été professeur assistant et chercheur au MIT de septembre 1986 à août 1989 et consultant au laboratoire Draper de Cambridge au Massachusetts de septembre 1989 à juillet 1993.
Il a reçu en 1988 le prix Frederick C. Hennie III pour sa contribution exceptionnelle au programme d’enseignement du département d’ingénierie électrique et informatique du MIT.
De 1990 à 1992, il a été professeur assistant au Rensselaer Polytechnic Institute, Troy à New-York, dans les départements des sciences de la décision et des systèmes d’ingénierie et d’ingénierie civile et environnementale.
Membre de l’équipe chargée des études économiques liées au projet de la liaison fixe à travers le détroit de Gibraltar, Mustapha Terrab a été désigné, en 1992, comme chargé de mission au Cabinet Royal.
En 1995, il s’est vu confier le poste de secrétaire général au secrétariat exécutif du Sommet économique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Membre du Groupe de réflexion auprès de feu Hassan II, d’avril 1996 à juillet 1999, il a été nommé, le 9 février 1998, Directeur Général de l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) avant de diriger le programme “Information pour le Développement” (Info Dev) et d’occuper la fonction de Principal spécialiste de la Régulation à la Banque Mondiale d’avril 2002 à février 2006.
Mustapha Terrab a été nommé Directeur Général de l’OCP le 15 février 2006. Poste qu’il occupe jusqu’au jour d’aujourd’hui. Sa gestion de ce Groupe est unanimement saluée.

Jamal Hafsi

Libye : défection du général Kadhaf Eddam

25 février 2011

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Kadhaf Eddam au centre sur cette photo

Les défections de responsables civiles et militaires hauts placés dans la hiérarchie du pouvoir libyen ne se comptent plus. On en compte aussi parmi les membres de la tribu du « Guide ».
La dernière en date, celle du général Ahmed Kadhaf Eddam, cousin du dictateur et homme clé des relations avec l’Égypte voisine, où il est né à Marsa Matrouh.
Derrière ses allures de play-boy, il est l’homme des missions très spéciales contre des opposants exilés, que ce soit dans les pays arabes, en Afrique ou en Europe. Après le coup d’État de 1969, Kaddafi lui fait embrasser la carrière militaire. Il fera partie de sa garde personnelle avant de diriger des régions militaires. Très lié au président égyptien Hosni Moubarak et à ses services, Ahmed Kaddaf Eddam réside le plus souvent au Caire et entretient des liens étroits avec tous les enfants du « Guide ».
Certaines source le disent en Egypte pendant que d’autres le situent en Syrie. Sa défection elle est confirmée.

Confidentiel-Libye :Les fournisseurs d’armes et d’équipements anti émeutes

25 février 2011

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Pourquoi l’Europe a fait plus ou moins profil bas par rapport à ce qui se passe en Libye ?
A cause du pétrole ? Bien évidemment ! Mais il n y a pas que ça. Ça sent autre chose que de simples émanations de gaz et de pétrole.

L’Europe ne s’est pas gênée en effet pour vendre à Kadhafi un armement destiné à réprimer les émeutes, du matériel de brouillage électronique, celui-là même qui a servi pour bloquer Internet, les réseaux de GPS et de GSM en Libye depuis le début de l’insurrection populaire. Et, pire encore, du matériel militaire que Kadhafi livraient à on ne sait qulles factions au Tchad et au Soudan.

Ainsi a été vendu à Kadhafi rien que pour les deux dernière années ce qui suit :

Armes légères
Par Malte : pour un montant de 79,7 millions d’euros (2009)
Par la Belgique : pour 18 millions d’euros (2009)
Par la Bulgarie : pour 3,7 millions d’euros (2008)

Matériel de brouillage électronique
Par l’Allemagne : pour 43,2 millions d’euros
Par la Grande Bretagne : pour 20,7 millions d’euros
Produits et matériel anti émeutes
Par la Belgique : pour 4,4 millions d’euros en produits chimiques anti-personnel utilisée pour réprimer les émeutes
Par l’Italie : pour 2,6 millions d’euros en bombes lacrymogène.

Divers armements et équipement pour les avions rentrant dans le cadre d’un usage anti émeutes
Par l’Italie : 107, 7 millions d’euros pour les avions militaires, y compris les engins d’assaut, et des équipements associés.
Pour la France : 17,5 millions d’euros
Par le Portugal : 14,5 millions. Le Portugal a également fournit pour 4,6 millions pour les drones.

L’entretien de foyers de tension par Kadhafi interposé.
Est à retenir aussi le contournement des pressions exercé par les ONG pour vendre du matériel militaire destiné au régime de Kadhafi mais destiné à des foyers de tension en Afrique sub-saharienne notamment au Tchad et au Soudan.
Un document confidentiel (1) montre à titre d’exemple comment les Etats européens donnent l’impression de plier aux pressions des ONG mais finissent toujours par vendre de l’armement, par le biais d’intermédiaires, au régime du dictateur.
Ce document dont copie est insérée ci-après indique comment une livraison de plus de 100.000 Kalachnikov AK47 a pu parvenir à ses des factions tchadiennes ou soudanaise malgré un semblant de blocus.
La société britannique GUNS YORK devait livrer 130.000 kalachnikov, acquis auprès d’un obscur fournisseur ukrainien, au régime libyen. Sous la pression de certaines ONG le gouvernement britannique a fini par en interdire la livraison. Quelque mois plus tard une entreprise roumaine IFN livre, via un intermédiaire libyen Mohammed el-Obeidi, un homme d’affaires proche de Kadhafi, 100.000 Kalachnikov AK47 à la Libye. Les Kalachnikov en question ont été par la suite livrées à des factions Tchadiennes ou Soudanaises. C’est dire que les européens entretiennent indirectement des foyers de tension par l’intermédiaire de kadhafi. Des tensions qu’ils dénoncent publiquement

(1) Câble confidentiel : http://213.251.145.96/cable/2008/11/08TRIPOLI868.html

Viewing cable 08TRIPOLI868, U.K. DENIES LICENSE FOR EXPORT OF KALASHNIKOVS TO LIBYA; GOL POTENTIALLY SEEKING ALTERNATIVE SELLERS
Reference ID Created Released Classification Origin
08TRIPOLI868
2008-11-06 08:08
2011-02-05 00:12
CONFIDENTIAL
Embassy Tripoli

VZCZCXRO4329
PP RUEHTRO
DE RUEHTRO #0868 3110808
ZNY CCCCC ZZH
P 060808Z NOV 08
FM AMEMBASSY TRIPOLI
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 4084
INFO RUEHKV/AMEMBASSY KYIV PRIORITY 0013
RUEHKH/AMEMBASSY KHARTOUM PRIORITY 0137
RUEHNJ/AMEMBASSY NDJAMENA PRIORITY 0144
RUEHAS/AMEMBASSY ALGIERS PRIORITY 0795
RUEHEG/AMEMBASSY CAIRO PRIORITY 1269
RUEHNM/AMEMBASSY NIAMEY PRIORITY 0034
RUEHBP/AMEMBASSY BAMAKO PRIORITY 0019
RUEAIIA/CIA WASHDC
RUEAIIA/CIA WASHINGTON DC
RHEFDIA/DIA WASHINGTON DC
RUEHLO/AMEMBASSY LONDON PRIORITY 0919
RUEHBM/AMEMBASSY BUCHAREST PRIORITY 0002
RUEHTRO/AMEMBASSY TRIPOLI 4605
C O N F I D E N T I A L TRIPOLI 000868

