2007 Daba? Oui, c’est Daba qu’il faut agir !

26 mai 2007

corruption.jpgMoraliser la vie politique. C’est là à mon sens l’un des grands chantiers auxquels doivent s’atteler les marocains s’ils veulent réellement aller de l’avant dans la construction démocratique.

En effet on ne peut concevoir un état démocratique fort sans institutions législatives crédibles. Et la crédibilité de nos institutions législatives passe d’abord par une légitimité sans faille des élus qui seront amenés à y siéger.

A trois mois du prochain scrutin législatif, que d’aucun s’accorde à qualifier comme étant celui de tous les espoirs, il est malheureusement certaines pratiques auxquelles s’adonnent certains candidats indélicats, pour ne pas dire véreux, qui nous font craindre un remake de ce qui s’est passé le 8 septembre lors du renouvellement du tiers sortant de la chambre des conseillers.

Distribution d’argent sale, utilisation de moyens publics…tout y passe.

La panoplie d’arguments, de stratagèmes et d’outils de persuasion peut aller du simple billet de 50, 100 ou 200 dhs que l’on offre avec une bien inhabituelle générosité aux citoyens les plus démunis jusqu’aux méchouis dégoulinants de mauvaise fois que l’on sert ici et là aux rabatteurs de voix.

Surfer sur la détresse et la précarité économique d’une frange importante de l’électorat est condamnable et abjecte mais plus condamnable encore est l’attitude des partis politiques qui accréditent des candidats de cet acabit.

Ce scrutin que nous disions être celui de tous les espoirs peut se transformer en celui de tous les cauchemars si un bémol et un holà fermes ne sont pas signifiés et à temps à tous ces fossoyeurs de la démocratie pour qui l’intérêt personnel passe indéniablement avant celui du Maroc de la démocratie et de la modernité auquel aspirent trente millions de marocains.

Et si on calmait les ardeurs malsaines de ces candidats dès maintenant ! Ce serait là peut être un gage supplémentaire de transparence qui inciterait à aller voter…..

2007 Daba* ? Oui, c’est Daba qu’il faut agir !

* Daba : maintenant en marocain


De l’éthique en général et du journalisme en particulier

30 mai 2007

almassae.gif titre, sur huit colonnes, à la une de sa livraison du mercredi 30 mai

 » Le père du Ministre de la justice bénéficie d’examens gratuits à l’hôpital Avicenne « 

Le quotidien arabophone Al Massae* nous apprend que Mr Feddoul Bouzoubâa père du Ministre de la justice aurait subi, en novembre 2006, des examens médicaux – une échographie rénale et vésicoprostatique – dont le cout s’élèverait à 1650 dhs. Les dits soins, et je cite Al Massae, auraient été dispensés à titre gracieux au père du Ministre…millionnaire précise le même journal.

Pour étayer son propos, Al Massae joint à son article la copie d’une fiche de liaison interne à l’hôpital. Sur ce document, signé de la main du Professeur Yasser Sefiani, figurent l’ensemble des éléments attestant du bien fondé des assertions d’Al Massae : gratuité des examens et identité du patient mais y figure aussi une information qui relève du secret médical et qui en aucun cas n’aurait du paraitre sur le journal

En effet en consultant le document nous apprenons, et avec nous certainement une centaine de milliers de marocains, si ce n’est plus, que Mr Feddoul Bouzoubâa père du Ministre de la justice souffrirait, et c’est écrit noir sur blanc, d’un néo gastrique ? ( le point d’interrogation de réserve qui suit néo gastrique est d’usage habituel dans la pratique médicale )

En jargon courant, néo gastrique signifie cancer gastrique. On est donc et grâce à Al Massae plus que moins informé sur la nature du mal dont souffrirait le père du Ministre.

Ma question : peut-on au nom de la liberté d’écrire et du droit d’informer faire montre de si peu de respect pour l’intimité de quelqu’un, de surcroit malade, dont on veut à l’évidence atteindre le fils par ricochet ? Assurément non ! Et quand bien même on aurait des choses à reprocher à quelqu’un, ou avoir carrément envie de le descendre, il est des lignes rouges, celles là éthiques, qu’on ne doit, et pour quelque raison qui puisse être, transgresser.

Al Massae aura ainsi réussi la peu glorieuse prouesse de livrer en pâture, à un lectorat avide de voyeurisme en tout genre, un homme très probablement souffrant et au crépuscule de sa vie. Son seul tort : avoir enfanté un Ministre.

Cela dit, sur le reste nous sommes presque d’accord avec Rachid Nini* : un père de Ministre doit effectivement régler sa facture d’hôpital…sauf bien entendu si son médecin traitant décide, et c’est une pratique courante sous toutes les latitudes, de faire usage du pouvoir discrétionnaire qui est le sien et de l’en dispenser. Oui, c’est aussi simple que ça !

Et là non plus nous ne comprenons pas pourquoi Al Massae s’obstine à vouloir aller chercher des poux sur la tête d’un chauve…

* Al Massae : quotidien marocain arabophone tirant à 80.000 exemplaires / jour environ

* Rachid Nini : Directeur du quotidien Al Massae

 

Ceci n’est pas une photo. Epoustouflant !