SIPDIS

DEPT FOR ISN/CATR AND EUR/PRA

E.O. 12958: DECL: 11/4/2018
TAGS: ETTC PARM PREL PGOV MARR UK LY UP SU RO
SUBJECT: U.K. DENIES LICENSE FOR EXPORT OF KALASHNIKOVS TO LIBYA; GOL POTENTIALLY SEEKING ALTERNATIVE SELLERS

REF: A) TRIPOLI 650, B) STATE 95271

CLASSIFIED BY: Chris Stevens, CDA, Embassy Tripoli, U.S. Dept of State. REASON: 1.4 (b), (d)

¶1. (C) U.K. Embassy PolOff told P/E Chief on October 30 that HMG had decided not/not to approve a license for U.K. company York Guns to export to Libya 130,000 Kashnikov automatic rifles. Per ref A, York Guns was to have acted as intermediary between an unidentified Ukrainian party and procurement officials at Libya’s Temporary People’s Committee for Defense (MOD-equivalent). Based on the intervention reported ref B and on concerns expressed by the U.K.’s Embassy in Tripoli that the Government of Libya (GOL) might have intended to re-export the weapons to either the governments or armed rebel factions in Chad and Sudan, the U.K.’s Foreign and Commonwealth Office recommended about one month ago against approving the export license. After conducting a review of the case, Whitehall concurred on October 30 with the decision to not/not approve the export license.

¶2. (C) Separately, Muhammad el-Obeidi, a Libyan businessman with ties to some quarters of Muammar al-Qadhafi’s regime, told P/E Chief on October 23 that he had signed a contract with a Romanian company (NFI) for the export from Romania to Libya of 100,000 AK-47S automatic rifles. (Note: El-Obeidi’s older brother was Libya’s Minister of Defense from 1954-1969; his nephew is a former Prime Minister and the current MFA Secretary (U/S-equivalent) for European Affairs. End note.) El-Obeidi signed the contract in late September in Paris during a business trip there. El-Obeidi said he had been tapped to help facilitate procurement for the Jafl al-Khamis (« Khamis Brigade »), a special forces unit headed by Khamis al-Qadhafi, son of Muammar al-Qadhafi. He said Captain Ahmed Ben Shraga’a, head of procurement for the unit, has instructions to work through el-Obeidi on a number of « special procurement issues ». El-Obeidi was open about the contract, but avoided the question as to whether the rifles were to be used in Libya or re-exported to another destination. STEVENS

France : Michèle Alliot-Marie « démissionnera » dans quelques heures

27 février 2011

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Ce qui n’est encore qu’une rumeur se confirmera probablement dans les toutes prochaines heures. Michèle Alliot-Marie (MAM) quittera le gouvernement après son retour du Koweït, où elle est en visite officielle depuis vendredi, soutient le microcosme parisien.

Le départ de MAM qui n’est pas pour surprendre est une conséquence somme toute logique des sorties pour le moins déplacées de la ministre lors des évènements de Tunisie et de sa trop grande proximité avec des personnes du clan Ben Ali.
L’on apprend par ailleurs que MAM ne sera pas le seul ministre qui quittera l’actuel gouvernement Fillon. Un gouvernement qui sera assez largement remanié dans le courant de la soirée du dimanche, murmure-t-on dans les salons parisiens.

Facebook : Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite aurait offert 150 milliards de dollars pour le rachat du réseau social

27 février 2011

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Le Roi Abdallah d’Arabie saoudite souhaiterait racheter Facebook vient d’annoncer le site US Dawn Wires. Ce dernier a fait état d’une offre de 150 milliards de dollars qui aurait été faite par le souverain saoudien pour le rachat de Facebook. Et de citer la banque d’investissement Goldman Sachs comme conseil du roi Abdallah au titre de cette transaction.

Citant, sans les nommer, des sources de l’intérieur du royaume wahhabite, Dawn Wires rapporte que celles-ci ont laissé entendre que le souverain saoudien serait très contrarié par Mark Zukerberg, le patron de Facebook, qui aurait laissé la révolte sortir de contrôle.
Lors d’une rencontre privée, tenue le 25 janvier 2011, entre le roi Abdallah et Mark Zukerberg ce dernier aurait promis au souverain wahhabite qu’il ne laisserait pas publier sur Facebook toutes les pages relatives aux révoltes. Une promesse qu’il n a pas tenue comme en atteste l’accompagnement des évènements d’Egypte et de Libye sur Facebook.
Ce pourquoi le roi Abdallah, conseillé par Goldman Sachs, a fdécidé finalement de racheter le réseau social en mettant sur la table 150 milliards de dollars, passant outre l’avis de ses conseillers qui bilan de Facebook à l’appui voulaient le convaincre que le réseau social ne générant pas de profit ne valait pas plus qu’un milliard de dollars.

Aussi est-il utile de rappeler, ajoute Dawn Wires citant le New York Times, que Goldman Sachs a évalué Facebook a 50 milliards de dollars après que celui-ci y ait investi pour 450 millions USD et le groupe russe Digital Sky Technologies pour 50 millions de USD.

PS. Pour d’avantage de détails sur cette info aller sur le lien ci-après : http://dawnwires.com/politics/saudi-king-to-buy-facebook-to-end-the-revolt/

Caricature du jour

28 février 2011

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Libye: Le soutien de l’Algérie à Kadhafi ne fait plus de doute

1 mars 2011

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Un Hercule C130 de l’armée algérienne

Le ministre algérien de l’Intérieur, Daho Oueld Kablia, a catégoriquement démenti, hier lundi, que l’Algérie ait d’une manière ou d’une autre aidé le régime de Kadhafi à mater l’insurrection. Ainsi a-t-il assuré que l’Algérie n’a pas transporté de mercenaires sub-sahariens à bord de ses avions militaires.
Allant dans le sens des déclarations de Oueld Kablia, le chef de la délégation algérienne à l’ONU et l’ambassadeur du même pays à Washington ont également démenti, dans courant de la même journée, les informations qui ont fait état de ce soutien algérien au régime de Kadhafi.
Ce flot de démentis laisse pour le moins entendre que les informations portant sur un appui du régime algérien à celui de Kadhafi inquiètent les autorités algériennes.
Est particulièrement à retenir la sortie du ministre algérien de l’Intérieur, Dahou Oueld 9ablia, qui dans son démenti a clairement laissé entendre que ce sont des parties hostiles à l’Algérie notamment un pays voisin -- entendre le Maroc, ndlr -- qui serait derrière la propagation de ces fausses interventions. Une déclaration qui n’est pas à cataloguer dans le registre des habituelles sortie du régime algérien sur fond de crise algéro-marocaine.
Aussi, le fait que ça soit le quotidien algérien Echchourou qui ait relayé prioritairement ces déclarations n’est pas fortuit. Tout un chacun sait en effet qu’Echchourou9 est le support porte-voix des services algériens.