31 mai 2007

imanmaleki.jpg Je viens de découvrir le peintre iranien Iman maleki. Ses oeuvres sont d’un réalisme époustouflant. Jugez en !

Son site : www.imanmaleki.com

Khouribga : Elections biaisées et intimidations, comme au bon vieux temps

9 septembre 2007

photocorruption.jpg Khouribga : Elections biaisées et intimidations, comme au bon vieux temps  moz-screenshot-2moz-screenshot-3moz-screenshot-4 corruptionelections.jpg En me présentant comme candidat aux législatives du 7 septembre je pensais naîvement pouvoir d’abord réaliser un rêve vieux de trente ans : vivre les moments forts d’une consultation populaire libre et transparente, puis pouvoir ensuite contribuer, à la mesure des moyens dont peut disposer un député, à l’édification du Maroc de la prospérité, de la modernité et de la démocratie.

Ce sont là les rêves et les ambitions, somme toute légitimes je dirais, de tout citoyen militant, patriote, intègre, démocrate, socialiste, moderniste et normalement constitué.

On verra comment ces rêves ont été transformés en cauchemars par ceux là même qui sont sensés gérer l’administration provinciale selon les nouveaux standards de transparence et de démocratie.

Le Maroc de la réconciliation, de la liberté d’expression et des grands chantiers des droits de l’homme, le Maroc de la construction démocratique, celui des grands chantiers autoroutiers, des grands chantiers portuaires, et de l’éradication de l’habitat insalubre, le Maroc de la réduction des disparités sociales et de la promotion de la femme comme composante essentielle et incontournable du développement humain….ce Maroc là, oui j’y crois et fort. Et c’est cette foi inébranlable en ce Maroc possible qui, justement, a induit toute ma fougue participative.

Une élection législative se prépare longtemps à l’avance ça je le savais comme je savais aussi que je me présentais dans l’une des circonscriptions les plus difficiles du pays : elle est presque aussi grande que le Liban, et représente un patchwork tribal des plus nuancés.

A cela il faudrait ajouter les difficultés liées à l’enclavement de la région, à la désastreuse gestion communale dont pâtit toute la circonscription depuis des lustres, à l’énorme déficit en matière d’infrastructures de base, à l’analphabétisme, à l’absence de culture politique, au chômage qui touche pratiquement 4 jeunes sur 5, à l’inexistence d’espace de divertissement et de culture, à la sécheresse qui a marqué cette année cette région plus que les autres ….un enfer électoral en somme.

A elles toutes réunies ces considérations n’étaient pas suffisantes pour me convaincre de la difficulté ou de l’impossibilité de l’entreprise.

Tout a été donc prévu et toutes les dispositions ont été prises pour que je mène ma campagne électorale dans les meilleures conditions possibles.

Au préalable il fallait d’abord inciter les citoyens à aller voter le 7 septembre en leur expliquant qu’il y a eu rupture avec les pratiques du passé. Par le biais d’un discours argumenté, simple et dit dans un langage maison je suis arrivé avec plus ou moins bien de réussite à convaincre un large pan de l’électorat de la nécessité d’aller voter pour renouveler les élites à même d’accompagner le pays dans sa transition démocratique et dans son essor de développement. Ce ne fut pas facile à faire dans cette région ou les citoyens trompés, un peu plus qu’ailleurs, pendant quatre décennies, ne croyaient plus en rien. Les partis ils s’en foutent depuis un bout de temps déjà et les mettent tous à la même enseigne. C’est dire tout le jeu de massacre qui a été opéré en profondeur pour creuser un fossé quasi infranchissable entre citoyens et partis.

Néanmoins tout au long de cette période de pré campagne électoral ma satisfaction était grande. J’irais jusqu’à dire que tout allait au-delà de mes espérances.

Mais c’était compter sans la fourberie et l’indélicatesse de quelques agents d’autorité rodés à bonne école aux techniques de manipulation des élections et de leurs acolytes plus mafieux que candidats.

Couacs et grains de sable :

  • Un Ministre, député sortant et candidat à une nouvelle députation dans la deuxième circonscription de la province, parade pendant plusieurs semaines, en toute illégalité et qui plus est accompagné du gouverneur, sur toute l’étendue de la province. Si ce n’est pas une campagne avant l’heure, dites moi alors ce que c’est ? La caution d’un gouverneur ne passe pas inaperçue pardi ! Je sais que c’est pour avoir dénoncé publiquement et à la face du Ministre en question ces irrégularités qu’on me fait payer aujourd’hui un prix cher pour mon  » arrogance citoyenne  »
  • Le deuxième vice président du conseil municipal de Khouribga, candidat également à la députation, se voit déléguer tous les pouvoirs par son président et en use jusqu’à la moelle pour influencer les électeurs. L’ensemble des ressources humaines et matérielles du conseil sont utilisées en toute impunité, au vu et au su des autorités provinciales, dans une pré campagne que les citoyens n’oublieront pas de sitôt. Il serait peut être utile aussi de se poser des questions sur la provenance de la richesse du deuxième vice président de cette commune. Une question que ne se posent pas les citoyens Khouribgis. Ils savent ! Utile aussi de savoir la nature des rapports qui lient ce sieur au secrétaire général de la province et qui certainement vont au-delà du simple partage de tagines quotidiens que s’offrent les deux dans le bureau du second nommé.
  • Le refus d’intervention ou l’intervention délibérément tardive des autorités pour constater les infractions commises avant et pendant la campagne électorale par les candidats véreux mais aux largesses avérées.
  • L’achat massif de cartes d’électeurs en plein jour, au vu et au su de tout le monde là encore, sans que les autorités concernées ne bougent le petit doigt. On parle de plus de quatre mille cartes d’électeurs achetées. L’objectif visé était de réduire le taux de participation dans les zones d’influence d’autres candidats.
  • Les intimidations d’électeurs et autres stratagèmes utilisées en dehors et dans les bureaux de vote pour influencer la volonté des citoyens.