Quand est-il réellement de ce soutien algérien à Kadhafi ?
L’implication de l’Algérie aussi bien dans le transport de mercenaires que dans la livraison de lots d’armes aux pro-Kadhafiste ne fait plus aucun doute depuis hier dans la matinée. Ce pourquoi il y a eu justement ce flot de démentis.

Plusieurs médias ont rapportés ces derniers jours des informations faisant état de cette implication algérienne aux cotés du dictateur libyen. Ces informations reposaient sur la déclaration faite le vendredi 25 février, par El Husseini, deuxième secrétaire de l’ambassade de Libye à Pékin, lequel avait accusé sur la chaîne qatarie Al Jazeera le président algérien d’avoir mis à la disposition du colonel Kadhafi des avions algériens pour le transport des mercenaires vers la Libye. El Husseini exigeait notamment du président Bouteflika de ne plus intervenir dans les affaires intérieures de la Libye. Ces informations qui reposaient également sur les déclarations recueillies auprès d’insurgés libyens, souffraient de l’absence de preuves plus solides.
Or des preuves très solides il y en a depuis hier. D’où la gène du pouvoir algérien et cette cascade de démentis. Les preuves ont été fournies sous la forme d’un enregistrement vidéo, réalisé à l’intérieur même d’un aérodrome militaire libyen et diffusé hier par la chaîne Al Houra.
Cet enregistrement vidéo amateur, réalisé visiblement par quelqu’un qui travaille dans cette base et que nous avons visionné montre quoi ? Deux avions, des C130 ou des Antonov vu la taille, frappés aux couleurs de l’ANP et portant cocarde algérienne. A leur pied des mercenaires sub-sahariens armés, nettement visiblement sur l’enregistrement. La nature des armes que portaient les mercenaires sont très facilement reconnaissables : des Kalachnikov et des 12,7 sur trépieds.

Quand on se fait agrippé de la sorte avec de telles preuves à l’appui on cherche évidemment à noyer le poisson. Le hic est que le poisson est une grosse baleine cette fois-ci…Difficile à noyer…

Maroc-Algérie :Prochaine réouverture des frontières algéro-marocaine

1 mars 2011

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Bouteflika et Mohammed VI

Maroc-Algérie : des rumeurs insistantes font état d’une réouverture imminente des frontières terrestres algéro-marocaines. Ce serait là semble t-il le fruit d’une intermédiation du roi Abdallah d’Arabie Saoudite

Libye: Des éléments du S.A.S britannique dans le sud libyen

2 mars 2011

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Éléments du S.A.S en action

Les libyens disent, clairement, être opposés autant à Kadhafi qu’à toute intervention étrangère. Voilà qui est clair.
L’instauration d’une zone d’exclusion aérienne ( No fly zone -- est le maximum que pourra concéder le peuple libyen en matière d’atteinte à sa souveraineté, a déclaré un responsable du mouvement d’insurrection libyen.
Or des sources crédibles ont fait état de l’incursion par voie aérienne d’éléments du Special Air Service (SAS) britanniques -- forces spéciales -- dans le sud libyen. Ils y auraient été transportés par des avions volant à basse altitude pour exfiltrer des citoyens britanniques travaillant sur des sites pétroliers. Une fois leur mission accomplie ces éléments seraient restés sur place.

Deux soldats U.S assassinés à Francfort : une piste libyenne ?

2 mars 2011

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Photo AFP

Deux militaires de l’armée de l’Air américaine ont été tués et deux autres grièvement blessées lors d’une fusillade à bord d’un autobus militaire américain, à l’aéroport de Francfort, en Allemagne.
La fusillade s’est produite dans une zone non sécurisée devant le terminal 2 de l’aéroport de Francfort, situé à quelque 120 kilomètres de la base aérienne américaine de Ramstein. L’une des plus importantes hors des frontières américaines, cette base est notamment utilisée comme centre logistique pour les opérations américaines en Afghanistan et en Irak.

« Tout s’est passé à bord d’un bus militaire américain », a indiqué à l’Agence France-Presse Jürgen Linker, porte-parole de la police de Francfort. « L’auteur présumé des coups de feu a été arrêté par des policiers allemands sur place », a-t-il précisé.
L’assaillant serait un ressortissant du Kosovo âgé de 21 ans. Sur ses motivations on ne sait toujours pas grand-chose.

Le ministre de l’Intérieur du Kosovo, Bajram Rexhepi, a indiqué à l’Associated Press que la police allemande avait identifié l’homme comme étant Arif Uka, un citoyen kosovar de la ville de Mitrovica. « Nous essayons de déterminer [...] la nature de cette attaque » et si elle avait été préparée, a précisé M. Rexhepi.

Le parlementaire Patrick Meehan, membre de la commission sur la sécurité intérieure de la Chambre des représentants U.S, a pour sa part évoqué la possibilité d’un acte terroriste, soulignant qu’il n’avait pas tous les éléments sur l’incident.
« Nous ne connaissons pas les détails mais je voudrais dire combien je suis bouleversée. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour savoir ce qui s’est passé », a commenté la chancelière allemande, Angela Merkel.

Pour notre part nous estimons que l’hypothèse de la réactivation par le régime libyen d’une cellule terroriste dormante n’est pas à exclure totalement

Maroc : L’ex-colonel-Major Terhzaz gracié

2 mars 2011

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Kaddour Terhzaz à gauche en compagnie de feu le général Kabbag

Condamné fin 2008 à douze ans de prison au terme d’un procès dénoncé aussi bien par Amnesty International, Human Rights Watch que par l’AMDH l’ex-colonel-major colonel Kaddour Terhzaz (74 ans) ex-numéro deux de l’armée de l’air marocaine vient d’être gracié par le roi Mohamed VI. Une conférence de presse qui devait se tenir hier mardi à Paris a été annulée à la toute dernière minute. Visiblement parce qu’on a du informer la famille Terhzaz de la libération imminente du Colonel.

« Officiellement », l’ex-colonel-major Terhzaz a été condamné en novembre 2008 « pour divulgation de secrets militaires, à l’occasion d’un procès équitable au cours duquel il a bénéficié de toutes les garanties de la défense ». Ce que réfutent la famille Terhzaz et le comité de soutien du colonel qui soutiennent que son procès s’est au contraire tenu dans des conditions particulièrement inéquitables, contraires aux droits de la défense tels qu’ils sont internationalement reconnus. « Les détails de ce scandaleux procès se trouvent sur le site du collectif de défense du colonel » : www.sauver-kaddour-terhzaz.org

Famille et amis avaient qualifié également d’ « aberrante » l’affirmation selon laquelle Terhzaz « n’a pas été condamné pour le motif avancé d’une soi-disant lettre ». En effet, avaient-ils répondu, « les attendus du jugement se fondent, de bout en bout, sur cette même lettre. En conclusion desdits attendus, on peut même lire cette phrase, très claire : « Il est demandé à la Cour d’appliquer la loi à l’encontre de l’accusé avec destruction de la copie de la lettre.

Royal Air Maroc : Une nouvelle desserte sur Zagoura

3 mars 2011

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Dans le cadre du renforcement de la dynamique de développement économique, social et touristique de la Région Souss Massa Draa, Royal Air Maroc (RAM) a signé en juin 2010 une convention de partenariat avec le Conseil Régional Souss Massa Drâa portant sur le lancement de nouvelles dessertes aériennes au niveau de la région.