A cette liste non exhaustive des scandaleuses irrégularités qui ont entaché le scrutin législatif du 7 septembre 2007 j’ajouterais les intimidations dont j’ai fait l’objet pour m’empêcher de tenir une conférence de presse le samedi 08 septembre 2007. Ces intimidations qui avaient toutes les allures de celles qui avaient cours à une époque que nous pensions révolue ont pris diverses formes : téléphone sur écoute, domicile surveillé par des sbires d’une stupidité effarante, filature par des voitures banalisées, fourgonnette de police devant le siège local du parti, intimidation des journalistes et correspondants qui avaient été contactés pour assister à la dite conférence de presse….

Selon des informations que j’ai pu recueillir auprès de sources proches des autorités locales il semblerait que ces dernières voulaient à tout prix éviter que des informations concernant cette manipulation électorale n’arrivent en haut lieu. Et comme une visite de Sa Majesté Le Roi à Khouribga est prévue pour ce dimanche 09 septembre, je comprends alors que ces fossoyeurs aient la trouille.

Mais ce n’est que partie remise, parce que cette conférence de presse aura bien lieu dus-je pour cela aller la tenir au pôle nord.

Les marocains doivent impérativement savoir qu’il est un lobby de nostalgiques de l’ère Basri qui s’emploie à vouloir semer le doute dans leur esprit, un lobby d’empêcheurs de la construction démocratique qui par leur comportement avant et pendant la campagne électorale ont grandement contribué à l’abstentionnisme qui a marqué les élections du 07 septembre 2007.

Je ne peux m’empêcher de penser que ce sont ces procédés qui font le lit de l’extrémisme sous toutes ses formes.

Argent sale, manipulations et obscurantisme auront été les grands vainqueurs de ce scrutin législatif dans ma circonscription.

Les 1,5 million de voix manquantes…

20 septembre 2007

camouflages.jpg Revenir sur les législatives du 07 septembre pour les aborder avec quelque recul et de manière dépassionnée me semble nécessaire.

Le premier constat qui me vient à l’esprit est que nous avons tous, d’une manière ou d’autre, échoué à cet examen là. Bien évidemment il se trouvera toujours des observateurs, des intervenants et autres analystes qui trouveront que ces législatives ont été un model dans le genre.

Personnellement je nuancerais largement le propos en disant qu’autant au niveau central le souci de transparence et de régularité était de mise et de rigueur autant on aura assisté à la périphérie, principalement dans les provinces de ce Maroc profond qui compte apparemment pour si peu, à des tripatouillages d’une autre époque. Des tripatouillages qui sont venus nous rappeler qu’il est des réflexes qui ont la peau dure mais qu’il est aussi et surtout des agents d’autorité à qui on a laissé une marge de manœuvre telle qu’elle leur a permis de procéder à ces tripatouillages. Les considérations qui ont sous tendu le fléchissement en faveur de tel élu au détriment des autres ont obéi la plupart du temps à une logique malheureusement mercantiliste. Parfois aussi à une logique très subjective qui laisse supposer qu’un député intelligent, intègre et formé à bonne école politique est nécessairement un fouteur de me…en puissance doublé d’un faiseur d’ombre. Nous devons de toute évidence avoir le courage de dire tout ça, même si cela écorne quelque peu l’image d’un corps que nous estimons largement sain. Et le dire n’implique pas automatiquement une remise en question ou en cause des acquis réalisés au titre de la transition démocratique. Bien au contraire en le faisant ces acquis n’en sortiront que plus renforcés. Ce son de cloche ne sonne peut être pas juste aux oreilles de tout le monde, néanmoins je pense qu’il a le mérite de sonner vrai. On ne peut donc en faire l’économie !

Nous avons tous échoué parce que personne n’a vu venir ce taux de participation ridiculement bas. Les plus pessimistes d’entre les analystes le situaient entre 45 et 48%.N’oublions pas non plus que sur les 37% des voix exprimées la moitié des bulletins ont été invalidés.

Le constat est donc on ne peut plus alarmant et mérite plus qu’une simple attention parce qu’on ne peut concevoir de construction démocratique à laquelle ferait défaut une composante essentielle et déterminante : les citoyens

Pourquoi n’a-t-on pas vu venir ce score ? Pourquoi le PJD a reculé dans l’absolu ? Et ou sont passé au moins 1,5 millions de voix qui en toute logique devaient s’exprimer mais qu’ils ne l’ont pas fait ? Je pense que ce sont là des questions qui sont redevables de réponses rapides mais justes aussi.