Ainsi, et en attendant la réouverture de l’aéroport de Zagora, la RAM avait procédé au lancement de la nouvelle desserte Casablanca -- Agadir- Ouarzazate le 15 novembre 2010.
Aujourd’hui que cette réouverture est devenue effective, le transporteur aérien national a lancé la ligne Casablanca -- Agadir- Ouarzazate -- Zagora et retour à compter du mercredi 2 mars 2011. Cette liaison est assurée par un avion de type ATR 72 d’une capacité de 66 sièges à raison de trois fréquences hebdomadaires: les lundi, mercredi et dimanche.

Maroc : L’ex-maire de Tanger, Samir Abdelmoula, claque la porte du PAM pour rejoindre le PJD

4 mars 2011

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Samir Abdelmoula

Coup de tonnerre dans le ciel de Tanger : Samir Abdelmoula, l’ex-maire démissionnaire de la ville du Détroit, quitte le PAM ( Parti de l’Authenticité et de la Modernité, dit également parti de l’ami du roi en référence à son fondateur Fouad Ali El Himma) auquel il a présenté sa démission mercredi dernier. Aussi a-t-il rendu visite, dès sa démission déposée, au secrétaire général du P.J.D, Abdelilah Benkirane signant ainsi, visiblement, son intention de rallier le P.J.D, (Parti de la Justice et du Développement -- islamiste -). S’il n y est pas déjà.
Avec cette démarche pour le moins imprévue de Samir Abdelmoula, la scène politique marocaine va connaitre de grands chamboulements; des chamboulement que d’aucuns devinent qu’ils sont en rapport avec les manifestations du 20 février.
La question maintenant est de savoir si Samir Abdelmoula ne sera pas tenté de reprendre la mairie de Tanger sur laquelle l’actuel maire semble ne plus avoir d’emprise.
Une affaire à suivre

Egypte : Des pots de vin israéliens aux fils Moubarak

6 mars 2011

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Alaa, à gauche, et Gamal à droite

Gamal et Alaa Moubarak, les deux rejetons de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak ont trempé dans une affaire de pots de vin touchés, sous forme de commissions importantes, de la part d’Israël pour approuver des exportations de gaz égyptien vers l’Etat hébreu. Des documents qui en attestent ont été publiés ce dimanche par le journal koweïtien Al Jarida.
Selon ces documents Gamal et Alaa Moubarak ont touché chacun 2,5% sur les 2,5 milliards de dollars d’un contrat, signé en janvier 2005, concernant la fourniture annuelle pendant 15 ans de 1,7 milliard de mètres cubes de gaz par le consortium israélo-égyptien East Mediterranean Gas (EMG) à la compagnie d’électricité israélienne.
Les exportations de gaz ont commencé en février 2008. L’Egypte fournit 40% du gaz naturel utilisé par l’Etat hébreu pour produire de l’électricité.

Maroc : Ratier-Figeac délocalise au Maroc

7 mars 2011

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Dalil guendouz, D.G de l’ONDA et Michel FEREY, PDG de la société française Ratier Figeac.

Le premier hélicier mondial va délocaliser au Maroc l’assemblage de commandes de vol et d’équipements de cabine.

Le fabricant d’équipements aéronautiques français Ratier-Figeac investit cette année 9 millions d’euros dans la construction d’une usine au Maroc où seront assemblés des équipements de cockpit et de cabine d’avion. Une convention a effet été signée fin janvier avec l’Office national des aéroports du Maroc (ONDA) pour la construction d’un atelier de 4.300 mètres carrés à la technopole de Nouaceur au sud de Casablanca.
Cette usine qui emploiera de 120 à 150 salariés en 2015 assemblera des équipements de cockpit, comme les demi-manches des Airbus et des commandes de gaz, ainsi que des actionneurs de portes de cabine. Elle fabriquera aussi une partie des pièces que l’entreprise sous-traite dans différents pays.

C’est la première délocalisation de Ratier-Figeac qui se limitait jusque-là à sous-traiter des pièces à l’étranger, notamment au Vietnam et au Maroc. La direction la justifie par la nécessité d’améliorer la compétitivité pour obtenir de nouveaux marchés et se protéger des fluctuations euro-dollar. Ratier Figeac a remporté depuis deux ans plusieurs contrats importants d’équipements de cockpit, notamment les mini-manches de pilotage des A350 qui équiperont à l’avenir tous les Airbus, les commandes de gaz de l’A400M et d’avions de Bombardier, mais aussi des commandes de vol des futurs moyen-courriers chinois Comac C919 et russe Irkut MC21.

Fondée en 1904, la société Ratier-Figeac a été rachetée en 1998 par le groupe américain Hamilton-Sundstrand, une filiale du groupe United Technologies Corporation (UTC), l’une des plus grandes entreprises industrielles américaines employant 200.000 employés à travers le monde. Elle est spécialisée dans la production d’ hélices, d’équipements de cockpits, d’actionneurs…

Algérie : Le groupe espagnole FCC réalisera une ligne ferroviaire reliant Tlemcen à la frontière marocaine

8 mars 2011

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La nouvelle ligne comprendra neuf tunnels (photo FCC)

Selon une information parue dans l’édition d’hier lundi du quotidien économique « Expansion », le groupe espagnol de BTP et de services Fomento de Construcciones y Contratas (FCC) a remporté un contrat de 1,23 milliard d’euros pour construire une ligne ferroviaire en Algérie, Le groupe renforce ainsi sa présence en Algérie, où il a déjà remporté un appel d’offres de 930 millions d’euros l’année dernière.
C’est dans le cadre d’un consortium qu’il détient à hauteur de 51 % des actions aux côtés du groupe algérien ETHRB Haddad que FCC a remporté cet appel d’offres pour la construction d’une ligne de 66 kilomètres entre Tlemcen et le poste d’Akid Abbas, situé à la frontière algéro-marocaine.
Le contrat comprend aussi la construction de 34 viaducs et de 9 tunnels, l’implantation des systèmes de signalisation et de communication, et un nouvel arrêt à Maghnia.

Seif Al-Islam Kadhafi aux abords du Niger

27 octobre 2011

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Selon l’AFP, citant un élu Touareg de la région d’Agadez (nord du Niger), Seif Al-Islam Kadhafi, 39 ans, l’un des fils du défunt dictateur libyen tué jeudi dernier dans des conditions pour le moins troubles, se trouverait aux abords de la frontière nigérienne. « Il est aux abords de la frontière nigérienne, il n’est pas encore entré au Niger mais il n’est pas très loin. Il semble qu’il soit escorté par d’ex-combattants touareg, mais je ne peux pas encore confirmer cette information », a notamment déclaré cet élu sous couvert d’anonymat.
Seif Al-Islam et l’ex-chef des renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi, 62 ans, également recherché par la CPI, « sont tous deux aux abords de la frontière du Niger, ils ne doivent pas être loin l’un de l’autre », a-t-il ajouté.
Pour rappel, La CPI avait émis le 27 juin des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et son beau-frère Abdallah al-Senoussi, recherchés pour crimes contre l’humanité. Tous trois faisaient également l’objet d’une « notice rouge » émise par Interpol le 9 septembre.
Pressenti pour succéder à son père, Seil Al-Islam s’est longtemps présenté comme un « réformateur » avant que cette image ne vole en éclats des suites de ses déclarations et promesses de bain de sang formulées à l’endroit de la rébellion.
Notons par ailleurs que 32 proches de l’ex-dirigeant libyen, dont un autre de ses fils, Saadi, ont été accueillis et placés sous « surveillance » par les autorités du Niger, pour raisons « humanitaires ».
Niamey s’est refusé jusque-là d’extrader Saadi Kadhafi sans garantie de le voir bénéficier d’un procès équitable.

Maroc : après un demi-siècle de députation Abdelouahed Radi veut rempiler

27 octobre 2011

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Abdelouahed Radi, premier secrétaire de l’USFP -- Union Socialiste des Forces Populaires -, président de la première chambre du parlement marocain sortant et député sans interruption depuis 1963, soit pendant près d’un demi siècle, souhaite rempiler.
En effet, Abdelouahed Radi vient d’annoncer qu’il briguera un nouveau mandat de député dans sa circonscription du Gharb (au nord de Rabat) lors des prochaines élections législatives programmées pour le 25 novembre. Et de déclarer qu’il le fera « pour l’intérêt du pays ».

Le général Khaled Nezzar auditionné par le procureur fédéral suisse

27 octobre 2011

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A gauche Khaled Nezzar, au centre Haroun ex-membre du HCE et à droite Said Saadi le patron du RCD

L’ex-ministre de la défense algérien (1991 à 1993), le Général Khaled Nezzar, aujourd’hui retraité, a été arrêté jeudi dernier (20 octobre) à Genève (Suisse). Aussi a-t-il été auditionné deux jours durant (20 et 21 octobre) par le procureur fédéral suisse, Laurence Boillat suite à une plainte déposée contre lui pour «suspicion de crimes de guerre».
Son audition a porté principalement sur son rôle et sur celui de l’armée dans la gestion de la décennie noire et de la lutte antiterroriste ainsi que sur le « départ » de Chadli Bendjedid et sur le rôle du Haut comité d’Etat (HCE).
Le procureur fédéral suisse a également interrogé le prévenu au sujet de «la torture, des disparitions forcées, et des camps du sud.

Ci-après le PV intégral de son audition par le procureur fédéral suisse

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Noureddine Belmouhoub : «Je ne retire pas ma plainte contre Khaled Nezzar»

27 octobre 2011

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Kidnappé en plein jour, dimanche dernier, au centre d’Alger par des éléments dont il dit ne pas savoir s’ils relèvent du DRS (renseignements algériens) ou de la police algérienne, le militant des droits de l’homme Noureddine Belmouhoub a été libéré hier matin vers 3h près du cimetière d’Al Alia (est d’Alger).
Dans une déclaration faite au quotidien algérien Al Watan, Noureddine Belmouhoub affirme que son kidnapping est lié qu’il a porté en 2001 contre le Général Khaled Nezzar.
«Les agents, je ne sais pas s’ils sont du DRS ou de la police, n’arrêtaient pas de me dire ‘retires la plainte que tu as déposée contre Nezzar’. Ils me disaient aussi : ‘Reste tranquille et arrête tes activités de militantisme pour les droits de l’homme’. Bien entendu, je refuse de retirer cette plainte et ils ne me feront pas changer d’avis», a-t-il lancé hier, lors de son passage à la rédaction d’Al Watan qui pour rappel est à ce jour la seule publication algérienne a avoir fait état de son kidnapping.
Concernant les circonstances de son enlèvement Belmouhoub a déclaré a raconté à notre confrère Al Watan qu’il a été enlevé dimanche près de la Maison de la presse. « Quatre personnes en civil m’ont embarqué de force dans un Caddy Volkswagen de couleur blanche. Le conducteur a pris l’avenue de l’ALN, direction Hussein Dey. Quelques minutes plus tard, on m’a fait baisser la tête. Puis j’ai été séquestré dans un endroit inconnu.»
Notons par ailleurs que son avocat, maître Amine Sidhoum, demande «l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur cet acte ignoble».
Aussi, dans un communiqué rendu public mercredi, le membre fondateur du Front du changement national (FCN) et militant des droits de l’homme, Salah Eddine Sidhoum, dénonce «les pratiques terroristes de ce régime illégitime qui ne resteront pas impunies. Nous saisirons toutes les institutions internationales pour que ce crime soit sévèrement puni».
De son côté, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) dénonce également «avec la plus grande énergie l’arrestation et la séquestration de plus de trois jours de M. Belmouhoub par des éléments qui ne peuvent dépendre que des Services de la République algérienne», est-il noté dans le communiqué signé par le président de la ligue, Mostefa Bouchachi. Et d’ajouter : «Nous sommes face à une dérive grave qui nous rappelle les pires moments des années 1990.»

Les Echos du Maghreb avec Al Watan

Grande Mosquée d’Alger : les Chinois ont-ils corrompu ?

3 novembre 2011

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Le président Bouteflika inaugurant, le 31 octobre 2011, le chantier de la grande Mosquée d’Alger

Nouvelle mise à l’index des entreprises chinoises pour leur pratiques peu soucieuses de la légalité et des principes de bonne gouvernance.
Pour cause de corruption et de fraude, la Banque Mondiale interdit, fréquemment depuis 2009, de prêts des sociétés chinoises. Dans la dernière actualisation, en septembre dernier, de ses listes des entreprises interdites de prêts, la Banque mondiale a épinglé pas moins de 12 entreprises chinoises, pour une durée qui varie de 2 à 8 ans. Et, surprise, l’une des premières entreprises à avoir été black-listées est la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC).

Frappée en 2009, par une mesure de non-éligibilité de 6 ans, répressible de 2 ans pour «bonne conduite» la CSCEC est implantée en Algérie depuis les années 1980. C
ette entreprise y décroche régulièrement des dizaines de contrats, impliquant des mégaprojets se chiffrant en milliards de dollars. C’est d’ailleurs cette société qui a raflé la construction, pour un montant faramineux, de la Grande mosquée d’Alger, ou encore du Centre international de conférences de Club des Pins. D’autres sociétés figurant sur cette liste sont présentes en Algérie, comme, par exemple, la China Communications Construction Compagny Limited à Oran…

Développement humain : le Maroc au 130ème rang

3 novembre 2011

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Le Maroc occupe le 130ème rang mondial ( sur 187 pays) au titre du développement humain, vient d’asséner le PNUD en publiant son rapport, au titre de l’année 2011, intitulé « Durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous » . L’Algérie, elle, occupe le 96ème rang, la Tunisie le 94ème et l’Egypte le 113ème…Il est des rangs qui ne trompent pas.
il est à rappeler que le Maroc a occupé le 114ème rang, dans le rapport du PNUD de 2010, mais sur 169 pays et territoires couverts. Aussi faut-il préciser que les indicateurs qui ont permis le calcul de l’IDH figurant sur le rapport du PNUD de 2011 sont issus de données recueillies deux années auparavant, c’est à dire en 2009. C’est pour dire que ce 130ème rang traduit la situation du développement humain au Maroc en 2009.