Les prévisions de l’association 2007 Daba tout comme celles de l’IRI – international republican institute – ont connu la fortune et le destin que l’on sait : un cinglant démenti populaire. Là aussi une question nous interpelle : peut on se tromper aussi lourdement sur une question aussi importante ? En toute logique non ! Et pourtant….

Essayons de comprendre alors un peu mieux les attentes de nos citoyens et réfléchissons surtout à ces 1,5 millions de voix manquantes.

Suivez mon regard et regardez au delà de l’épouvantail, des vessies et des lanternes….

J’y reviendrais !

Affaire des enfants d’anciens internationaux algériens nés handicapés : des médecins russes pointés du doigt

5 décembre 2011

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L’ancien international algérien Mohamed Kaci Said

Dans son édition d’aujourd’hui le quotidien El Watan revient sur l’affaire des anciens internationaux de football algériens, parents d’enfants nés handicapés. En toile de fond, une possible administration de médicaments ou de produits dopants à ces anciens joueurs par des médecins biologistes, notamment russes.

Chaque semaine apporte son lot de nouvelles révélations sur ce dossier. Depuis que l’affaire a éclaté et que les médias d’ici et d’ailleurs en parlent, la liste des familles de sportifs qui sont touchées par ce phénomène s’allonge, au point où des médias étrangers de tous les continents s’intéressent à cette question. Jeudi, une équipe de France 2 a réalisé une interview avec Mohamed Chaïb et Mohamed Kaci Saïd pour un reportage diffusé hier lors de l’émission Stade 2. El Paîs, journal espagnol, a sollicité d’anciens footballeurs, parents d’enfants nés handicapés, pour une série d’articles. La chaîne Al Arabia a pris la suite de la chaîne française et s’est entretenue avec les deux anciens internationaux.

Dans le même temps, les autorités algériennes adoptent un silence radio qui «renforce la conviction des anciens sportifs qu’ils ont été victimes de quelque chose qui ne dit pas son nom pour l’instant», notent des observateurs.
La sortie médiatique du médecin russe Sacha Tabartchouk Alexander, qui a réfuté avoir administré des médicaments ou produits dopants aux joueurs, a fait sortir de ses gonds Mohamed Kaci Saïd, qui affirme : «Sacha a dit qu’il nous donnait des ampoules de vitamines françaises LVTO, achetées par la fédération, selon lui. J’ai pris soin de consulter la nomenclature des médicaments français de l’époque, et je n’ai trouvé nulle trace de ce médicament. Cela veut dire quoi ?», s’interroge l’ancien milieu de terrain des Verts durant la Coupe du monde 1986 au Mexique. Une source proche de la génération 1980 indique : «Sacha n’était pas le seul médecin russe qui exerçait auprès de l’équipe nationale. Il y avait un autre et dont personne ne parle. Il s’agit d’un autre Russe répondant au nom de Toudaïev. Plus tard, nous avons appris que c’étaient des biologistes. C’est tout dire.»

Un autre acteur important à cette époque n’a pas encore été cité dans cette affaire, il s’agit de l’ancien directeur du Centre national de la médecine du sport (CNMS), Larbi Mekhalfa, qui peut contribuer à l’éclatement de la vérité de par les fonctions qu’il occupait à l’époque.
Nos tentatives de prendre langue avec lui par le biais de notre journaliste du bureau de Constantine, M. Boumelih, se sont avérées vaines.
Le professeur Larbi Mekhalfa se refuse à toute déclaration concernant la supposée affaire de dopage dont ont été victimes d’anciens joueurs de l’équipe nationale. Sollicité en tant qu’ex-premier responsable du CNMS, qui avait la responsabilité de l’ensemble du volet médical des sélections nationales, Larbi Mekhalfa a multiplié les prétextes pour éluder la question.
Preuve en est que nous avons à maintes reprises tenté de l’approcher pour une réaction sur ce sujet à la clinique où il officie, il n’a même pas daigné nous recevoir se contentant de nous faire savoir par le biais d’un de ses proches collaborateurs qu’il est, tantôt, «alité», tantôt «occupé».

C’est en effet la seule réponse sibylline qu’il nous a fait parvenir par le truchement d’une de ses préposées : «Il vous dit Monsieur ‘‘manich gaâd’’ (je suis occupé)».
En dépit donc du fait que nous avons décliné l’objet de notre rencontre et pris soin de lui transmettre nos coordonnées pour un éventuel rendez-vous, M. Mekhalfa continue à nous bouder après trois tentatives successives.

El Watan

Ismail Alaoui : « Le PJD semble avoir un double langage »

3 décembre 2011

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Dans l’édition d’hier, vendredi 2 décembre, du quotidien marocain arabophone Akhbar Elyaoum, a été publié un entretien réalisé avec Ismail Alaoui, ex-secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et actuel président de son Conseil de la présidence.
Dans cet entretien, il est une idée force qui a été martelée par l’interviewé, je cite Ismail Alaoui :  » Il serait démagogique de dire que le PPS ne doit pas s’allier avec le PJD ». Le même Ismail Alaoui disait en avril 2006 lors de la tenue du 7ème Congrès du PPS ceci : «Le PJD semble avoir un double langage. Un langage qui, au niveau des déclarations, paraît sage, responsable et de partage d’idéaux de la démocratie, alors que, sur le terrain et dans les faits, la situation est effrayante. Par conséquent, et comme nous l’avons toujours dit, il n’est pas question de travailler avec une organisation qui ne dit pas exactement ce qu’elle est réellement, ni ce qu’elle pense» (1) . Ma question : que s’est-il passé entre 2006 et 2011 ? Le PJD a-t-il mis suffisamment d’eau dans son v…pardon dans son thé pour que le breuvage soit aujourd’hui d’un goût acceptable par le PPS ? Est-ce de l’opportunisme ? Du réalisme politique ? Un peu des deux ? Ou est-ce du n’importe quoi ?

(1) : http://www.leconomiste.com/article/ismail-alaoui-le-pjd-un-double-langage

Décès du grand militant juif marocain Simon Levy

2 décembre 2011

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Feu Simon Levy

Décès ce matin de Simon Levy, secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, dans un hôpital à Rabat à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie.
Linguiste et fin connaisseur de la langue arabe, Simon Levy était un militant communiste et antisioniste de la première heure. Ayant également milité pour l’indépendance nationale du Maroc, Simon Levy a commencé son parcours de militant communiste en 1954, d’abord dans le cadre de l’action estudiantine, puis au sein des instances dirigeantes du Parti du progrès et du socialisme (PPS) (anciennement parti communiste) et comme syndicaliste à la tête de l’Union marocaine du travail (UMT). Il a été plusieurs fois incarcéré et horriblement torturé sous le règne de Hassan II. Il sera privé d’emploi durant plusieurs années.

Farouchement attaché à son identité marocaine, Simon Levy, un natif de la ville de Fès en 1934, dirige depuis 1998 le musée du judaïsme marocain de Casablanca, un musée privé d’histoire et d’ethnographie.

Le défunt a adhéré à l’Union nationale des étudiants du Maroc en qualité de membre du bureau en 1955. Il a été l’un des dirigeants de la Fédération nationale de l’Enseignement de 1958 à 1970.

Elu conseiller municipal de la ville de Casablanca de 1976 à 1983, il s’occupera du secteur social et culturel qui créa bibliothèques de quartier, centres de formation professionnelle, etc. Simon Lévy fut rédacteur en chef des hebdomadaires «La Nation» puis «Al Jamahir» (1958 -1959), et participa, longtemps, à la rédaction du quotidien «Al Bayane».

Licencié ès lettres d’espagnol et de portugais (1956) il obtiendra aussi un DES (1958) sur «la Guerre du Rif, sous le règne d’Alfonso XIII», et un Doctorat d’Etat (1990) pour une thèse sur : «Parlers arabes des juifs du Maroc : particularités et emprunts. Histoire, sociolinguistique et géographie dialectale», Simon Lévy est aussi auteur de plusieurs travaux portant sur l’histoire du judaïsme marocain.

Il sera inhumé dimanche prochain à 15 h au cimetière juif à Casablanca sis au quartier Ben Msik.

Du sable marocain pour le tramway d’Alger

2 décembre 2011

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Le tramway d’Alger mis en service en mai 2011

Pour éviter le patinage des roues des rames des tramways lorsque celles-ci roulent à petite vitesse (moins de 4km/h) Alstom les a doté d’un système de freinage utilisant du sable. Ainsi, dans certains cas, du sable est envoyé sur la voie au moyen de sablières pour permettre au tramway de freiner en toute sécurité. C’est le cas notamment du tramway d’Alger, mis récemment en service, dont les sablières des rames sont remplies, chaque matin, de sable. Ce sable, tout à fait ordinaire, a pour seule particularité celle d’avoir été préalablement traité de manière à ce qu’il puisse répondre à la granulométrie exigée par le constructeur pour un bon fonctionnement du système de freinage, a déclaré un ingénieur d’Alstom, sous le sceau de l’anonymat, à un quotidien algérien. Et de préciser que « c’est l’un des secrets les mieux gardés de l’entreprise. Car ce sable est importé à coups de milliards d’Espagne».
Selon le même quotidien, un des cadres du ministère de l’Energie et des Mines algérien, aurait crié au scandale dès lors que cette information a fusé: «Si l’information s’avère vraie, il serait ridicule d’importer du sable d’Espagne, le tiers de la surface de l’Algérie est sablonneux. S’il y a un traitement spécifique à opérer sur le sable pour répondre aux spécificités et à la granulométrie exigée par cette entreprise, je pense qu’en Algérie, nous avons et la compétence et la matière pour en fabriquer localement.»
Alstom aurait exigé, dans les dispositions du cahier des charges signé avec les autorités algériennes, l’importation de ce sable de chez son partenaire espagnol. Lequel partenaire espagnol l’importerait à son tour du Sahara marocain.
Ironie de l’histoire, l’entreprise qui vend du sable en provenance du Sahara marocain aux espagnols appartient à la famille des Ould Rachid…Comme quoi !