Du rififi en perspective à la Mutuelle Générale

3 novembre 2011

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Abdelmoula Abdelmoumni « j y suis j y reste »

L’ambiance n’est pas à l’entente au sein du conseil d’administration de la Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques (MGPAPM).
Dans un communiqué publié le 2 novembre courant, un groupe de délégué(e)s de cette mutuelle conteste la légalité de l’assemblée générale convoquée par le président du Conseil d’administration, Abdelmoula Abdelmoumni, et tenue à Marrakech les 27,28 et 29 octobre dernier.
Derrière cette contestation les délégué(e)s signataires du communiqué évoquent la perte par Abdelmoula Abdelmoumni de sa qualité de président, comme le stipulent, font-ils noter, les deux lettres adressées à ce dernier par les ministères de tutelle ( Emploi et Formation professionnelle et Economie et Fiances ) et qui lui signifient la perte de sa qualité de président.
Aussi les délégué(e)s précisent-ils, dans le même communiqué, avoir adressé, le 29 juillet 2011 à Abdelmoula Abdelmoumni, par la voie d’un huissier de Justice, une mise en demeure lui signifiant la perte de sa qualité de président et ce en vertu des dispositions de l’article 32 du statut de la MGPAP; lequel article stipule que la durée du mandat du président et du reste des membres du Conseil d’administration n’excède pas deux années.
Des remous en persective qui rappellent l’ambiance qui prévalait avant l’éviction de l’ex-président Mohhammad El Ferraa…traduit depuis devant la Justice et condamné à une peine de prison ferme.

Rapt de Tindouf : « désastreux pour le Polisario » et  » gros revers pour l’Algérie »

4 novembre 2011

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Journaliste au quotidien espagnol El Pais, Ignacio Cembrero est spécialiste du Maghreb et du dossier du Sahara occidental. Questionné par le journal électronique algérien TSA, il livre ses impressions sur les conséquences du kidnapping des trois humanitaires européens pour l’Algérie et le Front Polisario.

Quel est l’impact du kidnapping des trois Européens à Tindouf sur l’Algérie et le Front Polisario ?

Pour le Front Polisario, il est désastreux pour des raisons politiques et pratiques. Face aux accusations marocaines de connivences avec Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), il s’est toujours présenté comme une barrière antiterroriste infranchissable. Et voilà que les terroristes frappent à Rabouni, au cœur de son dispositif. Pour ce faire ils doivent sans doute compter avec quelques complices sur place. La « barrière infranchissable » n’a pas tenu bon. Je suppose qu’il y a une enquête en cours et que des têtes vont tomber. Qui plus est, les terroristes frappent les volontaires, surtout espagnols, de la coopération internationale dont dépendent largement les camps de réfugiés. Pour l’Algérie, c’est un gros revers. Son armée est fortement présente dans la région. Le kidnapping s’est déroulé sur une portion de son territoire prêtée au Polisario, donc sur le sol algérien. Le Maroc n’a pas perdu une minute pour souligner la responsabilité algérienne dans cette affaire.

Près d’une semaine après le kidnapping, il n’y a toujours aucune revendication. Aqmi reste-t-elle la piste à privilégier ?

Je pense que c’est la seule piste. La revendication d’Ami met huit ou dix jours en général. Elle devrait se produire la semaine prochaine. Les otages sont au nord du Mali. Aqmi devrait aussi envoyer bientôt à l’Espagne et à l’Italie, les pays dont sont originaires les trois otages, ce que l’on appelle des « preuves de vie », c’est-à-dire des informations qui montrent que les trois captifs sont bien entre ses mains et qu’ils sont vivants.

La ministre espagnole des AE a indiqué avoir demandé à l’ONU d’étudier les moyens de renforcer la sécurité dans la zone du kidnapping. S’agit-il d’une imprudence de sa part ou existe-t-il un projet en ce sens ?

C’est une déclaration pour montrer que l’on fait quelque chose, que l’on est actif, mais, du point de vue pratique, cela ne signifie presque rien. Il y a eu débat au sein du gouvernement espagnol : fallait-il demander aux cinquante volontaires sur place, à Tindouf, de rentrer en Espagne ? Finalement cela ne s’est pas fait. On a un peu renforcé leur sécurité, mais ils sont restés dans les camps car leur présence est capitale pour les réfugiés.

Les députés algériens disent « oui au nomadisme politique »

5 novembre 2011

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Au grand bonheur des élus sans convictions politiques, l’article 67 a définitivement été rejeté et ne figurera pas parmi les dispositions de la nouvelle loi électorale adoptée mercredi dernier par l’assemblée populaire nationale algérienne.

La loi électorale été adoptée, mercredi soir, à une large majorité par l’Assemblée populaire nationale (APN) consacre définitivement le nomadisme politique avec la suppression de l’article 67 ; un article qui déchoit de son mandat électif tout élu rejoignant, en cours de mandat, un parti politique autre que celui sous l’égide duquel il a été élu.
La majorité des députés étiquetés aux couleurs des partis de l’Alliance présidentielle ont voté pour la suppression de cet article. Le FLN, le RND et le MSP ont dû trouver un terrain d’entente après que les deux derniers partis cités aient dénoncé la suppression de l’article par le Commission des affaires juridiques et administratives de l’APN.
Pour leur part, les députés du Parti des travailleurs (PT) et des mouvements Ennahda et El Islah ont voté contre la suppression de l’article.
Autre article controversé, l’article 93 qui stipulait que les ministres désirant se présenter aux élections législatives doivent démissionner de leur poste trois mois avant l’échéance électorale. Les partis de l’Alliance présidentielle ont, là aussi, voté majoritairement pour la suppression de cette disposition après que le RND et le MSP se soient pliés à la volonté du FLN qui appelait à voter pour la suppression de l’article en question. Les députés du Parti des travailleurs (PT) ainsi que les dissidents du MSP se sont opposés à cette suppression pendant que ceux du Front national algérien (FNA) ont préféré s’abstenir.
Visiblement les députés algériens, particulièrement ceux de la coalition présidentiel, vont à contre sens des réformes politiques. Pour rappel, les deux dispositions rejetées par l’APN ont été introduites par le Président Bouteflika lors du dernier Conseil des ministres.

Un astéroïde frôlera la terre ce soir

8 novembre 2011

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Baptisé 2005 YU55 par la Nasa, un astéroïde de la taille d’un porte-avions frôlera la terre aujourd’hui mardi tard dans la soirée -- à 23h 28 –
Cet objet céleste de 400 m de largeur, le plus gros à frôler notre planète depuis 1976, passera à quelques 324. 600 km de la terre a indiqué l’agence spatiale américaine qui précise qu’il n y a aucun risque de collision.
L’astéroïde 2005 YU55 se trouve sur une orbite qui le fait passer à intervalles réguliers dans le voisinage de la Terre, de Vénus et de Mars. Mais, mardi, il croisera au plus près de notre planète depuis au moins 200 ans.
La prochaine fois qu’un astéroïde aussi grand devrait s’approcher à une distance comparable de la Terre sera en 2028, selon la NASA.