Casablanca : ouverture de l’un des 5 plus grands Mall au monde

1 décembre 2011

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Ouverture aujourd’hui, jeudi, à Casablanca du Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique (hors Afrique du sud), et l’un des 5 plus grands Mall au monde.

S’étalant sur vingt hectares (200000 m²) le Morocco Mall dont les promoteurs sont les groupes Askal (Salwa Akhennouch) et Nesk investment a nécessité un investissement de 255 millions de dollars U.S.

Selon les promoteurs du Mall celui-ci accueillera 15 millions de visiteurs par an et générera un chiffre d’affaires de l’ordre de 5 milliards de dirhams.
Un panel de plus de 200 commerces et de marques ainsi qu’un hypermarché d’une superficie d’un hectare seront référencés dans ce gigantesque Mall.

De grandes enseignes internationales et une riche offre en loisirs
De grandes enseignes internationales ont répondu à l’appel des promoteurs et s y sont installées. Parmi elles, toutes les marques du Groupe Aksal ainsi que celles du leader du marché Nesk Investment sont notamment présentes : Massimo Dutti, Zara, Mango, Promod, Okaïdi, La Vie en rose, Aldo, La Senza, Stradivarius Sinéquanone et bien d’autres encore.
À cela se rajoutent une offre en loisirs et une restauration diversifiée : SPA, patinoire, 3 ème plus grande fontaine dansante, Adventureland, Bar à Jus de Fruits, Food Court avec 45 restaurants ainsi que des activités proposées pour la première fois au Maroc: le Dolphin Show6, le Cinéma IMAX7 en 3D ainsi que Morocco Souk, qui réinterprète les souks traditionnels de Fès et de Marrakech.
Morocco Mall a été conçu par Davide Padoa, qui est l’architecte en chef et le président-directeur général de Design International, une firme architecturale spécialisé dans la conception de designs pour des magasins et centres internationaux.

Aicha Kadhafi appelle le peuple libyen à la rébellion

30 novembre 2011

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S ‘exprimant à l’occasion du quarantième jour du décès de son père, Aicha Kadhafi, la fille de l’ex-guide libyen Muammar Kadhafi,a appelé, dans un message audio diffusé hier, mardi, par la chaine de télévision syrienne Al Rai TV, la population libyenne à venger la mort de son père, qu’elle qualifie de « martyr ». « Il n’est pas parti et existe toujours », a‑t‑elle ajouté.
Aicha Kadhafi, qui vit en exil en Algérie avec sa mère et deux de ses frères, Mohamed et Hannibal, a ainsi souhaité que les Libyens se rebellent, contre le nouveau gouvernement « qui a été installé sur un plan de l’OTAN ». « N’oubliez pas le commandement de votre père, qui a dit que vous devez continuer la résistance même si vous n’entendez plus sa voix », a‑t‑elle encore déclaré.

Maroc : un scrutin et la vérité des chiffres

26 novembre 2011

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Il est une règle aussi vieille que les statistiques et qui veut que l’on peut faire dire aux chiffres pratiquement tout ce que l’on veut leur faire dire. Aussi, c’est à cet « exercice » et aux acrobaties d’interprétation que s’adonnent, depuis la proclamation des premiers résultats du scrutin législatif du 25 novembre, nombre de nos dirigeants politiques. Lecture dans les chiffres de ce scrutin

Presque tous les politiques pavoisent en clamant que le taux de participation a « grimpé » à hauteur de 45 pc…et presque tous disent aussi que le Maroc a enfin rompu avec cet inquiétant taux de 37 pc enregistré en 2007.
Quand j’entends cela je ne peux m’empêcher de penser que cette « élite » qui « gère » les « officines politiques » nationales n’a, dans sa grande majorité, toujours pas compris que sa scabreuse gestion doublé de son opportunisme, désormais érigé en quasi-règle de conduite, ont mené à une situation de déphasage totale avec la société laquelle a fait que les citoyens, dans leur très grande majorité, ne lui accordent plus aucun crédit.

Un scrutin et des chiffres
Revenons au scrutin d’hier et voyons de plus près les chiffres dont il a accouché : sur les 13,6 millions de Marocaines et de Marocains ( 54,90% d’hommes et 45,10% de femmes) inscrits sur les listes électorales 45 pc ont voté, nous dit le ministère de l’Intérieur. Un chiffre très probablement conforme à la réalité. Aussi combien même nous ne savons pas à l’heure qu’il est à combien s’élève le nombre de voix qui ne seront pas validées, nous pensons qu’il ne sera de pratiquement aucune incidence sur les constats qui découleront des questions/réponses qui suivront.

39 pc des Marocains en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales
- A combien s’élève le nombre des Marocains ayant l’âge de voter ? Officiellement il est estimé à un peu plus de 22 millions. Cela nous amène à un premier constat : un peu moins de 9 millions de Marocains en âge de voter, soit environ 39 pc, ne sont pas inscrits sur les listes électorales malgré les incessants appels les poussant à le faire. Qui sont-ils et pourquoi s’obstinent-ils à ne pas vouloir le faire ? Ne peuvent apporter de réponses fiables à ces deux questions que des spécialistes en sociologie électorale. Or aucune étude/enquête académique sérieuse n’a, à ce jour, été faite autour de cette problématique. Force est de constater aussi qu’on est bien loin de toutes les intentions criées et affichées au lendemain du scrutin-catastrophe de septembre 2007 appelant à la nécessité d’une compréhension du phénomène de l’abstention. Là aussi, curieusement, rien de sérieux n’a été fait pour comprendre le pourquoi de cette désertion des citoyens. Faut-il alors penser que cette abstention massive arrange les « affaires » des partis politiques transformés depuis un moment en « officines électoralistes » ? Je franchirai allègrement le pas pour dire OUI !!!

Seulement 5,2 sur 22 millions se sont exprimé sur le gouvernement qui gérera les affaires du pays.
Revenons à nos chiffres et à ce sentiment de satisfaction qui semble embrumer la vue et l’esprit de nos politiques : Si 39 pc de Marocains en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales et si seulement 45 pc de ceux qui le sont ont participé au scrutin d’hier, de quelle légitimité pourrait alors se targuer le gouvernement qui sera formé ? 55 pc sur les 13,6 millions nous donne 7,8 millions. En leur additionnant les 9 millions de non inscrits nous aboutirons au chiffre de 16,8 millions. En conclusion : sur les 22 millions de Marocains en âge de voter seulement 5,2 millions (22 – 16,8 soit 23 pc ) se sont exprimé sur le gouvernement qui gérera les affaires du pays.

L’abstention comme en 2007 ?

Autre question importante : le taux de participation a t-il réellement progressé, comme le clament ces mêmes politiques, par rapport à 2007 ? Dans l’absolu nous dirons oui, néanmoins nous relativisons pour dire qu’il a progressé de très peu…et certainement pas de 8 points comme peuvent le laisser penser les chiffres (45-37). Pourquoi : tout simplement parce que depuis 2007 il y a eu deux révisions exceptionnelles des listes électorales. la première lancée le 5 janvier 2005 (100.000 nouveaux inscrits) et la seconde qui à enregistré 1.214.003 nouvelles inscriptions et transferts au titre de l’ opération de renouvellement des listes électorales générales, effectuée entre le 28 septembre et le 5 novembre 2011
En faisant le calcul on constatera que le scrutin législatif de 2011 a dégagé somme toute une situation d’abstention presque identique à celle de 2007…

Air-Algérie : des stewards passeurs de cocaïne

17 novembre 2011

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Arrêté à son retour de Bamako en possession de cocaïne, un steward d’Air Algérie passe aux aveux. L’enquête préliminaire établi l’existence d’un important réseau de trafic de cocaïne, néanmoins les noms de fils de personnalités algériennes cités lors de cette enquête aurait été dissimulés…

Le 12 octobre dernier des éléments du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) interpellent à l’aéroport Houari Boumedienne un des stewards du vol retour Bamako-Alger d’Air Algérie. 200 grammes de cocaïne sont alors découverts dissimulée dans les sous-vêtements du steward qui, sur le champ, est placé en détention préventive.
Il est désormais établi que l’enquête sur cette affaire de trafic de drogue a démarré début octobre dernier, à l’ambassade d’Algérie à Bamako, où des informations sur l’acheminement de cocaïne vers l’Algérie, avec la complicité de certains membres d’équipage d’Air Algérie, auraient circulé. Des renseignements recueillis auprès du personnel de l’hôtel où loge habituellement l’équipage d’Air Algérie confirment les rumeurs. Le vol Alger-Bamako est alors mis sous surveillance pendant quelques jours avant l’interpellation du steward.
L’enquête préliminaire aboutit à de nombreuses autres arrestations, notamment dans les rangs du personnel navigant d’Air Algérie. Le 16 octobre, huit stewards, un commerçant et trois policiers (dont deux officiers), sont déférées devant la justice pour «trafic international de drogue, commercialisation et consommation de drogue». Après quoi, le juge instruisant l’affaire ordonne la mise sous mandat de dépôt de neuf personnes, dont huit stewards, et un chanteur très connu sur à Alger, qu’aurait cité le principal mis en cause, ainsi que la mise sous contrôle judiciaire de trois autres accusés.
Aussi certains mis en cause ont-ils dénoncé le fait que des noms de fils de personnalités, cités lors de l’enquête préliminaire, aient été dissimulés…Selon certains avocats et familles des mis en cause, des pressions s’exercent sur quelques-uns des prévenus pour qu’ils «reviennent» sur leurs déclarations «en contrepartie d’une éventuelle mise en liberté».
Les premiers éléments de l’instruction ont fait état d’un présumé réseau de trafic de cocaïne qui importait initialement de la drogue à partir d’Espagne avec la complicité de quelques membres du personnel navigant. Cependant, il y a quelques mois, les approvisionnements à partir du marché espagnol ont été délaissés au profit de fournisseurs établis dans la capitale malienne où semble t-il la cocaïne serait de meilleure qualité et à moindre prix.