Des envies en général et du Wham en particulier

8 novembre 2011

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Un diplomate s’est installé avec sa femme en Suède, après quelques mois sa femme tombe enceinte, neuf mois plus tard, elle accouche d’un bébé très blond. Voyant son mari aussi perplexe qu’étonné, la femme lui explique que, tous les jours, elle ne voyait par la fenêtre que des hommes blonds dans la rue, et que c’était normal (avec lawham) qu’elle accouche d’un bébé blond. Deux années plus tard, notre diplomate est muté dans un pays d’Afrique noire, quelques mois et une deuxième grossesse plus tard, un nouveau bébé arrive…cette fois ci le bébé est noir: lawham avait, encore une fois, fait son effet.
Une année plus tard, le diplomate revient au bled pour voir sa mère, accompagné de sa femme et de ses deux enfants, le premier blond et le second noir. Le diplomate lui raconte alors le pourquoi de la couleur de ses deux rejetons, et lui explique que c’est lawham qui en était la cause…Après l’avoir patiemment écouté sa mère lui dit que quand elle était enceinte de lui, et alors qu’elle était au bled, elle ne voyait par la fenêtre que des ânes qui passaient dans la rue et que là aussi lawham avait bien fait son effet.

* Wham ou lawham : envie de femme enceinte en arabe

BHL, un livre et des révélations sur le conflit libyen

8 novembre 2011

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Dans son dernier livre : « La guerre sans l’aimer », (Grasset, 640 pages) qui sera mis en vente dès demain, mercredi, en France, Bernard Henri Levy revient notamment sur le rôle qu’il a joué dans le conflit libyen. Il y fait aussi quelques révélations inédites

« BHL n’écrit pas, noir sur blanc, que l’intervention armée n’aurait jamais eu lieu sans lui. Il en diffuse l’impression ». Il répercute, au fil de son épopée libyenne, les commentaires des acteurs ou des observateurs convaincus que son activisme a été décisif. En premier lieu, les chefs de la rébellion libyenne, auxquels le philosophe a parfois servi de scribe, pour des déclarations ne manquant pas deféliciter Nicolas Sarkozy pour son action : la boucle était bouclée, écrira Natalie Nougayrède dans l’édition du monde du 8 novembre.
Ci-après quelques unes des informations inédites contenues dans l’ouvrage, commentées par Vincent Jauvert

1 -- En juin dernier, la France a reconnu avoir livré des armes aux rebelles libyens mais, selon les annonces officielles, il ne s’agissait que d’une aide ponctuelle distribuée fin mai aux combattants du Djebel Nafoussa. D’après BHL, bien d’autres livraisons ont eu lieu à d’autres endroits et beaucoup plus tôt.
Le 16 avril, Nicolas Sarkozy reçoit en secret le chef militaire de la rébellion libyenne, le général Younes, celui-là même qui sera assassiné quelques semaines plus tard. Younes lui demande des armes. Mais « nous vous aidons déjà, lui répond le président français. Nous avons livré, nous vous livrons, beaucoup de choses… (…) Nous livrons à travers le Qatar, bien sûr. Mais cela ne trompe personne. Tout le monde sait que les armes livrées par le Qatar sont des armes livrées par la France. Est-ce que quelqu’un, parmi vous, imagine une seule seconde que, quand on dit « des armes livrées par le Qatar », c’est le Qatar qui envoie les armes ? »

2 -- La France a toujours nié avoir envoyé des soldats au sol, y compris des instructeurs. Or, ce même 16 avril, Nicolas Sarkozy demande à son conseiller diplomatique : « Nous en avons combien, au juste, des instructeurs français au sol ? » Après la réponse « inaudible » du diplomate, le président enchaîne à l’adresse du général Younes : « Peu importe le nombre exact. Des Français parlant arabe, on vous en a mis un certain nombre. On va, dans les jours ou les semaines qui viennent, en mettre encore. »

3 -- La France n’a jamais reconnu avoir envoyé des forces spéciales sur le terrain. Or, recevant le président du CNT, Mustafa Abdeljalil, Nicolas Sarkozy aurait accepté, selon BHL, l’envoi « de commandos d’élite ». Combien ? Le philosophe écrit qu’il a suggéré au Libyen de « demander trois cents forces spéciales, à partager avec la Grande-Bretagne, pour guider les frappes, entraîner les commandos d’élites libyens et, le moment venu, prendre Koufra. » BHL écrit que le président de la République a donné « satisfaction partielle » de cette requête.

4 -- Presque jusqu’à la fin de la guerre, les alliés ont épargné une cible stratégique : « la piste d’aviation privée du Colonel » située dans sa ville-bunker de Bab al-Azizia. L’ambassadeur de Grande-Bretagne en France explique à BHL pourquoi cette piste et l’avion personnel de Kadhafi ont été volontairement épargnés. « Le message [à Kadhafi] est double. D’abord : vous avez une porte de sortie (….). Ensuite : si vous vous réveillez un beau matin en apprenant qu’une bombe anglaise ou française a endommagé votre piste privée, alors oui cela voudra dire que vous êtes fait. »

5 – A en croire BHL, les soldats français ont joué un rôle considérable dans la chute de Tripoli. Non seulement, l’aviation française, sous contrôle de l’Otan, a bombardé une vingtaine de cibles identifiées en commun avec le CNT, mais les forces spéciales françaises ont participé à l’opération sur le terrain. Le 17 août, Nicolas Sarkozy téléphone à BHL. « Il m’annonce que des armes sont arrivées, la nuit dernière, par la mer, de Misrata à Tripoli et que le Jour Zéro approche. » Quatre jours plus tard, c’est le soulèvement de la capitale libyenne. BHL écrit : « Eléments des Forces spéciales françaises, émiraties et, dans une moindre mesure, anglaises à la manœuvre. » C’est à dire à la direction des opérations. Comment ? Il n’en dit pas plus.

Medi 1 TV et la réhabilitation du politique

9 novembre 2011

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Pour inter-réagir, dans le cadre d’une émission politique télévisée, dans un pays qui aspire à réhabiliter le politique et où le pouvoir d’achat est au niveau que l’on sait, il coûtera au Marocain lambda 6 DH pour chaque sms…il faut le faire.