Syrie : des chancelleries saccagées par les sbires du régime

14 novembre 2011

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Le régime syrien, aux abois, a déversé hier sa colère contre les chancelleries étrangères et lancé un appel à un sommet «urgent»

Comme il fallait s’y attendre, la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie de ses travaux a été saluée comme il se doit par l’opposition pour qui elle constitue «un pas vers la démocratie». Les partisans du président Al Assad ont en revanche poussé leur délire jusqu’à s’en prendre aux sièges des chancelleries arabes et occidentales à Damas. Fous furieux, des milliers de manifestants favorables au régime n’ont pas hésité à amener une série d’attaques contre plusieurs ambassades, dont celles de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, à Damas, ainsi que des missions diplomatiques françaises à Lattaquié (nord-ouest) et  Alep (nord). Des attaques, qui ont soulevé la colère et les protestations de ces quatre pays, qui ont tôt fait de réagir.

Ainsi, la Turquie a décidé d’évacuer les familles de ses diplomates et ses personnels non essentiels et a convoqué le chargé d’affaires de Damas. Mieux encore, Ankara a appelé hier la communauté internationale à parler d’une «même voix» contre le régime syrien. L’Arabie Saoudite a, elle aussi, dénoncé la «mise à sac» de son ambassade à Damas et déploré la passivité des services de sécurité syriens. La France a, elle aussi, convoqué l’ambassadrice du régime syrien au Quai d’Orsay pour protester contre l’attaque de sa mission à Lattaquié. Parallèlement à ces «descentes punitives» qu’il a sans doute ordonnées et supervisées, le régime d’Al Assad a lancé hier un appel à la tenue d’un sommet arabe «urgent pour remédier à la crise».

Quatre personnes tuées
Dans un communiqué officiel, Damas invite les pays arabes à envoyer des ministres pour «s’enquérir de la situation sur le terrain» et superviser «l’application du plan» de sortie de crise proposé par la Ligue arabe. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé, en début de soirée, qu’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se tiendra le 16 novembre à Rabat. «Nous avons décidé d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe le 16 novembre à Rabat, sur la Syrie, en marge du Forum Turquie-pays arabes», qui se tient également dans la capitale marocaine, a précisé ce ministère. Ce nouveau plan de sauvetage du régime syrien intervient quelques heures après la déclaration du secrétaire général de la Ligue, Nabil Al Arabi, en visite à Tripoli, que son organisation étudiait désormais «la mise en place d’un mécanisme pour protéger les civils en Syrie».

Il n’avait pas tout à fait tort puisque les bras armés de Bachar Al Assad n’ont pas chômé hier, car au moins quatre civils ont été tués, dont trois à Homs (centre), haut lieu de la contestation, et un autre dans la région d’Idleb (nord ouest), selon l’OSDH.
De l’autre côté, le Conseil national syrien (CNS) s’est dit «prêt à négocier la transition de la Syrie dans le cadre de la Ligue arabe, d’une manière à ce que Bachar Al Assad remette le pouvoir à un gouvernement démocratique représentatif du peuple syrien, qui ne comprendra aucun élément du régime dont les mains sont tachées de sang». Mais il n’est pas sûr que le tyran de Damas accepte de laisser son fauteuil bien qu’il soit  désormais sur des charbons ardents.

La décision de la Ligue arabe de le sanctionner ne lui donne pourtant plus de choix. Ce sommet extraordinaire de Rabat s’annonce crucial pour le régime. Le ministre algérien des Affaires étrangères a insisté hier avec son homologue égyptien, en visite en Algérie, sur la «nécessaire activation sur le terrain de l’initiative arabe pour le règlement de la crise syrienne afin d’éviter définitivement toute intervention étrangère en Syrie». En un mot, les Arabes sont mis en demeure pour ne pas rééditer le scénario libyen en Syrie. Un dilemme cornélien face à un chef d’Etat sanguinaire qui ne recule devant rien d’un côté et une menace sérieuse d’un débarquement atlantiste.
  

Hassan Moali/ El Watan  

 

Le début de la fin pour le sanguinaire Al Assad.

13 novembre 2011

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En entérinant l’exclusion de ses rangs de la Syrie, la Ligue arabe consacre indéniablement un changement dans les mœurs de cette organisation considérée jusque là comme une « institution de la compromission » avec tous les potentats que compte le monde arabe.
En effet, et combien même cela a été fait à contre cœur par certains d’entre eux, la majorité des Etats arabes, 18 sur 22, a voté pour cette exclusion. N’ont voté contre que la Syrie bien évidemment, le Yémen du sanguinaire Ali Abdallah Saleh compère de Bachar dans la confrérie des dictateurs et le Liban dont on connaît la complexité des rapports avec la Syrie limitrophe. L’Irak, lui, s’est abstenu, certainement à cause de sa relative fragilité et de la longue frontière qu’il partage avec la Syrie et d’où pourraient lui venir des soucis dont il ferait aujourd’hui largement l’économie.
Aussi, c’est à la Tunisie à l’Egypte et à la Libye, dont les voix viennent d’être libérées, que l’on doit incontestablement cette première dans les annales de la Ligue arabe; une première que traduit le retrait du parapluie arabe de sur la folie meurtrière du sanguinaire Al Assad.
La Ligue arabe a aussi appelé au retrait des ambassadeurs arabes à Damas, avec la précision toutefois que la décision finale «relèverait de la souveraineté de chaque Etat membre». La Ligue prône également des «sanctions politiques et économiques» contre le pouvoir syrien s’il continue à ignorer le plan de règlement arabe.

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