Berlusconi jette l’éponge

9 novembre 2011

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Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui a marqué la politique italienne des 17 dernières années, a abandonné la partie mardi et accepté de démissionner après l’adoption des mesures promises à l’Union européenne, afin d’éviter la contagion de la crise de l’euro.
« Le gouvernement n’a plus la majorité qu’il pensait avoir » au parlement, a amèrement constaté M. Berlusconi, dans un appel téléphonique à une de ses chaînes privées de télévision, Canale 5. « L’important c’est de faire le bien du pays », a-t-il dit.
Comble de l’humiliation pour le Cavaliere, sa démission a été annoncée par la présidence de la République à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’Etat Giorgio Napolitano. Le communiqué officiel précise que M. Berlusconi partira dès que le parlement aura adopté les mesures budgétaires et les réformes économiques.
Le gouvernement a été clairement mis en minorité mardi à la Chambre des députés qui a adopté le bilan 2010 de l’Etat italien grâce à l’abstention de l’opposition et d’un groupe de « mécontents » issus du parti PDL de M. Berlusconi. Dans l’appel à sa chaîne Canale 5, le Cavaliere a souligné qu’il devait « prendre acte » du fait qu’il n’avait plus « une majorité très nette ».
Dans un autre entretien, avec la chaîne publique Rai Uno, il a dit avoir « éprouvé une grande tristesse et même de la douleur » face à la dissidence de sept membres du PDL, avec lesquels il avait « un rapport non seulement de collaboration politique, mais humain d’amitié ».
Sous le choc après le vote, il a réuni à toute vitesse ses plus fidèles lieutenants, son bras droit Gianni Letta et les ténors de la Ligue du Nord, son allié-clé, avant de monter au Quirinal, la présidence.
Il a expliqué qu’il fallait faire adopter au plus vite les mesures réclamées par l’Europe parce que « les marchés ne croient pas que l’Italie soit capable ou ait l’intention d’approuver ces mesures que l’Europe a demandées ».
Le calendrier actuel prévoit l’adoption des mesures demandées par l’UE (cessions d’actifs publics, libéralisations de professions réglementées, etc.) d’ici au 18 novembre au Sénat et avant la fin du mois à la Chambre.
M. Berlusconi a souligné qu’il demanderait à l’opposition centriste et de gauche de les voter pour accélérer le processus.
Dès qu’il aura démissionné, le président Napolitano convoquera tous les partis politiques pour tenter de former un nouveau gouvernement. S’il ne devait pas y parvenir faute d’une majorité suffisante, il dissoudrait les chambres pour organiser des élections anticipées par rapport au terme normal de 2013.
M. Berlusconi a indiqué privilégier cette hypothèse, tout en reconnaissant que c’est au président de prendre une telle décision.
Le Cavaliere est convaincu qu’il sera impossible de former un gouvernement disposant d’une majorité stable et qu’il faudra retourner aux urnes.
Son allié Umberto Bossi a émis le souhait que M. Berlusconi cède la place au secrétaire général de son parti PDL, Angelino Alfano, qui pourrait diriger un gouvernement élargi aux centristes.
Mais d’autres noms circulent comme celui de Gianni Letta, son bras droit et éminence grise, très apprécié des ex-démocrates chrétiens qui forment le gros des rangs centristes.
« C’est incontestablement la fin de ce gouvernement, mais peut-être aussi la fin d’un règne », celui du Cavaliere, qui a dirigé l’Italie à trois reprises depuis son entrée dans la vie politique il y a 17 ans (pendant sept mois en 1994, cinq ans de 2001 à 2006 et depuis 2008), a estimé Marc Lazar, politologue spécialiste de l’Italie.
Ce sera aussi l’épilogue de la saga d’un personnage charismatique, issu de la petite bourgeoisie milanaise, initialement vendeur d’aspirateurs et animateur de croisières, puis entrepreneur dans le BTP et fondateur de chaînes privées de télévision, devenu l’un des hommes les plus riches d’Italie.
L’autre hypothèse est que le président Napolitano parvienne à former un gouvernement d’union nationale soutenu par une ample fourchette de partis, qui serait dirigé par une personnalité indépendante comme l’ex-commissaire européen et économiste Mario Monti.

AFP

Prise de becs entre Choumicha et une ministre belge

9 novembre 2011

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Après avoir exprimé, jeudi dernier lors du festival indépendant du film de Bruxelles, son soutien aux révolutions en Égypte, en Tunisie et en Libye, devant un parterre de personnalités marocaines, Joëlle Milquet, ex-présidente du CDH et Vice-Première ministre belge de l’Emploi et de l’Égalité des chances, a déclaré qu’elle soutiendrait une révolution au Maroc si celle-ci venait à se produire. Il n’en fallait pas plus pour provoquer un tollé et surtout un vif échange entre la ministre belge et Choumicha la désorrmais célèbre animatrice d’une émission culinaire sur la 2ème chaîne de télévision marocaine (2M) présente au festival en qualité de membre du jury.
Choumicha aurait reproché à la ministre belge ses propos concernant le Maroc. Malgré un démenti de Mme Milquet de nombreux témoins affirment avoir entendu cette dernière dire que le CDH soutiendrait la révolution au Maroc.
« Au début, la discussion était courtoise. Choumicha voulait simplement comprendre pourquoi Madame Milquet avait dit ça. Espérant visiblement qu’il s’agissait d’une boulette. Mais Madame Milquet s’est emportée, estimant que la star marocaine l’agressait. D’après moi, c’est plutôt le contraire… » a notamment déclaré un témoin.

Invitée mardi matin à la RTBF, Joëlle Milquet, a démenti avoir fait de telles déclarations, parle d’une mécompréhension et dit avoir uniquement soutenu la position officielle de la Belgique face au Printemps arabe.

Maroc-Algérie : la guerre !

9 novembre 2011

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A la guerre comme à la guerre ! C’est ainsi que le site du support électronique algérien TSA entame un article -- mis en ligne aujourd’hui, mercredi -- relatif à la guerre, heureusement celle-là virtuelle, que se livrent, depuis quelques jours, Marocains et Algériens par hackers interposés.

Tout a commencé mardi dernier, 8 novembre, quand plusieurs institutions gouvernementales et d’établissements financiers algériens dont celui de la Direction générale des grandes entreprises (DGI) relevant la Direction générale des Impôts (DGI) ont été surpris de constater que leurs sites ont été piratés par des hackers se présentant comme étant marocains.

Les forces de dissuasion marocaines
Sur leurs pages d’accueil s’affichait une interface où l’on pouvait lire « Les forces de dissuasion marocaines défendent les intérêts suprêmes du royaume », notamment sur celle du site de la Direction des grandes entreprises (DGE). Au‑dessus dudit message figurent les armoiries du Maroc avec sa devise nationale : « Dieu, la patrie, le roi ». En dessous, le drapeau sur la carte géographique du pays englobant les provinces sahariennes avec un autre message : « le Sahara est marocain n’en déplaise aux Algériens ». Le tout sur un arrière‑plan noir, avec l’hymne national marocain en guise de fond musical.
Plus bas un lien renvoie à la page Facebook des « pirates » se présentant comme étant « les forces de dissuasion marocaines ». Ces derniers expliquent que cette action a été organisée en commémoration du 36e anniversaire de la Marche verte du 6 novembre 1975. Mardi soir certains sites piratés ont pu être récupérés, comme celui de la bourse d’Alger, pendant que d’autres étaient toujours sous contrôle des hackers marocains.

La riposte algérienne
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En réponse à l’attaque marocaine des hackers algériens ont piraté un peu plus tard dans la même journée plusieurs dizaines de sites internet marocains. « 174 sites viennent d’être piratés par des hackers algériens », a indiqué un des hackers dans un message écrit adressé à TSA. Sur les sites piratés, portant la signature « algerian hacker », les pirates ont posté des messages avec le drapeau national algérien. « En réponse à un groupe de marocains idiots », indiquait en arabe le même message.
Selon TSA, les attaques auraient concerné des entreprises et des institutions marocaines. C’est la première fois que des hackers algériens mènent une attaque de cette ampleur contre des sites marocains, fait noter la même source qui a publié une liste des sites marocains piratés…
Entre voisins, on s’amuse comme on peut…